jeudi 29 novembre 2007

Doggy Bag. Saison 1 & Saison 2

J'avais déjà lu Djian (et detesté). J'ai oublié le titre du livre qui m'avait rendue hermétique à cet auteur. Alors quand Gaëlle est arrivée avec les premiers tomes de Doggy Bag, je n'ai pas trépigné de joie. Devant son insistance, j'ai pris ces deux livres, les ai ajoutés à ma PAL qui ne demandait certainement pas ça. D'ailleurs, une partie a chu pour me montrer qu'il était temps 1) de ne plus accepter les bouquins des copains 2) d'attaquer le problème sérieusement et de faire réduire cette montagne de livres au risque d'avalanches fréquentes (je crois de plus en plus que mon challenge 2008 sera "réduction de ma PAL - Mode d'emploi") 3) d'acheter un nouveau meuble (que je suspendrai au plafond, parce que là... au moins il reste de la place). Bref, devant cette révolte inattendue, j'ai ôté les Djian de ma Pal pour les mettre dans mon sac à main. Héhé... la ruse !
Attaquons désormais le coeur du sujet. Doggy Bag est une série. Voilà qui déjà ne m'enchante guère : je ne suis pas une acro du genre. Quoi que How I met your mother... Comme toutes les séries, le rythme est assez rapide, les personnages cachent des secrets inavouables et tout ce petit monde se croise. Au coeur de l'histoire : Marc et David Sollens, deux frères qui étaient fous de la même jeune femme : Edith. Quand vingt ans après avoir disparu, celle-ci remet les pieds en ville, c'est le drame... Irène entend protéger ses fils. Josiane veut épouser David. Et puis il y a Sonia et Joel, Victor, Catherine... Histoires de famille, d'amour, de sexe, de procès et d'aventures folles !
Ne vous précipitez pas pour autant : l'écriture est très moyenne, l'ensemble reste assez vide et m'a souvent agacée... Mais je lirai certainement la saison 3 pour savoir ce qu'il arrive à Irène. Et je n'aime toujours pas Djian. Voilà, c'est dit.

lundi 26 novembre 2007

Ne me prenez pas pour ce que je ne suis pas !

Je ne suis pas une midinette moi ! D'abord, je suis même pas une 'tite fille quoi qu'en disent certains.

Il est vrai que j'idolâtre les princesses de Disney et leurs merveilleuses robes (surtout quand elles changent de couleur). J'ai un almanach 2007 avec Cendrillon, Blanche-Neige, La petite Sirène et La Belle au bois Dormant ! Je vais encore voir le "Disney de Noël" de façon quasi annuelle au cinéma. Qui m'accompagne pour Enchanted ?

Certes, j'ai lu Desforges et Bridget Jones. Et GITW. Et Jane Austen. Et Je suis successivement tombée amoureuse de Valmont, D'Artagnan, Cyrano, Lagardère, Solal et Rhett... Mon favori reste Solal et son amour délétère (c'est beau les histoires d'amour qui finissent mal, et c'est triste, et c'est bien de pleurer quand c'est si tristoune). D'ailleurs, j'aime aussi beaucoup la robe-voile d'Ariane et ce passage me fait toujours rêver, trouverais-je un jour ma robe voile ?
Et puisqu'on parle garde-robe, j'adore mes chaussures à talons, elles font "clac clac" dans la rue. Même que des fois, les gens me regardent ;) et j'ai des ballerines roses. C'est simple, je craque sur le rose : les framboises par exemple. Mais j'ai aussi une longue jupe rose, un bustier fushia et un nombre hallucinant de hauts de cette même couleur (sans parler des divers rose à lèvres). D'ailleurs, je suis invitée à une soirée Pink and Black samedi ;)

Dans la famille couleurs peps', je me rue sur ce qui ressemble de près ou de loin à un macaron (ou à du chocolat ou à une tarte au citron meringuée, mais c'est moins flashy) et même des fois avec un Cosmo dans le sac, une bouteille de Monbazillac ou un Sauternes à la maison, une bonne copine à mes cotés... et une soirée potins, garçons et fous rires en perspective. Avec parfois un élément DVDesque comme Love actually (qui est un des rares DVD que je re-re-re-regarde)...
...et jamais je ne refuse une diffusion de Pretty woman. C'est d'ailleurs grâce à ce film (et à mon papa) que j'aime tant l'opéra.

En plus, ma soeur a un coté Scarlett et je rêve de lui ressembler. Ce n'est pas pour rien si j'ai un dossier de photos qui s'appelle "starlette" où je me ballade en robe de soirée. Danser en robe longue... toute la nuit à l'opéra Garnier... C'est tellement princier ! Et puis, ce n'est pas si grave quand même de donner son numéro comme ça aux gentils garçons qui dansent bien le rock... Surtout après avoir planté ses yeux dans les miens pendant tout Can't take my eyes off you.

Mais ce n'est vraiment pas parce que je rougis toujours dès qu'un beau garçon me parle (c'est mimi parait-il), qu'un ex volait à mon secours sur son fringant destrier, que j'aime un prince charmant... que je suis une midinette ! D'ailleurs, personne n'est midinette dans le coin. Ce serait faire insulte à Emeraude, Caro[line], Fashion, Thom, Stéphanie, Ori, Charlie Bobine, Chiffonnette, Karine ou Amanda que de croire cela.

EDIT : Quant à mon snobisme, j'ai déjà évoqué cela ici.

samedi 24 novembre 2007

Un an déjà...


En cette semaine très anniversairesque, j'ai complétement raté celui de mon ti blog ! Pour me rattraper, voici un beau gateau et la plus belle princesse de Disney :)

Que dire ? Que dire ?

Comment cela a-t-il commencé ? Si j'ai décidé de me créer un petit espace secret - qui ne l'est pas vraiment resté pour tout le monde, n'est-ce pas Laure-Lou, Ikastor et Bob ;) - cette année, c'est grâce à Allie. Pour tout confesser, je la lisais depuis plusieurs mois, je cliquais de liens en liens et j'ai entrevu un monde de lecteurs passionnés. J'ai eu à mon tour envie de parler de mes découvertes et de clic en livres j'ai accumulé les bonnes surprises.
Parmi elles, non seulement des lectures mais aussi des connaissances bloguesques avec le club des théières, le swap, les diners livres échanges... Donc merci :)

Bien sûr, j'ai une LAL qui grandit de lectures en blogs, de librairies en bibliothèques mais j'ai aussi pas mal lu cette année... Je vous ai fait un petit top 5, au risque de copier Lou !
Mes grands favoris de l'année sont... roulement de tambour...
Les gommes
Le buveur de Lune
Erec et Enide
Miss Waters
et les oeuvres de Dan Simmons (Ilium en favori peut être)

Voilà ! C'est reparti pour un tour !

dimanche 18 novembre 2007

Le rêve de Cassandre

...est un bien triste Woody (J'adore Woody ! Il faut le voir dans ses films délirants comme Woody et les robots ou Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe...)
Deux frères criblés de dettes vont-ils accepter de tuer un importun pour une belle somme d'argent ? Le film tient en cette phrase, le reste gravite autour et s'avère sans importance. Le film se traine, sans humour. Les Erinyes se manifestent et le rêve de Cassandre se révèle fatal. Simple conseil : N'allez pas le voir au cinéma.

samedi 17 novembre 2007

L'aube le soir ou la nuit

Notre ami Ikastor m'a prêté le dernier Yasmina Reza. Première lecture de cet auteur. L'enthousiasme d'Ikastor avait ôté mes doutes : ce livre devait être lisible. Le sujet ne m'intéressait pas plus que ça. Suivre un homme politique pendant une année et la mettre en mots, bon... Il y a plus novateur dans le genre.
Ce livre m'a ennuyée. On y lit de cours paragraphes, dans un style télégraphique, sur tel discours, tel déplacement, telle rencontre. L'arrière du décor et les coulisses avec zones floutées. Et voilà, je commence à reprendre son coté journalistique, c'est assez moche, désolée. Cela raconte l'ambition d'un petit garçon... c'est un peu long. Bof.

Shirley

La famille Brönte, vous connaissez ? Entre Anne, Charlotte et Emily, il y a de quoi réjouir les amoureuses de l'époque victorienne. Le superbe Jane Eyre et les hauts de Hurlevent ont occupé mes nuits de collégienne. J'étais absolument éblouie ! Alors quand au hasard de mes pérégrinations j'ai croisé Shirley, je n'ai pas hésité un seul instant.

Il s'agit d'un épais roman qui retrace les années 1810 dans le Yorkshire. Robert Moore y dirige une manufacture et a bien du mal à éviter la faillite. Les ouvriers multiplient les révoltes et crient famine : les guerres napoléoniennes et les blocus rendent la vie difficile. Voilà pour l'arrière plan politico-économique. A coté de Robert, évolue la fragile Caroline, orpheline élévée par son oncle, un pasteur sévère, et son amie Shirley, jeune héritière fortunée. La vie s'écoule entre leçons de français, timides fards, discussions, broderies et ventes de charité (et quelques maladies et mésaventures). Caroline adore Robert, mais n'est-ce pas aussi le cas de Shirley ? Qu'en est-il du jeune homme ?

Entre deux tasses de thé, un tel roman passe très bien, il est romantique à souhait même si les personnages sont parfois caricaturaux. Fans de Charlotte, n'attendez pas un second Jane Eyre, celui-ci est moins intense... mais néanmoins très chouette !

mardi 13 novembre 2007

Dolce Agonia

Dimanche dernier avait lieu à Paris un événement très couru, un salon littéraire au délicieux parfum de thés et de gâteaux en tous genres... La seconde réunion du Club des théières ! Il se réunissait chez Delphine (merci pour l'accueil :) ). Et le thème vous mettra l'eau à la bouche car nous avons parlé cuisine.Ne vous est-il jamais arrivé en lisant de noter sur un coin du marque-page une idée de recette ? Le genre le plus riche en la matière est peut être le pollar : j'ai l'impression que les enquêteurs ne peuvent pas travailler sans manger un bout. Mais pour en revenir à la cuisine, j'ai par exemple testé, après la lecture d'un Sepulveda, un plat de riz à la banane (assez concluant d'ailleurs même si l'idée parait étrange... oui, oui, je vous vois faire la grimace).


Pour l'occasion, Papillon avait concocté une petite liste dans laquelle j'ai pioché allégrement et choisi - paresseusement - un livre de mon challenge 2007 (qui n'avance guère, surtout avec le rivage des Syrtes que Fashion m'a assuré être pénible). J'ai donc abordé ce roman de Nancy Huston avec beaucoup d'enthousiasme : "chic, il va y avoir des petits plats" et "depuis le temps qu'il me fait de l'oeil et que je le néglige" voire "et dire que je n'ai toujours pas succombé à cet auteur alors que j'ai lu des critiques élogieuses"... Et bien il ne faut parfois pas avoir trop d'attentes ! La lecture s'est révélée décevante.Le narrateur, Dieu himself, en toute simplicité, raconte à son lecteur un de ses moments favoris (comme la mort de Cléopatre ou la guerre de cents ans, en toute simplicité aussi) : le diner de Thanksgiving chez Sean Farrell. De la préparation du dîner au lendemain matin, Dieu nous parle d'une soirée assez ordinaire réunissant des amis, des proches qui le sont plus ou moins et les conjoints des amis... Chacun a ses problèmes, son histoire souvent lourde (divorce, mort d'un enfant, maladie et autres plaisirs) et tient à éviter certains sujets. Autour de la table planent parfois de longs silences. Les protagonistes se perdent dans de longues reflexions que Dieu nous transcrit très précisement, omettant souvent de marquer une quelconque transition lorsqu'il "capte" les pensées de Patrizia, puis de Léonid, puis de Hal... ce qui ne facilite pas la lecture. Seule originalité, chaque chapitre décrit les circonstances de la mort d'un des personnages (faut pas oublier notre narrateur omniscient et omniprésent, que diable!).Un roman qui se lit bien mais qui laisse un goût d'inachevé, de facilité. Et la cuisine dans tout ça ? Il y a bien un grand débat sur la cuisson de la dinde, la préparation d'une tarte au potiron mais ça s'arrête là. J'espère que le prochain thème me permettra de partager une bonne trouvaille mais le roman de cuisine en a laissée plus d'une sur sa faim !


vendredi 9 novembre 2007

Grâce et dénuement

Premier choix du diner livres échange, ce petit Alice Ferney m'a tentée dès qu'il a été posé sur la table. Sorti du sac de Malice, j'ai jeté mon dévolu sur lui, toujours sous le charme de la Conversation amoureuse. Ce livre a été agréable à lire même si je ne crie pas au chef d'oeuvre. Je le conseille comme une belle détente, un livre entre dureté et douceur.
L'auteur nous fait vivre quelques mois en compagnie d'une famille de gitans. La mère et grand mère, Angéline, et ses fils, ses brues et leurs enfants. Les relations mère-enfant sont étudiées et mises en valeur ; la famille est le coeur de ce livre. Sans entrer dans les détails, les difficultés des gitans sont mentionnées, leurs choix, leur liberté n'est-elle pas aussi contrainte ? Pauvreté et rejet sont au rendez-vous. Les habitants fuient les gitans. Tous ? Sauf Esther. C'est une bibliothécaire - juive - de la ville où est installée la famille de gitans. Elle arrive un jour avec un livre, fait la lecture aux enfants... et les captive. Son passage devient alors régulier : un mercredi, un livre. Après une méfiance initiale, une amitié se construit entre Esther et les mères des enfants. Partage d'un même passé de souffrance, de rejet, de camps pour leurs ancêtres ? Découverte de la lecture et émerveillement devant les livres, scolarisation et socialisation des gitanes, les aspects abordés sont multiples. Pour moi, cette oeuvre aurait mérité d'être étoffée un peu, elle laisse parfois des vides agaçants et multiplie les considérations morales. L'ensemble est touchant, intéressant mais l'auteur ne semble pas aller au fond des choses.

dimanche 4 novembre 2007

Le chat qui venait du ciel

Hiraide nous narre la vie d'un couple autour d'un petit chat, Chibi. Chibi appartient à leurs voisins mais passe réguliérement les saluer à tel point qu'il obtient sa place dans la maison. Ce livre poétique est assez lent et descriptif, il s'attarde sur les jardins, les maisons, les sentiers qui serpentent, les petits chats qui jouent, l'attachement qui se crée...

samedi 3 novembre 2007

La vie romantique


L'expo J. J. Henner du musée de la vie romantique me faisait envie depuis que j'avais croisé une affiche. Las ! Ses critiques n'ont pas tort quand ils se plaignent de ses éternelles nymphes rousses ; à croire qu'il ne sait peindre qu'elles.
Et le musée en lui-même ne m'a pas semblé d'un intérêt passionnant. Seul le cadre est très sympathique !

jeudi 1 novembre 2007

Compartiment pour dames

Voici le second livre du club de lecture ! Ce roman d'Anita Nair ne m'enthousiasmait pas plus que ça et pourtant, il n'a pas fait long feu.
Akhila décide de partir. Elle prend le train et partage un compartiment avec cinq autres femmes qui tour à tour lui racontent leurs vies. Akhila a quarante-cinq ans et cherche à changer sa vie. En effet, elle a sacrifié ses jeunes années pour prendre soin de ses frères, soeur et mère. Elle sacrifie sa vie au nom de traditions, de morale... Peut-elle encore prendre un nouveau départ ?
Les récits des autres femmes l'aident à avancer. Il y a d'abord Janaki, une vieille femme toute dévouée à son mari, Sheela dont la grand-mère vient de mourir, puis Margaret qui doit combattre son mari, Prabha Devi est devenue la femme qu'on espérait et redécouvre le désir, enfin Marikolanthu aime les hommes, les femmes mais reporte sa colère sur son fils. Grâce à ces confidences, Akhila entrevoit mieux comment retrouver sa liberté et le bonheur.
Ce livre évocant des portraits de femmes m'a beaucoup plu, j'ai voyagé en leur compagnie et cela a enrichi ma connaissance plus que lacunaire des oeuvres indiennes. Merci pour cette découverte !