jeudi 29 mai 2008

Le journal d'une baby sitter


Contrairement à 27 robes qui ne m'a pas particulièrement emballée, le journal d'une baby sitter m'a fait passer un bon moment après les exams ! La belle Scarlett est ici une jeune diplômée d'anthropologie qui choisit de devenir baby-sitter dans un quartier chic. Utilisant ses principes d'anthropologue, elle étudie une population étonnante de l'intérieur : un enfant gâté mais délaissé par ses parents, un père en voyage d'affaire (comprendre fou de désir pour une maîtresse) et une mère oisive mais toujours prise par les associations caritatives diverses. Notre jolie miss entame donc une carrière difficile de Nanny, exploitée par ses patrons mais touchée par leur petit garçon ! Et bien sûr, il y a the beau gosse d'Harvard...

mardi 27 mai 2008

Le Lac


Kawabata est toujours aussi bizarre ! La dernière lecture m'avait plus plu que Le Lac.

On est toujours dans un univers un peu étrange, auprès de personnages pas complètement sains. Ici Gimpei, un homme assez jeune (trente-quarante ans) a pour habitude de suivre les jeunes femmes. L'une d'elle, effrayée, lui a lancé son sac pour se débarrasser de l'importun. Il en profite donc pour voler la somme que contenait le sac et aller se faire masser... L'atmosphère des bains, propice à la rêverie le fait se souvenir de sa première amie, sa cousine, puis de son élève, Hisako, qu'il a suivi et qui est tombée amoureuse de lui.

C'est donc Gimpei que l'on accompagne dans ses poursuites et ses pensées, ses rituels et ses cachettes. La compagnie d'un voyeur n'est pas des plus agréables !


lundi 26 mai 2008

De bons présages


Terry Pratchett et Neil Gaiman forment un duo extra ! Dans cette histoire d'apocalypse, il y a de l'humour à foison. C'est encore une fois Caroline qui m'a prêté ce livre et je l'en remercie. Car si j'avais lu Pratchett, je ne connaissais Gaiman que par vos blogs et n'avais encore rien lu de lui. Bref, tout ça pour dire que je vais tenter de découvrir d'autres livres de cet auteur.
Après la création, l'homme est chassé du jardin d'Eden. Deux personnages le regardent s'éloigner à regret, l'ange Aziraphale et le démon-serpent Rampa. Des siècles plus tard, les compères sont amis et partagent régulièrement des dîners et des informations. A l'ordre du jour ? l'apocalypse, rien que ça. Mais les deux comparses n'ont aucune envie de voir l'un de leurs deux royaumes gagner, leur petite vie leur convient bien plus qu'une éternité de prières ou de souffrances. Premier mouvement : L'enfer a envoyé sur terre le grand détonateur, L'antéchrist. Né dans un couvent sataniste, le garçon est surveillé par les deux êtres surnaturels. Cependant, les signes de sa malignité tardent à se manifester... Erreur de calcul peut être ? Des humains, des anges, des démons, la terre est un gigantesque échiquier. On y croise des survivants de l'Atlantide, des tibétains taupes et un scooter rose volant. Cela vous semble fou ? Et ben les sept plaies d'Egypte, c'est de la rigolade à coté de ce qui vous attend. C'est que... plus de trente siècles se sont écoulés depuis et la technologie offre de nouvelles surprises. Mais sorcières et inquisiteurs sont toujours présents ! Attention, ce livre risque de vous entraîner et de vous faire rire plus que de raison !

De minuit à minuit


...est une petite anthologie de dark fiction, que j'avais empruntée pour la dernière réunion du club des théières. Je l'avais à peine commencée pour la date retenue. Cet ouvrage collectif rassemble des nouvelles de vingt-sept auteurs assez divers (romans, SF, polar, fantastique...) qui ne cherchent qu'une chose, nous terrifier. Le pari n'est pas tenu à chaque page mais l'angoisse est bien présente. Chaque heure de la journée correspond à une nouvelle, avec quelques nouvelles de plus correspondant à un peu avant/après minuit. Les créatures croisées sont parfois terrifiantes, incompréhensibles, elles n'ont pas de nom et c'est leur indétermination qui inquiète. Parmi ces écrits, certains sont meilleurs que d'autres, mais l'ensemble est plutôt satisfaisant. Rencontres diaboliques, animaux répugnants, ombres mauvaises, tous les personnages ne sont pas à découvrir la nuit, sous peine d'alléger formidablement le sommeil des peureux.
Bonnes frayeurs !

dimanche 25 mai 2008

Les eaux douces d'Europe


Je ne sais plus comment ce livre s'est retrouvé sur ma Pal, je ne suis pas sûre d'avoir déjà lu une critique de cet auteur sur les blogs, mais je crois que la reprise d'une odalisque ingresque sur la couverture avait suffit à me convaincre de lire ce livre. Peskine retrace à la première personne la vie d'une enfant puis femme juive, originaire de Turquie au début du XXe siècle. Une famille très envahissante aux multiples branches va connaître l'attrait de l'Europe (et de la France), ses combats meurtriers et son antisémitisme avant l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Rebecca raconte ses difficultés à demeurer indépendante dans une communauté où il faut être discrète avec les hommes, bavarde avec les femmes, soumise ou pleurnicharde, jolie mais cachée. Quand elle choisit une voie, elle résiste, ce qui outrage ses parents. Sa mère la rabroue constamment, n'hésitant pas à lui préférer sa soeur Ernesta ; son père s'étonne de l'entendre discuter comme un homme ; son frère aîné la méprise tandis qu'une tendre complicité l'unit au cadet. Une vie de famille donc mais aussi les choix d'une femme, son envie d'apprendre, d'être aimée et reconnue, sa dureté mais aussi ses faiblesses. Un très beau portrait !

samedi 24 mai 2008

L'affaire Charles Dexter Ward


Ce dernier Lovecraft n'est pas vraiment fou. Par contre son héros l'est : Charles a disparu de l'asile où il a dû être interné. Le dernier à l'avoir vu est son médecin qui nous conte par le menu la dégénérescence de Charles. Le jeune homme, étudiant sérieux, s'enferme dans son bureau suite à la découverte de documents ayant appartenu à un ancêtre plus que louche, Joseph Curwen. Ce dernier a vécu à Salem puis à Providence une vie particulièrement longue et visiblement bien remplie. Peu aimé de ses concitoyens, Joseph Curwen fait peur. Il possède une ferme isolée, gardée par des serviteurs peu causants. Et la nuit, on y entend des cris, des gémissements et autres bruits terrifiants, à peine humains... Et puis, il reçoit des momies, des cadavres disparaissent. Bref, un trafic très louche s'organise autour de Curwen. Les hommes de Providence, s'appuyant sur l'enquête d'un marin, choisissent de mettre le feu à cette ferme pour en extraire le mal. Cependant, c'est dans sa maison en ville que Curwen a caché ses documents les plus précieux. Charles les trouve, passe beaucoup de temps à tenter de les déchiffrer, ne dort plus, ne mange plus, se cache de ses parents... et finalement semble changer complètement. Entre forces démoniaques, fantômes et sorciers, ce petit livre aurait pu convenir pour évoquer les créatures de la nuit, cependant, c'est de façon très lacunaire (et déçue) que je l'ai présenté aux théières.

vendredi 16 mai 2008

Le chameau sauvage


C'est un livre dont j'avais plus ou moins entendu parler mais que je n'avais pas encore croisé... Alors, quand la pétillante Caroline a proposé de le prêter au dernier club des théières, j'ai saisi cette opportunité et découvert Jaenada. Pour tout dire, ma lecture a été morcelée, ce qui ne me donne peut être pas une vision très complète de ce livre...
La début m'a emballée, Halvard Sanz est le garçon le plus malchanceux du monde, il enchaine soucis sur soucis. Pendant une course poursuite peu ordinaire, il rencontre Pollux Lesiak, un tabouret à la main, les joues trempées de larmes. Pour lui, c'est la plus belle fille du monde. Sa première phrase "Vous êtes tombée dans la Seine ?" aurait dû le griller définitivement à ses yeux... pourtant... Suite à une enchainement d'événements tous plus improbables les uns que les autres, Halvard va se mettre en quête de la belle, non sans être passé de la plus sombre déprime à des sursauts d'enthousiasme. D'un début assez léger et rocambolesque, le roman devient plus noir (et plus trash). Cependant, le style enlevé et les conseils idiots qui scandent la lecture "Conseils pour paraitre à l'aise dans un ascenseur" permettent de conserver un petit sourire aux lèvres de la lectrice. Un roman initiatique agréable à lire.

jeudi 15 mai 2008

Les orphelins de l'hélice

Je deviens (enfin, je redeviens) boulimique de lectures. Cette pause pour les révisions a été intenable et pourtant.. Bref, avant de m'y remettre (car hélas, tout n'est pas fini) je respire un grand coup et je dévore, et tant pis si j'ai raté toutes les journées ensoleillées, je lirai dans ma chambre, na !
Taz(ounet pour les intimes) m'a initié à Dan Simmons, ce dont je ne le remercierai jamais assez. De peur d'épuiser trop vite la liste de ses livres (car quand j'en commence un, j'ai envie de courir acheter toutes ses oeuvres chez le premier libraire venu, sympa ou pas), j'essaye de me restreindre. Alors, pour me remettre des beautés de la dissertation (sur le land'art pour ne rien vous cacher) j'ai dégusté une petite nouvel de ce cher Dan (non pas Brown, beurk). Si ça vous tente, elle se trouve .
Faisant suite au cycle d'Hypérion et plus directement à celui d'Endymion, Les orphelins de l'hélice nous transporte au milieu de l'espace, à bord d'un vaisseau dirigé par des IA et ayant à son bord toute une communauté d'humains. Détectant des appels au secours, les IA décident de réveiller neufs membres pour comprendre ce qui se passe et éventuellement venir en aide à la planète en danger. En effet, un vaisseau bardé de lames et d'armes se dirige vers des lieux peuplés. Dem Lia, chef du groupe, va devoir faire des choix pour assurer la survie des siens et comprendre la situation étrange de ce système...
Une nouvelle sympathique, du vrai Dan Simmons ! On regrette simplement qu'elle soit si courte et l'on se souvient avec nostalgie des aventures d'Endymion et d'Enée...

samedi 10 mai 2008

Cape et Epée, nouvel opus


Suite des infos concernant le swap ! Les blogueurs sont merveilleux et courageux : Ys nous a concocté une magnifique liste de romans en rapport avec le thème du swap Cape et épée. Merci merci :) Voici donc ladite liste ainsi que les titres précédents !

Amédée Achard : Le cycle La cape et l’épée ; Le cycle Belle-Rose ; Les coups d’épée de M. de La Guerche ; Envers et contre tous

Allende : Zorro

Barbey d'Aurevillly : le chevalier des touches

Corneille : Le cid

Dufreigne Jean-Pierre : Le dernier amour d’Aramis

Dumas : Le chevalier d’Harmental ; Les trois mousquetaires ; Vingt ans après ; Le vicomte de Bragelonne ; El salteador…etc.

Duncan Dave : Le cycle Les lames du roi

Frédéric H. Fajardie : Les foulards rouges ; Le voleur de vent ; la tour des demoiselles...

Féval Paul : Le bossu ; Le cavalier Fortune ...

Gautier Théophile : Le capitaine Fracasse ; Mademoiselle de Maupin

Hope Anthony : Le prisonnier de Zenda

McCulley : Zorro

Merimée : Carmen ; les chroniques du règne de Charles X

Merlin Olivier : Milady

Monteilhet Hubert : De plume et d’épée ; Les cavaliers de Belle-Ile

Nimier : D’Artagnan amoureux

Orczy : Le mouron rouge

Pevel Pierre : Les lames du cardinal

Perez Reverte Arturo : Le capitaine Alatriste ; Le maître d’escrime ; Club Dumas…etc.

Pierre Alexis Ponson du Terrail : Le cycle La jeunesse du roi Henri III

Quinel et Montgon : Le beau d'Artagnan et son époque

Rostand : Cyrano de Bergerac

Sabatini Rafael : Scaramouche

Scott Walter : Quentin Durward

Shi Nai'an : Au bord de l'eau

Yoshikawa : la pierre et le sabre ; La parfaite lumière

Zévaco Michel : série Les Pardaillan ; série Buridan ; Le Capitan ; Le chevalier de la Barre

Encore merci à Ys ! et à Chimère, Anjélica et Andromède qui complètent la liste :) Merci !

Et si vous avez d'autres idées ou suggestions (bon, ça devient vraiment difficile, on va avoir fait le tour), n'hésitez pas !

vendredi 9 mai 2008

Les expos...


... d'avant les vacances (mais toujours en cours, rassurez-vous). Marie d'Orléans au Louvre : dans une atmosphère un peu medieval-revival, vous avez la littérature gothique, les cathédrales restaurées et surtout, le romantisme ou le troubadour, très friand de passé national(iste). Marie d'Orléans, princesse au tragique destin, s'était fait confectionner un petit salon gothique aux Tuileries dans lequel elle s'adonnait au dessin et à la sculpture. Ce sont à la fois ses œuvres et son cadre de vie que le Louvre a choisi d'exposer dans un bout de l'aile Richelieu. Sympathique (mais pas fou, entendons-nous bien). Comme pour Marie-Antoinette, c'est avant tout une atmosphère.

Fous d'Afrique et d'océanie ? La collection Barbier-Muller s'expose au musée Jacquemart André (très chouette par ailleurs pour les amateurs de XIXe). Peu d'explications mais de jolis objets.

Et Napoléon aux Arts-déco... encore des meubles et des objets style empire, avec explication des divers symboles choisis, beaucoup de néoclassique par contre, faut pas être allergique ! De beaux objets... et de bons commentaires :)
Bonnes visites !

mardi 6 mai 2008

L'amour fou


Breton savait comment appâter son lecteur ! N'est-ce pas un titre qui fait rêver ? En cette période quasi estivale, où les amoureux semblent se multiplier à vue d'œil dans les rues de Paris, ce livre m'a paru de circonstance... Non, en réalité, je le lisais pour le coté surréaliste (l'art du XXe au programme, dur, dur), j'avais une bonne excuse pour travailler en lisant et vice-versa !

Comme je le disais, c'est assez bizarre comme livre, surréaliste, quoi ! On retrouve Breton et Giacometti faisant les puces (Breton achète une cuillère, non une chaussure, enfin un cendrier quoi), les analyses freudiennes, les rêves, les prémonitions... et puis l'amour, un peu. L'amour d'une femme qui fait naître ce livre, l'amour pour sa fille à qui il souhaite d'être aimée. Mais pas simplement, non, follement. Parce que s'aimer follement est peut être l'amour le plus sage parce que le plus vrai, le plus inconscient et le plus conscient. L'amour fou est avant tout une ode à ces femmes, un remerciement pour les avoir rencontrées, une odyssée de cet amour. Et par la lorgnette, on voit se détacher Breton et sa chapelle, son Vatican surréaliste : écriture quasi automatique au début, pas de liens logiques... c'est du sport le surréalisme !

jeudi 1 mai 2008

Il pleure dans mon coeur


Aujourd'hui, je ne vous parlerai pas de mon homonyme, la charmante Pauline imaginée par Dumas. Je pensais relire ce roman gothique ou dévorer un autre Dumas, mais je n'en ai pas eu ni le temps, ni l'envie... A vrai dire, je fais une mini pause dans mes révisions pour m'excuser : ce blog est un peu abandonné ces derniers jours et je n'ai pas une minute pour aller visiter vos propres espaces. Sachez simplement que cela me manque mais qu'hélas, la "vraie vie" me reserve pas mal de mauvaises surprises en ce moment. Une soeur fugueuse, un papi à qui je devais rendre visite avant qu'il ne soit trop tard... mais c'est encore un rendez-vous manqué. Regrets. Culpabilisation. Grande tristesse. Alors, je travaille d'arrache pied pour ne pas trop penser, pour ne pas me laisser submerger par des images morbides. Bref, je parle bien trop de moi...


Pour ce qui concerne ce blog :

1) mes lectures ne sont pas bien nombreuses en ce moment, comme La renarde, je rame dans Ulysse mais ça ne me déplait pas (je lis la version traduite, je n'ai pas le courage de me battre avec Joyce dans sa langue).

2) Il ne reste plus que quelques jours pour s'inscrire à notre swap littéraire Cape et Epée.

3) J'ai vu quelques expos avant de quitter Paris, je vous raconterai.


Je reviens bientot !