dimanche 31 mai 2009

Sous l'oeil du dragon


J'ai croisé ce livre d'Alix Sabatier en sortant de l'expo précédente. J'errais dans le magasin du musée Guimet pour trouver un éventuel cadeau d'anniversaire (trouvé finalement dans un tout autre endroit) et j'ai jeté un oeil aux livres. La jolie couverture de ce livre jeunesse a attiré mon regard. A l'intérieur, c'est le même principe, des figure unies qui se détachent sur un fond. C'est très esthétique.
L'histoire est celle d'un petit garçon dont le cerf-volant s'est envolé, emportant son dragon. Son père lui raconte comment cet animal légendaire ornait les drapeaux de l'empereur et s'en est envolé dès lors qu'un peintre en a peint les yeux.
Il est intéressant de voir qu'au fil des pages, des objets du musée sont introduits comme décors. Et ils sont repris et expliqués à la fin. Une très belle découverte, j'ignorais que la RMN éditât ce genre de livre jeunesse ! J'ignore si cela séduit autant les enfants auxquels c'est destiné que les grands enfants qui le feuillettent...

samedi 30 mai 2009

Dvaravati


Heureusement que cette expo est prolongée jusque fin juin, sinon c'était raté pour moi ! Alors, ça se passe au musée Guimet et ça concerne la sculpture (architecturale essentiellement) bouddhique de Thaïlande. Les œuvres présentées sont anciennes (IX-XIIIe) et souvent très bien conservées. Le style est assez lisse et doux, pas de ruptures brutales mais une même ligne souple pour les bouddhas notamment. A noter, de très belles roues de la loi (qui désignent les enseignements de bouddha) sont présentées : impressionnantes !
Mais sinon, une expo très peu bavarde (c'est à la mode cette année) et peu explicite. On ressort en se disant qu'il y avait de belles choses mais on saisit mal l'interet historique et artistique du courant.


vendredi 29 mai 2009

Le pays des cerisiers

Merci encore à Emmyne de m'avoir fait parvenir ce manga. J'avais participé à un petit jeu chez elle et j'ai eu la chance de gagner !
Plusieurs histoires composent ce livre de Fumiyo Kouno : toutes deux sont liées à Hiroshima et à sa présence dans les consciences, des années après le drame. La première concerne une jeune fille, Minami, pauvre couturière. Elle ne peut pas aimer, hantée par les souvenirs de sa famille dispersée. Nous sommes peu de temps après la guerre et les effets des bombes sont toujours là.
Ensuite, on voit un père qui fait une sorte de pélerinage des années après l'horreur... L'univers est assez triste et sombre.
Pourtant, le dessin fin et léger inspire le printemps, les amitiés, l'espoir.

mercredi 27 mai 2009

20 000 euros sur Ségo !


Ceux qui m'ont envoyé ce livre (Inmédiatic je suppose) ont bien fait de ne pas me le proposer et de me prendre par surprise. Je crois que la seule mention de Ségo m'aurait écartée de ce livre de Christophe Donner et de son narrateur en anagramme, Norden.
L'idée de départ est amusante : pour offrir de nouvelles fenêtres à sa femme, le narrateur va changer de monture. Parieur habituel de l'hippodrome de Longchamp, il s'essaye cette fois à de tout autres paris. Les six chevaux du PS avec leur six motions font résonner en lui le goût du jeu. Commence alors une petite exploration des tendances du PS, des portraits des candidats, des rencontres avec les militants etc. Livre complètement basé sur l'actualité (crise, congrès de Reims, élection d'Obama), il aurait pu être très ennuyeux. Heureusement, des chapitres courts, un peu d'humour et de légèreté rendent l'ensemble agréable. Mais pas incontournable.

mardi 26 mai 2009

L'amour est à la lettre A


Vous avez vu fleurir les billets sur ce livre de Paola Calvetti. Il y a les inconditionnels, les contre, les normands. Je vais me faire normande : il a fallu que j'arrive aux trois quarts du livre pour m'intéresser aux personnages. Mais après j'ai dévoré les cinquante dernières pages. Du coup, j'aime ? j'aime pas ?

Un petit pitch : Emma au nom prédestiné ouvre une librairie après avoir lâché son boulot précédent. Rêves&Sortilèges est un endroit dédié uniquement aux livres d'amour. Et étonnamment, ça marche. Cette librairie est un peu celle qu'on cherche tous, on peut s'y asseoir pour lire, se faire offrir un café, lire aux toilettes et recevoir des conseils. C'est donc l'histoire des agrandissements et des animations de cet espace qu'Emma décrit. A qui ? A Frederico, ex petit ami qui a découvert sa librairie milanaise et qui lui a proposé une relation épistolaire. On regarde donc les lettres s'accumuler et les sentiments des personnages se renforcer. Autour de ce couple central, des personnages secondaires attachants viennent se greffer. Emma est un peu agaçante et tourne parfois à la psy.

Évidemment, c'est plein de bons sentiments et ça pourrait être un joli bonbon. Mais j'ai trouvé cet échange très artificiel. Le style a été réellement un problème pour entrer dans cette lecture : trois pages de lutte et j'abandonnais (ce qui explique le délai de publication de ce billet). Et les biographies (Morgan et sa bibliothécaire entre autres) m'ont semblé atrocement enserrées dans ces lettres ; très artificiel là aussi. Alors vraiment, j'ai eu du mal à accrocher. Ce qui a sauvé cette lecture sur la fin, ce sont les travaux de la Morgan. Comme vous le savez, j'adore l'architecture et les travaux de Renzo Piano me touchent particulièrement ! Merci à Chez les filles pour ce livre !

lundi 25 mai 2009

L'attrape coeur


Ce roman culte de Salinger m'a été recommandé de multiples fois. Il méritait bien sa place dans ma liste Blog o Trésor !
Holden Caulfield vient d'être renvoyé pour la énième fois de son lycée. Ce garçon d'une famille aisée de New York ne travaille que ce qui lui plaît et a bien du mal à éprouver la moindre passion pour quoi que ce soit. Il quitte sa pension et décide de passer quelques jours New York avant Noël, à l'insu de sa famille qui risque de très mal prendre cet échec supplémentaire. Et là, des rencontres, des discussions, des peurs... Mais finalement pas grand chose de fou. Le postulat de base du roman est assez léger. Mais c'est peut être ça l'intérêt : cet adolescent, mal dans sa peau, indifférent, incapable de se trouver une voie dans cette Amérique de l'après guerre. Il m'a fait penser (ne criez pas au scandale) au petit Musset né trop tard, après l'odyssée de Napoléon, à tous ces hommes qui regrettent que l'histoire ne leur impose pas un destin, épuisés à l'idée de s'en fabriquer un. Et puis, c'est un ado, donc il se pose des questions, il s'invente une vie de Robinson, hors de son milieu rupin.
Ce qui retient l'attention, c'est également le vocabulaire d'Holden. Il utilise des expressions (démodées dans ma traduction, qui mériterait d'être remise à l'ordre du jour) de djeuns, un peu gouailleur et baratineur.
Pour conclure, je ne peux pas dire que j'ai adoré. Holden m'a agacée et m'a ennuyée. Sa façon de considérer tout un chacun comme un salaud stupide est un tantinet fatigante. Mais ce n'est pas non plus un mauvais roman, loin de là. Je n'ai pas été déçue mais il ne restera pas dans mon top 10. Un avis comme Holden, "Bof".

samedi 23 mai 2009

Les expos du Louvre


Retables XIIe-XVe : Une expo dossier très sympathique sur une période que j'apprécie, le moyen âge. La question est de savoir comment émerge cette forme vouée à un si grand succès et comment elle se transforme. Vous savez, le retable, c'est ce morceau sculpté placé derrière l'autel. Il semblerait qu'il remplace petit à petit le décor de l'autel lui-même et que des thèmes sculptés classiques se diffusent : passion du christ ou vie d'un saint patron. De formes assez grandes on évolue vers des œuvres miniaturistes, toujours plus fouillées... Retables de toutes matières sont exposés. Beaucoup viennent du Louvre ou de Cluny mais on croise quelques beaux prêts.
Ce qui est moins le cas pour l'expo "Les portes du ciel"... Là, énormément d'œuvres du Louvre, sorties des vitrines ou des réserves pour une expo décevante. Le sujet est déjà vaste et vague : contact entre l'homme et la divinité. C'est un peu une expo fourre tout, surtout dans sa première partie qui tente d'expliquer le panthéon égyptien et qui ne fait qu'embrouiller par des grandes phrases... La suite est plus intéressante et montre le cheminement du défunt. Néanmoins, l'absence de considération chronologique m'a choquée. Peut-on réellement voir se côtoyer des objets qui datent de 1500 ans avant JC et d'autres de 200 après JC !? C'est comme si le temps n'existait pas pour cette civilisation. Gênant. Donc impression très mitigée.

vendredi 22 mai 2009

M is for Magic


Est un recueil de nouvelles de Neil Gaiman. Je l'ai croisé lors de mon dernier voyage à Boston et fourré dans ma PAL. Il faut dire que sa couverture était trop mimi avec ce petit chat au clair de lune.
Il contient les nouvelles suivantes :
The case of the four and twenty blackbirds : Enquête sur la mort d'Humpty Dumpty.
Troll Bridge : Un petit garçon rencontre un troll, il repousse sans cesse l'échéance de ses devoirs.
Don't ask Jack : le diable dans sa boite et les enfants.
How to sell the Ponti Bridge : les membres du Rogue's club de Londres apprennent comment l'un d'entre eux a fait fortune par la ruse et le mensonge.
October in the chair : Les mois racontent des histoires autour d'un bon feu. Celle d'octobre est la plus terrible.
Chivalry : Comment une vieille dame se retrouve en possession du Graal. Et comment un chevalier débarque en ville de bon matin : hilarant !
The price : un étrange chat combat toute les nuits.
How to talk to girls at parties : quand deux ados se trompent de fête et rencontrent des filles un peu particulières.
Sunbird : histoire du phénix revue pour un club épicurien.
The witch's Headstone : Prélude à l'histoire de NObody Owens d'après ce que j'ai compris. Aventure d'un petit garçon vivant dans un cimetière qui veut offrir une pierre tombale à une sorcière.
Belle rencontre avec un auteur couru de la blogosphère. Le prochain livre sur la liste ? Nobody of course !

jeudi 21 mai 2009

Les expos de Beaubourg


Ce we, petit tour au centre Georges Pompidou pour aller voir Kandinsky et Calder.
Le premier, je l'aime d'amour donc pas de peur par rapport à son oeuvre mais vis à vis de la façon dont elles seraient présentées. Eh bien à ma grande surprise, ce fut une super expo. Elle paraissait longue sur le plan mais la présentation est aérée. Il n'y a pas trop de fioritures genre cartels bavards. Ils s'en tiennent aux bouleversements essentiels. La rétrospective suit la chronologie et l'on voit bien le passage du figuratif à l'abstraction puis du géométrique au formes molles. Une expo qui fait un beau retour sur ce grand artiste : à ne pas manquer !

Calder, c'est différent. Le roi du fil de fer était aussi un dessinateur de caricatures. C'est par cela que l'on découvre l'artiste. L'expo est centrée sur le cirque Calder, exceptionnellement présenté en France. C'est amusant de voir ces personnages de fer réaliser des sauts périlleux et l'artiste les guider comme des marionnettes. Viennent ensuite les portraits, les abstractions puis les premiers jouets de l'artiste et des photo de ces œuvres. Deux films très instructifs sont également projetés dans ces dernières (ou premières) salles. Très bien fait aussi et plus accessible aux enfants.

mercredi 20 mai 2009

Les yeux jaunes des crocodiles


Je n'avais jamais lu Pancol. On m'a trop dit que cela ressemblait à Gavalda. Et pourtant, je peux dire que j'ai apprécié ma lecture des Yeux jaunes des crocodiles ! Si vous êtes tentés par cette lecture, n'hésitez pas à vous rendre sur le site du Livre de poche qui mène une opération spéciale !
Joséphine et Antoine viennent de se séparer. Antoine ne supporte plus sa femme, chercheuse au CNRS, qui lui rappelle qu'il est chômeur. Il va faire quelque chose de bien, Antoine, il ne peut pas non plus s'abaisser à faire n'importe quoi !
Alors qu'il part au pays des crocodiles avec sa maîtresse, Joséphine lutte pour élever leur deux filles, Hortense (15ans) et Zoé (10 ans). Elle doit laisser de coté ses recherches pour gagner sa croûte. Son beau frère Philippe lui donne des contrats à traduire histoire de lui mettre le pied à l'étrier mais Joséphine va bientôt trouver d'autres cordes à son arc. Joséphine est le personnage clef de ce roman. C'est sa lutte pour retrouver dignité et confiance qui nous est comptée. Avec elle, on fréquente Iris, sa soeur aînée, belle, brillante et riche, une oisive bourgeoise ; sa mère, horrible mégère ; son beau père, le bon gros Marcel... et toute une foule de personnages très attachants.
L'auteur sait nous intéresser, on a envie de connaître la suite et les pages se tournent sans qu'on s'en rende compte. Le style est simple, fluide, les caractères sont assez tranchés mais chacun a une petite faiblesse qui le rend amical. Je n'ai qu'une hâte, commencer le tome suivant !


mardi 19 mai 2009

Ponyo sur la falaise


Je ne sais pas si vous connaissez en moi la mordue de cinéma, la fan de Miyazaki qui affronte des salles désertes à 10h du matin pour enfin voir son dernier né ! Il fut un temps pas si lointain où, membre d'un petit cinéma d'art et d'essai, on m'y voyait à toute heure. Mais le cinéma a fermé, mes horaires se sont alourdis et Le chateau dans le ciel s'est effacé derrière le château ambulant.
Mais on revient toujours à ses premières amours... Ponyo est un petit poisson (trop craquant) recueilli par Sosuke. Mais c'est aussi la fille des divinités marines. Comme le disait Erzébeth, on se retrouve devant une version de la petite sirène onirique et sublime. Les décors aquarellés sont magnifiques, les forces de la mer effrayantes, les parents de Ponyo étonnants. Bref, il passe encore dans quelques salles, c'est le moment d'y aller avant qu'il ne soit retiré de l'affiche !

Swapounet : les inscrits

Voilà la liste des valeureux guerriers actuels :

Juke Box


Et voilà, je continue ma découverte de Blondel. Ce qui est sympathique ici, c'est la forme. Des chapitres courts au nom d'une chanson retracent un moment de la vie du narrateur, Yoann. Chaque chanson est liée à un moment très particulier. C'est amusant car une musique rappelle souvent un souvenir, ici c'est plutôt un souvenir en musique. Bon, j'avoue, je ne connaissais pas tout (et je ne connais toujours pas tout), c'est assez générationnel ce genre de chose. Mais ça n’empêche pas de goûter le roman.

Yoann vit dans une famille lambda. Il a un grand frère et des parents qui se disputent. La narration s'échelonne de l'enfance à l'age adulte en mettant l'accent sur des tranches de vie : quelques minutes, heures ou jours. On retrouve des thèmes visiblement chers à l'auteur comme l'enseignement, le ménage à trois, la bourgeoisie moyenne... Mais il n'y pas le coté percutant du passage du gué. Finalement, tout est assez banal dans cette pseudo autobiographie mais pas désagréable. C'est la vie de Monsieur tout-le-monde...

lundi 18 mai 2009

La princesse noire


Voilà mon dernier Brussolo. Il ressemble pas mal au précédent puisque l'héroïne y est encore une jeune fille douée de ses mains, Inga, qui ne se plie pas à la société dans laquelle elle évolue. Son père était viking et elle a grandi avec ses histoires tandis que sa mère tentait d'imposer le christianisme à sa famille.

Inga est enlevée lors d'une razzia viking et vendue comme esclave à la princesse noire. Cette dernière recueille les enfants abandonnés et les élève dans son château. Mais elle a besoin d'aide pour venir à bout de cette troupe. Surtout qu'il existe deux groupes bien distincts... tous deux aussi effrayants car ces enfants ont tous un handicap et des vices. Pourquoi la princesse noire fait-elle cela ? Où son mari a-t-il disparu ? Les villageois les plus proches s'interrogent et font courir les rumeurs les plus folles sur cette femme mystérieuse. Sans compter qu'une bête semble ravager les troupeaux et exterminer les enfants.

Un Brussolo médiéval, encore. Inspiré des légendes vikings, il n'en demeure pas moins assez classique dans sa forme et répète un schéma bien connu : fausses pistes, éclairages fantastiques et rationnels, renversements de situation. Pas un grand roman.

dimanche 17 mai 2009

Paysage sombre avec foudre


Voilà plusieurs semaines que j'ai réceptionné ce livre. Je l'ai commencé dès réception. Cela suffit à montrer combien j'ai eu de mal à m'intéresser à ce livre d'Alain Claret. Je crois que dès le début, le style m'a demandé un gros effort. Il n'est pourtant pas illisible mais il ne m'a pas plu. J'ai eu l'impression de me retrouver devant un scénario de thriller.
Mais venons en à l'histoire. Près d'une voiture, dans une forêt, deux hommes et une jeune fille. L'un d'entre eux, le traceur, est mort, l'autre, Sean, tente de trouver comment ne pas faire planter leur mission. S'emparer de Méléna ne semblait pas difficile et pourtant celle-ci lui donne bien du fil à retordre. Elle parvient à lui échapper et se retrouve chez Luc, un habitant de la région. Ce dernier vit chez sa mère, hospitalisée un peu plus loin, et s'occupe d'entretenir la maison.
Sean met alors au point tout un système pour la retrouver. Vétéran des guerres d'Irak et d'Afghanistan, il semble ne devoir faire qu'une bouchée de Méléna. Mais cette belle indienne sait aussi ce qu'est la guerre.
Sur fond de FBI, CIA et autres organisations compliquées, quelques légendes indiennes, beaucoup d'action et de ruse... Pas convaincue par la recette.
Mais merci à BOB et à Robert Laffont pour l'envoi de ce livre.

samedi 16 mai 2009

Vie de Démétrios et vie d'Antoine


Démétrios est le fils d'Antigone, un général d'Alexandre. C'est bien entendu un rude combattant malgré ses premiers échecs et un stratège doué. Mais c'est un homme de plaisir et de jouissances, que le gout des femmes perd (de réputation du moins, ce qui fait frémir Plutarque). La vie la moins intéressante de ma série pour le moment.
En face, un autre jouisseur, plus connu. Assez sexy, il faut l'avouer. Ce cher Marc-Antoine rend un culte permanent à Dionysos. Il boit, il ne fait que ça. Parfois, il combat mais Plutarque mat l'accent sur les festins qui précèdent et suivent les batailles. La lutte contre Auguste est clairement rapportée, les magouilles du mariage avec la dévouée Octavie par exemple ou la bataille d'Actium. Et ce qui est fascinant avec Antoine, c'est sa passion pour Cléopatre, sa detestation de Cicéron... Bref, c'est un homme d'instincts et de plaisirs. Constamment comparé à Hercule, il en a le courage et la brutalité. Par contre, aucune finesse.
C'est assez amusant car Plutarque justifie son paralèlle ici. Il est vrai qu'il parait un peu tiré par les cheveux...

vendredi 15 mai 2009

Tentative de bibliographie


Dur dur de faire une bibliographie pour le swapomythes (il reste des places, amateurs, vous êtes les bienvenus), le sujet est tellement vaste qu'il laisse beaucoup de libertés. Voici une ébauche de biblio, n'hésitez pas à la compléter, c'est fait pour ça ! Je m'en suis essentiellement tenue aux mythes grecs qui me sont les plus connus. J'ai noté quelques idées sur les mythes arthuriens mais il est bien évident que ce n'est pas exhaustif. Le swap est ouvert à d'autres mythologies et aux cultures plus éloignées (asiatiques ou aztèques par exemple). Bon trêve de bavardages...

Du coté des sources :
Eschyle Orestie, Les Sept contre Thèbes, Les Suppliantes, Prométhée enchaîné.
Sophocle Oedipe roi, Antigone, Oedipe à Colonne, Electre, Ajax, Les Trachiniennes, Philoctète.
Euripide Ion, Iphigénie en tauride, Électre, Oreste, Iphigénie à Aulis, Alceste, Les Enfants d’Héraclès, Hippolyte, Andromaque, Hécube, Les Suppliantes, Les Troyennes, La Folie d’Héraclès, Hélène, Les Phéniciennes, Les Bacchantes, Rhésos, Le Cyclope.
Homère Iliade, Odyssée et hymnes homériques.
Hésiode Théogonie.

Pour le thème des Atrides et de la guerre de Troie :

Atwood L'odyssée de Pénélope
Bertière Apologie pour Clytemnestre
Fénelon Télémaque
Giono La naissance de l'Odyssée
Giraudoux La guerre de Troie n'aura pas lieu, Electre
Le roman de Troie
Les héritiers d'Homère (chez Argemmios)
Leclerc Toi Pénélope
Magnan Le Sang des Atrides
Marai Paix à Ithaque
Racine Andromaque, Iphigénie
Sartre Les mouches, Les troyennes
Sénèque Agamemnon, Thyeste, Troades
Simmons Ilium et Olympos
Unsworth Le chant des rois
Wolf Cassandre
Zimmer Troie ou la trahison des dieux

Et du coté d'Oedipe et de la Thébaïde :

Aldis Jocaste
Alfieri Antigone
Anouilh Antigone
Bachau Antigone et Oedipe sur la route
Besson Meurtres à l'antique
Brecht Antigone
Cocteau La machine infernale
Corneille Œdipe
Duplessis Antigone
Garnier Antigone, ou la Piété
Gide Œdipe
Glowacki Antigone à New York
Harpman Mes Œdipes
Lamaison Œdipe roi
Le roman de Thèbes
Racine Thébaïde
Rotrou Antigone
Sénèque Œdipe
Voltaire Œdipe

Pour Jason et ses Argonautes :

Anouilh Médée
Chaucer The Legend of Good Women
Corneille Médée, La toison d'or
Grillparzer La Toison d’Or
La Péruse Médée
Loher Manhattan Medea
Muller Médée
Rouquette Médée
Sénèque Médée,
Simonay La légende de la toison d'or
Wolf Médée : voix

Et pour le reste...
Anouilh Eurydice
Apulée Ane d'or
Cocteau Orphée
Corneille Andromède, Psyché
Durrenmatt La Mort de la Pythie
Gaiman American gods
Gide Thésée
Giraudoux Amphitryon 38
Ladjali La chapelle Ajax
Lewis Un visage pour l'éternité
Lorrain Princesses d'ivoire et d'ivresse
Molière, Amphitryon, Psyché
Norfolk Comme un sanglier
Ovide Métamorphoses
Plaute, Amphitryon
Rachline Le chatiment des dieux (série), Persée, le favori des dieux
Racine Phèdre
Riordan Percy Jackson et les olympiens
Sénèque Phèdre, Hercule furieux
Simonay Les enfants de l'Atlantide
Swann Trilogie du minotaure, Trilogie du latium, La forêt d'Envers-Monde, Les dieux demeurent et autres
Tasnadi Phèdre 2005
Virgile Enéide
Werber Le cycle des dieux

BD et Manga
Alix
Astérix
Atalante

Evangelion
L'anneau des Nibelungen
Le crépuscule des dieux
Les chevaliers du Zodaique

Quelques histoires autour d'Arthur, des mythes celtes ou nordiques et des chevaliers...
Barjavel L'enchanteur
Brasey La malédiction de l'anneau
Chrétien de Troyes Perceval, Yvan le Chevalier au lion, Lancelot
Cornwell Saga du roi arthur
Dumézil Loki
Ende L'histoire sans fin
Fetjaine La trilogie des elfes
Gavriel Kay La Tapisserie de Fionavar
Holdstock Le bois de Merlin, La fôret des Mythagos
Lawhead Cycle de Pendragon
Le Guin Terremer
Lewis Chroniques de Narnia
Markale Cycle du Graal
Reeve Arthur l'autre légende
Silhol of course !
Stewart Le cycle de Merlin
Tolkien of Course !
Wolfe Le chevalier
Zimmer Bradley Les dames du lac (série)

Mythes divers
Banker Le Ramayana
Noirez Le chemin des ombres
Mauméjan Car je suis légion
Pagel Les mages de Sumer
Silverberg Shadrak dans la fournaise, la tour de verre, Gilgamesh
Stolze Cent mille images, Le serpent d'éternité
Zelzazny Seigneur de lumière

jeudi 14 mai 2009

Les déchirements


Je disais récemment que j'avais envie de lire Hubert Nyssen, que je croisais beaucoup dans mes bibliothèques de quartier. C'est ce titre que j'ai choisi, je ne sais pas bien pourquoi. Il était là, il m'a plu, je l'ai lu. Et le fin mot de l'histoire m'a rappelé un thème de ce Brussolo (mais bien entendu, ce n'est pas du tout la même qualité d'écriture !)
Colette et Valentin se fréquentent régulièrement depuis la mort de l'époux et frère des protagonistes, Victor. Le vouvoiement est de rigueur mais l'intimité qu'ils partagent n'en est pas moins grande. Le cœur de l'histoire est celle d'un amour malheureux qui a marqué Victor toute sa vie. Tout autour gravitent les considérations familiales ou professionnelles du macchabée.
L'amour impossible, c'est celui de Victor pour un professeur, la voluptueuse Julie, disparue sans laisser de trace pendant la seconde guerre. Victor se doute qu'elle a été déportée par les allemands. Toute sa vie, il pense à elle, image d'une femme qui ne vieillira jamais. Valentin apprendra malgré lui la vérité.
Un beau livre et une belle lecture portée par un style très agréable ! Franchement, à refaire !

mercredi 13 mai 2009

Vie d'Alcibiade et vie de Coriolan


Après nos deux "héros nationaux", c'est aux traîtres que Plutarque s'intéresse. Il présente d'abord le bel Alcibiade qui a fait battre le cœur de bien des femmes et hommes de son temps. Ce sexy boy n'en est pas pour autant un simple play boy : il fréquente assidûment Socrate et cela contribue à en faire un homme de raison. Il parle agréablement, il est doué au combat. Mais un peu louche. Trop parfait pour être honnête ce cher Alcibiade ! Quand vient la guerre du Péloponnèse, ce dernier se retrouve impliqué dans de sales affaires (impiété entre autres). Il fuit Athènes qui l'a condamné à mort et aide les ennemis de la cité. Pourtant, il semble que son unique souhait serait de la réintégrer. Pour Coriolan(Gaius Marcius), moins de paillettes. On est devant un citoyen romain tout ce qu'il y a de plus sérieux. "La terre et la guerre" pour seule devise. Comme Alcibiade, ce garçon est un excellent stratège. Il remporte de belles victoires mais se met en porte à faux par rapport à la plèbe de Rome. Il s'exile chez les Volsques qu'il conseille. C'est l'ambassade de sa maman qui le convainc de rentrer à Rome.

mardi 12 mai 2009

Le târ de mon père


Hossein, fils de Barbe blanche, hérite de son târ lorsque son père meurt. Cet instrument de musique était le bien le plus cher de cet homme et les accords qu'il en tirait étaient exceptionnels. Mais Hossein n'arrive pas à obtenir de ces cordes la musique qu'il souhaite. Dépité, il brûle les cordes et se voit dans l'obligation de gagner Ardabil pour compléter le târ. Son frère Nur l'accompagne.
Mais à peine arrivés, le tar leur est dérobé et les frères sont enfermés pour crime. Parvis, le voleur du târ et le responsable de l'emprisonnement, accuse Barbe blanche d'avoir assassiné son père, Mohsen, pour des raisons musicales : les sons de Mohsen l'aveugle étaient plus émouvants que ceux du dur Barbe blanche.
Ecriture à trois voix, celles des trois fils et à plusieurs accompagnements. Le târ est réellement le personnage principal du roman, il déchaîne des passions et révèle des caractères, des identités, des secrets cachés par les femmes... Une écriture très fluide pour un court roman qui se lit d'une traite. Je relirai certainement Yasmine Ghata, elle m'a conquise.

lundi 11 mai 2009

Vie d'Alexandre et vie de César


J'ai plongé avec délice dans la lecture d'un de mes ennemis de version grecque, le redouté Plutarque. J'aime autant vous prévenir, il va revenir plusieurs fois car je m'enfile les vies parallèles ! J'aime beaucoup ce principe de biographies comparées d'hommes illustres, un grec, un romain. Le principe peut paraitre artificiel mais ça fonctionne assez bien.
Alexandre, le génial conquérant, est présenté comme un grand stratège, un homme intelligent et fort. Quelques anecdotes viennent s'intercaler entre les épisodes habituels : parenté et éducation, premiers combats, actes honorables ou indignes de ce héros, oracles et signes annonciateurs d'un destin héroïque, trahisons... Bref, on ne s'ennuie pas. Et puis ce brave Plutarque est assez moderne, sans parler de psychologie, il s'intéresse au caractère de son personnage. La comparaison avec César est assez valable sur le plan de la recherche des honneurs, le gout de la première place, le coté battant. Mais on ne peut s'attacher autant au romain. Tout semble plus froid et calculé chez lui, la passion (sauf celle de régner) ne semble pas exister.

samedi 9 mai 2009

Marie


Ce livre de Jacques Duquesne interroge. Il considère la mère du Christ et fait un point sur les connaissances que l'on a de cette femme, si peu présente dans la bible, mais omniprésente dans l'Eglise. Étudiant des textes apocryphes, il s'arrête sur quelques points précis tels la naissance de Marie et sa virginité, sa relation avec Joseph et ses autres enfants (!), sa relation au Christ. Puis il considère le regard des hommes et de l'Eglise sur cette femme devenue aujourd'hui l'un des personnage les plus importants du catholicisme.
Livre intéressant qui a du provoquer bien des réactions... Certaines réflexions ne sont pas forcément en accord avec les dogmes chrétiens mais tachent de comprendre les contradictions attachées à la vierge.

jeudi 7 mai 2009

L'homme qui tombe


Je voulais lire ce livre de Don Delillo depuis sa sortie. Le titre m'intriguait, le sujet également. Nous sommes dans la période du 11 septembre 2001 aux États Unis. Keith suit une foule qui tente de s'éloigner des tours jumelles. Il se fait déposer chez son ex-femme, Lianne, qui appelle l'hôpital. Keith est blessé et n'a plus d'appartement car il logeait à proximité de la zone sinistrée. Il est arrivé chez Lianne avec une mallette qui ne lui appartient pas. Il retrouve la propriétaire, une femme qui a échappé à l'effondrement des tours. Avec elle, il peut parler de l'événement. Une relation s'instaure entre les survivants alors que Keith continue de vivre chez sa femme. Cette dernière, qui s'occupe d'un atelier d'écriture pour les malades d'Alzheimer, ne cesse de s'accrocher dans tout le livre. On la sent fragile, on la sent partout à la fois : avec son fils qui guette le ciel et un homme mystérieux, avec sa mère qui s'affaiblit, avec ce mari qui revient vers elle. Et puis elle croise cet homme, ce performer qui saute des immeubles, reproduisant les attitudes des hommes qui ont tenté d'échapper à la fournaise des tours. Enfin, on croise l'un des terroristes.
Roman sur le New-York post 11 septembre, ce livre entre dans l'intimité des craintes et des traumatismes liés à l'attentat. Décrivant sans fausse pudeur mais avec une belle retenue, sans jugement, les jours qui peuvent suivre le drame. La narration n'est pas évidente, la chronologie n'existe pas vraiment et tout se mêle sans laisser beaucoup de repères au lecteur. Deconstruction inhabituelle qui convient finalement très bien à un roman sur un tel sujet.

mercredi 6 mai 2009

Une singulière famille


Jean-Denis Bredin dresse dans ce livre les portraits de Jacques et Suzanne Necker et de leur fille adorée Germaine de Staël. Procédant de manière chronologique, il décrit les origines familiales de Suzanne Cruchod, issue d'une famille protestante installée en Suisse et sa rencontre avec Necker. Cette biographie familiale court des années 1750 à 1794. Elle est très détaillée et contient de nombreuses citations d'écrivains, d'observateurs ou des écrits de ces trois personnages. Celles-ci alourdissent parfois le récit (surtout quand il s'agit des best-sellers de Necker sur les finances publiques). On observe plus spécialement les relations de ces trois personnages entre eux, leur admiration réciproque, surtout pour Necker, leurs incompréhensions (mère très croyante et fille délurée) et leur tendresse. Cette biographie permet également d'évoquer l'atmosphère du salon parisien des Necker qui voit se croiser beaucoup de philosophes, naturalistes ou lettrés du XVIIIe siècle. La petite Germaine s'y épanouit et développe des capacités étonnantes pour son âge et son sexe.

Vous l'aurez compris, cette triple biographie (incomplète car elle s'attache à une période donnée, pas à toute la vie des personnages) fait renaître une société bourgeoise très riche et fine à l'époque des Lumières.

lundi 4 mai 2009

Swapounet !!!


Le swap tant attendu... et co-organisé avec Arsène et Ikastor...

Portera sur les Mythes et leurs réécritures !
Héros grecs de tragédie qui réapparaissent dans Racine ou chez Dan Simmons, Atrides chez Sophocle ou chez Anouilh qui ne sont pas les mêmes que chez Bachau... Bref, allons à la découverte des origines mythiques et de leur compréhension moderne jusqu'aux Chevaliers du zodiaque :) Et les mythes, c'est large, vous n'êtes pas obligés de vous en tenir à nos amis les grecs !
Il s'agira d'envoyer deux à trois livres, BD ou mangas sur le thème, un objet fait main ou customisé (bref, un peu personnalisé) et des friandises.
Les inscriptions se font du 4 mai au 18 mai.
Les questionnaires seront envoyés dans la foulée, le 19. Vous recevrez les désidérata de votre swappée le 25 et pourrez envoyer vos colis entre le 1e et le 15 juin. Et le samedi 20, tout le monde publie son paquet !
Partants ?!
Alors pour s'inscrire, il suffit d'envoyer un email comportant vos nom, prénom, surnom, adresse mail et adresse de blog si vous en tenez un à swapomythes@gmail.com . C'est lancé !



dimanche 3 mai 2009

Expo à Boston


Pour ceux qui envisageraient un petit tour outre atlantique, sachez que Boston est une belle ville et qu'elle offre un programme culturel intéressant.

Titien, Tintoret et Véronèse à Boston
Sublime exposition sur les peintres vénitiens au MFA. Titien et ses deux suiveurs et concurrents sont présentés et comparés. Des toiles aux thèmes très proches voire similaires sont mis cote à cote. Le plus beau c'est bien sur Titien (c'est mon favori) mais j'ai apprécié l'esprit comparatif de l'expo. Portraits, mythologie, sujets religieux, paysages sont traités avec une grande subtilité. La touche vénitienne avec sa brillance et sa richesse est particulièrement mise en valeur par la présentation. Vraiment de superbes salles !

L'Asie au Isabella Stewart Gardner Museum
Dans cette magnifique demeure de collectionneuse, il y a un peu de tout. L'éclectisme règne en maître : Peintres italiens, hollandais et allemands, objets asiatiques, antiques. Dans cette belle maison autour d'une cour à la manière des cloitres et aux façades vénitiennes, des paravents chinois sont exposés et spécialement mis en valeur ces temps-ci. N'hésitez pas à y jeter un oeil, ces pièces sont magnifiques.

vendredi 1 mai 2009

L'instinct d'Inez


La lecture du blogoclub concernait l'auteur mexicain Fuentès, petit clin d'œil au salon du livre. Je ne le connaissais absolument pas et pour tout dire, je ne pense pas réitérer cette rencontre. Ma lecture n'a pas été désagréable mais assez pénible, j'ai traîné ce livre et n'ai pas l'impression d'en avoir retenu grand chose.
Gabriel Atlan-Ferrara est un vieil homme. Ce chef d'orchestre beau et orgueilleux dans sa jeunesse (et qui porte toujours une grande cape, ça j'aime bien ;) ) a dirigé les plus beaux opéras. C'est lors d'une répétition de la damnation de Faust qu'il rencontre Inès, voix qui rompt l'harmonie du chœur. Il l'emmène à la mer. Elle tombe amoureuse d'un être de papier, une photographie. Rendez-vous manqué de deux êtres amenés à se rencontrer encore. Plusieurs fois, le chef d'orchestre et la demoiselle, désormais cantatrice sous le nom d'Inez Prada, se retrouvent autour de la damnation. A chaque fois, ces retrouvailles renforcent l'incompréhension mutuelle.
En parallèle, l'histoire de deux être préhistoriques, sans paroles, A-Ne et Ne-Il, fait écho à l'histoire contemporaine. Chant, objet précieux (proche du cristal auquel parle Gabriel), destin amoureux... les points de liaisons sont assez nombreux et permettent, si ce n'est de comprendre, du moins d'appréhender une certaine cohérence.
Bref, l'ensemble m'a désorienté. Le style est parfois trop lyrique à mon goût. Je ne suis pas vraiment sous le charme, hélas.