mardi 30 juin 2009

Chroniques de Platine


Voilà une série de chroniques journalistiques de Flandrin réunies dans un volume. Ces articles concernent la spécialité du monsieur, l'histoire de l'alimentation.
Les chapitres abordent divers thèmes, diverses périodes, des épices au pain, des services de table à la chronique de publications récentes, du vin au fruit, des humeurs, de la diététique et de la gastronomie, du Moyen-Age à la nouvelle cuisine... Notez que plusieurs chapitres citent des recettes médiévales ou modernes ainsi que leur essais de préparation actuels. C'est un livre qui met l'eau à la bouche ou qui écœure selon les pages.
Le format article est très agréable car il fait le point sur un sujet de façon assez rapide et simple. Bref, à dévorer des yeux pour les gourmands et à tenter pour les amateurs de saveurs perdues !

lundi 29 juin 2009

Le miroir des sphinx


J'ai découvert ce livre de Charlotte Bousquet sur une table de la bibliothèque. Il parlait de mythologie. En plein dans l'esprit swapomythes, j'ai craqué. Et finalement, ce n'était pas fou. Sympathique mais sans plus.

Prologue : commence avec les images des colosses de Memnon.
Le dernier disciple : Arius prétend que chacun est son propre Christ, est un peu dieu. Peu avant sa mort, il rencontre un sphinx qui chaque nuit lui pose des énigmes.
Miroirs antiques : sphinx et sphinge se retrouvent.
Trinité : trois soeurs, Nefer, Mahet, Nebat vivent au bord du Nil, heureuses filles de Ra. Arrivent Souti et Oussir, l'un mauvais, l'autre faible. Souti va chercher à séduire ces femmes pour obtenir leurs richesses. Reprise du mythe d'Osiris.
La jeune fille et la sphinge : Thèbes voit son sphinx séduit par la jeune Séléné. Apollon ne l'entend pas de cette oreille.
Les proscrits : poème.
miroirs tragiques : et si le personnage endormi de Fussli était Psyché ?
Vies volées : Lucrezia, prétresse d'Isis invoque Uriel. Elle rencontre un vampire. Inquisition, fuite et crimes.
Les confessions d'un parjure : un homme est sauvé des loups par une étrange beauté. Lorsqu'elle lui avoue ses origines, le jeune homme fuit et se livre au premier moine venu.
Amours anciennes : poème.
Miroirs brisés : Claudel et Rodin devant la porte de l'enfer.
Le dernier ulysse : Echoué sur l'ile de Calypso, un soldat de la grande guerre tente d'échapper au destin de celui dont il a pris le nom.
Borderline : une acrobate a perdu le gout des choses depuis une rencontre fatale.
ça : poème.

Peut être est-ce le style, sans éclat, sans relief ? Peut être est-ce le thèmes ? Certaines nouvelles m'ont plu mais la majorité m'a laissée indifférente. Rencontre manquée

dimanche 28 juin 2009

Au bon beurre


Voilà un roman qui serait passé inaperçu si je n'avais étudié les histoires de rationnement pendant les guerres. Ce livre de Jean Dutourd raconte l'opportunisme et l'enrichissement incroyable de la famille Poissonnard.
Regagnant Paris après l'exode de 40, Monsieur et Madame Poissonnard rouvrent leur crémerie, Au bon beurre. Il n'y a pas encore de tickets de rationnement et les affaires reprennent. Julie recommande à son mari de faire du stock. Ils sont au bord de la déroute quand les produits commencent à devenir introuvables. C'est le moment de vendre et de rentrer dans ses frais. Charles fait le tour des campagnes pour se fournir. La crémerie est plus bondée que jamais. Collabo et pétainiste à ses heures, monsieur Poissonard sait repérer quand le vent tourne et se racheter une conduite.
Histoire des fraudes d'un couple de petits crémiers enrichis par la guerre et sur le dos des autres mais aussi d'un intellectuel évadé, d'un communiste, d'un juif, d'un allemand... C'est qu'on croise du monde dans les petits commerces !
Un roman très vivant sur une période honteuse de l'histoire de France. Un portrait haut en couleur de gens pas très brillants mais malins, sans morale. Le tout raconté avec vivacité et justesse : on se moque beaucoup de ces Poissonnard tout en s'effrayant de leur petitesse.

samedi 27 juin 2009

Les expos du petit palais


Mont Athos : Quelle chance de pouvoir admirer les beautés que recèlent ces monastères ! Surtout que, mesdames, mesdemoiselles, nous ne pourrons jamais y accéder in situ, cela nous est interdit !
Quels trésors : des icônes bien entendu mais aussi tout un matériel religieux : calices, crucifix, livres, manteau, nappes d'autel ou linceul... Tout cela montre une église byzantine riche en ors et en images. Et de superbes photographies permettent de se situer et d'admirer les paysages de Thessalonique. Ce qui est passionnant c'est l'ancienneté des objets et leur variété, et aussi l'état de conservation des objets plus anciens. Bref, un régal pour les yeux.

Blake : Le graveur et le poète transparaissent dans cette exposition (qui ferme ses portes demain, faut se dépêcher !). J'ai recroisé beaucoup d'œuvres déjà admirées à la Tate Britain avec beaucoup de plaisir. Inspiration biblique tourmentée, personnages toujours très stylisés et inspirés, j'avoue rester baba devant certaines gravures. Quelle force dans ces traits ! Quelle modernité ! Sublime !
Bref, si cela vous tente, il faut pas trop tarder !

vendredi 26 juin 2009

Des chats et des hommes


Je ne crois pas avoir lu Patricia Highsmith et je ne suis pas sûre que ce recueil soit très représentatif de son œuvre (mais vous me direz). Il s'agit de trois nouvelles, un essai et de trois poèmes où il est question de chats. Poèmes et essai ne m'ont pas semblé fous mais les nouvelles m'ont plu.
Un truc rapporté par le chat : Un petit chat dépose sa dernière trouvaille dans le salon où se joue une partie de Scrabble. Pas de souris ou d'oiseau cette fois mais des doigts humains. La gracieuse compagnie anglaise va tenter de comprendre de quoi il s'agit, autour d'une tasse de thé !
Une maîtresse pour deux : Un chat et un homme partagent une grande affection pour la même femme. Tentatives de meurtre de l'un sur l'autre se succèdent. Qui aura le dernier mot ?
Le nichoir était vide : Assez étrange voire angoissant. Une jeune femme repère un drôle d'animal dans son jardin puis dans sa maison. Son mari en plaisante avant de le voir. Ils décident alors "d'emprunter" un chat pour chasser l'étrange bestiole...
Un court recueil assez sympathique, historiettes courtes qui laissent mal à l'aise.

jeudi 25 juin 2009

Rêves de garçons


Quand le livre de poche m'a proposé cette lecture, je me suis jetée dessus. J'avais adoré Kasischke dans A moi pour toujours. J'ai retrouvé cette même ambiance dans ce court roman.

Trois pom-pom girls partent dans un camp de vacances. Kristy, Kristi et Desiree évoluent dans un monde qui leur sourit. Elles sont jolies, elles sont sympathiques, elles sont intelligentes sans être brillantes, elles sont riches... Elles sont américaines et jeunes. Et monstres d'égoïsme.
Desiree est une salope nymphomane très jolie.
Kristi une capricieuse fragile et frivole.
Kristy est la bonne copine populaire, moins sexy mais plus sage.

Tout cela pourrait être prétexte à des mièvreries mais, très vite, une atmosphère malsaine et une attente s'installent. Le lecteur guette le moment où tout va basculer car il plane sur ce camp l'impression qu'une catastrophe menace. Et si l'on a des doutes, l'introduction façon "fais moi peur à me raconter une histoire atroce autour du feu de camp" nous a bien mis dans l'expectative. Le malaise concerne le rapport de ces filles et plus particulièrement de Kristy, la narratrice, à deux garçon qu'elles ont croisé. Kristy leur a souri, comme une miss Amérique bien élevée. Peut-être aurait-elle pu s'abstenir...

Encore une fois, la narratrice se met dans des situations ordinaires mais pas banales. Comprenez qu'elle va se confronter à elle-même dans un environnement hostile. Et que cela va vous étonner ! Bonne lecture.

mercredi 24 juin 2009

Seul ce qui brûle


J'ai lu une critique très positive de ce livre de Christiane Singer chez Leiloona puis chez Ys et je n'ai pas pu résister en librairie.
Prenant pour base une nouvelle de l'Heptaméron, Singer la dilate dans un court roman.
Cette nouvelle ne m'avait pas particulièrement marquée à la lecture. Une jeune femme est condamnée par son mari à être tondue tous les trois jours et à boire dans le crane de son (supposé) amant. Un étranger de passage, Monsieur de Bernage, observe ce terrible rituel et demande à son hôte de pouvoir discuter avec l'infidèle. Cela fait naitre une véritable amitié de la part de l'époux et l'amène à s'épancher et à conter son histoire. Une première lettre décrit la naissance et la croissance d'une passion violente pour la belle Albe. Son châtiment est à l'image de cet amour. Suit une lettre d'Albe à Bernage qu'elle considère justement comme son sauveur. Elle lui rédige une épitre sur l'amour et le devoir qui la lie à son époux. Suivent deux lettres plus courtes sur la fin de la vie des personnages.
Un superbe exemple de pardon et d'abnégation porté par une belle langue.

Par contre, je n'ai pas trop aimé

mardi 23 juin 2009

Contes myalgiques I : Les terres qui rêvent


Griffe d’Encre
Vous connaissez tous griffe d'encre et Nathalie Dau ? Eh bien ça faisait des mois que je voulais lire ce recueil de nouvelles et que je repoussais, croulant sous les lectures moins funky (Ozouf, la république des instituteurs ou Flandrin, Histoire de l'alimentation).
Voilà les nouvelles en question :
La femme, la sorcière et l'amour : histoire indienne. Comment une femme retrouve son mari mort.
Bonne année ! : Un enfant a été élevé pour succéder au roi régnant. Arrive le moment de la transmission du pouvoir.
Aenor : En Bretagne, une fée protège la falaise et le pays. Un roi en tombe amoureux jusqu'à ce qu'Aenor soit enceinte.
Chicanerie : petit poème.
Le violon de la fée : conte transmis par les bergers, il rappelle un peu Pinocchio. Comment une fée peut faire sortir du bois des merveilles.
Le siestophage : Un envoûtement de petit garçon.
Faux pas : Méjak le chaman peu soigner les trolls du village. Il accueille Guirouk, le plus laid (comprendre le plus sexy) des guerriers. Celui-ci lui demande une faveur...
Lucine : Fille incestueuse, prise par son père, elle fuit le château pour gagner la foret.
Désespérée : une femme froide et hautaine traverse la ville, emportant les vies au passage.
Demain les trottoirs : Un enfant des rues attrape une fée. Il en obtient ce qu'il souhaite.
Vale Frater : Khocedabam est une sorcière qui, régulièrement, vient prendre les âmes des villageois. Le sorcier tente de s'y opposer.
Toutes ces nouvelles se caractérisent par leur souffrance, la mort, la magie... Cet univers assez sombre est illuminé par un style précis et beau. Et toutes les cultures ont droit à une évocation !

lundi 22 juin 2009

Tarotons ensemble

Taguée par Sovira, je dois vous faire part des résultats d'un petit test. Voilà les règles :
- Faîtes le test : [Clik !]
- Publiez le résultat sur votre blog avec les règles et un lien vers cet article.
- Dites si vous trouvez que la carte vous correspond ou non et pourquoi.
- Taggez à votre tour 3 personnes.


You are The Moon

Hope, expectation, Bright promises.The Moon is a card of magic and mystery - when prominent you know that nothing is as it seems, particularly when it concerns relationships. All logic is thrown out the window.The Moon is all about visions and illusions, madness, genius and poetry. This is a card that has to do with sleep, and so with both dreams and nightmares. It is a scary card in that it warns that there might be hidden enemies, tricks and falsehoods. But it should also be remembered that this is a card of great creativity, of powerful magic, primal feelings and intuition. You may be going through a time of emotional and mental trial; if you have any past mental problems, you must be vigilant in taking your medication but avoid drugs or alcohol, as abuse of either will cause them irreparable damage. This time however, can also result in great creativity, psychic powers, visions and insight. You can and should trust your intuition.


(Alors en french, ça fait un truc de ce genre : La Lune est une carte de magie et de mystère - tu sais surtout que rien n'est comme il semble, en particulier en matière de relations. Toute logique est jeté par la fenêtre.
La Lune n'est que vision, illusion, folie, génie et poésie. C'est une carte qui a à voir avec le sommeil, et donc à la fois avec les rêves et les cauchemars. Il s'agit d'une carte effrayante dans la mesure où elle met en garde contre les ennemis cachés, les coups du sort et les mensonges. Mais il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'une carte d'une grande créativité, liée à la puissante magique primitive des sentiments et de l'intuition. Vous pouvez être passée par des moments émotionnels et mentaux délicats, et si vous avez eu quelques problèmes mentaux, soyez vigilant dans la prise de votre médicament (!), mais évitez la drogue ou l'alcool, dont l'abus pourrait causer des dommages irréparables. Toutefois, une grande créativité peut en découler ainsi que des pouvoirs psychiques, des visions et des idées. Vous pouvez et devriez faire confiance à votre intuition.)

A vrai dire, ça me fait un peu peur ! Euh, je ne pense pas avoir de problèmes mentaux pour le moment mais à la lecture de ce résultat, je commence à avoir des doutes ! Parce que je vous avoue, je ne renoncerai pas aux pinacoladas sous prétexte de prohibition larvée, non mais ! Après les pouvoirs psychiques, je suis pas contre ! Mon chéri me dit qu'en un sens ça me ressemble (pour la magie et le mystère parait-il) mais je ne suis pas sûre de bien le prendre !!! Et puis la lune, j'aime bien. Mais de là à être une grande prétresse nourrie au LSD, il y a un pas !

Alors pour avoir des révélations encore plus folles sur votre moi profond, je tague Arsène, Fashion et Celsmoon !



dimanche 21 juin 2009

Vie d'Ataxerxès


Cette vie est une des rares à fonctionner seule. Pour tout vous dire, je n'ai pas appris grand chose car j'ai traduit une bonne partie de l'Anabase de Xénophon concernant ces événements. Donc Plutarque n'a fait que me rafraîchir la mémoire.
Ataxerxès est un roi perse et comme souvent avec les "barbares", les grecs s'en donnent à coeur joie dans les potins. Pour eux, la cour perse est un ramassis de manigances, d'empoisonnements et de supplices terribles. Surtout que le brave Ctésias qui raconte sa vie comme médecin du roi ne bénéficie pas de la confiance générale, loin de là ! Il faut dire qu'il adore les anecdotes croustillantes. Bref, Plutarque remplit les trous en le citant, toujours avec un léger mépris. Comme quoi, entre académiciens et amateurs, la querelle n'est pas récente ! Revenons à notre Perse. Ici ce n'est pas vraiment les guerres qui vont vous passionner mais les manipulations de la reine mère, la traîtrise du petit frère, Cyrus, et les moeurs de la cour perse.
Franchement dépaysant après les philosophes !

samedi 20 juin 2009

Un swap mythique !

Voici l'heure de dévoiler les paquets que nous avons reçu pour le swapomythes ! J'ai été pourrie gâtée par Kali. Voilà ma boite fermée...
...Ouverte. Vous apercevez déjà les calissons, le nougat et une mystérieuse enveloppe.

Sortis de la boite, voici les petits trésors que je découvre.
D'abord une carte, accompagnée d'une lettre explicative des choix de Kali. Et Marilyn, c'est parce que la dame est un mythe moderne !

D'abord les livres : Sandor Marai Paix à Ithaque !
J.-L. Fetjaine La trilogie des elfes
Le premier a été choisi parce que j'adore Ulysse et le second pour me faire découvrir la fameuse trilogie (je savais pas que tout était réuni dans un seul volume ! C'est trop bien !). Je vais voguer entre Grèce et monde celtique !

Un cadeau personnalisé : joli stylo avec Pénélope de Rossetti customisé au nom de mon blog. Je pourrais presque faire de la pub ;)
Et pour les gourmandises, c'est l'escalade du péché ;) Calissons (Dead), nougat à l'écorce d'orange et de citron confite (Presque dead), thé au miel (pour rappeler l'hydromel des divinités nordiques, exquis !) et chocolat à l'orange (dead) ! On voit que j'ai déjà bien profité de ces petits délices, c'est un peu la fin des petites sucreries.
Et voilà l'ensemble ! Encore merci Kali !! Tes choix sont tombés très justement et tu as su me faire hyper plaisir ! Voilà qui donne envie de continuer les swaps !
Au fur et à mesure de la journée, je mettrai des liens vers les messages des autres participants (enfin, pour ceux qui ont reçu leur colis).
J'ai donc swappé Sovira et été swappée par Kali qui a reçu un colis de Thracinee. Laquelle a reçu en mains propres son colis d'Ankya. Laquelle a reçu son colis de Saraswati. Laquelle attend son colis d'4nn3 qui attend celui de Majanissa. Cette dernière a été gatée par Liméa qui a reçu des surprises de Loula. Cette dernière a reçu son paquet d'Emmyne, elle-même gatée par Virginie, qui avait été enchantée par les choix d'Arsène, laquelle s'ébaubit devant les trésors envoyés par Chimère... Chimère avait été dorlotée par Edelwe. C'est Lhisbei qui lui avait offert de jolies merveilles et avait suivi une expédition dans l'île aux mythes, orchestrée par Sovira. La première boucle est bouclée !
Dans la seconde, Celsmoon gatait Laetitia qui s'occupait du petit mouton qui n'a jamais reçu son colis. D'où colis de rattrapage. Ikastor trépigne devant sa boite aux lettres en attendant l'envoi de cette dernière (qui n'est jamais arrivé non plus d'où colis de rattrapage aussi) mais il n'avait qu'à envoyer plus tôt son colis à Fée de passage. Cette dernière a envoyé un colis à Armande qui avait beaucoup gaté Lorence. Lorence, qui a réjoui Celsmoon par ses choix !
Pour ceux qui ne l'ont pas reçu, nous sommes désolés, ce n'est pas faute d'avoir envoyé des mails de rappel. Nous espérons qu'ils sont tous en route et qu'ils vous parviendront bientôt ! (Grr, hyper agacée par ce contretemps). Merci à mes chers collaborateurs pour avoir supporté mes crises d'angoisse à pas d'heure genre "Argh ! On n'a pas fini ce questionnaire !" n'est-ce pas Arsène ? Ou "Tu vas te décider à changer ce message dans le logo, non mais ?" pour Ikastor...

vendredi 19 juin 2009

Les déferlantes


Si j'ai adoré Seule Venise de Claudie Gallay, je suis moins enthousiaste avec ce titre.
Je crois que c'est réellement le style qui, sur 500 pages, m'a épuisée, agacée, fait grogner. L'auteur adore les petites phrases courtes à la "Il va tenir, j'ai dit" ou "-Il était gentil ? -Oui... -Il jouait avec toi ? -Non. -Pourquoi ? Lili a hésité. - J'étais plus grande que lui. -Et sa maman, elle était où ?" et tout à l'avenant ! Bref, j'ai dû faire des pauses tellement je trouvais ça mécanique, répétitif, peu poétique. C'est amusant comme ce qui plaît sur une courte distance lasse sur la longue.
Quant à l'histoire, elle se déroule sur les côtes normandes dans un petit village. La narratrice vit chez un sculpteur et sa sœur, aux tendances incestueuses. Elle est là pour continuer à vivre après un drame (je ne vous dirais pas lequel mais on le sait assez vite) et compte les nids, observe les oiseaux et passe finalement beaucoup de temps à se mêler de ce qui ne la regarde pas. Je comprends, l'ornithologie, c'est vraiment pas funky à mon avis (et pour avoir suivi les pas d'un ornithologue passionné). Bref, elle traîne au bar du coin et ramasse les ragots, surtout ceux qui concernent un dénommé Lambert, dont les parents ont disparu en mer vingt ans plus tôt. Il revient pour trouver le coupable (la mer ne lui suffit pas) et va apprendre bien plus...
J'ai été un peu sévère car je n'ai pas détesté ce livre, loin de là. Mais je l'ai trouvé trop pesant au milieu de ma lecture. Vraiment.

jeudi 18 juin 2009

vie de Dion et de Brutus


J'imagine que le second vous dit plus quelque chose que le premier. Le "Tu quoque fili" n'a pas fini de résonner dans la littérature après ce brave Plutarque !
Dion, est un intellectuel de Syracuse, qui vit pendant le règne de Denys, méchant tyran qui accueille Platon et le vend comme esclave ( faut oser quand même !). Dion tente de réformer Denys, son beau frère, mais échoue. Pire, il se fait exiler. Il en profite pour aller philosopher en Grèce et revient pour imposer son parti. Bien entendu, tout cela finit assez mal.
Brutus lui est comparé comme intellectuel proche du pouvoir et partisan de la république. Il est formé à la philosophie grecque qui lui dicte ses gestes. Comme Dion, c'est aussi un stratège qui n'a pas de chance au combat.
Pour tout vous dire, j'ai trouvé ces deux vies moins palpitantes que les précédentes. Je ne peux même pas dire que c'est une détestation particulière pour Platon et la philosophie grecque parce qu'au contraire j'aime bien... Une chose pourra attirer l'attention des fans : On croise Marc Antoine ;)

mercredi 17 juin 2009

Jules Hardouin Mansart. Bâtir pour le roi


Voilà une belle exposition d'architecture que je vous encourage à aller voir au musée Carnavalet (qui a beaucoup d'autres surprises et de beautés à vous faire découvrir dans ses collections permanentes mais ce n'est pas mon propos ici).
Jules Hardouin Mansart est l'architecte de Louis XIV et le créateur d'architectures de prestige comme, pardonnez du peu, les Invalides, Marly, Versailles (pas tout, bien sûr), Clagny, place Vendome ou place des Victoires.
L'exposition est assez didactique avec de belles maquettes et des cartels très explicatifs. C'est une expo thématique : architecture religieuse, royale, privée et urbanisme, qui reste assez silencieuse sur la personnalité de l'architecte et s'attache plus à ses réalisations. On entrevoit par ce biais les fastes de la cour du roi soleil et l'importance du discours architectural pour un souverain.

mardi 16 juin 2009

Blanche Neige et les lance-missiles


J'ai croisé ce livre à plusieurs reprises ces derniers temps (librairie, bibliothèque, ) et il ne m'en a pas fallu plus pour l'emprunter. Le titre annonçait quelque chose de délirant, la quatrième parlait de Terry Pratchett, ça me suffisait !
Et bien j'ai eu raison de sauter sur ce livre de Catherine Dufour : j'ai ri du début à la fin !
Vous pensez qu'Aurore a coulé des jours heureux avec le prince qui l'a réveillée ? Que Blanche-Neige est une gentille fille un peu naïve ? Que le petit chaperon rouge aime faire la vaisselle ? Eh bien non, pas du tout ! D'abord, Aurore voit son prince se volatiliser, rencontre Peau d'âne, victime de la même incompétence des fées. Et les nains ne sont que des ivrognes voués à la dégénérescence. Cendrillon et Blanche-Neige ont eu quelques soucis d'identité. Et ne parlons pas de Dieu et du diable car ils ne sont plus bon à rien. Ils cuvent leur vin ! L'ensemble prend des airs d'aventure apocalyptique et de complot universel, mitonné par Bill Guette. Et c'est vraiment tiré par les cheveux, plein de rebondissements, d'allusions diverses aux contes de fées... mais finalement cohérent.
Le tout est porté par un style enlevé, qui joue sur les mots, le langage médiéval et le pastiche : "Au commencement était les Méthodes" en est un joyeux exemple que je vous souhaite de découvrir !
Bref, vous voulez lire de la bonne fantasy et vous avez épuisé Pratchett ? Tout n'est pas perdu car Quand les dieux buvaient est une série dont je ne vous livre que le premier tome ! Mais les suivants ne vont pas faire long feu !

La suite moins sympa
Et la suite de la suite

lundi 15 juin 2009

Matilda : réponses au concours


Je suis au regret de vous apprendre que personne n'a trouvé les bonnes réponses à mon petit jeu. Mais ça ne veut pas dire qu'il n'y aura pas de gagnant ! Merci aux valeureux participants et en attendant le tirage au sort, voici ce qu'il fallait répondre :

1. Né à l'aube, à midi il était déjà assez grand pour sortir de sa grotte. Aussitôt, il tua une tortue et confectionna la première lyre avec la carapace et des boyaux de mouton (là, je suis pas d'accord avec Folio ma réponse sera donc différente de la leur).
c. Hermès... Folio disait Zeus !! Oki pour la grotte mais pour la suite, ils ont dû choper une mauvaise version des théogonies !

2. A quinze ans, il composa un poème que tous les écoliers ont, depuis, appris par cœur.
a. Rimbaud

3. Enfant, il étouffa deux serpents que sa belle mère avait introduits dans sa chambre.
b. Hercule

4. A seize ans, il écrivit un traité de géométrie dans l'espace, acclamé par la communauté scientifique.
b. Pascal

5. Adulé par l'aristocratie de Varsovie, il donna son premier récital à huit ans.
c. Chopin... Ben oui, Mozart, il composait à 6 ans et faisait ses premières tournées à 7 ans à Salzbourg puis en Europe.

6. A six ans, il parle grec ancien avec son père et à huit ans, il a mémorisé les volumes de l'histoire universelle.
c. Neumann (John de son prénom)

Merci à Ori, Hailyz, Emmyne, Armande et Cécile pour leur participation. La gagnante pour la seconde partie est Armande qui nous fait un bel éloge de son ado ! Et pour la première, le sort a désigné Ori. J'attends vos coordonnées par mail pour vous envoyer une petite récompense !


dimanche 14 juin 2009

Perdre pied


Colette Nys-Mazure nous emmène sur une plage du Nord, à Boulogne. C'est les vacances et une maison de famille accueille des personnages variés : la jeune anorexique et sa mère sans nouvelle d'un père, journaliste en Afghanistan, Julian en fauteuil roulant depuis son accident de moto qui se demande s'il réussira à devenir journaliste, une famille nombreuse avec le papa, maman étant ailleurs, au travail, une femme qui vient de quitter un amant qui la broyait mais qu'elle aimait, une mère qui vient d'apprendre que son fils va mourir du sida, un peintre... Tous ces personnages se rencontrent, échangent et s'oublient à mesure de courts chapitres qui s'égrainent le long d'une semaine. L'écriture est agréable, fluide mais l'on se perd un peu dans les passages d'un personnage à l'autre, on ne saisit qu'une semaine donc très peu. C'est de l'éphémère que nous offre l'auteur.
C'est le genre de livre que je ne sais pas juger, j'aime bien mais je sais qu'il ne me restera rien de ces personnages à peine croisés.


samedi 13 juin 2009

Mangez le si vous voulez


Ma PAL comporte toujours en bonne place le roman précédent de Teulé mais le titre de son dernier opus m'a interpellé. De quoi s'agit-il ?
Encore une fois, ce n'est pas très joli à voir. C'est de l'histoire qu'on préférerait oublier. En 1870, la France est en guerre contre la Prusse et pour tout dire, on sent venir Sedan depuis le début. Mais avant que ne sonne le glas de l'empire, les jeunes gens de Hautefaye veulent bien en découdre avec l'ennemi. Un mot mal compris du jeune Alain de Monéys suffit à déclencher une fureur populaire incompréhensible : tout le village se jette sur ce jeune homme, ami des uns, aimable avec les autres et surtout élu par tous quelques temps plus tôt. Rien ne peut enrayer cette folie meurtrière et le jeune homme est traîné dans le village, frappé, découpé, torturé, écartelé, brûlé... et mangé ! Une horreur !
Et Teulé à son habitude ne nous épargne rien. On suit le véritable martyre d'Alain et la folie des foules (témoignage effrayant mais toujours d'actualité... Méfiance avec les phénomènes de groupe, c'est rarement contrôlable). Bref, un roman dont on préférerait savoir qu'il ne découle pas d'un fait réel, documenté à chaque chapitre par une petite carte qui montre les déplacements de la foule dans le village.

vendredi 12 juin 2009

Good morning england


Voilà un film qui donne envie d'aller danser ! Des super rocks du début à la fin, que demande le peuple ?!
L'histoire, vous avez dû la voir un peu partout : Une bande d'animateurs de radio pirate vivent à bord d'un bateau. Ils diffusent leur bonne humeur et leur sens du son dans tout le Royaume Uni. Hélas, ce n'est guère du goût des ministres. En un an, ils veulent faire fermer toutes les radios pirates.
Voilà un film où l'on rit franchement, du début à la fin. Fin un peu lente et qui aurait mérité d'être un peu moins titanesque, mais bon... Encore une fois, il faut en profiter tant qu'il est en salle, ça donne le moral et l'on a qu'une envie, écouter des vieux rocks ! (Mon Chéri, quand est-ce que tu rentres ? Je veux retourner danser avec toi !)

jeudi 11 juin 2009

A votre bon coeur !

Tag encore !

Celsmoon m'a taguée la semaine dernière. Voilà ce qu'il me faut faire :

1. Ecrire 8 souhaits
2. dire à quoi font penser les 10 mots donnés
3. Dire un mot sur sa tagueuse
4. Taguer 8 personnes et les prévenir

Mes 8 souhaits :
1. Un jour j'irai à NY avec toi (encore)... ou en Inde, ou sur la route 66, ou à Saint-Petersbourg...
2. Avoir ce p*¤¤¤* de Concours
3. Avoir un boulot intéressant
4. Avoir la bibliothèque de la Belle dans la Belle et la bête
5. Recevoir des lettres enflammées de Victor Hugo
6. Danser le rock ce soir, demain et pourquoi pas après demain... A moins qu'on se mette à la salsa ou au tango ?!
7. Partir sur mon bateau. Loin.
8. Qu'on importe des Milano des US, que diable !

A quoi me font penser ces mots :
Message : Ecriture
Blog : Pralineries
Prix : Goncourt
Croix : Christ
Scrap : Booking
Création : Genèse
Bonheur : Ensemble
Vie : Plutarque
Enfant : Domi
Passion : Martyre

Quelques mots sur ma tagueuse: Celsmoon, dont je fréquente le blog depuis peu (depuis le swap ou un peu avant) a visiblement des gouts communs avec les miens, en littérature... et pour d'autres choses, n'est-ce pas Ikastor ;)

Et les taguées sont George, Arsène, Erzébeth, Lou, Juliann, Sovira, Emjy et Cuné.

mercredi 10 juin 2009

Petite anthologie de la littérature érotique


A première vue, j'ai été un peu déçue par le choix retenu pour Masse Critique chez Babelio. Il s'agissait d'un livre de tout petit format des éditions first (il est à un prix défiant toute concurrence aussi, je crois que votre porte monnaie ne boudera pas cette fois). Heureusement, la taille dans ce domaine comme dans celui que je vais évoquer plus bas n'est pas forcément un critère judicieux...
Du Moyen Age au XXIe siècle, la sensualité inspire bien des plumes ! Après une présentation du parti de cette publication (érotisme et pornographie, oui, éros qui flirte trop avec thanatos, non (donc Sade and cie, bye bye)), Gilles Guilleron propose une sélection de courts textes introduits par quelques mots, non dépourvus d'humour. Un petit cartel indique ensuite rapidement qui était l'auteur et ce qu'il a écrit. C'est donc un ensemble assez didactique qui se veut accessible à tous. Malgré cela, j'y ai fait quelques intéressantes découvertes comme Douin de Lavesne ou Papillon de Lasphrise. Mais j'ai aussi retrouvé des "classiques" du genre comme La Fontaine, Mirbeau, Louÿs, Verlaine, Réage... et je regrette un peu de ne pas avoir découvert plus de textes étonnants. Je connaissais tous les textes XVIIe et médiévaux sauf Trubert. Beaucoup des XVIIIe, XIXe et XXe... En fait, je crois que c'est le terme anthologie qui me gène. J'imaginais un panorama plus vaste et détaillé que ce charmant florilège. Je vais arrêter de me plaindre de la finesse de ce recueil, vous allez vous imaginer que mon appétit de textes érotiques est insatiable !

Attention, la suite peu choquer les âmes sensibles.
Voici quelques extraits pour vous faire partager cette découverte : On commence par Louÿs, un roi du genre, avec son manuel de civilité pour les petites filles à l'usage des maison d'éducation (et dire qu'il n'y a pas si longtemps, j'y étais...) que j'ai longtemps cherché avant de le trouver en ligne.
"Ne dites pas : "J'aime mieux la langue que la queue".
Dites : "Je n'aime que les plaisirs délicats".
Ne dites pas : "Elle se laisse enculer par tous ceux qui lui font minette".
Dites : "Elle est un peu flirteuse".
Ne dites pas : "Je l'ai vue baiser par deux trous."
Dites : "C'est une éclectique."
Ne dites pas : "Sa pine est trop grosse pour ma bouche".
Dites : "Je me sens bien petite fille quand je cause avec lui"."
Désolée pour ceux que ça choque, moi je trouve ça très bien vu et assez drôle !

Puis un autre de Bernard de La Monnoye :
"Lise en un bal, s’étant démis la hanche,
Macé le jeune, aussitôt fut mandé.
Bon r’habilleur. Lise était drue et blanche,
Macé dispos, gaillard et peu vidé.
Il vit l’endroit, l’objet meut la puissance,
D’où l’on peut bien juger en conséquence,
Que travaillant sur un si beau sujet,
Pas ne manqua d’être ému par l’objet.
Or, quand la hanche en état fut remise,
Le gars voulut prendre congé de Lise.
« Que vous faut-il, lui dit-elle, Macé ?
- Rien, chou pour chou, répond le bon apôtre.
Je vous ai, Lise, un membre redressé
Vous avez su m’en redresser un autre".
Si ça ne vous donne pas envie de découvrir le reste tout ça...

mardi 9 juin 2009

Vies de Thésée et de Romulus


Qu'ont en commun ces deux hommes ? Ce sont les fondateurs des plus grandes cités antiques (pour Plutarque, moi je trouve ça un peu réducteur mais bon, ce brave homme n'avait pas forcément la même vision des choses) : Athènes et Rome.
En s'attaquant à des personnages lointains, Plutarque ne pouvait guère éviter quelques soucis : Où trouver des sources sûres ? Alors comme il ne sait pas trop, il propose tout ce qu'il a entendu dire. Il cite des versions diverses des épisodes de la vie de Thésée : cet affreux ingrat a-t-il vraiment abandonné Ariane ? A-t-il enlevé Hélène (oui, celle de Troie, il n'y a pas que Paris qui s'essaye à l'exercice) ? Et à un âge canonique où l'on ne court plus le guilledou (cinquante ans et toujours vert ce Thésée ;) ) ? Eh bien oui nous dit Plutarque. Bon, pour Ariane, c'est pas forcément sa faute, les courants marins c'est difficile à maîtriser, même quand on a battu le minotaure (mouais, argument fallacieux). Et puis Hélène, on n'est pas certain qu'il s'agisse de l'épouse de Ménélas (ah, bah ça nous rassure ! Mais c'est le nom qui veut ça ou toutes les Hélène créent des problèmes diplomatiques ?). Et oui, il avait atteint l'age d'un vieillard en Grèce ancienne... Mazette, que d'infos ! Donc, Thésée, c'est sympa, il y a des anecdotes, des racontars et des médisances. C'est pas très réaliste mais agréable.
Romulus, c'est déjà plus sérieux. On retrouve notre Tite Live et les versions latines sur la fondation de Rome. Bon, Plutarque a bien quelques doutes sur la paternité de Mars et sur les fréquentations de Rhéa Silvia. Après ça devient sérieux, il y a des guerres, de la politique (bon, il y en avait aussi chez Thésée mais c'était moins visible). Et puis une fin un peu douteuse... Un jour, on ne retrouve plus le roi. Mais c'est parce qu'il a été divinisé : les dieux l'ont intégré dans leurs rangs ! Là, je veux pas paraître médisante mais il me semble que Proculus, à qui il est apparu, avait oublié de diluer son vin...
Vous voyez, c'est quand même chouette les classics !

lundi 8 juin 2009

Matilda

On change d'ambiance. On quitte les orateurs antiques pour les lectrices contemporaines. Et c'est une lecture inspirante et rigolote puisqu'elle vous propose un petit jeu (en bas) !
Matilda est une petite fille curieuse et douée, née dans la mauvaise famille. Si les parents ont tendance à surestimer leurs garnements, les Verdebois considèrent Matilda comme une extraterrestre abrutie. Pensez donc, elle n'aime pas regarder la télévision et préfère lire ! A quatre ans, elle a dévoré tout le rayon "enfant" de la bibliothèque municipale et s'attaque à Dickens (va vraiment falloir que je m'y mette, j'ai presque 20 ans de retard sur Matilda !) puis à Stevenson, Bronte, Austen, Kipling, Steinbeck... Bref, que du beau monde. Malheureusement, l'ambiance de la maison n'est pas propice à la lecture. Son papa ne parle que de voitures, sa maman regarde les feuilletons et joue au loto. Mais là où ce n'est plus supportable pour Matilda, c'est quand elle se fait attaquer sur ses goûts (et que son papa torture un livre, quelle horreur). La petite fille, ingénieuse, trouve moyen de se venger et de ridiculiser ce mauvais père. Elle est scolarisée à 5 ans et demi et épate sa maitresse, Mlle Candy, par sa maîtrise de la lecture et des mathématiques. Mais à l'école, tout n'est pas rose non plus car la terrible Mlle Legourdin fait régner une terreur incroyable sur tout l'établissement...
Voilà un très beau roman de Roald Dahl qui s'inscrit dans la lignée des histoires de mauvais parents/bons enfants. Ici rien de dramatique, toutes les situations se terminent par des farces. Et puis il y a une morale et tout et tout. Bref, on rit pas mal des trouvailles de l'écrivain et l'on a envie de suivre Matilda dans ses lectures !

Suite à ce roman, ma collection (Folio junior) comportait des petits jeux et questions un peu péchues pour un enfant de 6e. Je les propose (un peu modifiés) à votre perspicacité :
I. Mlle Candy se rend très vite compte que Matilda est une enfant prodige. Saurez vous reconnaître ces petits dieux ou génies ?

1. Né à l'aube, à midi il était déjà assez grand pour sortir de sa grotte. Aussitôt, il tua une tortue et confectionna la première lyre avec la carapace et des boyaux de mouton (là, je suis pas d'accord avec Folio ma réponse sera donc différente de la leur).
a. Zeus
b. Apollon
c. Hermès

2. A quinze ans, il composa un poème que tous les écoliers ont, depuis, appris par coeur.
a. Rimbaud
b. Prévert
c. Verlaine

3. Enfant, il étouffa deux serpents que sa belle mère avait introduits dans sa chambre.
a. Thésée
b. Hercule
c. Pérsée

4. A seize ans, il écrivit un traité de géométrie dans l'espace, acclamé par la communauté scientifique.
a. Descartes
b. Pascal
c. Liebniz

5. Adulé par l'aristocratie de Varsovie, il donna son premier récital à huit ans.
a. Bethoveen
b. Mozart
c. Chopin

6. A six ans, il parle grec ancien avec son père et à huit ans, il a mémorisé les volumes de l'histoire universelle.
a. Schliemann
b. Emerson
c. Neumann

II. Contrairement aux Verdebois, vous êtes parents d'une gamine insupportable. En deux ou trois lignes faites preuve de mauvaise fois et faites l'éloge de son défaut (au choix).

Vous pouvez participer dans les commentaires ou par mail, à l'ensemble ou à une seule partie. Vous avez jusqu'au 14 juin pour poster une réponse. Le gagnant sera tiré au sort et recevra une surprise !

dimanche 7 juin 2009

Vie de Démosthène et vie de Cicéron


Je continue ma série des Vies parallèles... Cette fois ci, Plutarque confronte deux orateurs (comme toujours, un grec et un romain). La vie de Démosthène m'a parue un peu légère (en volume) par rapport à Cicéron mais sinon le rapprochement est tout à fait pertinent (oui, j'envoie des fleurs à Plutarque si j'ai envie, na !).
Les deux hommes ont eu une formation et des débuts un peu difficiles (problèmes d'élocution, capacité à se faire entendre) et ont connu des époques troublées (Philippe de Macédoine qui lorgne sur la Grèce pour Démosthène, épisodes des dictatures et des guerres civiles pour Cicéron (Sylla, César, Pompé, Crassus, Octave, Marc Antoine... Bref, vous connaissez la chanson)). Mais si le grec s'attache à défendre et à mettre en garde sa patrie, Cicéron se le joue plus perso. Il réalise un joli petit cursus honorum et se plaît bien dans sa toge de consul. Et puis il aime fréquenter le beau monde, quitte à ménager la chèvre et le chou. Enfin, il aime être populaire et glisse des bons mots et des petites piques pour faire rigoler la plèbe, chose qui ne viendrait même pas à l'idée de ce bon vieux Démostène, un peu plus austère... Bref, on s'amuse beaucoup plus à lire la vie de Cicéron ! Et pour ceux qui ne connaissent pas la façon dont il est mort, la fin plaira aux amateurs de gore !

samedi 6 juin 2009

Le souvenir des aïeules. Dames du XIIe siècle


Deuxième volet de la vie des femmes au Moyen âge, ce volume de Duby m'a moins plu que le premier. Il traite moins de personnages individualisés par des textes, des mythes ou des légendes que de personnages réels, plus anonymes, moins colorés.
Il apparaît à travers les généalogies et les textes que les épouses sont souvent plus haut placées dans la société que leur époux et que c'est par elles qu'un homme s'élève. Les textes rendent donc grâce à cette figure tutélaire de la dynastie. Le mariage est au cœur de cette politique et maintient la paix sociale. Concubines et servantes engrossées existent toujours mais le mariage devient un sacrement et les manquements à la fidélité conjugale sont moins admis. Il n'est pas rare d'épouser une concubine par exemple. Puis ces femmes doivent mettre des enfants au monde qui prennent la suite de leur père et font fructifier leur domaine.
A travers quelques femmes citées par une société misogyne, on peut esquisser les rapports sociaux qu'elles ont dans une famille noble. La réflexion s'oriente selon trois points : servir les morts, Épouses et concubines et le pouvoir des dames.

vendredi 5 juin 2009

Etat des lieux...


Très chers, c'est le moment de guetter vos boites aux lettres et de porter la touche finale à vos colis :)
4nn3 colis envoyé ! colis reçu !
Ankya colis envoyé ! colis reçu !
Armande colis envoyé ! colis reçu !
Arsène colis envoyé ! colis reçu !
Celsmoon colis envoyé ! colis reçu !
Chimère colis reçu ! colis envoyé !
Edelwe colis envoyé ! colis reçu !
Emmyne colis envoyé ! colis reçu !
Fée de passage colis envoyé ! colis reçu !
Ikastor colis envoyé !
Kali colis envoyé ! colis reçu !
La liseuse colis reçu ! colis envoyé !
Lepetitmouton colis envoyé !
Lhisbei colis reçu ! colis envoyé !
Liméa colis envoyé ! colis reçu !
Lorence colis reçu ! colis envoyé !
Loula colis reçu ! colis envoyé !
Majanissa colis reçu ! colis envoyé !
Praline colis envoyé ! colis reçu !
Saraswati
colis envoyé ! colis reçu !
Sovira colis envoyé ! colis reçu !
Thracinee
colis envoyé ! colis reçu !
Virginie colis envoyé ! colis reçu !

Satin grenadine


Je poursuis mes découvertes en littérature jeunesse avec Marie Desplechin. Encore une fois, je suis allée piller la bibliothèque de ma petite soeur.
Ce roman se passe à Paris dans une maison bourgeoise à la fin du XIXe siècle. Lucie y est éduquée par sa cousine Marceline. Elle apprend aussi en compagnie d'Annette, la cuisinière et de Fanny, lavandière et bonne à tout faire. Mais elle est frustrée par le peu d'attention que lui accordent son frère Achille et ses parents. Heureusement, elle a un ami, Jacques, qu'elle retrouve l'après midi au parc. Celui-ci va lui permettre d'être un peu plus écoutée.
Ce roman est l'histoire d'une adolescente de famille aisée qui rêve de découvrir le monde. Curieuse et aventurière, elle aime aussi les jolis tissus, les robes et les beaux livres. Cette petite demoiselle nous guide dans un Paris haussmannien et l'on découvre avec elle les socialistes, les féministes et l'Amérique. Une héroïne attachante dans une ambiance XIXe bien rendue.

jeudi 4 juin 2009

Heloïse, Aliénor, Iseut et quelques autres. Dames du XIIe siècle


Voilà un petit livre de Duby (premier volume d'une trilogie, en fait, le deuxième tome ici) que je ne connaissais pas. Au fil des différents chapitres, il s'attache à diverses dames : Aliénor, Marie-Madeleine, Iseut, Héloise, Juette, Dorée d'amour et la Phénix.
Duby décrit ces dames, leur rapport avec les hommes puisque à cette époque elles ne vivent que sous leur plume ou sous leur regard. Il raconte l'impudence d'Aliénor, sa froideur et sa ruse ; Une Madeleine multiple, toujours pécheresse repentie, un modèle pour les femmes qu'il faut circonscrire au mariage ou au couvent ; Iseut et son double pour qui Tristan se consume mais dont la personnalité ou le physique demeurent un mystère ; Héloïse et ses lettres à son mari et prêtre Abelard ; Juette et sa haine des hommes, son envie de liberté ; Dorée d'Amour et la Phénix qui éprouvent des sentiments amoureux...
Avec cette écriture si fluide et ce style dont beaucoup d'historiens devraient s'inspirer, Duby remonte le temps et fait revivre une femme médiévale oubliée et mal connue pour le plus grand plaisir du lecteur.

mercredi 3 juin 2009

Easy Virtue


Si vous n'êtes pas encore allé voir ce petit bonbon au ciné, il faut se presser ! Que vous soyiez super copine avec votre belle mère ou super hypocrite avec cette dame... et même si vous ne lui parlez plus depuis que vous lui avez enlevé son fiston, ce film va vous plaire !
"Panda" rentre au manoir british de sa famille avec une femme sublime... et américaine. Drame ! Mais quand mère, filles et belle-fille tentent de cohabiter, bonjour l'ambiance ! C'est piques et réparties toutes les trois minutes et c'est diablement rigolo ! Le "Panda" en question est un peu niais et pas très sexy mais on s'habitue à son petit sourire satisfait genre "oui, ça pose des problèmes mais qu'est-ce qu'on s'amuse depuis que j'ai décroché le gros lot !". Je ne dirais rien sur la sexytude du taiseux et laconique Jim (Colin pour les fans) à la barbe folle. Kristin est excellente, comme toujours ! Et la petite américaine est assez crédible. Bref, c'est un bon divertissement qui renouvelle un peu les rapports bru/belle mère avec un petit chien, un tango et L'amant de lady Chatterley.

mardi 2 juin 2009

L'étrange vie de Nobody Owens


Merci Chiff' de m'avoir prêté ce livre. Tu vois, j'ai pris le temps de le laisser reposer sur ma PAL et s'imprégner de l'ambiance. Il se sentait bien chez moi, je le surveillais d'un oeil et laissais passer quelque temps. Je voulais attendre un peu, j'avais trop croisé de critiques. Puis un matin, j'ai eu envie de l'ouvrir. Et ce n'était pas raisonnable. J'ai attendu encore jusqu'à ce que ça devienne impossible. Et j'ai cédé...
... pour entrer dans une maison sans vie. Un homme a massacré une famille et s'apprête à éliminer le dernier rejeton. Eh ! Mais, où est-il passé au fait ce bambin ? Et le criminel de chercher un nourrisson. Qui renonce pour un temps mais qui va revenir. C'est sûr, il a l'air déterminé ce Jack ! Où est-il passé ce bébé ? Il gambade dans le cimetière, sans se douter du drame. Il y est accueilli par un couple de fantômes, élevé par des professeurs fantômes, joue avec des amis fantômes, rencontre une petite fille vivante, est protégé par un curieux et séduisant homme noir... Et il fricote avec les sorcières (Ori, ne cherche pas la nouvelle dont je parlais, elle reprend exactement ou presque le chapitre quatre). Mais le Jack est toujours à sa poursuite et le garçonnet qui grandit parmi les morts aimerait connaître un peu la vie !
Une histoire macabre à la Noces funèbres, très belle, pleine de créatures imaginaires et fantomatiques !


lundi 1 juin 2009

La valse lente des tortues


Le deuxième volet de la saga Pancol ne m'a pas emballée autant que le premier que j'avais trouvé rafraîchissant. En fait, je crois que l'héroïne m'énerve. Cette Joséphine sur qui tout le monde s'acharne et qui panse les plaies des autres mérite parfois ce qui lui arrive.
Sans trop spoiler pour ceux qui en seraient au premier volume, Joséphine a gagné une fortune avec son livre. Elle vit à la muette (Paris 16e) avec Zoé tandis qu'Hortense, Philippe, Alexandre, Shirley et Gary vivent à Londres. Isolée mais pas malheureuse, Jo découvre les joies des immeubles parisiens (réunions de copropriété, concierge, curiosité et indifférence) et prépare toujours sa thèse. Quant à sa soeur, la belle Iris, elle est soignée pour dépression et ne tardera pas à en faire voir de toutes les couleurs à sa soeur. On retrouve également Henriette, la mère infâme, Marcel et Josiane un peu moins en forme, leur petit Junior (alors là, c'est le délire total, on fait dans la réincarnation d'Einstein dans ce livre, oui oui, rien que ça) et tout plein de nouveaux personnages plus ou moins nets.
Ce volume m'a paru beaucoup plus fouillis que le premier, ça part un peu dans tous les sens... Et les personnages deviennent pénibles. Hortense résiste encore (je l'aime bien cette fille), elle est épatante, mais alors le reste de la famille bisounours... Et pourtant il y a du sang et des larmes dans ce volume !