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jeudi 29 janvier 2009

Douze


Après ma déception sur Guerre à Harvard, je n'avais aucune curiosité envers ce qu'avait pu écrire McDonell. Eh bien, j'avais tort ! Benoit m'a prêté Douze, son premier roman.
Bien plus de souffle (et de pages) que dans le précédent et c'est tant mieux car on perd cette désagréable impression d'inachevé voire de baclé. Le personnage principal est White Mike, dealer et fils de bonne famille, d'une intelligence fine et d'une lucidité parfois féroce. Il apporte à bon nombre de riches gamins de l'upper east side de l'herbe ou de la douze, une nouvelle drogue qui dépasse tout ! Jessica est l'une de ses clientes. C'est aussi l'ami de Molly, la jolie top model très sérieuse et de Hunter, fan de basket ball, accusé d'avoir tué un de ses équipiers. Parmi les personnages, et il y en a un certain nombre, mais tous très repérables, on croise Sara, la fille sublime qui sort avec Sean, sait user de ses charmes pour faire accepter à Chris l'idée de faire une méga fête chez lui ou simplement charmer Andrew. Claude et Tobias se baladent dans les boutiques louches de New York, ont troqué la drogue pour les armes. L'ensemble est huilé comme la mécanique infernale des tragédies, on sent que la fête qui se prépare sera le paroxysme de la déchéance, de la drogue, du sexe car tous les désirs sont poussés. La corde est tendue, elle ne va pas tarder à lâcher. Un roman dont on voit venir la fin, inévitable, logique et froide qui montre l'intimité d'une jeunesse dorée, pourrie gâtée, en décomposition...

2 commentaires:

  1. J'ai beaucoup entendu parler de cet auteur et j'avais envie de lire Guerre à Harvard... mais je lirais Douze!

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  2. Il vaut mieux... enfin , je te le conseille !

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