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mardi 20 mars 2012

Béatrice et Virgile

Yann Martel propose avec ce roman une étrange histoire, il joue autour de l'holocauste. De ses victimes. De ses bourreaux. 

Il met en scène un brillant auteur, Henry, dont le dernier livre a été unanimement refusé. Celui-ci envisageait de traiter de l'holocauste sur un mode humoristique. Mais il se fait descendre par une assemblée bien pensante. Il décide donc de vivre sans écrire, se divertissant, profitant de ses jours. Il reçoit toujours des lettres de ses lecteurs et l'une d'elle attire son attention. Elle comporte La Légende de Saint-Julien l'Hospitalier de Flaubert avec des passages surlignés et une pièce de théâtre pour deux personnages, Virgile et Béatrice. Ils discutent.

Cette pièce, c'est un peu le En attendant Godot par un âne et un singe. Les deux protagonistes devisent. De l'holocauste. 

Quand l'auteur rencontre le dramaturge, il découvre que les animaux sont des bêtes empaillées et le dramaturge un taxidermiste (certainement criminel).

Etrange conte que celui-ci. Il est à la fois intéressant car il propose un autre regard sur l'holocauste mais il tourne en dérision le sujet, en fait un jeu littéraire et artistique. Cela me gène. Et cette lecture ne propose pas assez de questions selon moi. Elle propose une vision du mal, une réflexion sur celui-ci ainsi que sur l'absurde mais ne les questionne pas vraiment. Donc bonne lecture pour les extraits de la pièce fictive mais hors de la mise en abyme, guère de salut.
A découvrir tout de même.

3 commentaires:

  1. Il me semble bien que je n'avais pas reussi à le terminer celui-là

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  2. Il est pourtant assez court. Qu'est-ce qui ne t'avait pas plu Sandrine ?
    Oui, c'est hélas une actualité qui ne vieillit pas.

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