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mardi 27 novembre 2012

Barbe bleue

Vous connaissez mon amour des réinterprétations, adaptations et autres jeux autour des contes. Vous connaissez peut-être moins mon grand amour d'adolescente pour les romans d'Amélie Nothomb sur lesquels je me précipitais à chaque rentrée littéraire. Depuis quelques années, cet engouement est passé, déçu par des publications un peu moins folles ou trop peu nouvelles. Je ne sais pas vraiment si c'est l'écriture dont je me suis lassée, les thèmes qui m'étonnent moins ou simplement que je suis moins réceptive...

Bref, j'ai décidé de retenter une rencontre. Mais je l'annonce d'entrée de jeu, c'est une déception.
Saturnine et Elemirio Nibal y Milcar sont colocataires. Pour une somme ridicule, Saturnine vit dans un très bel immeuble parisien en compagnie d'un noble hidalgo dont toutes les compagnes ont disparu. Elle peut profiter de tout l'appartement mais n'a pas le droit de pénétrer dans sa chambre noire. Peu impressionnée, Saturnine passe ses soirées avec son colocataire, amoureux de la cuisine (surtout des oeufs) et jeune initié au champagne. Il est fou d'elle. Elle est distante et amusée. Jusqu'au jour où tout change...
Dans ce roman, la couleur est reine. Le jaune et l'or sont au centre. C'est un roman léger, avec ses habituels mots de plus de trois syllabes, ses dialogues surréalistes et ses héroïnes aux noms improbables (qui oserait appeler sa fille Proserpine aujourd'hui ? ou Albumine). Mais c'est justement aussi volatile qu'une bulle de champagne. 

Ce roman se lit, rapidement, facilement et en refermant ce livre, le lecteur se désole : ce n'était que ça. Ce n'est pas encore cette année que je retrouverai le bonheur des premières rencontres avec Amélie.

2 commentaires:

  1. Je te sens déçue. Saluons toutefois la performance de l'auteure : 20 ans que ça dure....

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  2. Oui, je suis déçue. Et depuis quelques années...

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