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mardi 4 novembre 2014

L'Océan au bout du chemin

Wahou, je crois que j'ai autant aimé ce conte de Neil Gaiman que Coraline ! Et comme Coraline, il n'est pas pour les enfants. J'ai retrouvé dans cette histoire l'atmosphère de M is for Magic, avec ses traditions très british, ses personnages fantastiques et sa tension croissante.

Lande Carnac

Notre narrateur revient dans sa bourgade natale pour un enterrement. En se promenant, il tombe sur la ferme Hempstock. Il entre et se dirige vers une mare, cet océan au bout du chemin. Et un épisode de son enfance lui revient en boomerang
A sept ans, notre héros fait face à plusieurs décès : celui de son chaton, Duvet, et celui du locataire de ses parents. Ces événements vont réveiller une créature maléfique et troubler la vie tranquille de ce petit garçon solitaire. Accompagné de Lettie Hempstock, il est plongé dans un véritable cauchemar.

Parlons d'abord des personnages : sans être très caractérisés, ils campent des réalités humaines plus que des êtres singuliers. Et en cela, on est bien dans le conte. Seul le héros anonyme et solitaire s'en distingue un peu. Ce petit garçon qui perd tout, qui ne comprend pas tout ce qu'il voit, qui a tout oublié en grandissant, est terriblement touchant. Et pas niais. Mais il pourrait aussi être n'importe quel adulte qui a oublié le pays imaginaire

Jouant ici encore sur la face cachée des choses, sur les mondes parallèles et les temps oubliés, Neil Gaiman construit un univers où des forces terrifiantes et anciennes entrent en jeu. Ce monde est heureusement protégé par les figures tutélaires de trois bonnes fées, les Hempstock. S'amusant de références mythologiques et littéraires, Gaiman nous offre un très bon cru, teinté de nostalgie

Challenge rentree litteraire

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