Pages

samedi 28 juillet 2018

Terremer

C'est le challenge Pavé de l'été qui m'a donné envie de découvrir enfin ce classique d'Ursula Le Guin. 

Terremer est un monde composé d'îles sur lesquelles vivent des hommes, des dragons et des sorciers. Dans ce cycle de trois livres Le sorcier de Terremer, Les tombeaux d'Atuan et L'Ultime rivage, nous suivons Ged ou l’Épervier, un garçon doué pour la magie. Originaire d'une île de chevriers, il va se former sur Roke pour devenir un sorcier. Orgueilleux et intelligent, il a tout pour réussir mais il délivre une étrange puissance un soir de défis. Une ombre qui ne cessera de le suivre et de l'effrayer... Avant qu'il ne la prenne en chasse. On découvre à travers ce roman initiatique une partie des îles de Terremer et leurs habitants très divers. Et le caractère de Ged se forme à mesure que les épreuves s'accumulent.

On retrouve ensuite Ged dans le second livre, de façon plus anecdotique. C'est Arha, prêtresse des Innommables qui est l'héroïne de cette histoire. Prêtresse Éternellement réincarnée, l'Unique Prêtresse des tombeaux d'Atuan, règne sur le petit monde des tombeaux et de son labyrinthe. Enfant puis adolescente, nous la suivons dans son apprentissage des rites et l'exploration de son royaume dans lequel Ged pénètre pour retrouver l'anneau d'Erreth-Akbe.

Enfin, Ged a veilli dans le troisième livre. Il est désormais Archimage et s'inquiète des rumeurs folles de magie disparaissant et de dragons fous. Il part dans une nouvelle quête avec le jeune Arren, une quête qui les mènera jusqu'au rivage de la mort.

Un cycle de fantasy agréable, dont j'ai apprécié le premier livre, avec le décor campé et les îles si diverses. La magie du lieu repose sur les noms, les noms de la création et les noms anciens qui donnent sens au monde. C'est la connaissance de ces noms et quelques sortilèges qui permettent la magie... et le pouvoir. Intéressantes réflexions également sur les enjeux d'équilibre du monde : 
"Lorsque nous désirons acquérir du pouvoir sur la vie - une fortune inépuisable, l'invincibilité, l'immortalité - alors ce désir devient de la cupidité. Et si la connaissance s'allie à cette cupidité, alors survient le mal. Et c'est à ce moment là que la balance du monde penche, et que le malheur pèse lourd dans le plateau"

"Qui suis-je pour juger les actes des dragons ?... Ils sont plus sages que les hommes. Il en est d'eux comme des rêves, Arren. Nous, les hommes, faisons des rêves, de la magie, du bien et du mal. Les dragons ne rêvent pas. Ils sont eux-mêmes des rêves. Ils ne font pas de magie : c'est leur substance même, leur être. Ils ne font pas : ils sont !"

2 commentaires:

  1. Un cycle dans lequel je n'ose pas me lancer, je ne sais pas, un peu peur d'y trouver par moments le temps long ... Une participation au challenge tout à fait dans mes goûts, en tout cas :) !

    RépondreSupprimer

Pour laisser un petit mot, donner votre avis et poser des questions, c'est ici !