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lundi 12 novembre 2018

Comment les riches détruisent la planète

Ce livre d'Hervé Kempf, qui a plus de dix ans, m'a été recommandé par une amie. Il est toujours actuel, voire plus qu'à sa publication malheureusement. Il traite de la crise écologique et sociale que nous traversons, de façon différente d'un Laudato si' mais le constat est le même : plus d'inégalités, plus de pollution et de moins en moins d'avenir pour les plus pauvres. 

C'est écrit d'un ton alerte, qui se veut non catastrophiste, mais qui l'est tout de même. Quand il est question des modes de vie des hyper riches, d'où passe leur argent, et comment ils répondent à une envie d'autodestruction, c'est moyen rassurant par exemple. Et comment la classe moyenne rêve de ressembler à ces très riches et participent ainsi de modes de vie délétères. Ou quand il est question de comment la démocratie est de plus en plus muselée, on ne peut s'empêcher de penser aux percées d'autoritarisme en Europe... Et ailleurs. 



Bref, le mythe de la croissance est encore au coeur de nos sociétés et risque bien de nous faire couler comme le disait Marie-Monique Robin. Et comme le rappelle Kempf. Bref, rien de bien nouveau pour moi dans cette lecture, sinon un énième appel à sortir du capitalisme libéral qui est décidément un fléau pour la planète - et pour la majorité de ses êtres vivants (hommes compris).

Mes doutes : les sources sont très journalistiques, ce n'est pas hyper rassurant pour moi car je ne sais pas toujours quelles sont les sources de ces journalistes. Même si certains bouquins ne sont pas pour autant plus fiables, on est d'accord.

Le chiffre qui m'a le plus choquée : 
"1 milliard de citadins (sur 3 milliards dans le monde) vivent dans des bidonvilles"

3 commentaires:

  1. Ton dernier chiffre fait froid dans le dos.

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  2. Les inégalités produisent des déséquilibres. C'est une vérité connue au moins depuis Aristote. Malheureusement le monde va sans s'en soucier, sinon ceux qui les subissent. Et je ne suis pas sûr que l'époque soit très ouverte à l'entendre, malgré l'essor d'une véritable sensibilité écologique. Je note ce titre en tout cas qui m'intéresse beaucoup.

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  3. Bonjour Praline, comme on dit, on ne sait pas où on va mais on y va et ce n'est pas folichon. Car quoi qu'on en dise, pour le moment, il n'y a pas de "Plan B" pour que l'humanité s'en sorte. On est des Terriens pas encore des Martiens. Bonne après-midi.

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