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jeudi 3 septembre 2020

L'arbre monde

 J'ai bien d'autres livres de Richard Powers sur ma PAL et c'est finalement par celui-ci, prêté par une collègue, que je le découvre. C'est un bon gros roman choral qui tourne autour des arbres. Roman écologiste et militant, mais pas que. Roman d'initiation, mais pas que. Saga en Amérique, mais pas que.


Au cours du roman divisé en 4 parties - racines, tronc, cime, graines - nous suivons 9 personnages principaux - oui, c'est pas mal de le lire d'une traite pour ne pas perdre le fil. Ils ont en commun un rapport aux arbres et à la nature un peu particulier, que ce soit pendant toute leur vie ou simplement quelques jours de celle-ci. 

Chez les Hoel, c'est un châtaigner qui domine les terres et est traditionnellement photographié chaque mois. Chez Mimi, c'est plutôt le mûrier qui abrite les jeux d'enfant. Et c'est un pin qui lui donne envie de se battre pour les arbres. Adam s'identifie à l'érable planté à sa naissance. Douglas a été sauvé par les branches d'un banian. Ray et Dorothy plantent chaque année des trucs verts dans leur jardin. Pat s'est passionnée pour les arbres sur lesquels elle écrit une thèse qui est ridiculisée. Neelay, codeur de génie, trouve l'inspiration auprès des arbres. Olivia, étudiante à l’affût de toutes les expériences possible, n'a d'abord rien à faire des arbres avant qu'ils ne deviennent sa raison de vivre. 

Bien entendu, certains de ces personnages vont se rencontrer et interagir tandis que d'autres n'entreront en contact avec eux que brièvement ou par des médias interposés. Au centre de la narration, la défense des arbres et de la forêt par des collectifs. Cherchant à faire reconnaître l'arbre comme un vivant et non comme un produit à exploiter, ils utiliseront tous les moyens possibles jusqu'à la désobéissance civile. En parallèle, on apprend sur les arbres et leurs modes de communication à travers les travaux de Pat. 

C'est à la fois actif et réflexif et c'est ce qui rend ce roman si riche quoi que parfois un peu bavard. Foisonnant, à la construction complexe, arborescente peut-être, il mérite la lecture. Et si les personnages s'effaceront de ma mémoire, je ne doute nullement de garder l'arbre et les forêts comme protagonistes de ce livre. 

7 commentaires:

  1. Je n'ai lu qu'un roman de cet auteur qui ne m'avait pas emballé. J'hésite à lire celui-ci.

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  2. Oh tout un roman proche de la nature....mais a reflechir quand meme....trop blabla ne fait pas avancer l'histoire

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  3. Ton avis me rassure un peu, tant on peut lire de tout sur ce roman, qui dans tous les cas n'a pas l'air facile d'accès ; il est sur ma PAL depuis sa sortie poche, mais je n'ai pas encore osé me lancer. Je retiens juste que tu recommandes.
    J'ai lu l'an dernier Le temps où nous chantions, de cet auteur, un bon pavé aussi, mais qui se dévore, et qui a été un énorme coup de coeur. Si cette lecture t'a donnée envie de continuer avec Richard Power, je te le recommande !

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  4. Une construction intéressante... Ca plairait beaucoup à ma mère grignoteuse de pages elle aussi, alors je note pour un futur cadeau... Très bon mois américain ! :-)

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  5. J'aime bien ta description de la construction du roman comme "arborescente peut-être" :) !

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  6. J'avais aimé, mais ce n'est pas mon préféré de l'auteur. Disons que c'est assez barré par moments!

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  7. Hum, je suis dubitative devant la construction...peur de m'y perdre .

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