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samedi 31 mars 2012

Jeanne et Marguerite

Valérie Péronnet nous propose une lecture à deux voix. 

Marguerite vit au début du siècle, à Nice. Elle y rencontre Eugène et ne le quittera plus. 
Jeanne est une contemporaine. Elle rencontre son amour sur internet, le découvre au téléphone et apprend à le connaitre dans le noir.

Ces deux amours sont dramatiques, les guerres viennent faire exploser leur harmonie. 

Je n'ai pas particulièrement aimé ou détesté ce roman, certains passages sont touchants, l'escalade des sentiments est bien décrite. Mais je n'ai jamais éprouvé la moindre empathie pour ces personnages et un intérêt très limité. Le style est beau, épuré. 
C'est un livre qu'on ne voit pas passer. Dommage.  

lundi 26 mars 2012

Le mystère du sarcophage

Comme je garde un excellent souvenir de ma première rencontre avec Amelia Peabody, Praline m'a fort justement suggéré de lire la suite...

Ce troisième tome des aventures d'Amelia se passe quelques années après le premier. On retrouve bien entendu l'héroïne, accompagnée de son beau et viril Emerson... et, surprise, de son fils unique, Ramsès. On ne met pas très longtemps à comprendre que le bougre tient de ses parents, pour notre plus grand bonheur. Buté, futé, espiègle... On ne voudrait pas à l'avoir à garder pour le week-end, mais alors qu'est-ce qu'on s'amuse à lire ses frasques !


Alors qu'Amelia et Emerson se réjouissent de pouvoir enfin repartir en Egypte, avec leur fils, pour y effectuer des fouilles, ils rencontrent un os : au lieu des pyramides de Dachour, qui faisaient pâlir d'envie Amelia, ce sont les ruines de Mazghouna, inintéressantes et déjà fouillées de fond en comble, qui leur sont réservées. Tout cela à cause d'un certain M. de Morgan, directeur du Départment des Antiquités du Caire, qui s'était déjà réservé le site...

Nos héros feront donc contre mauvaise fortune bon coeur, jusqu'à ce que l'arrivée en dahabieh d'une baronne possédant un sarcophage intriguant, qui se fera voler par la suite, réveille les instincts de détective d'Amelia Peabody. Ajoutons à cela des problèmes avec la mission locale, les fouilles se déroulant à quelques kilomètres à Dachour, et nos héros vont se retrouver face à des événements bien difficiles à expliquer calmement... Sont-ils opposés au maître criminel qui a fait assassiner un des marchands d'antiquités du Caire, comme le soupçonne Amelia ? Ou bien tout simplement victimes de mauvaises farces ?

Seule la lecture du livre répondra à cette question, mais comme pour le premier opus, je ne peux que vous en recommander la lecture !

dimanche 25 mars 2012

La femme du premier ministre

Je suis dans ma période Laurence Cossé comme vous pouvez le constater. 

Ce roman raconte la vie des époux Choiseul. Plus précisément, Paris, An II, Louise-Honorine Crozat, épouse de Choiseul, comtesse de Stainville (puis duchesse), écrit depuis sa prison. Elle livre une biographie de son mari et une autobiographie. 

Louise Honorine est toute jeune quand elle épouse et apporte sa fortune à Choiseul. Celui-ci a déjà eu le temps de devenir l'amant de sa soeur et le père d'un petit Antoine Gabriel. La belle voit ainsi le souci récurrent de son mariage se profiler avant même qu'il ne soit célébré : l'infidélité de son mari, son goût pour les femmes et son absence de scrupules.

Louise Honorine nous compte donc la formidable ascension de son époux : diplomate et ministre, il est au coeur des enjeux de son temps : les colonies américaines, la menace anglaise, les jésuites, les physiocrates... Choiseul est un esprit alerte et rigoureux, un bourreau de travail.

Et ce portrait, il est dressé par son épouse, par la romancière et par Choiseul lui-même dont les mémoires émaillent le récit. 

Outre nos deux protagonistes, on rencontre les grands du moment : Louis XV et la Pompadour, La Du Barry,  Mme du Deffand, etc
Et les dernières années à Chanteloup comme un hymne à ce siècle : festivités, invités, débats, jeux et dîners somptueux... Un petit Versailles !

Laurence Cossé nous invite à découvrir et redécouvrir un grand homme sous le regard amoureux de sa femme. C'est un beau roman, qui peut nécessiter un minimum de connaissances historiques et d'attention.
Un charmant voyage dans le temps en bonne compagnie.

Si vous avez des envies de vivre près de la Pompadour, vous pouvez vous plonger dans ceci

samedi 24 mars 2012

J'ai 100 ans et je voudrais vous dire...


... est une longue interview de Soeur Emmanuelle par Jacques Duquesne et Annabelle Cayrol. C'est une biographie par la question. 

Et cela traite autant de la vie de soeur Emmanuelle, de son désir de rentrer dans les ordres, de sa jeunesse folle que de sa retraite chez les chiffonniers du Caire jusqu'à la création de son association.
C'est également plein de considérations sur notre société : l'Eglise, bien entendu, mais aussi la pauvreté des pays émergents, la pauvreté de nos sociétés, la tristesse.
Elle répond toujours avec enthousiasme, dit quand cela lui plait, quand cela lui déplait. C'est très vivant.

Ce qui ressort de ce livre, c'est la force d'une volonté, la beauté d'un amour pour Dieu qui a été partagé aux plus démunis, un dynamisme et une joie devant la vie toujours renouvelée. 

Un très beau témoignage, lui aussi dynamisé par des questions et un véritable échange avec les interviewers. Le type d'expérience qui rappelle combien l'autre est essentiel et qui m'interpelle sur notre relation au divertissement, au futile...

vendredi 23 mars 2012

Nos dernières toiles

Cela fait un bout de temps que nous n'avons pas causé ciné ici. Certains films vont peut-être vous sembler anciens. Je passe le pitch, je vous donne juste notre ressenti. 

J. Edgar
L'Amoureux et moi nous attendions à plus de punch pour le traditionnel C. Eastwood. Le film nous a semblé long, certains passages sur l'homosexualité et le travestissement plus qu'inutiles. Il y a heureusement de belles performances d'acteurs. 
Je m'étonne également des choix d'épisodes mis en avant. N'y avait-il vraiment qu'un petit bonhomme parano réalisant des dossiers sur tout un chacun à la base du FBI ? Et cette affaire Lindbergh ?
Bref, un cru décevant.


La dame de fer
Une biographie étrange de Thatcher, tout en flash back. L'horreur de l'âge, ce drôle de sentimentalisme avec les visions et les confusions entre l'aujourd'hui et l'hier qu'apportent Alzheimer. Meryl étonnante et juste. 
Un bon film. De parti pris évidemment. Mais finalement assez lâche et imprécis sur les actes du ministre... 



Sherlock Holmes : Jeu d'ombres
Robert Downey Jr endosse à nouveau le costume du détective brillant en déduction et observation. Cette fois, le combat contre le mal nous fait voyager en Europe. C'est un film hyperactif qui intègre des séquences en slow motion. Nous avons bien accroché au film, embarqués sans avoir le temps de dire ouf. Mais on retrouve les recettes du premier

Félins
Après avoir approché de très près et caressé guépards et lionceaux en Afrique du Sud, je ne pouvais me refuser le plaisir d'admirer encore ces jolies bestioles. Et le documentaire tient ses promesses en termes d'images, de grands espaces et d'actions à couper le souffle. Par contre, l'histoire et la personnalisation des animaux m'ont semblé trop pesantes. Et les commentaires... Mon Dieu. Cela se résume en quelques phrases : " Attention, ils sont en danger ! ... Leur maman va les sauver... Ils sont très courageux !"

 

Hunger Games
Ahlalala. Nous attendions ce film depuis des semaines. Et il tient bien ses promesses. Certes, l'ambiance n'est pas exactement la même que dans le livre. Katniss y est moins désespérée et plus soutenue dans l'arène. On ne retrouve pas vraiment la sensation de voyeurisme. Et il y a quelques simplifications et coupes franches. Mais c'est tout de même un bon film, plein de rebondissements, qui nous tient en haleine. Et les acteurs choisis ne trahissent pas le livre selon moi.

The Artist
Tellement ovationné ces derniers temps, que rajouter ? Le muet va bien à Dujardin même si l'on se lasse un peu de ses mimiques perpétuelles et répétitives. B. Bejo est pour moi la véritable star de ce film avec une interprétation douce et dynamique.

Detachment
Entre le film et le documentaire. On part du pire : un jeune prof avec une situation familiale hyper tordue. On avance dans le pire : il est prof et le lycée n'accueille que des cas soc'. Bref, c'est complètement déprimant. Est-ce un témoignage, une démonstration, un divertissement ? Pour moi, cela restera un ovni sur le professorat. Et sur les djeuns : violents, pervers, incultes, idiots ou sans ambition... Jolie génération que nous présente ce film. Vive l'art du cliché !

mardi 20 mars 2012

Béatrice et Virgile

Yann Martel propose avec ce roman une étrange histoire, il joue autour de l'holocauste. De ses victimes. De ses bourreaux. 

Il met en scène un brillant auteur, Henry, dont le dernier livre a été unanimement refusé. Celui-ci envisageait de traiter de l'holocauste sur un mode humoristique. Mais il se fait descendre par une assemblée bien pensante. Il décide donc de vivre sans écrire, se divertissant, profitant de ses jours. Il reçoit toujours des lettres de ses lecteurs et l'une d'elle attire son attention. Elle comporte La Légende de Saint-Julien l'Hospitalier de Flaubert avec des passages surlignés et une pièce de théâtre pour deux personnages, Virgile et Béatrice. Ils discutent.

Cette pièce, c'est un peu le En attendant Godot par un âne et un singe. Les deux protagonistes devisent. De l'holocauste. 

Quand l'auteur rencontre le dramaturge, il découvre que les animaux sont des bêtes empaillées et le dramaturge un taxidermiste (certainement criminel).

Etrange conte que celui-ci. Il est à la fois intéressant car il propose un autre regard sur l'holocauste mais il tourne en dérision le sujet, en fait un jeu littéraire et artistique. Cela me gène. Et cette lecture ne propose pas assez de questions selon moi. Elle propose une vision du mal, une réflexion sur celui-ci ainsi que sur l'absurde mais ne les questionne pas vraiment. Donc bonne lecture pour les extraits de la pièce fictive mais hors de la mise en abyme, guère de salut.
A découvrir tout de même.

samedi 17 mars 2012

Le prince de la brume

Je suis tombée sur ce roman à la bibliothèque d'Arras. C. Ruiz Zafon m'avait embarquée lors d'une précédente lecture, je n'ai pas hésité longtemps avant de replonger.

Ce roman est un format court, synthétique, plus enfantin certainement que ce que j'ai lu de lui avant. Les héros sont trois jeunes gens : Max, Alicia et Roland.
La famille de Max vient de déménager de la grande ville vers un village côtier, tranquille. Une maison immense les attend ainsi qu'un jardin. Celui-ci est effrayant : d'étranges statues y ont élu domicile et semblent bouger. La maison elle-même accueille quelque force malfaisante.
Max y est sensible mais ne s'en inquiète pas immédiatement. Il est tout entier dans la découverte du coin, de son nouvel ami, Roland et des fonds marins qui cachent une épave. Sa soeur Alicia n'a d'yeux que pour Roland.

Le grand-père de Roland les introduit à leur ennemi, enfin l'ennemi de Roland, un homme mystérieux, passé pour mort mais qui hante les environs : Mister Caïn ou le prince de la brume.

Une belle histoire fantastique qui reprend le principe du voeu qu'il faut rembourser, de ces dettes qui font vivre les créanciers et leur donnent une vie éternelle... Prenant, pas aussi terrifiant que je ne l'imaginais mais bien ficelé !

lundi 12 mars 2012

Le mobilier national

Tombée sous le charme de l'écriture de Laurence Cossé lors de la lecture d'Au Bon Roman, c'est avec plaisir que je l'ai retrouvée pour traiter avec humour un sujet qui m'est cher : le patrimoine et ses cathédrales. 

Jean-Léger Tuffeau, énarque responsable du Patrimoine au Ministère de la Culture, ne s'en sort plus. Il y a tant à sauver et si peu d'argent dans les ministères. Ses journées l'épuisent sur tous les plans et sa vie personnelle en souffre. Marie-Martine claque la porte en embarquant ses deux filles.
Il faut dire que depuis le dernier dîner chez Sonia, une copine de Marie-Martine, il caresse une étrange idée. Celle de trier les cathédrales françaises afin de supprimer les moins élégantes, les exubérantes, les incomplètes et toutes celles qui ne lui plaisent pas. Le but ultime ? Faire sauter une centaine d'entre elles afin de ne conserver que quelques édifices parfaits et représentatifs. Autant de gagné pour les autres monuments imagine-t-il.
Pour réaliser ce dessein, Jean-Léger va se mettre en quête d'un exécutant. 

Mais Anaïs, sa secrétaire, n'a pas tout à fait les mêmes priorités que son patron...

Un roman qui fait redécouvrir quelques cathédrales, qui montre bien la pauvreté dans laquelle est laissée la culture, qui s'attarde sur un homme obsédé par une idée fixe. Un roman plein d'humour et d'ironie. Un roman qui inquiète un peu : qui sont ces fous qui créent des critères de sélection aussi absurdes sur l'utilité et la beauté des monuments ?
Bref, une lecture plutôt détente qu'une véritable réflexion sur la place du patrimoine.

jeudi 8 mars 2012

Swap Disney ou comment se retrouver entourée de princesses !

Ce midi, je rencontrais Pandagarou pour un charmant déjeuner. Nous en avons profité pour échanger nos colis du swap Disney, organisé par Pimousse. Merci et bravo à vous deux pour ces moments merveilleux. 


Voilà d'abord le contenant de mes paquets, qui répertorie les plus belles princesses de Disney. Aurore n'est-elle pas à croquer ici ? Et Tiana ? Et Ariel ? Bon, elles sont trop choux ! (Je ne me suis pas fait chambrée par mes collègues, ils étaient plutôt studieux et concentrés quand je suis rentrée)

A l'intérieur, de jolis paquets rose-princesse avec petit noeud et jolie boule décorative.


Une fois ouvert cela donne une avalanche de cadeaux plus mignons et touchants les uns que les autres !
En détail, cela donne du côté des livres des belles trouvailles. Figure-toi ma chère Pandagarou que je pars à Londres dans quelques semaines pour voir la comédie musicale Wicked ! C'est extra. Et je vois que Belle nous a inspiré toutes les deux ;) J'ai également feuilleté les fables et je sens qu'elles vont me plaire. Tout comme j'ai hâte de découvrir les princesses rebelles, Once (qui contient les réécritures de Cendrillon, Mulan et Raiponce) et de relire Le magicien d'Oz. En tous cas, un grand bravo pour avoir si bien cerné mes goûts et merci pour ces superbes ouvrages.
On continue avec les objets de papeterie : Bravo pour ces marque pages personnalisés, cette trousse et ces crayons faits main. Les petits carnets vont pouvoir accueillir tous mes secrets ! Et les deux princesses en haut sont des gommes. Trop mimi :)
J'ai également reçu une trousse de beauté pour princesse avec gel douche, vernis, baume à lèvres, paillettes et mascara de fée (avec des jolies plumes). Quelle bonne idée !
Et enfin, voilà de quoi combler la gourmande que je suis avec des jolis chocolats clochette, des palets à la framboise (trop miam ! j'ai déjà goûté, c'était irrésistible) et du thé parfumé.

Comme vous pouvez le constater, Pandagarou m'a gâtée à la folie. Je suis ravie et enchantée de toutes ces surprises ! J'espère que nous aurons l'occasion de nous recroiser, autour des livres, de Disney ou des jeux car j'ai beaucoup apprécié cette rencontre. Encore merci pour ce colis extraordinaire et aussi magique qu'un Disney !
Pour découvrir les surprises de Pandagarou, c'est ici.

mercredi 7 mars 2012

Horus, le petit roi

Merci beaucoup aux éditions Ankama pour ce magnifique petit livre de LiliOum A. L'Amoulen et Félix Moureau !

Ce joli livre très coloré s'adresse aux enfants mais devrait séduire beaucoup de grands. 
L'histoire est celle du petit Horus, le dieu à tête de faucon. Il vit en Egypte avec ses parents, Isis et Osiris. Mais son demi frère, Anubis, ne cesse de l'importuner. S'ensuit une course poursuite que Seth suit attentivement afin de pouvoir piéger son neveu.

Le conte permet de rencontrer de nombreuses divinités égyptiennes, toutes très colorées, aux formes plutôt douces et rondes. Les décors sont fouillés et détaillés, les paysages enchanteurs et contrastés. Le texte apparaît toujours dans un cartouche particulier, en adéquation avec les personnages qui interviennent dans l'image d'en face, sur fond de papyrus. 

C'est donc un très bel objet, qui initie à une mythologie, une civilisation rendue compréhensible pour l'enfant. Et il peut d'ailleurs aller plus loin en découvrant les pages bonus : des explications, des jeux, un coloriage... voilà qui lui fera s'approprier le livre complètement.




Un très très beau livre qui donne envie de collectionner les histoires à venir de ces Egyptoudous. J'attends celle de Bastet/Sekhmet avec impatience, même si je ne suis pas sûre qu'elle soit prévue !! 

mardi 6 mars 2012

Hunger Games 3: Mockingjay


Attention, cet article peut contenir des spoilers !
Rien ne va plus à Panem : après le sauvetage de Katniss et des tributs rebelles prisonniers de l’arène, la révolution contre le président Snow et le capitole a gagné quasiment tous les districts. Le district 12 a été rasé, et Katniss et les survivants du 12 se sont réfugiés dans le district 13, pour enfin prendre part réellement au mouvement dissident. Mais contrairement à ses attentes, on ne demandera pas à Katniss de continuer à se battre sur le terrain, mais plutôt de livrer bataille sur le front médiatique : elle est désormais le « geai moqueur », l’emblème de la révolution. C’est elle que les foules suivent, elle qui les inspire, leur donne le courage de se battre.
Au fil des dénouements, Katniss va se rendre compte qu’elle n’est qu’une fois de plus un pion sur l’échiquier, contrôlé par Snow d’un côté, et les instigateurs de la révolution de l’autre. Forcément, elle va alors s’échapper pour n’en faire une nouvelle fois qu'à sa tête, et changer le cours de la révolution et l'histoire de Panem à jamais.
Le troisième et dernier tome des Hunger Games réussit à surfer sur la vague des deux précédents, et à nous tenir accrochés jusqu’à la fin. Pourtant, on sent comme un essoufflement, un ralentissement du rythme. On est bien loin de la surprise et des découvertes du premier tome. A côté de cela, cependant, on plonge de plus en plus profond dans l’esprit des personnages, jusqu’à découvrir leurs côtés les plus sombres, voire sordides…
Un tome plus noir, plus psychologique, donc, qui vient conclure une série que je ne regrette pas d’avoir commencé ! Merci Praline :)


Le complément de Praline :
J'ai été beaucoup moins transportée par ce tome que par les précédents, je vous préviens.
Je trouve que Katniss et ses phases dépressives ne vont pas ensemble, que c'est un trait presque étranger au personnage, notamment au début de ce tome. D'un seul coup, Gale devient presque insignifiant. Tout un chacun vivote. Bref, c'est aussi fade que la vie dans ce fameux district 13.
Quant à ce que devient Peeta, c'est à la limite de l'atroce...
Enfin, les quelques phases d'action sont de moins en moins crédibles à mesure que le bouquin avance. Et l'héroïsme de Katniss ne semble jamais trouver ses limites. 
Les pages finales ne sont pas non plus transportées par l'espoir. Bref, c'est un tome noir, déprimant, politique et qui colle assez mal avec les précédents...




Le premier épisode
Le second

lundi 5 mars 2012

Hunger Games – Tome 2 : Embrasement

Cher internaute, si tu n’as pas lu le premier tome de la série et qu’il est bien présent sur ta PAL, marque cette honorable page dans te favoris et reviens-y une fois cette tâche accomplie (ouais, en gros, spoiler alert…)

La série de Suzanne Collins arbore des titres dignes de Twilight, me direz-vous !

A la différence près que l’embrasement dont il est sujet ici n’a pas lieu dans le cœur d’une jeune fille s’amourachant de jeunes garçons bien trop pâles pour être honnêtes, mais d’une population entière exaspérée par le régime tyrannique qu’elle subit depuis près de 75 ans. Moi, ça me motive plus :p

C’est donc sur fond de révolte populaire qu’on retrouve Katniss, notre héroïne. Et affirmer qu’elle n’est pas étrangère au mouvement qui anime la population ne serait que peu dire ! Tout ça parce qu’elle a osé tenir tête au Capitole devant le pays entier…

C’est donc sous une pression extrême que la jeune fille va entamer sa tournée de la victoire, en compagnie de Peeta, qui précède les 75e Hunger Games, les jeux de l’expiation, qui seront encore bien plus cruels que les précédents… Et au moment où on l’attend le moins, la vie de Katniss va basculer de façon tout à fait inattendue. Je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir, mais difficile de lâcher le livre à partir de ce moment-là !

Autant vous le dire tout de suite : on passe un très, très bon moment en compagnie de ces héros qui restent bien eux-mêmes (Cinna, tu es mon héros !). Si de ce côté, ça ne se renouvelle pas beaucoup, le ton de ce second opus est radicalement différent. La trame tissée d’intrigues politiques, de jeux de pouvoir et d’amours cachées et défendues rend l’histoire plus grave. Rassurez-vous, le livre comporte aussi son lot de scènes mémorables et cocasses. Et puis l’univers du livre est toujours aussi convaincant, et la mise en scène de Suzanne Collins est digne d’une pièce de théâtre.

Si vous avez aimé le premier, ruez-vous sur le second !


Le petit mot de Praline :
Je crois que je me suis encore plus pris au jeu de ce tome que du précédent. Il prenait une véritable profondeur et une dimension stratégique et politique bien plus marquée. 
Comme le signale L'Amoureux, le retournement de situation est drôlement bien fichu et le suspense reste intact. Il y a un dynamisme dans cette série, je ne vous dis que ça !
Par contre, Katniss sentimentale... bof, bof... Peeta ou Gale, ça sonne un peu faux. 
Des nouveaux personnages, des défis encore plus fous, S. Collins n'en finit pas de nous mener par le bout du nez. Et on en redemande !


La suite est ici

jeudi 1 mars 2012

Pompéi

Voilà un petit livre de Maja Lundgren qu'il faudrait mettre entre les mains des latinistes trop sérieux, histoire qu'ils se souviennent un peu que les romains, c'était plutôt fautes d'orthographe, gribouillis sur les murs et humour sous la ceinture. Le temps de les faire redescendre du piédestal de leur érudition. 

Maja Lundgren fait revivre grâce à quelques graffitis la cité avant le drame de 79.
On y croise plutôt de la prostituée et du gladiateur que du sénateur et de la prêtresse mais c'est plus sympa, non ? Tout commence par ces signes avant coureurs du drame. Puis, après un petit mot sur le Vésuve, sur le garum, sur les métiers plus ou moins nobles de Pompéi, on plonge dans sa vie quotidienne, entre archéologie et imagination.

Actius Annicetus, Methe et Paris sont comédiens. Ils boivent beaucoup dans les tavernes pompéiennes. Amaryllis, c'est l'amie de Methe. Elle est fileuse et fellatrix. Chrestus fait battre les coeurs. Vénus se promène de nuit dans Pompéi et souffle des idées au mortels. Julia s'entiche d'un esclave. Le tavernier empoisonne ses clients, leur propose du vin avec ou sans miel presque frelaté. Maria la chrétienne est changée en chien. Bouboule n'est pas aimé par ses frères. Une statue de Bès disparaît. Une horloge solaire retarde à toutes les saisons. Les chrétiens se réunissent. Et puis, un tigre se ballade dans tout le roman.

C'est à la fois érudit, drôle, et enlevé. Ce roman est à la portée de chacun, il fait voyager dans les rues de Pompéi, invente une histoire à ce peuple disparu et lui donne une voix gouailleuse, familière et touchante.