Joli recueil que celui de Pierre Michon. Que je n'avais pas lu depuis des années ! Au programme, des prodiges en Irlande puis dans les Causses, contés par une belle plume, qui fait ou non des liens entre les différentes histoires.
Ferveur de Brigid : une jeune convertie qui veut voir le Christ.
Tristesse de Columbkill : comment un moine militaire déclenche la guerre pour gagner un livre magnifique, celui des psaumes.
Legerete de Suibhne : un roi simple, qui part en guerre contre frère de son abbé, Fin Barr. Qui le tue et est maudit.
Barthélémy Prunières : anthropologue, c'est sa dernière nuit.
Saint Hilère : Un ermite, à la recherche de Dieu et du diable.
Enimie : Fille de Clotaire, On lui adjuge un prieuré près du Tarn.
Simon : il réinstalle une communauté à Burle, il découvre un squelette avec une chevelure noire et veut savoir qui c'est. Il faut chercher son nom ! C'est Enimie
Santa Enimia : Récit de la vie de cette sainte par Simon, peut-être, une lépreuse soignée par Dieu.
Bertran : gardien des sceaux de l'évêque de Mende, il traduit la vie de la sainte pour récupérer les terres de Burle.
Seguin : Un capitaine qui ravage le pays
Antoine Persegol : il est ivre, il défend le roi à une époque où la république manie bien le fer.
Edouard Martel : il découvre des grottes, le spéléologue nomme la dernière, gigantesque.
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lundi 20 janvier 2020
vendredi 28 novembre 2014
Maîtres et serviteurs
En faisant un petit tour dernièrement dans un challenge tombé en désuétude, le Challenge 'Au bon roman', j'ai croisé ce titre de Pierre Michon. Et j'ai découvert qu'il s'agissait de trois textes sur la peinture et les peintres. Il ne m'en fallait pas plus pour l'ouvrir.
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| Watteau, Pierrot, 1718 |
Et là, j'ai d'abord rencontré une plume. Une belle langue, des phrases longues, travaillées, d'abord hésitantes avant de trouver le mot juste et précis. Des phrases qui, immédiatement, suscitent des images. Et puis, j'ai suivi des personnages, des peintres, à travers des regards divers, celui d'une pauvre femme, d'un curé, d'un narrateur ironique. Le premier est Goya, ce peintre que l'on voit gravir les échelons de la gloire, jusqu'à un tête à tête avec la peinture de Velasquez. Le second est Watteau que le curé de Nogent, Charles Carreau, nous conte. Modèle pour le Pierrot de Watteau, il a pu observer le peintre et ses désirs pour les femmes, toutes les femmes. Le dernier est Lorentino d'Angelo, disciple de Pierro della Francesca. Un homme qui n'a jamais percé, dont la peinture a été oubliée. Un très pâle reflet de son maître (que l'on ne croise qu'aveugle et décrépit).
A travers ces trois (quatre en comptant della Francesca) portraits de peintres, plus littéraires et imaginaires qu'historiques, Pierre Michon s'interroge sur ce qu'est un peintre et sa création. Il décrit des gestes, des manières de faire, de trouver un sujet ou un modèle. Il montre aussi la vanité de ces hommes et de leurs créations (et à ce titre, "Fie-toi à ce signe" (oui, Constantin ne nous quitte plus) est le plus explicite). Une belle rencontre, qui ne sera certainement pas la dernière avec cet auteur.
Publié par
Praline
à
07:43
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