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mercredi 6 juillet 2016

Le pays de la liberté

Ken Follet n'est décidément pas ma tasse de thé. Bien sûr, comme avec le précédent, je me suis laissée prendre par son aventure, mais j'ai été plus qu'agacée par ses personnages, par les rebondissements et par la langue. 

Le plot ? Nous sommes en Ecosse à la fin du XVIIIe siècle dans une zone où l'on exploite du charbon. Pour les Hallim et les Jamisson, rien n'est plus naturel que d'avoir des mineurs, réduits à l'esclavage, pour les enrichir. Sauf que l'un d'eux (et forcément, c'est notre héros, Mack) sait écrire et penser. Il a ainsi appris que cet esclavage pouvait être illégal. Quand il le proclame le dimanche à l'église, ça passe moyen auprès des maîtres. Et ça donne envie à Lizzie Hallim d'aller faire un petit tour à la mine. Lizzie, c'est la casse-cou qui sait tirer mieux qu'un homme, qui est curieuse, qui se déguise pour accéder à ses désirs, qui a envie de jouir. Bref, pas trop le style qui plait aux mecs tranquilles. Et c'est bien entendu les aventures de Mack y Lizzie que nous suivons, de l'Ecosse en passant par Londres jusqu'en Virginie. Je n'en dis pas beaucoup plus. Pour les curieux, la quatrième de couv' est un bon spoiler.

Alors, pourquoi ça m'a agacée ? En premier lieu pour la langue plate. Effort zéro. Ensuite pour les stéréotypes: les descriptions des héros, de leur corps, de leurs désirs... Ils sont forcément trop beaux, trop musclés, trop sensibles, trop intelligents, trop parfaits malgré leurs conditions terribles (l'un est esclave et l'autre est une femme). Enfin, pour la façon sans surprise dont tout se déroule toujours chez Follet : tu sens trop venir l'auteur. Bref, ça aurait pu me plaire en lecture de vacances mais après toute cette belle littérature anglaise, c'est décevant. 

Canaletto, Londres

mercredi 11 mai 2016

Le vol du frelon

Et non, toutes les histoires de résistance ne se passent pas en France. Avec Ken Follet, on part au Danemark. La moitié des bombardiers anglais vont par le fond de la mer du nord. À Londres, Churchill, entouré de ses agents, tente de ne pas désespérer. Mais chaque jour l'Angleterre est plus isolée. Il semblerait que les nazis aient une machine quelque part sur la côte qui permet de repérer les avions. C'est dans ce contexte qu'Hermia, danoise travaillant pour les alliés, met sur pied un réseau de résistance. Il s'agit d'abord de faire passer des informations sur la vie en pays occupé. Puis la mission prend une autre ampleur, ce sont des informations classées secret défense qu'il s'agit de faire passer à Londres. Poul, Harald et quelques autres s'engagent dans cette dangereuse affaire (avions inside!).

Ce roman, plein de rebondissements, est une lecture plaisante. On ne voit pas passer les 600 pages de ce roman historique. Bien que peu fan de les histoires qui se déroulent pendant la Seconde Guerre Mondiale, j'ai aimé partir au Danemark en 1941. Par contre, le style de Ken Follet est toujours aussi plat, j'ai été plus tenue par l'intrigue et par les personnages (quoi que peu caractérisés mais attachants tout de même) qu'autre chose.

J. Villon, soldats en marche

lundi 4 janvier 2010

Un monde sans fin


Suite des Piliers de la terre, ce roman de Ken Follet peut être lu indépendamment du premier tome car les références à ce dernier sont faibles. Les personnages des Piliers de la terre sont cités à titre d'exemple, comme des personnages mi-historiques, mi-légendaires, dont chacun se targue de descendre. Il est même plutôt préférable de ne pas connaitre le premier livre si l'on souhaite apprécier ce roman. En effet, ma lecture étant assez lointaine, j'ai pu, sans trop d'ennui lire les 1500 pages de ce pavé. Cependant, des réminiscences des Piliers de la terre se faisaient jour régulièrement et les similitudes avec le scenario de ce livre étaient parfois pesantes. Le schéma choisi par l'auteur est très similaire à ce premier tome. Voici donc mon premier regret : l'absence d'originalité.

De quoi s'agit-il ? A Kingsbridge, prieuré médiéval, quatre enfants se rencontrent : Ralph, Gwenda, Cartis et Merthin. Ce sont eux, et particulièrement Caris et Merthin, que nous suivons pendant leur vie au XIVe siècle. Ralph est écuyer et destiné à la carrière militaire. Gwenda est fille de voleur et paysanne sans le sou. Merthin est un charpentier et bâtisseur. Caris est fille de marchand de laine. Chaque catégorie sociale se veut représentée car l'on croise des laïcs et des religieux, des hommes et des femmes, des serfs, des moines, des bourgeois, des évêques ou des rois. Autour de ces personnages, des réseaux se créent, des luttes pour le pouvoir et l'indépendance s'installent... Vous vous retrouverez bientôt avec une trentaine, voire plus, de personnages secondaires.
Hélas, cette fresque pâtit de deux défauts à mes yeux : elle est répétitive donc sans nouveauté (avec les Piliers de la terre et en elle-même) et caricaturale (vous n'apprendrez pas grand chose de neuf sur le Moyen Age, c'est un répertoire des idées reçues et les personnages ont un caractère tranché et constant, c'est manichéen au possible). Notez également quelques scènes obscènes absolument gratuites. 
Qu'est-ce qui fait l'intérêt de ce livre ? L'histoire est assez prenante quoique parfois longuette, la peste introduit un élément de hasard et de peur, les personnages et les intrigues donnent envie de connaitre la suite (sorcellerie, guerre, religion, amour ou haine, voyage et commerce). Mais ne croyez pas que son épaisseur égale son érudition, bien au contraire anachronismes ne sont pas loin !
Merci au livre de poche pour cette lecture. J'ai tout de même passé de bons moments avec Caris dans cette cathédrale, avec Merthin dans Kingsbridge, avec Ralph en France ou en Angleterre (même s'il m'agaçait souvent prodigieusement). Seule Gwenda ne me touchait vraiment pas.

Voir la bande-annonce du livre Un monde sans fin sur Liwreo.com

dimanche 10 décembre 2006

Les piliers de la terre

C'est le premier roman de Ken Follet que je lisais, et il fut un peu décevant !

C'est un pavé qui retrace l'histoire des habitants d'un comté anglais au XIIe siècle. On y croise Aliena et Richard, enfants du comte de Shiring, Tom le batisseur et sa famille, le prieur Philip et l'évêque Waleran, une sorcière et des rois... Le nombre de personnage est assez important et diversifié de même que les points de vue narratifs. L'action se déroule essentiellement en Angleterre mais il arrive aux personnages d'aller jusqu'à Saint Jacques de Compostelle. Les intrigues : luttes de pouvoir, construction de cathédrales, sorcellerie (peu), guerre, amour, complots, vengeance... Un assortiment vaste pour un livre aux allures d'épopée.

Hélas, l'auteur semble avoir cédé à la facilité en écrivant un roman pseudo historique, aux caractères très caricaturaux et aux rebondissement assez prévisibles. Ce qui tient en haleine, c'est certainement les retournements de situation constants et la vitalité de l'écriture. Quant au style, il est assez quelconque...