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jeudi 7 février 2013

Le chat aux yeux jaunes

Attention, ce livre est le troisième tome d'une série de Brussolo. Je vous préviens parce que je l'ai lu sans lire les précédents... et ce n'est pas gênant du tout. 

Le plot : Mickie Katz est décoratrice et membre de l'agence 13 (dont on ne sait pas grand chose, cela doit être expliqué dans les livres précédents. Mais bon c'est du style détectives et trucs pas clairs). Sa nouvelle mission : redécorer la demeure d'une ancienne star du petit écran, Peggy McFloyd. Celle-ci vit dans une grande baraque (isolée, bien sûr) où elle recueille des artistes oubliés du cinéma.
Mickie commence par se renseigner sur la star de "Beloved first lady" avant de découvrir sa cliente. Il y a des histoires de vitriol, d'espionnage etc... Le lecteur commence à sentir le truc louche (mais sympa, qui fait des petits frissons).
Et Mickie rencontre Peggy dans une maison où le temps s'est arrêté en 1965 et où la série 'Beloved first lady' est toujours tournée par de vieux acteurs masqués...
Drôle d'ambiance. Et puis, l'ennemi parait. Il balance du vitriol et tue beaucoup en quelques jours. Mickie se lance à sa recherche.

Franchement, Brussolo m'avait habituée à mieux. L'histoire retombe comme un soufflet, on n'a même pas le temps de sentir monter l'angoisse. Une déception. 

mardi 1 mai 2012

La main froide

Dorana n'a pas la vie qu'elle méritait. Il n'y a pas si longtemps, alors qu'elle était mannequin à succès pour les plus grandes marques de mode, elle a été séduite par Adam Smart, directeur de banque. Adam lui a offert la vie qu'elle désirait : maison sur les collines de Beverly Hills, escapades en jet. Convaincue par son mari d'abandonner son métier, elle a compris au bout de quelques années que tous les avantages dont elle bénéficiait pouvaient prendre fin du jour au lendemain : Adam n'est pas riche, simplement cadre de sa banque, en charge de la sécurité du lieu. Non vraiment, Dorana n'a pas eu la vie qu'elle méritait. Elle s'est même bien fait rouler.

Dan non plus n'a pas la vie qu'il méritait. Imitateur de génie, l'homme aux cordes vocales en caoutchouc, capable d'imiter n'importe qui ou n'importe quel son, connu à travers tous les Etats-Unis, a dû abandonner la scène du jour au lendemain, traqué par les hommes de main d'un sénateur ayant peu apprécié l'imitation qu'il avait faite de lui.
Un jour pourtant, Dorana Smart s'approche de Dan, alors au fond du gouffre, pour lui proposer de prendre sa revanche, leur revanche : utiliser les talents d'imitateur de Dan pour ouvrir le coffre de la banque de son mari, qui ne fonctionne qu'à la commande vocale, et rafler les 2 millions de dollars qui s'y trouvent.


Ce que Dan ne sait pas encore, c'est qu'en plus de la voix de Smart, ils vont devoir se procurer... sa main, qui devra être combinée à la phrase-clé dictée par la voix d'Adam Smart. Ce qu'il ne sait pas non plus, c'est que Smart s'est depuis peu entiché de Dust, un ex-chien policier, à l'intelligence hors du commun, infaillible et sans pitié quand il s'agit de défendre son maître...


Pour ce premier Brussolo, Praline a encore fait un très bon choix :) L'ambiance de la plupart des scènes est extrêmement bien rendue, on s'imagine très facilement aux côtés des héros à Vegas, au Mexique ou à Beverly Hills. L'intrigue quant à elle est bien ficelée, le livre est rythmé, et l'on s'attache beaucoup à ces criminels de bas étage comme vous, comme moi, qui vont se laisser embarquer dans une histoire qui les dépasse. Il est particulièrement difficile de décrocher des dernières pages ! 

mardi 2 août 2011

Mange monde

Sorry pour l'absence de messages chers lecteurs mais le déménagement des meubles aura été plus rapide que celui d'internet.

Brussolo est toujours sympa entre deux livres pour se remettre d'une lecture dense par exemple. Ici, drôle de scénario encore une fois.


Le héros est un artiste. Mais son art est très particulier comme vous allez le comprendre.
Voyageant sur un vieux bateau rouillé avec son fils, un horrible gamin malsain, pervers et laid et sa femme, il est chargé de donner aux îles un caractère. Car le monde est noyé. Ne subsistent que des îlots, des atolls. 
Que s'est-il passé ? 
Enfant, Mathias a dû fuir. Sa mère, sculpteur de son état, était spécialisée dans l'ornement des villes, femmes plantureuses représentant l'abondance et autres horreurs. Mais un drôle de phénomène les fait sans cesse reculer dans les terres : les falaises s'effondrent, grignotées, le monde tremble toujours plus fort. Des pans entiers de régions disparaissent, noyées. La clameur populaire parle d'un monstre, le Mange monde, qui se nourrit des continents. De quoi s'agit-il ? Je préfère vous laisser la surprise. 
Toujours est-il que depuis, la France est un ensemble d'îles, sans identité. Et que le sculpteur et architecte doit redonner à chacune une forme plus nationale : taillée en hexagone ou retrouvant dans le jardin de Mme Unetelle le climat méditerranéen tandis que son voisin cultivera des vergers normands. 
Un boulot ingrat.
Son rêve : retrouver un île étrange où les enfants nés pendant la catastrophe ont gardé le crane mou, incapable de se former à cause de la tremblote permanente dont était affligé le monde. Façonner chaque jour des visages et des hommes.

Un Brussolo que j'ai trouvé perché mais très imaginatif, un peu court, qui aurait mérité de poursuivre la dystopie. Pas mal !

mardi 14 juillet 2009

Les emmurés


Voilà le petit Brussolo que m'avait envoyé Rose ! Alors comme toujours, je suis emballée par le début de l'histoire et je trouve que la seconde moitié tourne court.

L'histoire est celle de Jeanne, journaliste, qui vient de se faire refiler un boulot inintéressant parce qu'elle a raté (volontairement) une interview. Cette belle jeune femme aime fréquenter les bad boys et s'en tire souvent avec des bleus... qu'elle préfère cacher à ses interviewés. Résultat : elle doit vivre dans une maison où des crimes ont eu lieu 15 ans plus tôt et pondre un dossier à sensation pour son journal. L'architecte du bâtiment a en effet emmuré bon nombre de ses locataires dans les murs du sixième étage de l'immeuble. Jamais il n'a été arrêté. Jeanne, hermétique à la peur, sent pourtant une drôle d'impression la parcourir lorsqu'elle emménage. Que cachent les murs ? Quels systèmes l'architecte a-t-il mis au point pour enlever ses victimes ? Jeanne remonte des pistes et interroge tous les habitants. Pierrot, fils de la concierge, l'aide dans son enquête et entreprend de lui faire visiter chaque partie de l'immeuble. L'enquête avance jusqu'à ce que notre journaliste se montre un peu trop casse cou et découvre les secrets du bâtiment.

Comme je le dis plus haut, le suspense et l'atmosphère fantastique sont très bien installées au début du livre. Puis tout bascule et la fin se révèle finalement simple et décevante. Mais l'atmosphère initiale fait vraiment froid dans le dos !

lundi 18 mai 2009

La princesse noire


Voilà mon dernier Brussolo. Il ressemble pas mal au précédent puisque l'héroïne y est encore une jeune fille douée de ses mains, Inga, qui ne se plie pas à la société dans laquelle elle évolue. Son père était viking et elle a grandi avec ses histoires tandis que sa mère tentait d'imposer le christianisme à sa famille.

Inga est enlevée lors d'une razzia viking et vendue comme esclave à la princesse noire. Cette dernière recueille les enfants abandonnés et les élève dans son château. Mais elle a besoin d'aide pour venir à bout de cette troupe. Surtout qu'il existe deux groupes bien distincts... tous deux aussi effrayants car ces enfants ont tous un handicap et des vices. Pourquoi la princesse noire fait-elle cela ? Où son mari a-t-il disparu ? Les villageois les plus proches s'interrogent et font courir les rumeurs les plus folles sur cette femme mystérieuse. Sans compter qu'une bête semble ravager les troupeaux et exterminer les enfants.

Un Brussolo médiéval, encore. Inspiré des légendes vikings, il n'en demeure pas moins assez classique dans sa forme et répète un schéma bien connu : fausses pistes, éclairages fantastiques et rationnels, renversements de situation. Pas un grand roman.

samedi 25 avril 2009

Pélerins des ténèbres


Il y a des jours où vous n'avez pas envie de lire autre chose qu'un livre entraînant, facile et un peu flippant. Vous pensez : Brussolo ! En fouillant dans les bibliothèques, vous tombez sur ce titre.
 Le début vous emballe : un moine erre à moitié fou sur les chemins du pèlerinage de saint Gaudémon. Ce martyr, peu connu et regardé de travers par l'inquisition, a été écartelé. Mais il a "rembobiné" le temps et s'est reconstitué devant les yeux effrayés de Caligula et de la foule. Le chemin qui mène au lieu du martyre serpente dans les montagnes. Beaucoup ne reviennent jamais de cette expédition mais elle est d'autant plus valorisée qu'elle est difficile (les voies du salut sont terriblement masochistes).
Cependant, il semble que ce pèlerinage prenne des allures étranges. Ne serait-il pas habité par le diable ? Pour s'assurer de cela, les moines du village le plus proche envoient une espionne, Marion, une fille du pays, peu soupçonnable, qui perd son temps à sculpter des ex-voto alors qu'elle rêve de tailler une belle statue. Mais c'est le travail des hommes, et de son père, pas le sien. Lorsqu'elle part avec la mission de tailler un saint Gaudémon, c'est la crise (et c'est pas très crédible, mais c'est une autre histoire) !
Pour tout dire, la première partie est assez folle. On s'enfonce dans la montagne avec des appréhensions, chaque nuit apporte son lot de peurs. Mais à la moitié du livre, quand le pourquoi du comment est dévoilé et qu'une seconde aventure commence, on ne peut qu'être déçu. Quoi, ce n'était que ça ?!
Et la dernière phrase du livre montre juste que notre héroïne est complètement à la masse. Vous l'avez compris, ce n'est pas le meilleur cru de Brussollo.

mardi 23 septembre 2008

Conan Lord, carnets secrets d’un cambrioleur


Londres, après guerre. Conan Lord signe ses crimes au diamant sur vitres et miroirs. Ce prince des monte-en-l’air n’a jamais été pris et crée autour de lui une légende. Les hypothèses des journalistes se multiplient. Ils sont loin d’imaginer que ce personnage est un groupe de trois rescapés d’un cirque : Peggy, ancienne dompteuse, Tiny, l’homme-enfant, et Seth, l’homme obus.

L’affaire à laquelle ils s’attellent est difficile. Il s’agit de récupérer un tableau gardé dans la grande maison Shelton, ancien lieu de réunion de tous les aristocrates oisifs des années 20. C’est dans cette société toujours imbibée d’alcool ou de drogue qu’eut lieu une série d’assassinats particulièrement effrayants : des femmes de chambres décapitées, dont la tête était posée dans le jardin et le corps assis sur une chaise, les mains sur un abécédaire. Les deux suspects principaux se sont entretués devant un témoin, qui a pu apprendre du mourant l’identité du coupable. Cet homme a choisi de se taire. Avant de mourir, il peint un tableau donnant la clé de l’énigme. C’est ce tableau, qui a porté malheur à tous ses propriétaires, qu’il faut dérober. Le trio s’apprête à découvrir les secrets de la maison Shelton.

Un brussolo qui joue sur le rationnel et l’irrationnel, qui aime les retournements de situation, les fausses pistes. Un bon cru qui fait frissonner !

vendredi 13 juin 2008

Baignade accompagnée


Hier, pas le moral, pas d'envie, pas de livre super en route (et c'est un peu pareil ce soir, ces semaines m'épuisent). Mon regard éteint s'est posé sur ma PAL. Désespoir, tant de livres et aucun titre qui ne me fait vibrer là maintenant. Puis en fouillant un peu, je tombe sur un Brussolo. Pourquoi pas ?

Et une heure plus tard, je sombrais dans un sommeil sans rêves, heureuse d'avoir pu finir mon thriller. Autant annoncer la couleur immédiatement, ce n'est pas le meilleur et on retrouve quelques thèmes chers à l'auteur. Mais il m'a accompagnée et sortie de mon ennui, il n'est donc pas totalement mauvais. Et il rejoint un peu le concept de livre doudou évoqué par Fashion. Sauf qu'il ne s'agit pas d'une valeur sûre mais du refuge d'un soir.

Et l'histoire dans tout ça ? Peg (héroïne des Enfants du crépuscule que j'ai lu il y a bien longtemps et dont je ne retiens qu'une maison de poupées, visiblement effrayante (mais pourquoi ?). Il faudrait analyser ce qui terrifie tant dans ces édifices, ne m'étant moi même jamais remise d'une visite à celle (disparue) du jardin d'acclimatation dans mes (très) jeunes années) vit en Floride (désolée pour les parenthèses, j'en reviens donc à Peggy), exploite un disneyland sous marin, une épave 100% plastique avec personnages figés à la manière de Pompeï (grande classe!) qu'elle fait visiter (en plongée) à des touristes. C'est là quelle découvre un curieux tube rempli d'un liquide transparent. Son copain, Brandon, en quête de sensations fortes, se renseigne sur cet étrange contenu et le teste. En outre, mentionnons le club des dévorés vifs, groupe d'hommes mutilés par des requins qui souhaitent se venger de leur infirmité en torturant un spécimen. Le rapport avec Peggy ? Elle arrondit ses fins de mois en surveillant un aquarium où nagent les sales bestioles. Tout est en place. La fragilité de Peg, la perversité des Dévorés, la bêtise de Brandon... et la drogue qui semble intéresser beaucoup de monde. Un peu d'angoisse, une ambiance (et un sujet) proche du Sourire noir, mais pas de cauchemars pour moi. Se faire un peu peur... délicieux frisson...

dimanche 23 septembre 2007

Le sourire noir


Argh... Je deviens plus qu'acro au ténébreux Brussolo ! Mon dernier achat : Le sourire noir.

Sarah est une ancienne ronde, elle a commencé à prendre un produit amincissant, Amazing Diet, pendant ses vacances. L'effet est rapide et étonnant. Trop rapide d'ailleurs. Et puis, elle devient insensible à la douleur, elle se sent surhumaine, elle n'a plus peur. Et elle commence à écrire un livre... Malheureusement, ses vacances prennent un tour dramatique.

Sarella, célèbre auteur de la série Conan Lord, est appelé sur les lieux pour donner des cours de création littéraire... enfin, c'est ce qu'il croit. Les étranges événements auxquels il assiste vont le pousser bien malgré lui à s'investir dans la recherche du créateur d'Amazing diet, dit aussi sourire noir, un savant fou nommé Horroway.

Un livre prenant, encore complètement dingue, plein de rebondissements. Satire efficace de la Californie... et des auteurs de romans policiers.

mardi 11 septembre 2007

Hurlemort


Cette contrée sauvage, village perdu, effacé des cartes et inaccessible, encerclé par la forêt menaçante, est sans maître. Depuis deux ans, les paysans attendent le retour de chasse de leur seigneur. Parmi eux, Céline, la marquée. Cette jeune fille est mise à l'écart de la communauté car il est sûr qu'elle lui portera malheur. Pays de superstition, où les dieux antiques menacent le christianisme, la magie hante cet étrange endroit. Cependant, l'isolement des villageois est menacé. Il faut se mettre en quête du baron dont les origines restent si mystérieuses. N'est-il pas lié aux loups qu'avait soumis son père ? La forêt l'a-t-elle avalée ? Céline part à la recherche du chevalier, guidée par les légendes des troubadours, transformant chaque aventure en quête. Mais à son retour, il lui faudra affronter un adversaire plus mauvais que la forêt, un moine terrible et fanatique...

Un Brussolo médiéval, moins prenant que d'habitude, plus lent et moins angoissant. Mais un bon moment, la forêt est particulièrement fascinante.

vendredi 13 juillet 2007

La fille de la nuit

Un autre Brussolo. Un Brussolo de détente un peu avant les vacances. Comme souvent, l'auteur entraîne son lecteur dans une recherche trépidante, manie le retournement de situation et campe des personnages étonnants, sans compter les apparitions, les rêves et les fantasmes qui peuplent ses univers. Les personnages, parlons en, souvent assez caricaturaux, aux traits stylisés, des profondeurs psychologiques sondables... mais psychopathologiques. Les personnages de Brussolo ont souvent des problèmes incroyables, on est toujours à la limite de la SF... et parfois en plein dedans !

Ici, c'est Jane Doe (nommée ainsi par la police) qui erre à la frontière de ses souvenirs, à la lisière de son imagination. Trouvée presque morte, une balle dans la tête, la jeune femme est soignée et tente de retrouver sa mémoire disparue avec un morceau de son crane. Lorsqu'elle quitte l’hôpital et rejoint le monde "normal", elle se rend compte qu'elle ne devait pas être une femme ordinaire... Alors, tueuse en série pourchassée ? victime ? complot de la CIA et enregistrement sécurisés, les pistes se mélangent mais montrent bien en Jane Doe une professionnelle du déguisement, de la dissimulation, de la méfiance... et du meurtre.

jeudi 17 mai 2007

La fenêtre jaune

Brussolo... voilà le genre d'auteur qu'il vaut mieux éviter de lire trop souvent sous peine de devoir interrompre le travail en cours. Heureusement, le dernier opus croisé se lit très vite et mes révisions n'en ont été que peu perturbées. Et maintenant, petite mise à jour de mes dernières découvertes !

Dans ce roman, polar et SF se mêlent sur fond de désert californien. Cassidy part à la recherche de son frère et de son fiancé, disparus sans laisser de trâces... mais un horrible désordre - sans parler de la saleté - dans leur maison de location. Elle entreprend de ranger ce gourbis afin d'y trouver des indices. Autour de la maison, rien, si ce n'est une longue piste où les fanas d'extraterrestres se livrent à toutes sortes d'élucubrations : une étrange fenêtre jaune apparaît certaines nuits. De celle-ci, des hommes vêtus de scaphandres descendent parfois mais vieillissent subitement. Convaincue que les deux hommes ont franchi cette fenêtre, Cassidy se lance également dans l'aventure. Ce qui se trouve de l'autre coté... sera révélé aux futurs lecteurs de ce livre !