Affichage des articles dont le libellé est Eco (Umberto). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Eco (Umberto). Afficher tous les articles

lundi 6 août 2018

Le musée, demain

C'est un tout petit ouvrage qui rassemble des articles de Umberto Eco et Isabella Pezzini sur l'avenir du musée. A vrai dire, je n'ai rien appris de fou en lisant cet ouvrage et j'ai même trouvé les idées peu originales.

 Les deux articles sont intitulés : "Le musée du troisième millénaire" et "Sémiotique du nouveau musée".

Umberto consacre une bonne partie de l'article à l'histoire des musées et des collections, entre archivage et exposition, entre sacré et profane, entre œuvres et architecture tandis qu'Isabella s'attache plus au présent. J'ai noté quelques éléments. Mais je trouve l'ensemble très condescendant !

"Moi, collectionneur de livres anciens [...] je suis heureux d'en posséder tant, mais chaque visite n'est consacrée qu'à un seul, et quand j'y touche, je remonte au temps de sa découverte. C'est ainsi qu'on échappe au syndrome de Valéry, en connaissant l'histoire publique et privée de tous les individus d'une collection"
"L'objectif vertueux des premiers musées est de soustraire l'objet à la possession individuelle et au circuit commercial pour le transformer en bien inaliénable réservé à tous les citoyens. Mais, en devenant démocratique, le musée crée rapidement un public qui souffre, d'une façon moins culte et plus instinctive, le syndrome de Valery [...] Quelques années après leur création, ces instruments d'information et d'éducation étaient devenus des lieux de pèlerinage admiratif pour les curieux qui avaient bien du mal à comprendre ce qu'ils voyaient". 
"Le triomphe du container sur les oeuvres n'est pas seulement un phénomène de notre époque. J'imagine que les premiers visiteurs du Louvre, musée arraché à la famille royale, y entraient, non pas tant pour admirer les oeuvres d'art, que pour mettre les pieds, pour la première fois, dans le palais jusqu'alors interdit au peuple"
"Trop d'oeuvres, chacune différente des autres, toutes fatalement hors contexte, fatiguent les yeux et l'esprit. Mais un itinéraire qui me conduirait à entrer véritablement dans une oeuvre, ferait de cette visite au musée une expérience mémorable"
"Le musée met l'accent sur son caractère d'idole métropolitaine, capable de conférer une grande reconnaissance à des lieux en quête d'une identité perdue ou qui comptent devenir ou redevenir un point de référence pour les masses touristiques et cosmopolites des voyageurs de la société de loisirs"
"Il envisageait le nouveau musée comme un espace public total"
"Un espace public caractéristique d'une époque où le spirituel et la consommation sont inextricablement liés"

Ce qui est chouette, c'est que ça m'a permis de replonger dans "Le problème des musées" de Valéry mais l'ensemble reste décevant :

"Je suis dans un tumulte de créatures congelées, dont chacune exige, sans l'obtenir, l'inexistence de toutes les autres [...] C'est un paradoxe que ce rapprochement de merveilles indépendantes mais adverses, et même qui sont le plus ennemies l'une de l'autre, quand elles se ressemblent le plus [...] L’oreille ne supporterait pas d’entendre dix orchestres à la fois. L’esprit ne peut ni suivre, ni conduire plusieurs opérations distinctes, et il n’y a pas de raisonnements simultanés. Mais l’œil, dans l’ouverture de son angle mobile et dans l’instant de sa perception se trouve obligé, d’admettre un portrait et une marine, une cuisine et un triomphe, des personnages dans les états et les dimensions les plus différents ; et davantage, il doit accueillir dans le même regard des harmonies et des manières de peindre incomparables entre elles [...] Mais notre héritage est écrasant. L’homme moderne, comme il est exténué par l’énormité de ses moyens techniques, est appauvri par l’excès même de ses richesses. Le mécanisme des dons et des legs, la continuité de la production et des achats, – et cette autre cause d’accroissement qui tient aux variations de la mode et du goût, à leurs retours vers des ouvrages que l’on avait dédaignés, concourent sans relâche à l’accumulation d’un capital excessif et donc inutilisable"


mercredi 19 août 2015

Histoire des lieux de légende

Je crois que c'est d'abord la couverture qui a attiré mon attention. Ce paysage brumeux aux plantes luxuriantes. Et puis, bien entendu, le nom d'Umberto Eco n'a fait que confirmer mon envie de découvrir cet ouvrage. 

Abondamment illustré et bien documenté, il se propose de suivre l'évolution de lieux mythiques dans notre imaginaire et dans les textes qui ont véhiculé leurs histoires. Suscitant crainte ou envie, ces endroits ont été recherchés par des explorateurs et des aventuriers. Ce ne sont pas des lieux romanesques mais plutôt des lieux légendaires, dont certains ont pu croire qu'ils existaient ou avaient existé. Ainsi, le royaume du Prêtre Jean est une de ces contrées fabuleuses dont les princes souhaitaient conquérir les richesses. Il est aussi question de ces lieux comme l'Atlantide dont on ne sait dire s'ils ont existé ou de ces lieux existants qui véhiculent une légende comme Gisors et ses templiers...

Voici les terres qu'explore Umberto Eco, à grand renfort de cartes et d'illustrations : 

1. La terre plate et les Antipodes
2. Les territoires de la Bible
3. Les territoires d'Homère et les Sept merveilles du monde 
4. Les merveilles de l'Orient, d'Alexandre le Grand au Prêtre Jean
5. Le Paradis terrestre, les îles Fortunées et l'Eldorado
6. L'Atlantide, Mu et la Lémurie
7. Thulé et l'Hyperborée
8. Les migrations du Graal
9. Alamut, le Vieillard de la Montagne et les Assassins
10. Le pays de Cocagne
11. Les îles de l'utopie
12. L'île de Salomon et la Terre australe
13. L'intérieur de la Terre, le mythe polaire et l'Agarttha
14. L'invention de Rennes-le-Château
15. Les lieux romanesques et leur vérité

Il est absolument fascinant d'explorer ce livre et les croyances des hommes. A la lumière des cartes et des textes, on redécouvre le monde et ses terrae incognitae avant l'ère des satellites. Pourquoi l'Orient ou le centre de la terre n'auraient-ils pas caché des contrées fabuleuses ? Quelles sources ont inspiré les explorateurs ? Quels hommes ont inventé des contes et des secrets ou interprété des symboles qui ont transfiguré certains lieux ? 

Table de Peutinger

Ce livre est une mine d'informations sur ces sujets légendaires et fait voyager le lecteur bien au-delà de ses terres ! Il donne aussi envie de se plonger dans le fameux Dictionnaire des lieux imaginaires d'A. Manguel et G. Guadalupi. Bonne nouvelle, il est sur ma PAL !


mardi 19 août 2014

Construire l'ennemi et autres récits occasionnels

J'aime Umberto Eco, ses romans érudits quoi que prétentieux, ses essais intelligents, sa plume... Alors je ne peux résister lorsque je vois qu'il publie un nouveau livre. Ce dernier est un recueil de conférences et articles écrits dans les années 2000. Il rassemble des textes sur la littérature, l'histoire, les sciences et l'histoire des sciences, la géographie, etc.

De quoi ça cause exactement ?

Victor Hugo par David d'Angers

Construire l'ennemi 

Qui est ton ennemi ? Un pays peut-il exister sans ennemi ? Est-ce un autre peuple, à l'extérieur ou à l'intérieur d'un état ? Est-ce simplement l'autre ?
C'est le texte d'appel du recueil et certainement le plus ancré dans notre actualité. Il analyse plutôt justement la paranoïa des pays en paix et la violence des conflits récurrents.  

Absolu et relatif 

Êtres contingents, nous avons besoin de penser un absolu. Comment définir ce terme ? Est-ce qu'il existe encore un absolu ? Ou finalement, tout est-il relatif ? Qu'est-ce que le relativisme ? Une introduction au sujet, ancrée elle aussi dans notre temps.

La flamme est belle 

A partir des écrits de Bachelard sur le feu, U. Eco nous parle d'un élément en voie de disparition.

Délices fermentées 

Sur Camporesi, historien et anthropologue intéressé par la cuisine et le corps. Un monsieur qui parle du goût du chocolat !

Les embryons hors du paradis 

La position de Saint Thomas d'Aquin sur l'embryon et notamment la question de savoir à partir de quand l'âme intègre le corps.

"Hugo, hélas !" La poétique de l'excès 

Analyse des écrits d'Hugo et des caractères des personnages, notamment dans 1793 et L'Homme qui rit.

Astronomies imaginaires 

De la connaissance de la terre et des étoiles avec de jolies cartes historiques.

Je suis Edmond Dantès ! 

Ou du roman feuilleton et du procédé de l'agnition.

Il ne manquait plus qu'Ulysse 

De la réception critique de cet ouvrage de Joyce lors de sa publication. Pas très positive voire carrément violente !

Pourquoi l'île n'est jamais trouvée 

Sur la découverte des îles, leur disparition, leur instabilité sur les cartes avant l'ère du satellite. Un très beau voyage ! Peut-être même mon préféré. On parle de navigateurs qui contournent l'Australie sans jamais la voir, d'îles mouvantes, de rivages jamais atteints...

Réflexions sur WikiLeaks 

A quoi sert un diplomate aujourd'hui ? Existe-t-il encore des secrets d'état ? Une courte réflexion qui m'a fait penser à La transparence et la vertu.

Bref, un ensemble très varié de textes qui sont plus ou moins liés à l'actualité. Décidemment, U. Eco a un mot à dire sur tout ce qui l'entoure ! 
Et est-ce intéressant ? Pour moi, ce sont des bases de réflexion plus que des réponses à digérer comme telles. 

samedi 29 décembre 2012

Le cimetière de Prague

J'ai le regret de vous annoncer que j'ai eu l'impression (très désagréable) de perdre mon temps en lisant ce roman d'Umberto Eco

Ce n'est pourtant pas dans mes habitudes. J'avais adoré Baudolino, La mystérieuse flamme de la reine Loana ou Le nom de la rose
Mais là... pff. 


Simonini est le détestable héros du Cimetière de Prague. Ainsi qu'un mystérieux abbé Dalla Piccola.
La présentation de Simonini le rend d'emblée antipathique. Il n'aime ni les juifs, ni les jésuites, ni les allemands, ni les francs maçons, ni les femmes... En fait, il n'apprécie que les plaisirs de la table. Et les intrigues, comme on le découvre pendant tout le roman.
Né à Turin au milieu du XIXe siècle, notre héros suit l'épopée de Garibaldi avant de sévir à Paris. Là, il vend ses services d'espion et de faussaire au plus offrant, traversant sans encombre l'Empire, la Commune ou la République. On le suit dans les machinations et les faux qui donnent naissance au Protocoles des sages de Sion. Il croise Dumas, Taxil et Dreyfus. Il distille haine et meurtres.
Bref, on a envie de tout sauf de l'écouter. Et il est bavard pour notre malheur. 

Ce que je garderai de ce roman : le côté roman feuilleton et ses illustrations.
Ce que je regrette : un racisme et un antisémitisme choquants pour le lecteur d'aujourd'hui (mais certainement moins au XIXe siècle). Une érudition mal contrôlée : ça devient du tartinage et le roman en pâtit. Une ironie (?) trop fine, comment prendre du recul par rapport à ce livre ? 
Et le pire de tout : j'ai l'impression de n'avoir rien découvert et de n'avoir pris aucun plaisir à cette lecture. Je connaissais pas trop mal le cadre historique. Je n'ai jamais réussi à apprécier le héros ou à m'intéresser à sa curieuse perte de mémoire. Le style même m'a semblé pénible.
Une grande déception...

vendredi 21 novembre 2008

Six promenades dans les bois du roman et d'ailleurs


Umberto Eco est mon ami en ce moment. J'enchaine ses essais !

Celui ci concerne la littérature. Il s'agit d'une publication faisant suite à une présentation pour Harvard. Dès l'introduction, Eco se place dans la filiation de Calvino, ce qui n'est pas pour me déplaire. Eco s'amuse à analyser les mécanismes de narration : temporalité raccourcie ou dilatée, personnages, narrateur-auteur qui se cache derrière mille masques... Par exemple, un texte ne dit pas tout à son lecteur. Si l'on parle de carrosse, il parait évident qu'un cheval le tire. L'auteur s'amuse à créer des textes très détaillés qui diraient absolument tout au lecteur puis convient que c'est impossible. Il mentionne régulièrement Sylvie de Nerval qu'il analyse finement. Les rapport entre réalité historique et romanesque sont également mis sur le grill : D'Artagnan retrouvera-t-il son chemin ?

Belles conversations que celle d'Eco ! Un petit livre qui semble technique mais qui est très abordable et foisonne d'exemples plaisants.

lundi 17 novembre 2008

Histoire de la beauté


Pour tout vous dire, je prépare un petit exposé sur l'évolution des canons de beauté chez les hommes et j'avais besoin de quelques documents. J'en ai profité pour dévorer cet ouvrage fort passionnant d'Umberto Eco qui réunit textes littéraires et œuvres d'art. Le propos général est chronologique.

De façon très succincte, la beauté antique est synonyme de bonté. Le corps parfait répond à des proportions idéales, c'est une harmonie qui reflète l'harmonie de l'univers.

Au Moyen Âge, la beauté est signe de sainteté ou de divinité, elle est présente dans la variété des couleurs et dans la lumière. Vers le XIIIe, son sens évolue, elle devient vice et ruse. La beauté est diabolique.

La renaissance renoue avec l'idéal des proportions.

Avec le XVIIe, le corps parfait s'arrondit chez les femmes comme chez les hommes. Les critères du beau deviennent plus subjectifs... Du coup, il y a la beauté du sublime et de la mort, des passions et de la terreur au XIXe siècle à laquelle s'oppose la beauté du luxe et de l'opulence victorienne.

Avec le XXe s, la beauté peut être reproduite, diffusée. C'est la naissance du sex symbol !

Et ce n'est qu'un avant gout, le tout est très bien illustré et commenté. Pour ceux qui cherchent des idées, c'est un livre à offrir.

vendredi 31 octobre 2008

La guerre du faux


Umberto Eco regroupe dans cet ouvrage des articles qu'il a publié dans divers journaux. Les sujets sont également variés : les musées de cire et autres reproductions plus vraies que nature nous apprennent beaucoup sur certains musées californiens, proches du parc d'attraction. Ceux-ci exposent des personnages de tableaux en 3D, la cène de Vinci est mise à toutes les sauces, et surtout, chaque œuvre est contextualisée... L'ensemble parait psychédélique !

La seconde partie s'interroge sur les possibilités d'entrer dans un nouveau moyen age actuellement : une crise, des mouvements de population, des épidémies... un scénario de science fiction qui peut faire frémir !

Il traite aussi des sectes et autres recherches mystiques plus ou moins inquiétantes, des phénomènes de foule autour du sport, du spectacle permanent des médias, du prix des choses et de leur sens (Pourquoi Casablanca (le film) bouleverse-t-il les foules ?), de notions philosophiques ou théologiques... 

Bref, un petit ouvrage éclectique contenant des pistes de réflexion intéressantes et pertinentes quoi que datant un peu.

lundi 25 février 2008

Le nom de la rose


uand, adolescente, j'ai voulu lire ce livre d'Umberto Eco, j'ai fait une erreur et emprunté le Roman de la rose en bibliothèque. Déçue au début puis séduite par ce vieil ouvrage, je l'ai acheté récemment afin de le relire. Quant au nom de la rose, il traînait dans ma pal depuis quelques années mais jamais je n'avais pris le temps de l'ouvrir. C'est donc pour répondre au challenge le nom de la rose et au choix d'une lecture historique pour le club des théières que j'ai dépoussiéré cette œuvre.

Au XIVe siècle, temps de crise pour l'Église, temps difficiles pour les hommes, une abbaye bénédictine résonne de crimes étranges : Adelme d'Otrante a été retrouvé mort. C'est l'ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, désigné par l'abbé, qui cherche le coupable, accompagné du jeune Adso, simple novice et narrateur de l'histoire (sans parler des précautions d'Eco qui multiplie les intermédiaires entre l'auteur, le traducteur, le copiste et le narrateur du manuscrit "original"). Guillaume est un moine franciscain, acquis aux idées de Bacon, présent dans l'abbaye pour une rencontre entre les partisans des ordres mendiants guidés par Michel de Cézène et la délégation papale comprenant le redoutable Bernard Gui. En réalité, lutte d'influence entre le pape Jean XXII et l'empereur germanique Louis IV. Voilà le fond historique, en gros. En réalité, Eco se réfère en permanence à des événements contemporains, des personnages réels, des opinions, des hérésies et des débats théologiques du moment. C'est une oeuvre érudite et très documentée (latinistes, vous trouverez de quoi vous mettre sous la dent, jubilate et gaudete !). Pour tout dire, la théologie est un peu absconse parfois.

Introduits par des petites phrases annonciatrices comme je les aime, 7 jours d'enquête, de rencontres avec les moines, d'échanges et de morts violentes, rythmés par les services religieux. L'abbaye même est-elle vraiment protégée du péché et de l'hérésie ? rien n'est moins sûr lorsqu'on sait les meurtres qu'elle dissimule... et ses moines restent des hommes, soumis aux tentations et aux péchés tels que l'orgueil, la luxure ou l'envie. Les peurs millénaristes ne sont pas loin et l'abbaye semble être le lieu où s'accomplissent les prédictions de l'apocalypse.


Le point culminant de l'abbaye, lieu gardé secret et interdit aux non-initiés ? la bibliothèque, bien sûr ! Lieu du savoir, orgueil des moines, elle scelle un fond incroyable de livres venus de tout le monde connu, recopiés par les moines dans le scriptorium et consultés sous sévère surveillance. La bibliothèque est le lieu clef de cet endroit : un secret semble y être caché. Nul n'a le droit d'y pénétrer excepté le bibliothécaire, Malachie. Guillaume est donc d'autant plus tenté de la visiter qu'elle est le seul endroit interdit par l'abbé. La bibliothèque est presque un personnage, un monstre vivant, terrifiant et charmeur, labyrinthique, presque une légende. C'est un lieu composé comme un microcosme. On s'y perd beaucoup, on y apprend énormément. Y découvrira-t-on le fin mot de l'histoire et la raison de ces crimes sanglants ? A vous de voir...


Ce livre est dense et prenant (difficile à résumer ai-je trouvé). C'est à la fois un roman historique qui traduit efficacement et intelligemment les hésitations du XIVe siècle, entre retour à la pureté et à la pauvreté, inquisition et obscurantisme, quête de nouvelles voies, curiosité et soif de compréhension. C'est aussi une quête philosophique et religieuse pour Adso. Voilà un roman qui donne envie de lire Borges (qui inspira le dessein de la bibliothèque) et d'en apprendre un peu plus sur ce siècle.