samedi 20 janvier 2007

Les masques du héros

Juan Manuel de Prada dont j'avais tant aimé La vie invisible m'a ici déçu. Il faut se méfier des quatrièmes de couverture :

"Pour Fernando Navales, tous les moyens sont bons pour sortir de la pauvreté et connaître la gloire littéraire, en particulier plagier les oeuvres de Pedro Luis de Gálvez, poète et bohémien, qu'une misère noire accable. Toutes les grandes figures des premières décennies du siècle espagnol accompagnent la lutte sans merci que se livrent Navales et Gálvez, dans une fresque impitoyable où abondent prostituées et mendiants, anarchistes et criminels, peintres et poètes.
Avec ce premier roman, Juan Manuel de Prada a fait une entrée fracassante dans la littérature espagnole. Par sa puissance narrative, par son sarcasme dévastateur et son ambition littéraire, il s'est imposé d'emblée comme un magnifique écrivain, le plus inventif et le plus surprenant de sa génération".

En réalité, le lecteur suit fernando Navales dans les bas fonds de Madrid, y rencontre des littérateurs oubliés et peu fréquentables, des amours vénales, des politiciens anarchistes et des crimes sans nombre. Ce livre n'est pas ininteressant, la fresque des premières années du XXe siècle est vive et ses couleurs sont violentes. Cependant, le ton trop cru, le rythme narratif sauvage et la laideur du héros dégoutent et écoeurent vite. Un livre dont on sort pour respirer et dont on ferme les dernières pages avec un soupir soulagé.

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