jeudi 8 septembre 2011

Djamilia

Oserez-vous lire un roman dont Aragon déclare qu'il s'agit de la plus belle histoire d'amour ? N'auriez-vous pas peur de ne trouver que fadeur et tristesse dans vos prochaines lectures ? A vrai dire, c'est un peu ce qui me retenait d'ouvrir ce livre d'Aitmatov. Et puis j'ai pris mon courage à deux mains !

Tout commence par un tableau dans un atelier. Un tableau qui rappelle au peintre sa jeunesse. Et qui nous conte presque l'origine de sa vocation.

Notre peintre était le petit dernier d'une famille russe. Cette famille, composée de deux mères, un père et plusieurs enfants, vit dans un kolkhoze. Cette polygamie vous intrigue ? C'est simplement histoire de ne pas laisser une veuve seule. Elle doit alors épouser un homme de la famille. Bref, deux ménages vivent l'un avec l'autre, en bonne harmonie. Sauf qu'il ne reste plus beaucoup d'hommes, les fils de la maison étant partis sur le front. Reste donc, Djamilia, bru de la deuxième épouse. Vive, avec son caractère, elle fait le bonheur de tous ceux qui la croisent.
D'ailleurs, notre petit narrateur, Seït, en est plus ou moins amoureux.

Parmi les joies du kolkhoze, il existe l'impossibilité de refuser un travail pour la collectivité. Djamilia, Seït et un soldat blessé, Danïiar, ont donc pour rôle d'amener les sacs de grain à la gare. Ce n'est pas un travail de femme ou d'enfant mais il n'y a plus d'hommes...
Le soir, sur le chemin du retour, ils chantent. Ou plutôt, Danïiar chante. Et Djamilia change...


Courte histoire que celle-ci, concentrée en quelques mots, quelques situations essentielles. Belle histoire sur la liberté et le choix, l'amour aussi, peut être...

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