mercredi 19 mars 2014

Une collection de trésors minuscules

Merci aux éditions Belfond pour l'envoi de ce roman de Caroline Vermalle, tout à fait charmant avec son petit marque page personnalisé, sa couverture et sa tranche bayadères. 

Le plot ? Attention, voilà un pseudo Da Vinci Code girly... Frédéric Solis, avocat et collectionneur de tableaux impressionnistes (scènes de neige uniquement), a tout pour être heureux. Il est sexy, il côtoie des stars... et il vient d'hériter. Sauf qu'il reçoit une carte au trésor et des billets de train et de musées (Orsay et Giverny). Étonnamment, l'avocat se prend au jeu et remonte les pistes proposées, risquant ainsi sa carrière. Sa secrétaire, Pétronille (non mais franchement, quel prénom !), trouve d'autres indices. Tous deux remontent jusqu'à l'enfance de Frédéric. 

Ce roman, plein de bons sentiments et de toiles impressionnistes (la formule magique), plaira beaucoup, je n'en doute pas. Il semble d'ailleurs bénéficier de critiques très positives sur les blogs. Hélas, je n'ai pas réussi à l'apprécier. Pour tout un tas de raisons. D'abord, parce que le numéro d'inventaire de la Pie de Monet n'est pas RF 1984 64 (ça c'est un Redon) mais RF 1984 164. Non mais ! Et puis ce roman est facile, de bout en bout. Il est bourré de bons sentiments du type "l'argent ne fait pas le bonheur", de personnages clichés, sans nuance : le voyou repenti, la fille douée qui n'a pas confiance en elle, l'avocat sans cœur qui retrouve la simplicité, les frères farceurs, la soeur en or... Ne parlons pas de l'Impressionnisme, on risquerait de se fâcher. Le tout est construit comme une chasse au trésor sans grand intérêt ni suspense. Et je ne parle pas du style léger, plat et sans imagination (j'ai tout de même noté quelques rares exceptions). Bref, un aimable roman d'amour et d'amitié qui ne révolutionne pas le genre, qui ne heurtera personne (il y a des gays et des hétéros), qui fera joli dans votre bibliothèque et que vous oublierez certainement très vite. Après, il suffit de savoir ce que vous attendez d'un livre ! 

Sisley, Les bords du canal à Moret-sur-Loing, 1892, Nantes

12 commentaires:

  1. Je ne suis pas allée jusqu'à vérifier le numéro de La pie, mais tu as raison, il faut que les détails soient justes! ^_^
    Moi je suis bon public, je marche bien dans ce genre d'histoires feel good, et ne suis pas la seule. OK, ce n'est pas Proust (que j'adore par ailleurs!) mais j'aime Caroline Vermalle et son univers .

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    1. Sans parler de tous les monuments que l'on peut voir depuis l'appart de Frédéric sur l'île Saint-Louis, c'est juste impossible. Pour moi, ça n'a pas fonctionné cette histoire.

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  2. Bon, tu n'as pas aimé et tu le dis, c'est bien aussi ! ;-) Je ne l'ai pas lu pour ma part, je n'ai lu que le premier roman de l'auteure, un bon moment.

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  3. Dommage que tu sois passée à côté... mais bon, on ne peut pas tout aimer.

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    1. Heureusement ! ça permet de ne pas tout acheter en librairie ;)

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  4. Tu es le premier billet mitigé (voire négatif) que je lis sur ce roman qui me paraissait aussi très "gentillet".

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    1. Oui, c'est très très gentillet, voire niais.

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  5. Le coup du numéro d'inventaire est imparable : du bluff ! On dirait bien que cette fois, Caroline Vermalle et sa com' bloguesque n'ont pas frappé à la bonne porte... (et j'ai vérifié, ton flux n'était plus le bon...)
    Sandrine, en direct de la gare Montparnasse ;-)

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    1. Et puis tout est comme ça dans ce livre qui véhicule des clichés sur Paris, sur les Impressionnistes, etc.
      Ravie d'avoir passé du temps avec toi ce vendredi et à très vite !

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  6. Je l'avais noté pour une petite détente d'été ;-) Du coup j'attendrai de tomber dessus en bibiothèque ;-)

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