dimanche 20 décembre 2009

La Bohème

Voilà un autre opéra dont j'aurais dû vous parler depuis longtemps. Superbes décors à Bastille pour un opéra dont l'histoire n'est pas folle. Un peu à la manière de la Traviata finalement.
Rodolfo et Marcello vivent dans une mansarde parisienne avec des amis. Ils sont artistes, poète et peintre. Ils sont donc fauchés. Mais ils aiment. Rodolfo rencontre Mimi, sa voisine. Marcello retrouve Musette, son ancienne maitresse attirée par un riche et vieux protecteur. Les deux couples sont célébrés mais Musette et Marcello ne s'aiment que dans la dispute, Rodolfo et Mimi les imitent. Il faut dire que Mimi est malade et que Rodolfo la chasse pour qu'elle trouve un homme capable de a soigner. Le tout se termine tragiquement, bien entendu.


Outre les décors du Paris XIXe, cet opéra m'a plu par bien des aspects. Ses airs bien connus, les voix masculines (décidément, je suis fan), Nathalie Dessay... Une très bonne soirée !

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 19 décembre 2009

Les expos de la Cité de l'architecture



Il y a tout d'abord l'exposition Gillet dans la rotonde. C'est une petite expo qui présente les projets et réalisations d'un architecte durant les trente glorieuses. Attendez-vous à voir pas mal de béton.
Parmi les projets détaillés : le pavillon de la France à l'exposition universelle de Bruxelles en 1958, le projet d'hotel à Orsay et les projets urbains, les prisons, et les construction religieuses comme Royan. C'est une expo dossier, qui présente maquettes, dessins et photos. Elle n'intéressera peut être pas tout le monde car elle est assez austère, à l'image des réalisations de l'architecte.

Et il y avait le Grand Paris, qui est maintenant en balade je ne sais trop où. Les projets d'urbanisme pour la capitale étaient présentés dans des tipis. Chaque groupe expliquait son projet lors d'un petit film. A l'intérieur, maquettes, photos ou textes tentaient de redéfinir un image du nouveau Paris. Les points récurrents : l'optimisation des transports et du temps de déplacement, la nécessité d'ouverture vers les banlieues ou la création d'un Grand Paris morcelé en structures égales et indépendantes, l'intégration aux villes nord européennes, la place de l'espace vert et de la nature etc. Parmi les originalités : le port de Paris au Havre ou la condensation de la capitale en un bloc unique. Un débat actuel dont les éclairages et les réflexions diverses annoncent des changements et une modernisation indispensable.


Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 18 décembre 2009

L'hiver indien

Merci à chez les filles pour l'envoi de ce roman de Frédéric Roux. Et désolée pour le retard !
J'ai l'impression d'avoir lu des chroniques de ce roman un peu partout et elles étaient dans l'ensemble très positives. Pour ma part, je n'ai pas aimé. L'histoire m'a difficilement accrochée, les personnages, tous plus dégénérés les uns que les autres, m'ont semblé caricaturaux à l'excès, la narration se traine, les dialogues sont souvent desespérants et vulgaires. Bref, je ne suis pas du tout convaincue.

Quant à l'histoire, c'est celle d'une communauté d'indiens, tous plus bizarres et peu recommandables les uns que les autres (obsédés, violents, alcooliques, voleurs ou violeurs...). L'un d'eux, Stud, sort de prison et rassemble ses compagnons autour d'un projet un peu fou : chasser la baleine, comme le faisait leurs ancêtres. Bien entendu, l'idée révolte les copains des animaux. Et le petit bled de Neah Bay devient rapidement très actif. Journalistes et défenseurs de causes diverses débarquent. Faut-il privilégier les traditions du peuple colonisé ou les baleines ? Le roman se focalise souvent sur l'un des personnages, de façon épisodique, sans fouiller réellement son histoire ancienne ou lui donner une projection future. Tout reste au présent.
Pour conclure, le roman se termine en queue de poisson sans qu'on ait réellement approché un cétacé. Frustrant !

Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 17 décembre 2009

Tout est illuminé

J'avais adoré ma précédente rencontre avec Safran Foer. Ici je suis beaucoup plus déçue, je n'ai pas réussi à m'intéresser à ce livre. Je pense que le jeu entre les narrateurs et le style m'ont surtout rebutée. L'un des personnages, Alex, est en effet le traducteur du héros et parle assez mal, cette hésitation est bien rendue par un discours haché. Et ce genre de style fait que je n'ai absolument pas réussi à m'intéresser aux personnages. C'est très étrange d'avoir un coup de cœur pour un auteur et un ressenti si négatif sur un autre de ses livres.

Alors, de quoi ça parle ? L'histoire se déroule entre les 18e et 20e siècles en Ukraine et Amérique. C'est une histoire de famille avec un épisode important pendant la 2e guerre mondiale et la vie quotidienne du village au 18e. C'est pour revivre ces épisodes que le héros américain, qui porte le nom de l'auteur, se rend en Ukraine. Il veut retrouver une femme qui a sauvé sa famille. Il est accompagné de son interprète et du grand père de ce dernier... et du chien. En gros, il y a le récit de ce voyage, les lettres d'Alex, le récit par le héros de la vie du village aux deux époques...
L'histoire même ne m'a pas semblé d'un interet fou d'où peut être mon manque de motivation. Quant à la construction, l'auteur joue sur la mise en abyme et sur les différents temps de l'histoire.

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 16 décembre 2009

Un oiseau blanc dans le blizzard

Kat est une adolescente de l'Ohio. Elle vit dans une banlieue à la Desperate Housewives avec sa mère et son père. Enfin avec son père car sa mère a disparu. Nous suivons Kat pendant trois ans, jusqu'à ce qu'elle retrouve sa mère. Que se passe-t-il pendant trois ans ? A vrai dire, pas grand chose car Kat est toujours tournée vers son passé. Elle revit son adolescence avec sa mère qui ne cessait de critiquer son poids. Elle regrette ce temps où Phil, son copain, l'embrassait et la touchait encore. Elle analyse la triste vie de sa mère, dans sa petite maison trop propre avec son époux grossier.
Mais ce qui compte ici n'est pas tant l'histoire insignifiante de cette adolescente aux cauchemars affreux que l'ambiance malsaine et mystérieuse qui monte en puissance. De petits détails interpellent.

Kat semble tout d'abord pareil à ces autres héroïnes de Laura Kasischke, sans sentiments, sans morale, froides. Mais ce n'est pas vraiment ça. Elle déteste sa mère et ses horribles piques, donc elle éprouve quelque chose. Elle s'interroge. Elle est sujette à une crise de larmes, à des cauchemars récurrents, à une certaine nostalgie.
Encore une fois, Kasischke nous entraine dans un univers lissé mais moisi de l'intérieur, où la mort, la décomposition et les détails malsains affleurent et perturbent l'équilibre général. On est ici proche d'A moi pour toujours... et j'aime bien ça !

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 15 décembre 2009

Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates


Voici un livre que toute la blogo ou presque a chroniqué !
De janvier à septembre 1946, Juliet Ashton écrit beaucoup. Rien de plus normal, elle est écrivain. Pendant la guerre, elle publiait des chroniques regroupées en un livre. Mais avec la fin de la guerre, pas d'inspiration pour Juliet... Enfin, jusqu'à ce qu'elle reçoive une lettre de Dawsey, un habitant de Guernesey qui a trouvé un de ses livres. Sa lettre l'intrigue car elle émane d'un lecteur novice mais vite tombé amoureux des belles lettres et membre d'un curieux club littéraire (susnommé dans le titre). Il n'en faut pas moins pour que Juliet s'intéresse au groupe et à la petite ile.
Ce roman épistolaire de Mary Ann Schaffer et Annie Barrows plante un décor optimiste de l'après guerre et revient sur les horreurs de celle-ci. Il campe des personnages sympathiques quoiqu'assez caricaturaux. Pour tout dire, ce n'est pas un coup de cœur, c'est une lecture qui n'est pas désagréable mais qui ne change pas ma vie. Je n'ai pas eu particulièrement envie de lire les livres fétiches des membres du club pas plus que l'histoire de Juliet ne m'a spécialement emballée. Quant à la question de la crédibilité de l'ensemble, je comprends assez mal les histoires sentimentales du roman, mais ce n'est pas le plus important...
Sentiment mitigé et déçu, donc... Et style passable.

Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 14 décembre 2009

Istanbul

J'ai eu la chance en septembre dernier d'assister à la conférence d'ouverture d'un cycle à Harvard. C'est Orhan Pamuk qui nous parlait du roman et de sa construction, du roman comme paysage. Un homme qui dit que son roman préféré est Anna Karénine ne pouvait que m'intriguer. Bref, après cette conférence, j'ai eu envie de découvrir ce nobel.

J'avais dans ma PAL ce titre. J'ai donc attaqué par cet axe. Il ne s'agit pas ici réellement d'un roman mais d'une autobiographie de l'auteur et de sa ville. En effet, ce livre ne s'interesse qu'aux années de formation de l'auteur, de sa petite enfance à sa vie d'étudiant. Le paysage d'Istanbul et du Bosphore est omniprésent. En outre, Pamuk revient sur les visions des écrivains de sa ville. Entre anecdotes vécues et visions oniriques d'Istanbul, Pamuk disparait derrière l'image d'une cité qu'il parcourt. D'origine bourgeoise aisée, il vit avec sa mère et son père qui cohabitent mais dont les différences s'exacérbent. Peu d'exotisme dans cette histoire, cette famille est très occidentalisée. On croise Pamuk à l'école, puis étudiant en architecture, dessinateur et peintre amateur. C'est un livre riche et poétique, sur lequel plane l'ombre de la mélancolie et le gout de la littérature : les visions d'Istanbul sont aussi nombreuses que les auteurs qui l'ont traversée.
A découvrir ! Quant à moi, je lirai des romans de cet auteur car je pressens là un prochain coup de coeur.

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 12 décembre 2009

La ville morte


J'ai vu cet opéra de Korngold depuis un bout de temps ! Mais je n'avais pas eu le temps d'en parler. Alors, la petite histoire : Paul pleure sa femme depuis des années. La chère disparue hante son quotidien. Il ne sort plus et caresse la chevelure de son aimée, Marie, à longueur de temps. Ses amis s'en inquiètent. Un jour, il tente une sortie dans Bruges. Il y rencontre une femme, qu'il confond avec Marie. Est-elle revenue ? Paul l'invite chez lui. Elle se montre jalouse de la morte. Paul brule de désir pour cette danseuse, Marietta. S'ensuit un étrange mélange entre opéra et opérette : une histoire psychédélique entre cette femme et le héros. Jalousie, fantôme de l'aimée, crise de conscience du héros... La mise en scène proche du cirque complète cette impression d'étrangeté. C'est vraiment très spécial. Mais l'opéra lui même donne une impression malsaine. Mais c'est un très bon moment musical et vocal !

Rendez-vous sur Hellocoton !

vendredi 11 décembre 2009

Stardust

Tristran Thorn est un jeune homme tout ce qu'il y a de plus normal. Il vit dans le village de Wall et est amoureux de Victoria, comme tous les garçons du coin. Un soir, il lui promet d'aller chercher une étoile filante. La belle accepte. Tristan va donc être obligé de rejoindre le pays des fées qui est séparé de son monde par un mur. Ce mur ne peut être franchi que par des êtres magiques mais la naissance de Tristan est liée à la rencontre de son père et d'une créature de l'autre pays. Donc Tristan passe.

Et là commencent les aventures ! Heureusement pour lui, Tristan a deux atouts : il sait se retrouver partout où il va (et il sait où est tombée l'étoile) et il rencontre des personnages toujours prêts à l'aider ou à lui rendre service. Il faut dire que Tristan a le dévouement pour religion, c'est un brave garçon.
Hélas, il n'est pas le seul à poursuivre l'étoile. Une puissante sorcière et une famille de princes vont lui mettre quelques bâtons dans les roues.
Un beau roman de Gaiman, que je continue à découvrir avec joie ! Un seul reproche, je l'ai trouvé moins drôle que d'autres et moins surprenant, mais peut être suis-je en train de m'habituer à ses histoires ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

jeudi 10 décembre 2009

Festin de miettes


Merci au Livre de poche pour ce livre de Marine Bramly.
Sophie, la narratrice de ce livre, quitte sa petite vie pépère du jour au lendemain quand Deya, son amie d'enfance, lui fait signe. Oscillant entre souvenirs et récit du présent, l'histoire de Sophie et Deya n'est pas très claire. Les deux fillettes étaient inséparables, Sophie, petite bourgeoise négligée par ses parents, vivant chez Deya. La famille Rausboerling est une riche famille parisienne aux membres fantasques. Deya vit chez sa grand mère tandis que sa mère cherche un amant... et le trouve en la personne d'un beau sénégalais qu'elle suit en Afrique.
Deya et Sophie grandissent donc ensemble jusqu'à une brutale rupture après le bac. Que s'est-il passé pour que tout change ainsi ? Et que cherche Sophie en revenant vers Deya, abandonnant tout derrière elle ? Le secret est gardé jusqu'à la fin, après un parcours entre Paris et l'Afrique.
Pour tout dire, j'ai trouvé cette histoire très brouillon. Pas crédible deux secondes. Et le coté malsain de cette amitié n'arrange rien, on tourne autour de problèmes psychologiques pas toujours très bien clairs... et d'une histoire de lesbiennes mal refoulées. Loin d'être une révélation, ce livre m'a franchement déçue.

Rendez-vous sur Hellocoton !

mercredi 9 décembre 2009

Le Chant de Kali


Robert Luczak est un poète. Il vit une petite vie normale aux USA avec son épouse et sa fille. Il est mandaté par son éditeur pour aller chercher un manuscrit indien écrit par le poète Das. Celui ci avait disparu dans d'étranges circonstances et refuse désormais de voir qui que ce soit.
Sur ces présupposés un peu légers, une histoire vraiment prenante s'installe.
Robert arrive dans un pays sale, pauvre, superstitieux, violent... Calcutta apparait vite comme une ville très malsaine. Les contacts avec les indiens sont étranges, polis mais teintés de méfiance réciproque. Et puis il y a Krishna, cet étrange bonhomme crasseux qui est venu les chercher à l'aéroport, qui semble avoir une longueur d'avance sur tout le monde et qui donne à Robert la possibilité de rencontrer un étudiant que sa première rencontre avec Das a bouleversé. Jusqu'où faudra-t-il que Robert aille pour interviewer le poète ? Quel est ce manuscrit si précieux qui chante la déesse du carnage ? Que vient faire Kali dans toute cette histoire ?
C'est en ouvrant ce roman de Dan Simmons dont vous ne pourrez vous séparer avant la dernière page que vous découvrirez l'étendue de cette incursion dans une civilisation qui sous ses airs pacifiques oublie ce qu'est la violence tellement elle est quotidienne. Un véritable tourbillon, qu'on ne peut lâcher avant la fin !

Rendez-vous sur Hellocoton !

mardi 8 décembre 2009

La tournée automne

C'est un livre de Poulin que j'ai terminé depuis quelques mois, peu après la lecture du blogoclub, donc vous aurez pour une fois les souvenirs de ce livre plus que son résumé et sa critique.

Un chauffeur de bibliobus parcourt le Canada avec ses livres. Il a des lecteurs habitués. Et il rencontre aussi de nombreux inconnus. Cette année sa tournée d'été est sous le signe d'un cheminement commun avec une troupe de comédiens et acrobates. Parmi eux, Marie. Une femme qui a su retenir son attention par sa douce discrétion et qu'il apprend à connaitre à mesure de son voyage. On rencontre également son meilleur ami, écrivain et sa femme qui tente de gérer ses angoisses. Le héros est un vieil homme simple, qui sait quel livre tendre, qui regarde le monde avec bonté, certainement un peu ours.
Le tout est conté sur un ton contemplatif et simple, à l'image de ce héros. Une lecture très agréable qui me laisse une impression un peu cotonneuse.

Rendez-vous sur Hellocoton !

lundi 7 décembre 2009

Le libraire

J'ai pris ce livre dans les rayonnages de la bibliothèque en me disant : "Tiens, je n'en ai jamais entendu parlé". Et puis une fois fini, j'ai réalisé que j'avais lu un grand nombre de critiques sur ce livre auparavant. En voici une de plus !
Regis de Sa Moreira campe un libraire qu'on suivra une journée. Il vit dans sa librairie. Jamais il ne ferme. A chaque client, il boit une tisane. Il est caché derrière ses livres. Il donne des conseils ou tend des livres. Il arrache des pages qu'il envoie à ses frères et sœurs. Il fuit les couples. Il chasse les malotrus ou ceux qui ne l'inspirent pas. Il n'a pas tous les livres mais il a lu tous ceux qu'il vend.

Jamais on n'entre dans l'intimité, le passé de ce personnage. Des indices nous sont donnés, quelques phrases sont semées pour imaginer qui est ce libraire. Sa citation favorite est :"Il y a beaucoup de choses intéressantes à apprendre sur les icebergs".
Et l'introduction et l'épilogue (rêves du libraire ? lecture de ce dernier ? la question demeure) montrent trois femmes, comme les trois amours du libraire, avec des envies de liberté, sur un paquebot qui heurte un obstacle...
Un livre qui n'est pas déplaisant mais qui n'apporte pas grand chose.

Rendez-vous sur Hellocoton !

dimanche 6 décembre 2009

La grande magie


Il y a plus d'un mois, je suis allée voir cette pièce avec ma maman. Nous avons testé le système des places de dernière minute à la Comédie française. Et ça marche bien puis que nous étions très bien placées pour une somme minime.
Alors, de quoi ça parlait ? Dans une station très chic, belles et beaux pavanent, papotent et se montrent. Parmi eux, Mr et Mme di Spelta. Lui est un orgueilleux qui feint l'indifférence, elle une belle femme qui rêve de liberté.
Un magicien vient se produire à l'hotel où réside le couple. Cet homme, Marvuglia, profite de son spectacle pour faire disparaitre la jeune femme. Il fait croire au jaloux que sa femme est désormais dans une boite. En réalité, elle a rejoint un amant. Mais di Spelta est entretenu dans cette illusion. Pour que sa femme lui apparaisse, il doit avoir confiance et croire vraiment en elle. Bien entendu, méfiant comme il est, il a du mal à se résoudre à ouvrir la fameuse boite. Commence alors un véritable jeu entre monde imaginaire et réalité.
Un très belle soirée, d'excellents acteurs dont Podalydès que je n'avais jamais eu l'occasion de voir et qui incarne un mari jaloux très crédible !

Rendez-vous sur Hellocoton !

samedi 5 décembre 2009

Expos du grand nord

Parce que faire une expo, c'est réviser, j'ai vu pas mal de choses ces derniers temps, ça me faisait des pauses.
Alors, au nord de Paris, j'ai vu trois expos dont deux viennent de se terminer.
Jeanne de Flandres, comtesse de Constantinople et de Hainaut était présentée à l'hospice Comtesse, un petit musée de Lille, ancien couvent. Il était assez légitime de consacrer un moment à cette dame puisqu'elle est à l'origine de ce lieu. Que trouvait-on dans cet espace humide et glacial ? Des chronologies/généalogies incompréhensibles, quelques objets de la vie quotidienne mais surtout des livres, des objets rituels et des statues de saints. L'idée était plus d'évoquer une époque qu'un personnage précis car il ne reste visiblement rien (ou presque) de Jeanne. Guère convaincant et un peu l'arnaque, on s'attend à voir Jeannette quelque part et pas simplement des traces du Moyen Age dans les collections de la région ! A noter, quelques belles photos d'adolescentes qui évoquent la jeunesse de la comtesse. Toujours vouloir intégrer du contemporain me parait idiot mais ici ce n'était pas laid même si ça ne servait pas le propos.
A Bavay, au musée archéologique, se tenait une exposition sur le forum romain qui étudiait ce qu'était un forum et tissait des liens avec d'autres fora de Gaule. Autant vous dire que j'étais assez révoltée par cette exposition. Elle n'apprenait absolument rien ! Je sais que je suis spécialisée en art gréco-romain, mais je trouve toujours des infos dans ce genre d'endroit. Là c'était vraiment mettre trois objets bout à bout, taper quelques textes sur les rôles du forum et basta.
En coup de vent à Roubaix, j'ai pu visiter la Piscine, musée d'art et d'industrie. Une expo sur le groupe de Bloomsbury s'y tient. Dans une scénographie qui reprend la forme de la maison où les amis se retrouvaient, sont présentés objets et tableaux du debut du 20e siècle. Et ce groupe ? Composé de Virginia Woolf, Forster, Keynes, Duncan Grant et Roger Fry (entre autres), qui sont tous liés par des liens de famille ou d'amitié, il se construit en Angleterre au début du siècle. Ces membres de la haute bourgeoisie choquent par leurs idées et par leurs moeurs mais participent à l'impulsion artistique de la belle époque et des années folles. A noter, une boutique de l'expo qui présente tout plein de livres très tentants. Heureusement, j'étais trop pressée pour avoir le temps de m'y arrêter.
Et si vous vous baladez dans le coin, n'hésitez pas à aller voir la Cité de la dentelle à Calais, superbe musée de tissus, de mode, de techniques dentellières, bref, un régal !!

Rendez-vous sur Hellocoton !