lundi 13 juillet 2009

Paix à Ithaque !


Voilà un de mes livres swapomythiques (merci Kali !). Le message récent de Fashion n'a pas dû encourager les lecteurs à découvrir Sandor Marai et pourtant je ne peux que leur suggérer de jeter un oeil à ce titre.
Trois voix s'élèvent pour nous conter la suite de l'odyssée du valeureux Ulysse. Trois voix qui changent radicalement notre façon de voir le héros, roi d'une île où ne courent que les chèvres. La première à prendre la parole est Pénélope. Épouse fidèle, peut être trop sensible au charme des dieux, elle retrouve un époux suspicieux, sans repos, méfiant. Elle conte son exil et les derniers moments d'Ulysse. Puis Télémaque fait l'aède. Il a suivi les pas de son père, a croisé Calypso et Nausicaa et se retrouve époux de la dangereuse Circée. Le dernier monologue est celui de Télégonos, fils d'Ulysse et de Circée, nouvel époux de Pénélope. C'est un brigand, un parricide. Il a grandi près de la magicienne avant de courir le monde, de rencontrer le paresseux (et ivre) Ménélas et sa vieille Hélène, espérant croiser son père. Mortels et dieux ont perdu les couleurs éclatantes de l'épopée, c'est un monde plus nuancé qui s'offre à notre regard, plus triste aussi. Le temps du rêve est terminé. L'économie prime, la magie et les dieux s'estompent.
Ce livre, plein d'anachronismes et de références à notre temps, laisse peut être entendre les inquiétudes de la paix et les réécritures de la guerre. Avec un style poétique, il interroge la figure d'un héros et sa construction mais ne demeure pas une simple réécriture, c'est un roman qui questionne son lecteur.

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dimanche 12 juillet 2009

Le dieu des petits riens


Voilà un livre que j'ai ouvert il y a plusieurs mois, dans un métro à NYC. Depuis, il a pas mal traîné sur un bureau, dans un sac, sur une étagère. Et puis je l'ai repris et fini récemment. J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans comme vous l'avez compris. Et maintenant, je peux dire que je l'ai apprécié mais que ce ne fut pas le gros coup de coeur. J'avais en tête le billet de Romanza... Et je n'ai pas du tout ressenti la même émotion.
Estha et Rahel sont deux faux jumeaux, un garçon et une fille. Leur maman, c'est Ammu et la grand mère, Mammachi. L'histoire se déroule en Inde en plusieurs temps. Il y a le présent avec les retrouvailles des jumeaux et le passé avec le drame qui conduit à la séparation. Et le temps hésite entre passé et présent (il vaut mieux être un tantinet concentré sinon on perd vite le fil).
Je tairais le drame et je vous parlerais plutôt de l'Inde, de la poésie d'Arundhati Roy et de ses belles images qui confirment mon souhait de voyager dans ce pays.
Je regrette de ne pas avoir été plus sensible à ce livre, je pense qu'il n'a pas croisé mon chemin au bon moment.

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samedi 11 juillet 2009

The last Olympian


Voilà le dernier tome paru des aventures de Percy Jackson (et non Pierre Johnson comme le croit toujours Mr. D.). Mon amoureux me l'avait ramené deux jours après sa parution. J'avais décidé de le garder pour un coup de mou. Et j'ai bien fait car je n'ai pas pu le lâcher une fois commencé... ça n'aurait pas été très sérieux de faire ça plus tôt dans l'année.
Alors, Percy va avoir 16 ans. C'est le moment où le fameux oracle doit se réaliser et où dieux et titans s'affronter dans une nouvelle titanomachie. Le camp des héros se prépare à aider les dieux tandis que les forces se rassemblent autour de Cronos. J'ai failli dire "et nous voilà partis pour 300 pages de batailles" mais ce n'ai pas complètement vrai. C'est un tome dévolu à la bataille finale (un peu comme dans le dernier Harry Potter sauf que là, on n'est pas frustré par les 50 pages qui règlent le sort de l'humanité) qui répond à toutes les questions en suspens. J'ai été absolument incapable de poser ce livre avant la fin tellement il est dense et bien mené. Vraiment un excellent tome (mais Riordan se ménage la possibilité d'écrire une suite donc peut-on parler de dernier ?) avec Achille comme héros tutélaire ! Sublime !

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vendredi 10 juillet 2009

Les expos d'Orsay


Voir l'Italie et mourir
C'est une grosse expo photos. Il y a aussi quelques tableaux. Mais avouons-le d'entrée de jeu, le titre est bien plus beau et bien plus intriguant que l'exposition. Le grand tour de la fin du XIXe utilise désormais des moyens modernes pour fixer les paysages d'Italie. Et l'histoire de la photographie semble se mêler aux événements du temps comme l'unification ou l'archéologie. Rien de bien fou à moins d'adorer les plaques de verre et les daguerréotypes. Je n'ai toujours pas compris ce que cherchait à montrer cette exposition.

Italiennes modèles
Petite exposition sur les modèles féminins des peintres de la fin du XIXe. Hébert et ses modèles paysans sont plus particulièrement mis en valeur. L'ensemble parait assez anecdotique.

L'Italie des architectes
Contrairement aux deux précédentes, assez avares en cartels et explications, on croule ici sous des cartels logorrhéiques. Chaque dessin se voit octroyer une analyse hyper détaillée. Pour ma part, ça ne me dérangeait pas, j'adore l'archi (par contre, la répétition d'un élément à l'autre m'a un peu lassée). Les dessins sont superbes et valent le coup d'oeil !

Max Ernst "Une semaine de bonté"
Les collages de Max Ernst... Voilà quelque chose de fascinant. Découpant et collant des illustrés, il réalise des histoires pour chaque jour de la semaine. Complètement étrange, chaque salle et chaque jour est unifié autour d'un thème. Parmi les motifs dominants, la violence, les créatures hybrides, les quatre éléments, les mythes, la femme... Une belle plongée dans un domaine du surréalisme que j'ai peu eu l'occasion de voir exposer.

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jeudi 9 juillet 2009

La Bourgeoise


C'est un livre d'histoire d'Anne Martin Fugier dont je souhaite vous parler aujourd'hui. Ne croyez pas qu'il s'agit d'un horrible assommoir, c'est au contraire un petit topo plein de vivacité sur la société de la fin du XIXe et du début du XXe. Il cause plutôt des femmes de la bourgeoisie mais offre un panorama plus large sur cette société aisée.
Tout commence avec le bal des débutantes. Pas question de parler des petites filles, ce sont les jeunes filles qui ouvrent la ronde. S'ensuivent fiançailles et mariages. Voilà pour les différents temps de la vie. On se croirait dans un roman. Il y a un peu d'Emma et de madame Arnoux dans ces lignes. Plus encore lorsqu'il est question des activités de ces femmes au foyer : intendance et décoration, bienfaisance ou visites... Ce qui est particulièrement intéressant, c'est cet essai de saisir la bourgeoise dans toutes ses actions, dans son intimité avec des considérations sur le corps, l'adultère, la vie conjugale (bref, la chair) comme dans sa vie intellectuelle (cours ou travaux) et sociale.
Un livre très instructif qui se lit comme un roman et comporte de nombreuses incitations à se replonger dans la littérature XIXe.

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mercredi 8 juillet 2009

Les marins font la mode


Voilà plusieurs mois que cette expo est présentée au musée de la marine. J'ai bossé à coté toute l'année et je n'y ai mis les pieds que récemment. Eh bien, je ne le regrette pas ! Si vous aimez la mode, les bords de mer, le bleu... cette expo est pour vous. Et ne tardez pas trop car elle ferme à la fin du mois.
La présentation commence par celle des uniformes de la marine, de l'ancien régime (assez peu regardant sur les détails) à nos jours en passant par l'Empire qui met un peu d'ordre dans tout ça.
Puis certains détails sont repris, d'abord à la fin du XIXe siècle, en Angleterre et en France, pour les costumes des jeunes garçons. Une manière comme une autre d'exalter son armée, non ? Petits garçons, petites filles ou costumes de carnaval, le costume marin se diffuse. Et c'est évidemment en bord de mer qu'il connait son plus grand succès. Premiers costumes de bains, robes à motifs marins (ancres, cols, boutons en pont etc), les dames de 1900 adoptent les costumes marins et la presse ne cesse d'exalter ces tenues. Sans compter que les couturiers reprennent également cette inspiration ! Un podium présente des tenues toutes plus belles les unes que les autres (Chanel, YSL, Gaultier...). Superbe !

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mardi 7 juillet 2009

Les affinités électives


J’avais une envie de classique. Alors j’ai pris un petit Goethe. C’est amusant, je n’ai pas l’impression qu’il ait beaucoup la cote sur la blogoboule, je ne me souviens pas en avoir entendu parler récemment. Pour tout vous dire, Les souffrances du jeune Werther m’avait semblé assez pénible. Mais là ça commençait plutôt mieux.

Charlotte et Edouard sont deux anciens amoureux qui se sont mariés par obligation à des personnes qu'ils n'aimaient pas et viennent de se retrouver après le décès de leurs conjoints. Ils reçoivent chez eux le capitaine, un ami d’Edouard puis Odile, la nièce de Charlotte. Progressivement, les époux vont voir naître des sentiments pour l’invité de l’autre alors qu’ils escomptaient voir les invités se plaire. La suite est très dix-huitième, on parle, on s’interroge, on s’amuse ou on fait la guerre pour trouver une solution à ce problème de conscience. Il y a des aspects presque rousseauistes pour moi chez Goethe. Et tout ça, dans un joli domaine où l’on aime lire, jardiner, construire, coudre, une vraie petite vie bourgeoise tranquille. On devait s’ennuyer un peu quand même… Mais à la lecture, pas d’ennui, un peu d’agacement devant les tergiversations et le centre de l’intrigue qui ne semble que délayer la sauce.

Par contre gros coup de gueule contre la quatrième de couv' de l’édition folio. Celle ci reprend exactement le dernier paragraphe du livre. Alors je veux bien que ce ne soit pas forcément la fin le plus important, ça déflore quand même toute l’intrigue et je trouve ça scandaleux !!!

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lundi 6 juillet 2009

L'odyssée de Pénélope


Ce livre d'Atwood m'intriguait beaucoup. Il faisait partie de la sélection swapomythique mais aussi des collections de ma bibliothèque municipale. Il était sur un présentoir, je l'ai vu, je l'ai emprunté. Voilà.
C'est Pénélope qui, du champ des asphodèles, nous conte son histoire et celle de ses servantes, pendues par Ulysse. La pauvre regrette sa vie passée et ses choix. Régulièrement, à la manière du choeur antique, les servantes mêlent leurs voix en un chant nostalgique ou vengeur.
La vie de Pénélope est celle qu'on entrevoit chez Homère, fade petite épouse pas très jolie, second choix par rapport à Hélène, sa cousine. Elle épouse Ulysse chez qui elle trouve un mari à la hauteur de son intelligence. Rusé et conteur (pour ne pas dire menteur), il la berce de ses histoires avant et après la guerre de Troie et son errance malheureuse de dix ans (enfin, faire l'amour à Calypso ne devait pas être si désagréable pour qu'il soit resté si longtemps auprès d'elle. Et c'est pas moi, c'est Homère qui le dit). Pendant ce temps, Pénélope coud. Et nourrit des prétendants excités par sa dot. Et charge ses servantes de les distraire et de devenir agents doubles. Sauf qu'en rentrant, Ulysse est pas très content de voir ses richesses accaparées par des morfales et les envoit dans l'autre monde. Et pend les servantes pour leur comportement. Il parait que Pénélope aurait dû être parmi elles. Pourquoi ? On suspecte sa fidélité mais sans avoir de vraie réponse à ce sujet. Il y a aussi une interprétation spirituelle que je vous laisse lire et qui m'a semblé complètement hors sujet...
Pour conclure, j'ajouterais que le style moderne et les différents types de tons employés sont agréables et diversifient les approches d'un personnage qui demeure assez terne. Et qui n'hésite pas à ternir les aventures d'Ulysse par des interprétations très terre à terre (mais très drôles).

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dimanche 5 juillet 2009

Coraline


Ce film d’animation est une petite merveille ! tiré du livre éponyme de Neil Gaiman que je rêve de lire, il a pour héroïne une charmante fillette, Coraline, qui vient d’emménager dans une grande baraque avec ses parents. Ceux ci ne cessent de travailler, plantés devant leurs ordinateurs. Coraline se distrait en cherchant des puits à la manière d’une so(u)rcière. Elle rencontre un garçon étrange, Wyborn et son chat. Celui ci lui donne une petite poupée à son image qu’elle adopte et entraîne dans sa découverte de la maison. Elle trouve une petite porte qui l’intrigue beaucoup mais qui est murée. Suite à cette trouvaille, elle rêve que ce passage mène à une étrange maison similaire à la sienne avec des parents semblables aux siens mais plus disponibles et attentifs à elle. La seule différence, les habitants de cet endroit ont des yeux de boutons. Monde merveilleux et enchanté, il cache pourtant une force maléfique…

Film très chouette à l’héroïne hyper attachante, aux trouvailles éblouissantes (comme le signale Elise, jamais plus vous ne verrez la Vénus de Botticelli de la même façon) et aux méchants effrayants ! Voilà qui renforce mon envie de bouquiner ce livre !

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samedi 4 juillet 2009

Au secours il veut m'épouser


Agnès Abécassis, c'est de la chick lit, non ?
Le titre m'a bizarrement fait penser à un débat d'actualité (dans mon humble petite vie, hein... Parce que je ne crois pas que les questions à la cosmo remplaceront un jour les gros titres des journaux "sérieux"). Du coup, je me suis lancée. Et puis ça me permet de coller avec l'actualité puisque j'assisterai à un mariage cet après midi.
Déborah est une trentenaire dynamique, amoureuse des pim's et d'Henri, un charmant divorcé qui partage sa vie. Elle même a deux petites filles et de super copines. Avec ces dernières, c'est soirées pyjama et tubes des années 80. Mais aussi, crise de confiance, de désamour, régimes et bonnes rigolades. Bon, en fait rien à voir avec mes petites questions égoïstes.
Alors, le thème du titre est évoqué en filigrane mais encore une fois la quatrième de couverture n'est pas ce qu'il y a de plus fidèle au contenu du livre. Certes, il veut l'épouser. Mais ce n'est pas un fil rouge. D'ailleurs, il n'y a pas vraiment de fil rouge, c'est plus : "ma petite vie est banale mais tellement amusante". Bref, je commence à être mauvaise langue... C'est parfois rigolo mais c'est assez souvent brossé à très gros traits.
Détendue mais pas vraiment fan.


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vendredi 3 juillet 2009

Une image peut en cacher une autre


Expo étonnante au Grand Palais. Ici, on vous propose de jouer avec les tableaux, les images. Vous faites appel à votre sens de l'observation, votre imagination... et n'oubliez pas d'y mettre un soupçon de mauvais esprit ou d'esprit pornographique.
Images cachées (petite chouette dans un rocher comme signature, rochers bien trop humains), jeu de déformations optiques, d'initiés ou d'amateurs, images à double sens... Bref, l'ensemble est très ludique. Les cartels de plusieurs oeuvres donnent la clef du petit détail caché, on se croirait dans les sept différences !
Qui croise-t-on ? Arcimboldo et Dali surtout. Mais aussi Durer, Raetz, Tempesta et tout plein d'autres ! Sculptures, dessins ou peintures, il y a un peu de tout. L'idée est assez amusante et l'expo se divise en thèmes... Mais c'est aussi très artificiel.
Après, c'est bien de voir les visiteurs regarder avec attention une oeuvre, ce n'est pas si fréquent !

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jeudi 2 juillet 2009

The golden one


Voilà un des rares Peters qui me restait à lire. C'est un peu déstabilisant car il s'agit d'un épisode qui a lieu pendant la première guerre alors que j'avais lu plusieurs titres ultérieurs où Peters les évoquait alors que Ramsès et Nefret étaient déjà parents.
Dans ce polar en trois parties, les Emerson voyagent. Nous sommes en 1916 et la famille a décidé de passer la fin de la guerre à fouiller. A peine arrivés au Caire, ils découvrent qu'un trafic d'oeuvres d'art laisse imaginer qu'une tombe a été trouvée par des pilleurs. Cela leur est confirmé à Louxor. Le méchant est vite identifié et poursuivi mais la tombe reste introuvable.
C'est à ce moment que les services secrets font de nouveau appel à Ramses. Ce dernier se voit contraint de gagner Gaza pour sauver Sethos des mains d'un turc peu commode... A moins qu'il n'y ait embrouille bien sûr. Emerson et Peabody décident de le suivre et de lui prêter main forte. Le roman se termine sur l'élucidation de la place de la tombe.
Un polar dans la veine des Peters, on retrouve nos personnages fétiches, leur humour et leur courage. Emerson et Ramsès sont toujours aussi sexy ! Peabody cultive les aphorismes et dégaine son ombrelle. On replonge avec joie dans cette saga archéologique !

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mercredi 1 juillet 2009

Délicieuses pourritures


Je n’ai pas trouvé Bienvenue chez les Mulvaney dans ma biblio. Il était emprunté ces derniers mois. Du coup, j’ai pris un autre titre de Joyce Carol Oates, un peu par hasard.

L’histoire se déroule dans une université américaine de filles. Un cours est très couru, celui d’André Harrow, professeur de littérature et de poésie. La dizaine d'élèves qui assiste à ce cours cherche à se faire remarquer par le beau professeur. Ce dernier vit avec Dorcas, son épouse, une sculptrice excentrique et flamboyante. Spécialisée dans les arts primitifs, elle est la femme la plus enviée de l’université. A cette époque, une vague d’incendies dont l’origine reste inconnue trouble les nuits des jeunes femmes.  C’est dans ce contexte, évoqué dix ans plus tard par une étudiante, Gillian, que se déroule une histoire assez malsaine…

Gillian envie les rares élues qui, dit-on, partagent les soirées des Harrow. On imagine assez bien des situations louches voire sordides quand on sait qu’Andre préfère remplacer les lectures de poésies de ses étudiantes par la lecture de leurs journaux intimes… Ambiance glauque, inéluctable fin, un roman accrochant et bien mené. Je crois que je n’en resterai pas là avec cet auteur.

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mardi 30 juin 2009

Chroniques de Platine


Voilà une série de chroniques journalistiques de Flandrin réunies dans un volume. Ces articles concernent la spécialité du monsieur, l'histoire de l'alimentation.
Les chapitres abordent divers thèmes, diverses périodes, des épices au pain, des services de table à la chronique de publications récentes, du vin au fruit, des humeurs, de la diététique et de la gastronomie, du Moyen-Age à la nouvelle cuisine... Notez que plusieurs chapitres citent des recettes médiévales ou modernes ainsi que leur essais de préparation actuels. C'est un livre qui met l'eau à la bouche ou qui écœure selon les pages.
Le format article est très agréable car il fait le point sur un sujet de façon assez rapide et simple. Bref, à dévorer des yeux pour les gourmands et à tenter pour les amateurs de saveurs perdues !

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lundi 29 juin 2009

Le miroir des sphinx


J'ai découvert ce livre sur une table de la bibliothèque. Il parlait de mythologie. En plein dans l'esprit swapomythes, j'ai craqué. Et finalement, ce n'était pas fou. Sympathique mais sans plus.

Prologue : commence avec les images des colosses de Memnon.
Le dernier disciple : Arius prétend que chacun est son propre Christ, est un peu dieu. Peu avant sa mort, il rencontre un sphinx qui chaque nuit lui pose des énigmes.
Miroirs antiques : sphinx et sphinge se retrouvent.
Trinité : trois soeurs, Nefer, Mahet, Nebat vivent au bord du Nil, heureuses filles de Ra. Arrivent Souti et Oussir, l'un mauvais, l'autre faible. Souti va chercher à séduire ces femmes pour obtenir leurs richesses. Reprise du mythe d'Osiris.
La jeune fille et la sphinge : Thèbes voit son sphinx séduit par la jeune Séléné. Apollon ne l'entend pas de cette oreille.
Les proscrits : poème.
miroirs tragiques : et si le personnage endormi de Fussli était Psyché ?
Vies volées : Lucrezia, prétresse d'Isis invoque Uriel. Elle rencontre un vampire. Inquisition, fuite et crimes.
Les confessions d'un parjure : un homme est sauvé des loups par une étrange beauté. Lorsqu'elle lui avoue ses origines, le jeune homme fuit et se livre au premier moine venu.
Amours anciennes : poème.
Miroirs brisés : Claudel et Rodin devant la porte de l'enfer.
Le dernier ulysse : Echoué sur l'ile de Calypso, un soldat de la grande guerre tente d'échapper au destin de celui dont il a pris le nom.
Borderline : une acrobate a perdu le gout des choses depuis une rencontre fatale.
ça : poème.

Peut être est-ce le style, sans éclat, sans relief ? Peut être est-ce le thèmes ? Certaines nouvelles m'ont plu mais la majorité m'a laissée indifférente. Rencontre manquée

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