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mardi 28 septembre 2021

Quelques sorties avec pass...

Voilà bien longtemps que je n'ai pas parlé des sorties théâtre, musée, ciné... Séance de rattrapage !

Dune

Un film qui rend justice au livre, à son ambiance et à ses personnages ! Par contre, on en a pour des années à se faire toute la série au rythme de ce premier opus.


Nomadland

Documentaire sur les dessous du rêve américain, sur les précaires, les retraités qui doivent travailler ou vendre leur maison. On suit l'héroïne à travers ses contrats saisonniers, vivant dans son van, avec une grande liberté mais aussi peu de sécurité. Elle est attachante, traverse des endroits magnifiques et s'interroge sur sa place dans la société.



Le discours

On y est allés parce qu'on aime bien les BD de Fabcaro et son humour. C'était sympa mais sans plus de suivre cet homme qui doit préparer un discours de mariage, coincé dans une réunion de famille, avec son ex qui ne répond pas à ses messages.


Interdiction de fumer

Joué par une troupe d'amateurs, c'est une pièce absurde et drôle qui se joue au Funambule. Fumer est interdit, mais quelques fumeurs se retrouvent sur le toit de l'entreprise pour s'adonner à se péché mignon. Sauf qu'il est tout à fait déconseillé de fumer dans cette drôle de société - et qu'on découvre ainsi des morceaux de vie des personnages (divorce, deuil, ambitions professionnelles, relations amoureuses etc.)


Bio

Ce n'est peut-être pas la première fois que je vous parle des spectacles d'impro de la compagnie Eux. On est allé les revoir et on a encore été bluffés par leur talent ! L'idée est simple : le public propose un nom, une profession et un lieu que les trois comédiens vont utiliser pour nous conter l'histoire d'un héros anonyme. C'est inventif, drôle et mené tambour battant : à ne pas manquer.


Une histoire d'amour

On a renoué avec Michalik avec ce spectacle qui ne manque pas de rythme non plus. Cinq comédiens sur scène nous content une tragique histoire d'amour, une histoire belle, parfois drôle et surtout touchante.


Le petit coiffeur

Une histoire touchante également que ce morceau de la Libération - et pas les moments les plus glorieux. Il est question d'amour, de femmes, de peinture, de collaboration et de résistance.

jeudi 24 septembre 2020

Sorties de l'été

On commence par des expos avec une journée au musée de l'Homme ! Oui, c'était pendant l'été, la plupart des expos sont terminées.

Je mange donc je suis

Mangez avant d'aller voir cette expo, elle risque de vous donner faim. On y parle d'alimentation, de cuisine, de nourriture bien entendu. Tout commence avec nos goûts et un rapide retour sur l'alimentation préhistorique puis on découvre des éléments culturels, sociaux et religieux. Car manger nourrit le corps mais aussi l'esprit à travers des rites. C'est aussi un élément social et culturel, de la cuisine à la table, qui parle de nos quotidiens. Enfin, un dernier temps est consacré à la production de la nourriture, challengeant nos perceptions de ce qu'on mange : est-ce que c'est mieux bio, local ou autres ? Est-ce qu'on est prêt à manger des insectes ou de la nourriture lyophilisée ? 

Expo intéressante, partant un peu tous azimuts, à trop embrasser, elle ne saisit pas grand chose. Tout est survolé. C'est une porte d'entrée qui donne envie de développer des dizaines de sous-expos autour de la nourriture-culture, de la nourriture-sociale, de la nourriture-religieuse, de la nourriture-produit, de la nourriture-future... 


Dernier repas à Pompéi

Après "Je mange donc je suis", une expo dédiée à la nourriture à Pompéi, montrant essentiellement des restes d'aliments carbonisés. Organisée comme une domus avec ses pôles liés au repas : taberna, culina et triclinum, l'expo présente des denrées alimentaires avec quelques recettes, laissant entrevoir une partie de la gastronomie romaine. 

 

Etre beau

Expo photo rapide sur la norme, le handicap et l'image de soi par Frédérique Deghelt, écrivaine et Astrid di Crollalanza, photographe. Un peu trop courte !


Puis petit tour à l'ouest avec trois expos bien différentes. 

A Capella 

Etonnant de voir un street artist exposé dans une chapelle ! C'est le cas de Seth à Saint Malo. Photos d'œuvres en Chine, en Inde et ailleurs, toiles, installations, carnets de voyages, tous types de médias sont présentés. J'ai aimé les clins d'yeux constants entre les installations, les photos, les objets, qui permettent d'entrer dans un univers. 


Archipel, Fonds de dotation Jean-Jacques Lebel à Nantes

L'expo du musée des beaux-arts de Nantes est celle d'une collection qui part tous azimuts. Oeuvres du 20e et 21e siècles, regroupées par artiste ou par courant artistique, elles forment des archipels d'art. On part à la découverte d'œuvres du surréalisme, dadaïstes, de Fluxus etc. Rien de bien marquant si ce n'est la richesse de la collection. 

Raoul Dufy (1877-1953), les années folles

Au musée des beaux arts de Quimper, j'ai pu découvrir des oeuvres de Dufy issues d'une collection particulière. La première partie s'attache surtout à des paysages, bords de mer, scènes parisiennes tandis que la suite tourne autour de la couture et des arts décoratifs. Je me suis régalée de ses motifs, utilisés en couture ! 



Un petit tour au Palais de Tokyo pour découvrir des expos qui m'ont laissée sur ma faim.

Ulla von Brandenburg : Le milieu est bleu

Jeu de rideaux et d'apparence, façon théâtre, de tissus, de couleurs franches, de nasses à poissons géantes, de personnages étranges, jusqu'à un genre d'opéra entre scène et forêt, j'avoue n'y avoir rien compris. Mais j'ai trouvé ça plutôt joli... Ce qui n'est pas assez pour apprécier une expo malheureusement. 

Notre monde brûle

Cela raisonne écologie, non ? Eh bien pas seulement. C'est aussi une réalité politique, celle des printemps arabes, des guerres, des migrations qui est au cœur de cette expo. Oeuvres d'artistes variés, du Moyen Orient et d'Afrique, dialoguent. Il y est question de perte, deuil, pillage et déplacement, de colonisation et d'influence. Seul regret, assez peu de dialogue entre certaines œuvres. 

Après les musées, passons aux salles obscures...

Tenet

Tout le monde a déjà parlé du film de Nolan, non ? J'ai aimé les jeux sur le temps et l'entropie, ça fait un peu mal à la tête mais c'est bien pensé. Et c'est un bon film d'action. Mais beaucoup moins bluffant qu'un Inception pour moi. 


Le capital au XXIe siècle

Je n'ai toujours pas lu la somme de Piketty, qui reste sagement sur ma PAL, mais j'ai vu le film. C'est un documentaire agréable à regarder, facile d'accès et qui investit sur la culture pop et ciné pour faire comprendre les inégalités. Des paroles d'experts viennent étayer tout cela, historiquement et économiquement. Malheureusement, il manque d'éléments économiques et de propositions concrètes à mes yeux. Disons que c'est un bon appetiser !


En Avant

Sympathique petit dernier de Disney qui met en scène un monde où la magie disparait. Deux frères se mettent en quête de cette magie pour retrouver leur père. Touchant et drôle, un bon mélange !


Adolescentes

Emma et Anaïs sont deux adolescentes de 13 ans. Amies, elles vont au même collège à Brive. Elles seront suivies par le réalisateur jusqu'à leurs 18 ans. Au-delà de la vie personnelle des deux jeunes filles, ce sont leurs familles et leurs milieux sociaux qui transparaissent à l'écran. J'avoue m'être plutôt ennuyée devant ce documentaire, malgré quelques rires. Les garçons qui m'accompagnaient ont bien aimé.


West Side Story de l’Amazing Keystone Big Band au Bal Blomet

Premier concert depuis le confinement. Que ça fait du bien ! Surtout quand l’Amazing Keystone Big Band propose une réécriture de West Side Story. Un ensemble de 17 musiciens, tous meilleurs les uns que les autres, qui rajeunit et jazzifie la comédie musicale avec trois chanteurs épatants et un conteur. Voilà qui donne envie d'aller plus souvent dans cette magnifique salle !

mardi 14 janvier 2020

Les sorties des fêtes

El Greco
C'est au Grand Palais que se tient cette belle rétrospective du peintre grec espagnol !
Elle est chronologique, avec quelques sous-sections thématiques, autour d'une oeuvre et de ses variations, d'un genre comme le portrait ou de l'activité de sculpteur - oh surprise - du peintre. 
Le parcours débute avec des icônes. Eh oui, avant de s'adonner aux figures longues et aux couleurs pastel, Greco vient avant tout de Crète où l'art en vigueur est encore byzantin. On le suit ensuite à Venise, où il s'inspire de Titien et Tintoret. Là, on voit la forme et les couleurs se modifier. Place aux tons acides du maniérisme, renforcés dans ses œuvres de Rome. Mais c'est en Espagne qu'il réalise ses œuvres les plus monumentales et à Tolède qu'il restera et persistera dans sa manière originale, bien tard dans le siècle.

Toulouse-Lautrec, Femme rousse en caraco blanc, 1889
Toulouse-Lautrec
A l'origine, je ne devais aller voir que Greco, n'étant pas fan des affiches de Toulouse-Lautrec, la goulue, Aristide Bruant... Et finalement, je me réjouis d'avoir passé le pas car j'ai découvert des œuvres et des aspects du peintre que j'ignorais. Car outre la grande période des affiches, des stars du cirque, de Montmartre et du Moulin rouge, Toulouse-Lautrec s'est aussi intéressé à la photo et à la représentation du mouvement - pas très probant selon moi. Il fait surtout de magnifiques portraits d'hommes et de femmes, du dandy à la grisette. Et il est très lié aux peintres et écrivains de son temps, notamment à travers la Revue Blanche. Enfin, je le croyais presque caricaturiste et moqueur, et je le découvre proche de ceux qu'il peint, ami des danseuses, des chanteurs, des prostituées.
L'exposition est plus longue que Le Greco, plus fournie, et la fin tourne aussi autour de la répétition des mêmes motifs, avec moins d'élan et de vie. 

Raghu Rai. Voyages dans l'instant
A l'Institut de France, il y a un petit pavillon qui accueillait jusqu'à la semaine dernière une belle exposition de photos de Raghu Rai, photographe indien. Spécialiste du reportage photo, il couvre des sujets pour des journaux indiens. C'est la variété et la beauté d'une partie de son oeuvre que j'ai découvert avec cette expo. Jouant sur les contrastes, avec beaucoup de noir et blanc, il s'adonne aussi à la photo couleur, croquant des visages et des corps en mouvement, pleins de vie ! Court mais marquant.
Raghu Rai, marchand de thé dans le train entre Delhi et Mumbai, 1982


L'art en broderie au Moyen Age au musée de Cluny
Le musée est en travaux, n'espérez pas profiter de ces salles après la visite, elles sont réduites à une portion congrue. Hâte de découvrir le résultat. 
En attendant, une superbe exposition de broderies et tissus médiévaux vous est ouverte. Elle commence par un glossaire des points ainsi que des outils, qui me seront bien utile pour comprendre les techniques de broderie détaillées tout au long de l'expo. 
Fragment de caparaçon de cheval, 1330-1340
Ornant les objets de luxe, la broderie se développe en Allemagne et Angleterre. On découvre des ornements liturgiques mais aussi les objets profanes (aumônières, caparaçon de cheval... on n'ose penser aux vêtements princiers). Parmi les œuvres marquantes, des sandales, un antependium avec des saints, les fragments du caparaçon de cheval aux léopards anglais. Et la mitre de la Sainte Chapelle à la nativité délicate. J'ai aussi découvert la magnificence des broderies à l'or nué mêlées aux fils de soie, aussi subtiles que des peintures. 
Œuvres splendides et rarement exposées (pour des raisons de conservation notamment), elles valent le détour. La scéno est discrète, les cartels sont suffisamment détaillés, il aurait peut-être été chouette de voir quelques techniques en vidéo mais l'ensemble est à la fois pédagogique et beau.

Mystérieux coffrets. Estampes au temps de la Dame à la licorne
L'exposition débute avec la présentation de mystérieux coffrets dont l'utilité ne nous est pas connue et qui conservent dans une partie secrète des estampes attribuées à Jean d'Ypres et contenaient certainement des reliques. Mystérieux, non ? 
En réalité, l'expo ne s'attardait pas beaucoup sur cette question mais plutôt sur la production, surtout religieuse, de Jean d'Ypres. 

New - La comédie musicale improvisée
Vous arrivez au Grand Point Virgule pour donner un titre et un lieu qui seront peut-être retenus pour lancer le spectacle. Vous proposez des noms, des airs, des contraintes diverses que les acteurs-chanteurs-danseurs intègrent dans le spectacle. Les musiciens et le dessinateur les soutiennent dans cette improvisation à 100 à l'heure, drolissime et étonnante. Quel talent ! Et toutes les semaines, c'est différent :)

Funny Girl
Une comédie musicale impressionnante au théâtre Marigny ! Super qualité des chanteurs et danseurs, décors à couper le souffle, mise en abyme du théâtre, pas de happy end, c'est du beau spectacle, on se croirait à Broadway.
Fanny Brice veut devenir une star mais elle n'a ni les gambettes ni le minois des belles. Qu'à cela ne tienne, elle a la voix, la volonté et les idées. Et ça marche, elle devient une star avec le producteur Florenz Ziegfeld. Mais elle tombe aussi amoureuse du séduisant Nick Arnstein qui ne lui rend pas la vie facile.
Le scénario n'est peut-être pas complètement fou mais la puissance des personnages, leur humour et la beauté du spectacle compensent largement : on ne s'ennuie pas un instant !

Star Wars - The Rise of Skywalker
Que dire ? C'est dynamique, ça se regarde, il y a même de l'humour. Il y a une quête et bonne grosse bataille finale. Par contre le scénario est pas terrible et on n'a aucune explication sur rien : Qui est Rey finalement ? Comment Palpatine n'est-il pas mort ? Comment se fait-il que tous les indices se trouvent et s’enchaînent si bien si Luke les a cherché pendant des plombes ? Et la dyade, ça marche comment au juste ?

Les misérables
Welcome à Montfermeil Pento ! Un nouveau flic rejoint la BAC (brigade anti-criminalité) et l'on suit sa première journée dans les quartiers avec ses coéquipiers, Chris et Gwada.
35 degrés, lendemain de coupe du monde, tout devrait être calme. Il y a les petits soucis quotidiens, du marchand qui s'étale, des fumeurs de shit... Et puis les soucis plus pénibles comme le vol d'un lion, une arrestation qui tourne à la bavure devant une caméra, l'agressivité qui monte entre les grands frères et les flics. Chacun joue au cow-boy de son côté. Ça se parle mal, ça se chauffe, ça s'échauffe. Pas mal pour un premier jour. Sauf que les petits frères n'ont pas dit leur dernier mot.

Un film assez flippant mais très bien mené sur les banlieues, où seule la force, la menace et les coups permettent de se faire entendre.

mercredi 11 décembre 2019

Sorties ciné de décembre

Frozen II
Evidemment, j'avais tant aimé Frozen que je ne pouvais pas passer à côté du 2e volet. 
On retrouve Elsa et Anna, en grande forme, avec Olaf, Sven et Kristoff. La vie semble belle et simple au royaume si ce n'est qu'Elsa entend des voix. Et décide de les suivre. Super idée, non ? 
Forêt enchantée, malédiction, éléments en colère... Les princesses sont prêtes à tout affronter ensemble. Une quête qui leur apprendra la vérité sur les pouvoirs d'Elsa, sur leurs parents, sur la malédiction. 
Evidemment, pas le même effet wahou qu'au premier opus : pas de chanson inoubliable et qui fait frissonner - même si la chanson Lost in the wood est incroyable, fans des années 90 enjoy. L'histoire est moins dingue et les personnages ne nous révèlent pas beaucoup de surprises. 
Par contre, beaucoup d'humour avec un Olaf en super forme (restez jusqu'à la fin du générique pour le dernier fou rire), des paysages et des textures toujours aussi travaillés et splendides ! On passe un bon moment.


Hors Normes
Autre style avec ce film sur le travail d'éducateurs auprès d'ado et adultes autistes. Bruno et Malik ont deux associations complémentaires pour accompagner ces jeunes et former des éducateurs. Lorsque l'association de Bruno est auditée, c'est la réalité des manques des autres structures qui surgit : jeunes refusés par toutes les structures, attachés ou drogués parce que trop incontrôlables. Alors certes, c'est un peu le bazar chez Bruno, mais les jeunes sont traités avec dignité et amitié. Et ça marche plutôt bien puisqu'ils progressent !
Un petit pas vers plus d'humanité ? Et de meilleurs soins ?

mercredi 9 janvier 2019

Quelques sorties hivernales

Voilà un bout de temps que je ne vous ai pas parlé des sorties musées et ciné, faute de temps plus que d'absence de découvertes ! Je vous parlerai ici d'expos, de films et de spectacles.

Comédies musicales à la Philharmonie

La comédie musicale est un divertissement que l'on apprécie, l'expo était en tête de liste de nos sorties hivernales. Et nous n'avons pas été déçus par le riche contenu visuel proposé. 
Après une introduction autour de Singing in the rain, on découvre l'histoire et la chronologie interactive des comédies musicales - au cinéma. C'est une partie assez essentielle, que je vous conseille de ne pas sauter avant d'entrer dans la salle principale et de vous faire happer par tous les contenus, à la fois sur des thèmes spécifiques : la danse, les stars, les effets visuels, tel ou tel artiste, les costumes, les effets spéciaux etc. 
C'est une expo riche, avec énormément de contenu vidéo à voir (on y a passé plus de 3 heures) quand on aime rentrer dans les détails - comme ce qu'est la comédie musicale au Japon, pas très éblouissante. On a toutefois regretté qu'il ne soit pas du tout question de Broadway et que l'expo se cantonne au ciné. J'imagine que ça prenait des proportions ingérables.

ON AIR au Palais de Tokyo

Carte blanche à Tomas Saraceno, cette exposition présentait les oeuvres de l'artiste argentin dans tout le musée. L'idée principale en était les interactions entre tous et tout, de l'infiniment petit à l'infiniment grand, des araignées aux étoiles. On découvrait d'abord des toiles d'araignées, puis des sons, transmis par les vibrations, des voyages en ballons, le tout dans un langage scientifico-poétique abscons et répétitif. Mais c'est esthétique, et - à voir l'attente devant le musée - ça marche plutôt bien. Par contre, c'est fini.

 

Un rêve d'Italie, la collection du marquis Campana

Tous ceux qui ont étudié la céramique grecque connaissent le nom du fameux collectionneur et sa ruine. Son énorme collection, partagée entre le Louvre et l'Ermitage, est exposée en partie par le musée du Louvre. C'est intéressant à la fois pour la démarche car le collectionneur avait un système spécifique de classement et d'exposition dans ses différents palais, et pour les objets eux-mêmes, souvent de qualité - mais dont pas mal d'attributions ont été revues. C'était aussi une tentative d'embrasser tout l'art italien, en accord avec les convictions politiques du marquis et avant que l'Italie ne s'unifie. 
Pour ce qui est des objets exposés, beaucoup proviennent des collections du Louvre ou de musées français (car les pièces ont été réparties) et j'ai regretté de ne pas croiser plus de céramiques - je retournerai dans la galerie Campana pour cela - même s'il y en a déjà trop pour certains visiteurs. Et j'ai apprécié toutes les questions autour des restaurations et de l'authenticité, qui reste un débat bien actuel. Côté majoliques et peintures - sauf les oeuvres médiévales, c'était moins ma tasse de thé. Une expo intéressante sur les ambitions d'une collection et d'un collectionneur exceptionnel.

Bohemian Rapsody

Comme beaucoup, on a beaucoup aimé ce film, plus pour la musique que pour la vie de Freddie Mercury. On y découvre la vie du chanteur, les créations et coups de génie de Queen, le succès... Et aussi la solitude de Freddie. Rien de bien fou dans ce film, c'est linéaire, assez plat, mais sauvé par la musique du groupe - ah le moment de la création de Bohemian Rapsody...

Capharnaum

C'est Zain que l'on suit dans ce film de Nadine Labaki. Zain est un petit garçon, dans une famille nombreuse de Beyrouth qui peine à joindre les deux bouts. Il ne va pas à l'école mais travaille. Suite au mariage de sa soeur, il fuit et rencontre des clandestins et une vie tout aussi complexe que la sienne. Sale, dur mais pourtant tendre, ce film n'a pas réussi à me toucher et m'a semblé un peu long. On pleurait à côté de moi, sans que je comprenne pourquoi. 

Asterix et le secret de la potion magique

C'est divertissant et drôle, mais pas indispensable à voir au ciné. Panoramix se met en quête d'un successeur mais peu seraient capable de remplacer le druide de la fameuse potion magique.

Gus l'illusioniste

Il est drôle et super fort pour nous illusionner. Ce magicien joue avec les cartes et manie l'humour - un peu moins bien la caméra - avec les spectateurs qu'il invite sur scène. Avec plein de jolies références à Love actually, Gus nous fait passer un très beau moment entre rire et émerveillement.

Au-delà des murs

Spectacle chanté et dansé sur l'exil, nourri de témoignages de migrants et d'associations, il mettait un peu d'espoir en l'humanité malgré un accueil qui se durcit.

mercredi 17 octobre 2018

Le Pape François, un homme de parole

Voici un film de Wim Wenders à côté duquel j'ai failli passer. Il faut dire qu'il n'y a pas eu des masses de pub pour le Pape. Et je sors enchantée de la salle. Rien d'extraordinaire, beaucoup d'images d'archives mais une présentation limpide des grands dossiers de François.

Le film commence en rappelant l'attitude révolutionnaire de Saint François d'Assise et fait le lien avec ce Pape qui s'en inspire. Dommage cependant qu'il ait fallu passer par quelques images kitchs de la vie de saint François pour expliciter tout ça. Mettant Laudato Si' au centre de son pontificat, avec les questions d'écologie et d'économie, François rappelle la pauvreté à laquelle appelle le Christ, le souci des plus pauvres, des plus faibles, des personnes broyées par la machine capitaliste et ses guerres économiques. On voit François parcourir le monde, s'approcher des plus pauvres, prôner plus d'amour et d'humour. On a aussi droit à quelques éléments sur d'autres dossiers qui agitent l'Eglise comme la place de la femme, des homosexuels, la tolérance zéro pour la pédophilie... Bref, pas mal de messages évangéliques remis au goût du jour !


mercredi 21 février 2018

Human flow

J'attendais avec impatience la sortie en salle de ce film d'Ai Weiwei et quelle ne fut pas ma surprise de le voir si peu distribué. Même à Paris ! ça me parait dingue surtout que le sujet du film est d'actualité. Les migrations, c'est quand même un thème qui intéresse, non ? Le bon côté de tout ça ? J'ai découvert des cinémas, certes un peu loin de chez moi, mais qui ont une sélection intéressante. 

Et le film en lui-même ? J'en sors un peu mitigée. C'est (très/trop) esthétique, avec un peu trop de drones parfois. C'est divers, on passe du Bangladesh au Kenya, à la Grèce, au Mexique, etc. Ce n'est pas trop bavard. C'est documentaire avec des interviews de représentants du HCR ou d'autres ONG. C'est proche des réfugiés, enfin de certains, avec des interviews et des scènes de camps ou de sauvetage. Mais... c'est aussi très autocentré, on voit beaucoup trop Ai Weiwei. On comprend à la fin que ça sert presque uniquement à justifier les échanges avec la police américaine mais c'est à la limite de l'indécent parfois (femme qui vomit). Et c'est un peu long, il y a des rush qui méritaient d'être coupés, qui se répètent, qui n'apportent pas grand chose alors que d'autres choses semblent manquer : l'Afrique est peu présente en images alors que le nombre de réfugiés qu'elle abrite est énorme. L'Asie est oubliée, à part quelques images du Bangladesh et des Rohyngas. Bref, c'est un peu brouillon alors que les chiffres, les interviews, la diversité des lieux tendait à nous faire croire à un film exhaustif. Malgré ces critiques et les limites de l'exercice, une chose est sûre : ces situations nous paraissent intolérables. Que penser de ces familles entassées à la frontière macédonienne ? De ces réfugiés installés hors de leur pays depuis 25 ans et plus ? De ces personnes qui traversent les mers au risque de leurs vies ?


Images de misère et d'ennui, de destruction et de fuite se mêlent dans un gigantesque kaléidoscope où les hommes et les responsabilités sont diluées, où tout se mélange... 

mercredi 20 décembre 2017

Coco

Ah, il est très sympa le dernier Disney. Et très esthétique. Et hispanophone parfois. Bref, plein de qualités !

C'est l'histoire de Miguel, un jeune garçon qui veut être musicien alors que les siens ont banni la musique. Pas très original comme point de départ. Sauf qu'en voulant trouver (ou plutôt voler) une guitare, Miguel se retrouve au pays des morts. Commence une course poursuite entre Miguel et ses ancêtres... qui nous fera découvrir l'univers coloré et merveilleux de ce pays. A la recherche d'Ernesto de la Cruz, le célèbre musicien, Miguel espère lui aussi percer dans la musique. 

Je ne vous en dit pas plus sur l'histoire... Car ce qui m'a fascinée par dessus tout est la culture latino, les éléments du Dia de los muertos, les musiques, les couleurs... et tout cet univers visuel très fouillé, très riche, qui donnait parfois envie de faire des arrêts sur image pour mieux l'admirer.

lundi 20 novembre 2017

Ubik - Le scénario

La présence de ce livre dans ma bibliothèque est le fruit d'une erreur du père Noël, qui a confondu roman et scénario. C'est un peu bizarre de découvrir un roman à travers le scénario qu'en a écrit l'auteur lui-même, Philip K. Dick. Il manque un peu de chair. Restent les dialogues et les indications scéniques. Mais pas à la manière d'une pièce de théâtre, comme si tu lisais un résumé. Bref, ce n'était pas vraiment ce que je voulais lire et le format scénario ne m'a pas emballée. Et maintenant, j'ai moins envie de lire le roman dont je connais partiellement l'intrigue.

Tout commence avec Glen Runciter, propriétaire d'une entreprise de contre télépathes, qui consulte Ella, son épouse mi-vivante. Dans le monde futuriste de Dick, la télépathie est courante et sert à espionner ses concurrents. Il faut donc s'en protéger par des neutraliseurs, des anti-psis. Et les mi-vivants ? Ils ne sont pas tout à fait morts. Ils sont congelés et peuvent être consultés par leurs proches. Il y a aussi d'autres curiosités comme ce monde où les choses sont reines et doivent être payées à chaque usage : pour sortir de chez soi, il faut payer la porte. Parmi les hommes de Runciter, Joe Chip, l'anti héros parfait, fauché mais bon neutraliseur.
Runciter accepte un contrat sur la lune et envoie ses meilleurs éléments. Et là, boum, piège et mort de Runciter. L'équipe s'enfuit mais tout semble avoir vieilli prématurément autour d'eux... et en eux. Enfin, à ce qu'il semble !
Et partout, des pubs pour Ubik. Un élément qui prend de l'importance à mesure de l'intrigue...

Sans vous en dire plus pour ne pas complétement spoiler l'histoire, j'ai trouvé l'intrigue très chouette et les éléments contextuels de 1992 (le futur) et 1939 (le passé) très bien amenés. A voir si je me laisse séduire par le roman.
Magritte, double secret

mardi 19 septembre 2017

120 battements par minute

La rentrée est aussi sous le signe du cinéma. Avec ce film, conseillé par quelques bons amis, on replonge dans les années 90. Les années sida.

Copyright Salzgeber & Co. Medien GmbH

Tout commence au sein d'Act up, cette association qui vise à défendre les droits des personnes touchées par le sida. On découvre une réunion de l'association puis son mode d'action musclé avec faux sang et délégations qui envahissent un labo pharma. Mais ce n'est pas un documentaire, c'est aussi l'histoire de ces hommes et femmes touchés par le sida, qui voient leurs amis mourir, dans l'indifférence générale. Vue comme la maladie des homos et des drogués, elle ne semble pas prioritaire pour le gouvernement, les labos ou l'opinion publique. Et l'on oscille entre l'association et les hommes durant le film, avec une tendance à voir de plus en plus les hommes à mesure que l'on avance : réunions, actions, réunions, premier mort, action, maladie du héros, accompagnement du héros, un peu moins d'Act up...

Entre le documentaire et l'histoire d'amour, avec des émotions, des partis pris et quelques longueurs, ce film nous met face à la douleur d'une maladie alors incurable, aux maux de ceux qui souffrent dans leur corps, de ceux qui les accompagnent, leur survivent... pour combien de temps ?

C'est le genre de film dont on sort glacé. Pas de musique sur le générique. Pas d'espoir. Et qui donne envie de se renseigner, d'en savoir plus, même si c'est prendre le risque de faire mentir ce qu'on nous a montré, l'ensemble harmonieux qui a été composé.

mercredi 30 août 2017

La planète des singes - Suprématie

Accompagnant un petit groupe au ciné, je n'ai pas eu mon mot à dire sur le choix du film. N'ayant pas vu les deux premiers volets du préquel de La planète des singes, je n'aurai pas forcément choisi de voir le trois. Mais un petit tour sur Wikipedia m'a bien renseigné sur l'histoire.

Tout commence sur une scène de guerre entre singes et humains. César, le chef des singes, et les siens sont poursuivis par un général qui souhaite les éradiquer. Devant la mort de sa femme et son fils ainé, César choisit de se venger du général McCullough. Il laisse son peuple s'éloigner et part en solitaire, rejoint bien sur par ses amis fidèles, Maurice, Luca et Rocket. Ils suivent les troupes pour découvrir un camp retranché où les singes sont réduits en esclavage et construisent un mur contre des ennemis... humains ! Car le général est un dissident. Par ailleurs, un autre mal semble décimer les humains après la grippe des singes...

Film d'action rondement mené, avec un héros, César, toujours au top malgré ses moments noirs. On est dans un bon film américain avec effets spéciaux, coups de bol et clichés : bons et méchants que l'on tente de nuancer... Mais qui périssent tous par où ils ont péché... Sans surprise.


mercredi 23 août 2017

Moi, moche et méchant 3

Eh oui, on a cédé aux sirènes du marketing qui nous proposent toujours des suites et des suites à des films sympas qui en deviennent lassants (cf. Shrek). Si celle ci n'est pas trop mal, c'est surtout grâce au méchant issu des années 80 qui trimballe ses références avec lui, Balthazar Bratt. 
Gru est devenu agent secret, avec Lucie, et veille sur les trois filles. Fini la vilenie, les gros engins et les minions. Place à la vie de famille tranquille. Mais ce n'est pas trop le trip des minions qui se cherchent un nouveau méchant... Et puis, les forces secrètes ne pardonnent pas les échecs de Gru et le caractère ardent de Lucie. Tchao le boulot ! Dans la foulée, Gru se découvre un frère jumeau ignoré, éleveur de cochons, qui rêve de devenir un super méchant. Le scénario est en place, il ne reste qu'à dérouler !

Un film amusant et sympa, parfait pour garder la tête en vacances.

mercredi 26 juillet 2017

On va au ciné ?

Nos dernières sorties ciné commencent à dater et je vois que les affiches se raréfient. Quelques mots sur deux jolis moments.

Lion
Savez-vous combien d'enfants disparaissent chaque année en Inde ?
Saroo est l'un d'entre eux. Partis avec son frère Guddu pour travailler, il s'endort dans un train et ne se réveille que des kilomètres plus tard. Il est déjà trop tard pour descendre et il arrive à Calcutta après plusieurs jours sans boire ni manger. Il erre dans la ville et découvre qu'il ne parle pas la même langue que les autres. A la gare, il est repoussé, dort sous des ponts, se fait repérer par des gens louches... puis aider par un garçon sympa. Mais il finit à l'orphelinat.
C'est là qu'il est adopté, sur photo, par des australiens. Et qu'il oublie petit à petit qu'il n'a pas été abandonné mais qu'il s'est perdu. Et bien sûr, ça lui saute au visage lorsqu'il s'y attend le moins. Et le voilà qui cherche à retrouver les siens... Ce qui n'est pas une mince affaire quand on a la mémoire de ses cinq premières années seulement.

A voix haute
D'Inde, on passe à Saint-Denis ! On suit des étudiants qui vont passer le concours Eloquentia, un concours d'éloquence qui vise à désigner le meilleur orateur du 93. Avocats, comédiens, poètes viennent conseiller et accompagner ces jeunes. Ils apprennent à exprimer différemment leurs idées, à les structurer, à les illustrer. On suit plusieurs de ces jeunes dans leur quotidien. Leurs efforts, l'espoir et l'attente. C'est riche, c'est beau !


vendredi 3 mars 2017

Les Pépites

Voilà un film que tout les cinéma auraient dû diffuser tellement il fait de bien. Voilà qui donne foi en l'homme bien plus que n'importe quel La La Land. Voilà qui fait changer le monde et ses règles.

L'histoire est celle de Marie France et Christian des Palières, qui se sont investis pour des asso à leur retraite. Installés à Phnom Penh, ils ont rencontré les chiffonniers. Voir des enfants fouiller dans les détritus pour manger et aider leur famille, les voir marcher pieds nus dans les ordures et respirer tous les jours des mouches a ému le couple. Il a commencé par installer une paillote pour donner du riz à ces enfants. Puis les a questionné sur leurs besoins. Ils étaient simples : aller à l'école et prendre un repas par jour. Et c'est ainsi qu'est né Pour un Sourire d'Enfant. Un projet d'école où les plus pauvres pourraient sortir de la misère. Il a fallu inventer des solutions avec les familles qui perdaient ainsi des sources de revenu, leur donner de l'argent ou du riz, éduquer les enfants et les parents, sortir des enfants de leur famille si besoin (prostitution et maltraitance). Bref, proposer à chacun un lieu qui lui permette de vivre dignement. Redonner une chance et des soins à chacun, dans un lieu où l'on se soucie de l'autre.

À partir des témoignages des enfants qui ont grandi dans cette école, des images d'archive de la famille des Palières et de l'association, des interviews des fondateurs, le spectateur découvre une formidable aventure humaine et sociale. Et s'émerveille de voir que c'est l'école de ciné du centre qui a fait le film ! Quelle réussite !
S'il y a un film à ne pas manquer pour gagner en optimisme, c'est celui-là !

Les pépites film
D.R.

mercredi 15 février 2017

La La Land

Nous avions entendu tellement de bien de ce film ! "Léger et profond", "comédie musicale pas gnan gnan", "Tu sors du ciné en ayant envie de danser !"... Bon, le film nous a plu mais nous ne sommes pas non plus en extase.

Le plot ? Elle rêve de devenir actrice. Il rêve de monter son club de jazz. Au milieu des studios hollywoodiens, il y a plus de rêves frustrés que de rêves exaucés... Mais Mia et Seb s'accrochent. Et ne tardent pas à se rencontrer, se poussant mutuellement à poursuivre leurs rêves. Et pourtant, la vie (et l'absence de communication) les rattrape. Mais bon, si c'est pour vivre leur rêve, ça vaut bien quelques sacrifices !

Si le film débute sur les chapeaux de roues avec une choré au top et une bonne humeur décoiffante, on regrette que l'aspect comédie musicale demeure ensuite plus anecdotique. Un petit air, quelques pas de danse et c'est plié. C'est en effet l'histoire d'amour qui prend le pas avec ses réflexions sur le sens de la vie, l'amour ou mon rêve, s'adapter ou renoncer, blablabla. Avec des acteurs peu convaincants, il faut bien l'avouer. Certes, c'est coloré, rétro et très bien filmé mais le scénario et le jeu des acteurs ne semble pas à la hauteur. On est loin de la vitalité des musical américains !

D.R.

samedi 21 janvier 2017

Ballerina

C'est certainement une de vos dernières chances pour voir ce film sur grand écran. Dépêchez-vous car il vaut le détour !

Félicie et Victor sont orphelins et font les 400 coups dans leur orphelinat breton. Ils rêvent de le fuir pour aller réaliser leurs rêves... à Paris. Victor veut être inventeur et Félicie danseuse. 
Vous avez lu le titre ? Bon, on va bien sûr plus voir Félicie que Victor. 
Je passe sur les péripéties qui font entrer Félicie à l'école de ballet de l'opéra, sachez simplement qu'elle rencontre les bonnes personnes et qu'elle est prête à tout donner pour danser. 

© 2016 MITICO – GAUMONT – M6 FILMS – PCF BALLERINA LE FILM INC

Belle histoire de rêve ou de vocation, Ballerina s'attache à montrer la persévérance de Félicie à travers un charmant film d'apprentissage dans le Paris de la Belle Epoque. C'est très égoïste d'ailleurs quand on y pense ! Seule compte la réussite de l'héroïne, pas de dessein collectif... 

On notera la beauté des décors, l'humour et la légèreté des personnages, le scénario bien bordé qui en font un film d'animation (franco-canadien!) de très bonne qualité. Et puis, on vous laisse pas mal de questions sur l'histoire de Félicie, sur son avenir, sur ce qui a généré la haine de la mère de Camille... Tout n'est pas résolu et c'est tant mieux ! Bref, allez faire un petite pirouette par le cinéma le plus proche !

jeudi 5 mai 2016

Risen

Ou la Résurrection du Christ en français. Parce que les titres anglais, c'est quand même difficile à traduire...

Tout commence comme un péplum, avec des scènes de bataille en Judée, un Ponce Pilate bien toiletté et des échanges pseudo-philosophiques aux thermes. Puis, le film tourne à l'enquête, voire au thriller. Où est donc passé le corps de Jésus ? Qui a bien pu le cacher et où ? Voire pourquoi ? Entre le traître, l'aveugle, le bienheureux et quelques autres figures aussi peu fiables les unes que les autres, l'enquête piétine, Ponce Pilate s'agace et Clavius, notre héros, se questionne. Car notre petit tribun est plus habitué à égorger des ennemis et à se planquer dans les collines qu'à jouer au détective. 
Et puis, l'évidence... Et là, ça tourne à un autre genre de poursuite. C'est plus la soif de comprendre ce qui fascine dans ce prophète... et surtout comment il a pu dépasser la mort. Là, ça tourne un peu étrange, entre les disciples en commando et l'adieu du Christ façon Independance Day...

On saluera la performance de Fiennes, qui campe un tribun très convainquant et sympathique... et c'est à peu près tout. Sans être mauvais mauvais, j'ai peur qu'il ne s'efface assez vite des mémoires.

Risen

lundi 2 mai 2016

The Huntsman : Winter's War

On a vu la suite de Blanche Neige et le chasseur sans le savoir ! Ou plutôt, on avait oublié ce film avant de voir ce nouvel opus. Il s'agit du prologue et de la suite du premier. Prologue parce qu'il s'agit de la formation du chasseur. Épilogue parce qu'il met fin au conte.

Figurez-vous que Ravenna, la méchante reine, a une sœur, la reine des neiges. Enfin, Freya peut geler tout le monde depuis que sa petite fille a été brulée. Et cette reine se constitue une armée pour conquérir les royaumes du nord. Elle enlève des enfants et en fait ses guerriers. Parmi les meilleurs, Sara et Eric. Qui bien sûr sont amoureux, ce qui est formellement interdit. Du coup, ça se passe mal avec la reine. Puis petite ellipse temporelle de dix ans jusqu'au règne de Blanche Neige et la disparition du miroir magique.

Un scénario embrouillé pour cet opus qui ne restera pas dans les mémoires. Certes, le côté Frozen peut emballer les aficionados d'Elsa mais guère plus.


lundi 25 avril 2016

Zootopia

Bienvenue dans un Disney dont l'héroïne est une lapine ! 

Avec Zootopia, nous entrons dans un monde où proies et prédateurs vivent en harmonie. Pas question pour les léopards de manger les lapins, les donuts sont de toute façon bien meilleurs !

Notre lapinette, Judy, première policière de son espèce, est reléguée à poser des contraventions. Mais elle tombe sur un truc louche derrière une disparition apparemment inoffensive. Certains animaux seraient rendus à l'état sauvage. Accompagnée d'un renard, Nick, elle mène l'enquête. 

Bon l'idée est sympa, le décor est chouette (adapté à chaque animal) et les références rigolotes mais le rythme est très mollasson. Il ne restera pas dans mes annales.

Zootopia
D.R.

mardi 8 mars 2016

Goosebumps (Chair de Poule)

On n'a malheureusement pas tous les jours le choix de ce qu'on peut voir comme DVD quand on est invité chez des potes... Et ce week-end, ça a été le cas ! (et oui, on est actuellement dans une partie du monde où ce film, encore dans vos salles, est sorti en DVD).

On s'est retrouvé devant un gamin, Zach, qui venait d'emménager dans la petite ville tranquille de Madison. Charmé par sa voisine, il s'effraye des cris qu'il entend régulièrement. Serait-ce son père, un homme antipathique au possible, qui la battrait ? Alerté, le jeune homme décide d'en avoir le coeur net et visite la maison en compagnie de son nouveau pote, Champ.

Et là, c'est la cata. Ils ouvrent un livre de R.L.Stine et un monstre en sort, l'abominable homme des neiges. Mais ce n'est pas tout, Slappy, une poupée diabolique, en profite pour semer la panique. Ouvrant régulièrement les livres de Stine, elle en fait sortir tous les monstres possibles... Stine, le père antipathique devenu brusquement plus sympa (Jack Black), s'allie aux jeunes gens pour sauver le monde... euh, la ville.

Assez ridicule, du point de vue des dialogues comme du scénario, ce film a peiné à me faire sourire. Je n'y ai ni retrouvé l'ambiance effrayante des livres de mon adolescence, tout est tourné en mode comédie, ni même les contenus des livres en question (à part Hannah, qui doit être Le fantôme d'à-côté ou un truc du genre).

Bref, le navet à éviter !