Affichage des articles dont le libellé est Christensen (Lars Saabye). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Christensen (Lars Saabye). Afficher tous les articles

mercredi 12 février 2020

Le modèle

Youpi, une belle sortie de PAL avec ce roman de Lars Saabye Christensen dont j'avais beaucoup aimé Le demi-frère.

Avec ce livre, on va suivre un artiste, Peter Wihl, dont la prochaine exposition approche et qui n'a pas encore commencé à peindre. Depuis des débuts acclamés par la critique, le peintre peine à se renouveler. Installé avec sa compagne et sa fille, il s'efforce de travailler dans l'atelier désespérément vide. C'est là qu'il vit son premier malaise : il tombe dans les pommes en perdant temporairement la vue. Les malaises se multiplient et le verdict tombe : il est destiné à devenir aveugle. Quel drame pour un peintre. Il ressent alors la pitié qui suinte chez ses proches, ainsi que la peur. Mais il est résolu à trouver une solution, coûte que coûte ! 

Un roman qui monte progressivement en tension, dont le personnage principal s'épaissit tandis que les autres semblent disparaître devant cette cécité programmée. Mais cette cécité, n'est-elle pas finalement dans la cécité à l'autre et la fermeture sur soi, plus que dans le handicap ? C'est en tous cas ce que j'ai ressenti devant les choix du peintre. 


samedi 27 octobre 2007

Le demi frère

Christensen est un des auteurs de mon challenge que je regardais avec appréhension. Gaëlle m'avait assuré que je ne serais pas déçue ; j'avais des doutes malgré tout (surtout depuis que j'avais lu des références à Irving dont je ne digère toujours pas le monde selon Garp mais dont j'ai tout de même acheté L'oeuvre de dieu... , allez comprendre). Me voilà rassurée, ce livre se dévore ! Barnum, petit bonhomme et demi homme aux talents de scénariste, nous conte son enfance et, plus largement, la saga familiale. Un appartement abrite trois femmes : La Vieille, actrice oubliée, Boletta qui travaille aux télégraphes et Véra (respectivement arrière-grand-mère, grand-mère et mère célibataires). Fred est le premier homme à s'installer dans leur vie. Puis vient Arnold Nilsen, le père de Barnum... et Barnum lui-même. Les deux garçons grandissent ensemble, Fred fascine son cadet qui rêve de lui ressembler. Fred est grand, fort, sait se faire respecter et surtout, disparait. Barnum se consacre alors à l'écriture, à la boisson, à la morosité. Ce roman est souvent triste, gris mais l'imagination de l'auteur, sa plume précise et mystérieuse, aux notes humoristiques, tiennent le lecteur en haleine. Une belle saga norvégienne (pour ceux qui cherchent des idées pour le swap ;) ).