vendredi 15 mai 2009

Tentative de bibliographie


Dur dur de faire une bibliographie pour le swapomythes (il reste des places, amateurs, vous êtes les bienvenus), le sujet est tellement vaste qu'il laisse beaucoup de libertés. Voici une ébauche de biblio, n'hésitez pas à la compléter, c'est fait pour ça ! Je m'en suis essentiellement tenue aux mythes grecs qui me sont les plus connus. J'ai noté quelques idées sur les mythes arthuriens mais il est bien évident que ce n'est pas exhaustif. Le swap est ouvert à d'autres mythologies et aux cultures plus éloignées (asiatiques ou aztèques par exemple). Bon trêve de bavardages...

Du coté des sources :
Eschyle Orestie, Les Sept contre Thèbes, Les Suppliantes, Prométhée enchaîné.
Sophocle Oedipe roi, Antigone, Oedipe à Colonne, Electre, Ajax, Les Trachiniennes, Philoctète.
Euripide Ion, Iphigénie en tauride, Électre, Oreste, Iphigénie à Aulis, Alceste, Les Enfants d’Héraclès, Hippolyte, Andromaque, Hécube, Les Suppliantes, Les Troyennes, La Folie d’Héraclès, Hélène, Les Phéniciennes, Les Bacchantes, Rhésos, Le Cyclope.
Homère Iliade, Odyssée et hymnes homériques.
Hésiode Théogonie.

Pour le thème des Atrides et de la guerre de Troie :

Atwood L'odyssée de Pénélope
Bertière Apologie pour Clytemnestre
Fénelon Télémaque
Giono La naissance de l'Odyssée
Giraudoux La guerre de Troie n'aura pas lieu, Electre
Le roman de Troie
Les héritiers d'Homère (chez Argemmios)
Leclerc Toi Pénélope
Magnan Le Sang des Atrides
Marai Paix à Ithaque
Racine Andromaque, Iphigénie
Sartre Les mouches, Les troyennes
Sénèque Agamemnon, Thyeste, Troades
Simmons Ilium et Olympos
Unsworth Le chant des rois
Wolf Cassandre
Zimmer Troie ou la trahison des dieux

Et du coté d'Oedipe et de la Thébaïde :

Aldis Jocaste
Alfieri Antigone
Anouilh Antigone
Bachau Antigone et Oedipe sur la route
Besson Meurtres à l'antique
Brecht Antigone
Cocteau La machine infernale
Corneille Œdipe
Duplessis Antigone
Garnier Antigone, ou la Piété
Gide Œdipe
Glowacki Antigone à New York
Harpman Mes Œdipes
Lamaison Œdipe roi
Le roman de Thèbes
Racine Thébaïde
Rotrou Antigone
Sénèque Œdipe
Voltaire Œdipe

Pour Jason et ses Argonautes :

Anouilh Médée
Chaucer The Legend of Good Women
Corneille Médée, La toison d'or
Grillparzer La Toison d’Or
La Péruse Médée
Loher Manhattan Medea
Muller Médée
Rouquette Médée
Sénèque Médée,
Simonay La légende de la toison d'or
Wolf Médée : voix

Et pour le reste...
Anouilh Eurydice
Apulée Ane d'or
Cocteau Orphée
Corneille Andromède, Psyché
Durrenmatt La Mort de la Pythie
Gaiman American gods
Gide Thésée
Giraudoux Amphitryon 38
Ladjali La chapelle Ajax
Lewis Un visage pour l'éternité
Lorrain Princesses d'ivoire et d'ivresse
Molière, Amphitryon, Psyché
Norfolk Comme un sanglier
Ovide Métamorphoses
Plaute, Amphitryon
Rachline Le chatiment des dieux (série), Persée, le favori des dieux
Racine Phèdre
Riordan Percy Jackson et les olympiens
Sénèque Phèdre, Hercule furieux
Simonay Les enfants de l'Atlantide
Swann Trilogie du minotaure, Trilogie du latium, La forêt d'Envers-Monde, Les dieux demeurent et autres
Tasnadi Phèdre 2005
Virgile Enéide
Werber Le cycle des dieux

BD et Manga
Alix
Astérix
Atalante

Evangelion
L'anneau des Nibelungen
Le crépuscule des dieux
Les chevaliers du Zodaique

Quelques histoires autour d'Arthur, des mythes celtes ou nordiques et des chevaliers...
Barjavel L'enchanteur
Brasey La malédiction de l'anneau
Chrétien de Troyes Perceval, Yvan le Chevalier au lion, Lancelot
Cornwell Saga du roi arthur
Dumézil Loki
Ende L'histoire sans fin
Fetjaine La trilogie des elfes
Gavriel Kay La Tapisserie de Fionavar
Holdstock Le bois de Merlin, La fôret des Mythagos
Lawhead Cycle de Pendragon
Le Guin Terremer
Lewis Chroniques de Narnia
Markale Cycle du Graal
Reeve Arthur l'autre légende
Silhol of course !
Stewart Le cycle de Merlin
Tolkien of Course !
Wolfe Le chevalier
Zimmer Bradley Les dames du lac (série)

Mythes divers
Banker Le Ramayana
Noirez Le chemin des ombres
Mauméjan Car je suis légion
Pagel Les mages de Sumer
Silverberg Shadrak dans la fournaise, la tour de verre, Gilgamesh
Stolze Cent mille images, Le serpent d'éternité
Zelzazny Seigneur de lumière

jeudi 14 mai 2009

Les déchirements


Je disais récemment que j'avais envie de lire Hubert Nyssen, que je croisais beaucoup dans mes bibliothèques de quartier. C'est ce titre que j'ai choisi, je ne sais pas bien pourquoi. Il était là, il m'a plu, je l'ai lu. Et le fin mot de l'histoire m'a rappelé un thème de ce Brussolo (mais bien entendu, ce n'est pas du tout la même qualité d'écriture !)
Colette et Valentin se fréquentent régulièrement depuis la mort de l'époux et frère des protagonistes, Victor. Le vouvoiement est de rigueur mais l'intimité qu'ils partagent n'en est pas moins grande. Le cœur de l'histoire est celle d'un amour malheureux qui a marqué Victor toute sa vie. Tout autour gravitent les considérations familiales ou professionnelles du macchabée.
L'amour impossible, c'est celui de Victor pour un professeur, la voluptueuse Julie, disparue sans laisser de trace pendant la seconde guerre. Victor se doute qu'elle a été déportée par les allemands. Toute sa vie, il pense à elle, image d'une femme qui ne vieillira jamais. Valentin apprendra malgré lui la vérité.
Un beau livre et une belle lecture portée par un style très agréable ! Franchement, à refaire !

mercredi 13 mai 2009

Vie d'Alcibiade et vie de Coriolan


Après nos deux "héros nationaux", c'est aux traîtres que Plutarque s'intéresse. Il présente d'abord le bel Alcibiade qui a fait battre le cœur de bien des femmes et hommes de son temps. Ce sexy boy n'en est pas pour autant un simple play boy : il fréquente assidûment Socrate et cela contribue à en faire un homme de raison. Il parle agréablement, il est doué au combat. Mais un peu louche. Trop parfait pour être honnête ce cher Alcibiade ! Quand vient la guerre du Péloponnèse, ce dernier se retrouve impliqué dans de sales affaires (impiété entre autres). Il fuit Athènes qui l'a condamné à mort et aide les ennemis de la cité. Pourtant, il semble que son unique souhait serait de la réintégrer. Pour Coriolan(Gaius Marcius), moins de paillettes. On est devant un citoyen romain tout ce qu'il y a de plus sérieux. "La terre et la guerre" pour seule devise. Comme Alcibiade, ce garçon est un excellent stratège. Il remporte de belles victoires mais se met en porte à faux par rapport à la plèbe de Rome. Il s'exile chez les Volsques qu'il conseille. C'est l'ambassade de sa maman qui le convainc de rentrer à Rome.

mardi 12 mai 2009

Le târ de mon père


Hossein, fils de Barbe blanche, hérite de son târ lorsque son père meurt. Cet instrument de musique était le bien le plus cher de cet homme et les accords qu'il en tirait étaient exceptionnels. Mais Hossein n'arrive pas à obtenir de ces cordes la musique qu'il souhaite. Dépité, il brûle les cordes et se voit dans l'obligation de gagner Ardabil pour compléter le târ. Son frère Nur l'accompagne.
Mais à peine arrivés, le tar leur est dérobé et les frères sont enfermés pour crime. Parvis, le voleur du târ et le responsable de l'emprisonnement, accuse Barbe blanche d'avoir assassiné son père, Mohsen, pour des raisons musicales : les sons de Mohsen l'aveugle étaient plus émouvants que ceux du dur Barbe blanche.
Ecriture à trois voix, celles des trois fils et à plusieurs accompagnements. Le târ est réellement le personnage principal du roman, il déchaîne des passions et révèle des caractères, des identités, des secrets cachés par les femmes... Une écriture très fluide pour un court roman qui se lit d'une traite. Je relirai certainement Yasmine Ghata, elle m'a conquise.

lundi 11 mai 2009

Vie d'Alexandre et vie de César


J'ai plongé avec délice dans la lecture d'un de mes ennemis de version grecque, le redouté Plutarque. J'aime autant vous prévenir, il va revenir plusieurs fois car je m'enfile les vies parallèles ! J'aime beaucoup ce principe de biographies comparées d'hommes illustres, un grec, un romain. Le principe peut paraitre artificiel mais ça fonctionne assez bien.
Alexandre, le génial conquérant, est présenté comme un grand stratège, un homme intelligent et fort. Quelques anecdotes viennent s'intercaler entre les épisodes habituels : parenté et éducation, premiers combats, actes honorables ou indignes de ce héros, oracles et signes annonciateurs d'un destin héroïque, trahisons... Bref, on ne s'ennuie pas. Et puis ce brave Plutarque est assez moderne, sans parler de psychologie, il s'intéresse au caractère de son personnage. La comparaison avec César est assez valable sur le plan de la recherche des honneurs, le gout de la première place, le coté battant. Mais on ne peut s'attacher autant au romain. Tout semble plus froid et calculé chez lui, la passion (sauf celle de régner) ne semble pas exister.

samedi 9 mai 2009

Marie

Ce livre de Jacques Duquesne interroge. Il considère la mère du Christ et fait un point sur les connaissances que l'on a de cette femme, si peu présente dans la bible, mais omniprésente dans l'Eglise. Étudiant des textes apocryphes, il s'arrête sur quelques points précis tels la naissance de Marie et sa virginité, sa relation avec Joseph et ses autres enfants (!), sa relation au Christ. Puis il considère le regard des hommes et de l'Eglise sur cette femme devenue aujourd'hui l'un des personnage les plus importants du catholicisme. Livre intéressant qui a du provoquer bien des réactions... Certaines réflexions ne sont pas forcément en accord avec les dogmes chrétiens mais tachent de comprendre les contradictions attachées à la vierge.

jeudi 7 mai 2009

L'homme qui tombe

Je voulais lire ce livre de Don Delillo depuis sa sortie. Le titre m'intriguait, le sujet également. Nous sommes dans la période du 11 septembre 2001 aux États Unis. Keith suit une foule qui tente de s'éloigner des tours jumelles. Il se fait déposer chez son ex-femme, Lianne, qui appelle l'hôpital. Keith est blessé et n'a plus d'appartement car il logeait à proximité de la zone sinistrée. Il est arrivé chez Lianne avec une mallette qui ne lui appartient pas. Il retrouve la propriétaire, une femme qui a échappé à l'effondrement des tours. Avec elle, il peut parler de l'événement. Une relation s'instaure entre les survivants alors que Keith continue de vivre chez sa femme. Cette dernière, qui s'occupe d'un atelier d'écriture pour les malades d'Alzheimer, ne cesse de s'accrocher dans tout le livre. On la sent fragile, on la sent partout à la fois : avec son fils qui guette le ciel et un homme mystérieux, avec sa mère qui s'affaiblit, avec ce mari qui revient vers elle. Et puis elle croise cet homme, ce performer qui saute des immeubles, reproduisant les attitudes des hommes qui ont tenté d'échapper à la fournaise des tours. Enfin, on croise l'un des terroristes. Roman sur le New-York post 11 septembre, ce livre entre dans l'intimité des craintes et des traumatismes liés à l'attentat. Décrivant sans fausse pudeur mais avec une belle retenue, sans jugement, les jours qui peuvent suivre le drame. La narration n'est pas évidente, la chronologie n'existe pas vraiment et tout se mêle sans laisser beaucoup de repères au lecteur. Deconstruction inhabituelle qui convient finalement très bien à un roman sur un tel sujet.

mercredi 6 mai 2009

Une singulière famille


Jean-Denis Bredin dresse dans ce livre les portraits de Jacques et Suzanne Necker et de leur fille adorée Germaine de Staël. Procédant de manière chronologique, il décrit les origines familiales de Suzanne Cruchod, issue d'une famille protestante installée en Suisse et sa rencontre avec Necker. Cette biographie familiale court des années 1750 à 1794. Elle est très détaillée et contient de nombreuses citations d'écrivains, d'observateurs ou des écrits de ces trois personnages. Celles-ci alourdissent parfois le récit (surtout quand il s'agit des best-sellers de Necker sur les finances publiques). On observe plus spécialement les relations de ces trois personnages entre eux, leur admiration réciproque, surtout pour Necker, leurs incompréhensions (mère très croyante et fille délurée) et leur tendresse. Cette biographie permet également d'évoquer l'atmosphère du salon parisien des Necker qui voit se croiser beaucoup de philosophes, naturalistes ou lettrés du XVIIIe siècle. La petite Germaine s'y épanouit et développe des capacités étonnantes pour son âge et son sexe.

Vous l'aurez compris, cette triple biographie (incomplète car elle s'attache à une période donnée, pas à toute la vie des personnages) fait renaître une société bourgeoise très riche et fine à l'époque des Lumières.

lundi 4 mai 2009

Swapounet !!!


Le swap tant attendu... et co-organisé avec Arsène et Ikastor...

Portera sur les Mythes et leurs réécritures !
Héros grecs de tragédie qui réapparaissent dans Racine ou chez Dan Simmons, Atrides chez Sophocle ou chez Anouilh qui ne sont pas les mêmes que chez Bachau... Bref, allons à la découverte des origines mythiques et de leur compréhension moderne jusqu'aux Chevaliers du zodiaque :) Et les mythes, c'est large, vous n'êtes pas obligés de vous en tenir à nos amis les grecs !
Il s'agira d'envoyer deux à trois livres, BD ou mangas sur le thème, un objet fait main ou customisé (bref, un peu personnalisé) et des friandises.
Les inscriptions se font du 4 mai au 18 mai.
Les questionnaires seront envoyés dans la foulée, le 19. Vous recevrez les désidérata de votre swappée le 25 et pourrez envoyer vos colis entre le 1e et le 15 juin. Et le samedi 20, tout le monde publie son paquet !
Partants ?!
Alors pour s'inscrire, il suffit d'envoyer un email comportant vos nom, prénom, surnom, adresse mail et adresse de blog si vous en tenez un à swapomythes@gmail.com . C'est lancé !



dimanche 3 mai 2009

Expo à Boston


Pour ceux qui envisageraient un petit tour outre atlantique, sachez que Boston est une belle ville et qu'elle offre un programme culturel intéressant.

Titien, Tintoret et Véronèse à Boston
Sublime exposition sur les peintres vénitiens au MFA. Titien et ses deux suiveurs et concurrents sont présentés et comparés. Des toiles aux thèmes très proches voire similaires sont mis cote à cote. Le plus beau c'est bien sur Titien (c'est mon favori) mais j'ai apprécié l'esprit comparatif de l'expo. Portraits, mythologie, sujets religieux, paysages sont traités avec une grande subtilité. La touche vénitienne avec sa brillance et sa richesse est particulièrement mise en valeur par la présentation. Vraiment de superbes salles !

L'Asie au Isabella Stewart Gardner Museum
Dans cette magnifique demeure de collectionneuse, il y a un peu de tout. L'éclectisme règne en maître : Peintres italiens, hollandais et allemands, objets asiatiques, antiques. Dans cette belle maison autour d'une cour à la manière des cloitres et aux façades vénitiennes, des paravents chinois sont exposés et spécialement mis en valeur ces temps-ci. N'hésitez pas à y jeter un oeil, ces pièces sont magnifiques.

vendredi 1 mai 2009

L'instinct d'Inez


La lecture du blogoclub concernait l'auteur mexicain Fuentès, petit clin d'œil au salon du livre. Je ne le connaissais absolument pas et pour tout dire, je ne pense pas réitérer cette rencontre. Ma lecture n'a pas été désagréable mais assez pénible, j'ai traîné ce livre et n'ai pas l'impression d'en avoir retenu grand chose.
Gabriel Atlan-Ferrara est un vieil homme. Ce chef d'orchestre beau et orgueilleux dans sa jeunesse (et qui porte toujours une grande cape, ça j'aime bien ;) ) a dirigé les plus beaux opéras. C'est lors d'une répétition de la damnation de Faust qu'il rencontre Inès, voix qui rompt l'harmonie du chœur. Il l'emmène à la mer. Elle tombe amoureuse d'un être de papier, une photographie. Rendez-vous manqué de deux êtres amenés à se rencontrer encore. Plusieurs fois, le chef d'orchestre et la demoiselle, désormais cantatrice sous le nom d'Inez Prada, se retrouvent autour de la damnation. A chaque fois, ces retrouvailles renforcent l'incompréhension mutuelle.
En parallèle, l'histoire de deux être préhistoriques, sans paroles, A-Ne et Ne-Il, fait écho à l'histoire contemporaine. Chant, objet précieux (proche du cristal auquel parle Gabriel), destin amoureux... les points de liaisons sont assez nombreux et permettent, si ce n'est de comprendre, du moins d'appréhender une certaine cohérence.
Bref, l'ensemble m'a désorienté. Le style est parfois trop lyrique à mon goût. Je ne suis pas vraiment sous le charme, hélas.

jeudi 30 avril 2009

The little mermaid

Mon chéri est un amour ! Il m'a emmené voir une comédie musicale à Broadway. Nous voulions aller voir Wicked ou Mamma mia ! mais plus de student ticket. Alors finalement ce fut la petite sirène. Nous nous attendions à voir une salle remplie de petits enfants et en fait non ! Des adultes et des apartés pour les adultes assez humoristiques.
Je ne vous ferais pas l'affront de vous raconter l'histoire reprise par Disney. Sachez simplement qu'il y a des tas de moments chantés en plus, que les costumes et les décors étaient fous. Un naufrage en direct, c'est pas peu dire ! Et comme une vidéo parle mieux qu'un discours :


mardi 28 avril 2009

Gran Torino


Enfin, je ne suis plus une inculte du dernier Clint !!! Il était grand temps de le voir. D'ailleurs les gens qui ne l'on pas encore vu, dépêchez-vous !
Walt Kowalski vient d'enterrer sa femme. Il se retrouve seul dans un pavillon de banlieue, entouré par des familles asiatiques. Ses fils le délaissent et ne l'apprécient guère. Idem pour ses petits enfants. Il faut dire qu'il fait la tronche Walt, et tout le temps. Et qu'il n'aime pas les importuns. Tout le monde en fait les frais, surtout le pasteur. C'est un dur, un vétéran de la guerre de Corée. Il en a gardé les armes et l'habitude de réagir au quart de tour. Surtout lorsqu'on s'approche trop de sa voiture, une Gran TOrino 1972 qui attire tous les regards. Lorsqu'il sauve le jeune Tao, son voisin, il ne doute pas un instant qu'il va devenir l'ami de ce garçon timide et de sa soeur, Sue. Bien des ennuis en perpective. Mais aussi une humanisation d'un solitaire.
Superbe film, comme toujours avec Clint !


lundi 27 avril 2009

Les vivants et les ombres


Ce roman de Diane Meur avait reçu de bonnes critiques lors de sa sortie. Je n'ai pas hésité une seconde quand il m'a été proposé par le Livre de poche.
Le narrateur de l'histoire est une bâtisse de Galicie, une de ces grandes demeures qui voient défiler des générations dans leurs murs. Tout commence lorsqu'elle s'attache à Clara. Elle va alors nous conter les aventures de quatre générations de femmes.
Clara von Kotz, fille de baron peu gâtée par la nature, s'éprend de l'ambitieux (et increvable) Jozef Zemka, jeune intendant de la maison. Mésalliance qui lui donne cinq filles. Ces filles ont aussi des enfants qui engendrent à leur tour... Mais c'est essentiellement sur l'histoire de Clara, ses déceptions, ses petites joies, sa découverte tardive d'un amour partagé qu'est centré le début du récit. Ses filles, toutes différentes, sont promis à des vies diverses : mariage, religion, humiliation, célibat...
Mais au delà d'une chronique familiale, un peu dans le genre Guerre et Paix (magnifique sublimissime roman qu'il faut avoir lu, si, si !!), c'est aussi l'histoire des changements politiques : le XVIIIe des lumières et de la Révolution française trouve un écho dans ces terres éloignées, le printemps des peuples souffle pour tous, Sissi fait rêver jusqu'à la moindre apprentie de cuisine. Chaque génération de Zemka voit son pouvoir s'affaiblir, sa richesse et son faste baisser avec la diminution du servage. La maison et les meubles subissent aussi les injures du temps.
Seule petite critique : la fin. La maison n'est plus la maison, le procédé m'a semblé un peu cavalier et ressemble à un tour de passe passe pour faire une fin pas trop abrupte.
Encore merci au Livre de poche qui propose décidément de bons crus ces derniers temps !

dimanche 26 avril 2009

Chirico

Au musée d'art moderne de la ville de Paris se tient une superbe exposition. Mais grande. Donc prévoyez du temps si vous n'avez pas envie de la faire en plusieurs fois.
C'est une exposition rétrospective des oeuvres de Chirico. Et c'est très étonnant. Car finalement, que connait-on surtout de ce peintre ? ça :
Eh bien figurez vous que ce n'est qu'une infime partie de son oeuvre. Très vite, il a choisi cette voie métaphysique, ces villes désertes aux ombres et statues, aux usines et chemins de fer. Mais il est ensuite revenu à des valeurs plus anciennes, il a copié les anciens et repris leur touche. Mais le plus bizarre (et ce pour quoi il est le plus critiqué) il a repris ses propres oeuvres et les a dupliquées à l'infini avec de minuscules variantes. Strange, isn't it ?
Tout ça pour dire qu'on découvre un artiste mal connu et amusant (voir la vidéo à la fin, Chirico est souvent drôle et explique quelques petites choses). Allez jeter un oeil !

samedi 25 avril 2009

Pélerins des ténèbres


Il y a des jours où vous n'avez pas envie de lire autre chose qu'un livre entraînant, facile et un peu flippant. Vous pensez : Brussolo ! En fouillant dans les bibliothèques, vous tombez sur ce titre.
 Le début vous emballe : un moine erre à moitié fou sur les chemins du pèlerinage de saint Gaudémon. Ce martyr, peu connu et regardé de travers par l'inquisition, a été écartelé. Mais il a "rembobiné" le temps et s'est reconstitué devant les yeux effrayés de Caligula et de la foule. Le chemin qui mène au lieu du martyre serpente dans les montagnes. Beaucoup ne reviennent jamais de cette expédition mais elle est d'autant plus valorisée qu'elle est difficile (les voies du salut sont terriblement masochistes).
Cependant, il semble que ce pèlerinage prenne des allures étranges. Ne serait-il pas habité par le diable ? Pour s'assurer de cela, les moines du village le plus proche envoient une espionne, Marion, une fille du pays, peu soupçonnable, qui perd son temps à sculpter des ex-voto alors qu'elle rêve de tailler une belle statue. Mais c'est le travail des hommes, et de son père, pas le sien. Lorsqu'elle part avec la mission de tailler un saint Gaudémon, c'est la crise (et c'est pas très crédible, mais c'est une autre histoire) !
Pour tout dire, la première partie est assez folle. On s'enfonce dans la montagne avec des appréhensions, chaque nuit apporte son lot de peurs. Mais à la moitié du livre, quand le pourquoi du comment est dévoilé et qu'une seconde aventure commence, on ne peut qu'être déçu. Quoi, ce n'était que ça ?!
Et la dernière phrase du livre montre juste que notre héroïne est complètement à la masse. Vous l'avez compris, ce n'est pas le meilleur cru de Brussollo.

vendredi 24 avril 2009

Histoire d'âme


J'avais ce livre de Singer sur ma Pal depuis des années !
Liliane B est une femme seule dans une grande maison. Elle sort pas mal. Elle a une vie sociale bien remplie. Elle ne pleure pas. Et pourtant, elle pourrait.
Jeune fille, la mort de sa soeur l'a laissée sans larmes, froide, presque indifférente, blindée. Récemment, Adrien, son époux est décédé. Mais la vie continue, sans chagrin. Après tout, elle a toujours son amant !
Oui, mais voilà. Le jour où la carapace commence à se fissurer, l'instant où la narratrice prend conscience de tout ce qu'elle a enfui, elle perd contrôle de ses larmes. Elle comprend qu'elle a abandonné toute authenticité. Coupant contact avec le monde, elle replonge dans les souvenirs et prend conscience de sa froideur. Ses sentiments, elle les retrouve. Son mari, elle le regrette. Liliane réalise combien elle l'aimait, combien elle a pu gâcher leurs moments. Après les regrets, la culpabilité. Difficile de continuer à vivre quand on voit tout ça !
Beau roman de l'intimité, des sentiments et de leur reconnaissance.

Du même auteur, j'ai adoré
Dans le même style, il y a aussi


jeudi 23 avril 2009

Faux Numéro


Pierrette est à Deauville avec sa copine Lolo. Pourquoi a-t-elle accepté une invitation chez la tante complètement barge de Lolo, folle de musique ringarde, en compagnie de Poussin, sa petite soeur ? Parce qu'il y a Albert, le grand frère, si charmant. Celui dont Pierrette espère qu'il ne remarquera pas ses oreilles décollées !
Il y a aussi Noé, qui ne dit jamais rien. Toute la petite troupe varie les occupations de bord de mer : pêche, vélo, ballade, drague... et bricolage pour cette excitée de tante Aurique qui n'a pas de nouvelles de son fiancé ! A coté, les voisins sont en vacances mais le téléphone sonne. Poussée par la curiosité, Pierrette s'introduit chez eux pour mettre fin à cette sonnerie persistante. Elle décroche. Mais c'est un faux numéro. Jusqu'au jour où la sonnerie est différente... et l'interlocuteur sait à qui il s'adresse.
Bon ça fait limite polar dit comme ça mais en fait, pas du tout ! C'est plutôt les états d'âme d'une ado et les activités des vacances. Le tout parsemé d'un bel humour et de beaucoup de vivacité. Chic alors ! Merci Malika Ferdjoukh !

mercredi 22 avril 2009

Les inventeurs du temps


Si par le plus grand des hasards vous passiez par la petite ville d'Arras (62), vous pourriez être tentés par le musée des Beaux-Arts (très sympathique mais à l'échelle de la ville). Actuellement, une petite expo s'y tient. Elle présente de jolis exemplaires de montres, cartels et autres compteurs de temps. A noter : de jolis manuscrits, conservés à la bibliothèque, sont exposés. Quel dommage qu'ils ne soient pas sortis plus souvent, ils sont vraiment très beaux. Et du coté des cartels, des choses assez folles et amusantes, des décors magnifiques et des travaux d'orfèvres.
Ce que je regrette ? Le manque d'informations. Des objets sont exposés sans explications (tout ce qui est outils d'horlogerie par exemple) et un petit glossaire n'eut pas été de trop. Et puis, aucune information scientifique sur le fonctionnement, sur les progrès des mécanismes... Peut être cela est il plus développé lors des visites guidées ?

mardi 21 avril 2009

The demigod files


Bon, je crois que je suis fan. Quand j'ai limite pleuré de désespoir parce que ce livre était introuvable à Londres, j'ai appelé mon bostonien de chéri pour lui indiquer que la possession de ce volume était une condition sine qua non pour rentrer en France !
Il s'agit d'aventures secondaires de ce cher Percy, le héros de Riordan. Dans ce petit livre, qui est clairement pour les fans, on trouve trois nouvelles : the stolen chariot, the bronze dragon et the sword of Hades. Dans le premier épisode, Percy aide Clarisse, qui n'est pourtant pas sa best friend, à retrouver le char d'Arès, emprunté par ses demi frères, Phobos (la peur) et Deimos (la panique). Ensuite, lors d'une chasse au drapeau, un ami se voit en très mauvaise position, heureusement qu'Héphaistos veille sur ses fils. La dernière regroupe Thalia, Nico et Percy pour une quête peu ordinaire commandée par Persephone. Se balader dans les enfers n'est pas de tout repos ! En outre, il y a une carte du camp, des portraits des personnages principaux et des interviews de ces derniers (assez marantes). Bref, de quoi patienter jusqu'au tome suivant, le 5 mai !! (Quoi que le teaser de la fin, c'est vraiment du sadisme ! Vivement la suite !)

lundi 20 avril 2009

Le rapport de Brodeck

Depuis sa sortie, j'ai ce livre de Claudel dans ma PAL. Et puis tout le monde en a dit beaucoup de bien. On me poussait à le lire sans plus attendre. Alors avec mon esprit de contradiction habituel, j'ai laissé le livre de coté. Jusqu'à hier. J'ai tourné les premières pages... puis les dernières, quelques heures plus tard. Avalé. D'un coup. Parce que ce livre est un coup, un choc, de chaque chapitre. Brodeck est désigné par le village pour écrire un rapport. C'est la personne tout désignée car il écrit régulièrement des rapports sur l'état de la nature pour une administration invisible. Mais c'est un rapport bien différent cette fois car il concerne "l'événement". On ne sais pas bien comment, pourquoi, ni où, mais dans l'auberge du village, un soir, l'Anderer (l'étranger) est tué. Par la communauté - sauf Brodeck, qui arrive comme un cheveu sur la soupe, après le drame. En rédigeant ce rapport, Brodeck écrit plus. Il écrit sa jeunesse d'orphelin de la grande guerre, ses études à la capitale, les camps, le retour dans son village où rien n'a changé. En apparence. Tout se découvre lentement, partiellement, les effets d'annonce sont nombreux, et les réponses souvents évasives. Le tout se dessine par petites touches. Du crime récent, on remonte toute une série de malveillances, de lachetés de fuites. Le visage humain n'est pas beau sous la plume de Claudel, il est hypocrite, il est bas. Dans ce village d'Europe centrale dont on ne connaitra jamais le nom, dans une zone qui semble sous domination soviétique (mais on n'en sait rien, peu d'indices vous disais-je), Brodeck tape son rapport. Bien entendu... je vous le conseille ! Mais pas trop non plus, parce que ça agace les esprits de contradiction !

dimanche 19 avril 2009

Sombres citrouilles


Tout se passe le 31 octobre, journée d'Halloween, veille de Toussaint et anniversaire de Papigrand. Il y a d'abord ce qui s'est passé avant qu'Hermès, Annette, Viollette et Colin-six ans ne découvrent un cadavre au milieu des citrouilles. Puis il y a ce qui se passe après, quand les enfants ont promis de ne rien dire aux grands.
Le matin du drame, rien à signaler. Les garçons petit déjeunent avec Clara, la bonne à tout faire et Mamigrand, qui critique et méprise tout le monde. C'est une journée pas comme les autres car toute la famille Coudrier doit se réunir autour de Papigrand et se recueillir sur la tombe du fils ainé, mort en mer l'an passé : coup dur pour mamigrand car Dimitri était son préféré. On attend donc les différents membres de la famille, on les voit arriver avec leurs secrets, leur peur de Mamigrand... L'atmospère est celle d'un roman policier mais la narration est faite par les enfants. On suit leurs doutes, leurs observation des adultes et l'élaboration d'hypothèses à propos du crime. Le narrateur principal, c'est Hermès. Son interlocutrice favorite : Madeleine. Tous deux enquêtent jusqu'à ce que la vérité se fasse... de façon inattendue (voire artficielle) mais maîtrisée.
Un Ferdjoukh qui m'a beaucoup plu, que j'ai trouvé presque aussi bon que les quatre soeurs !

samedi 18 avril 2009

Le cycle de Kraven. L'ère du dragon

Suite de l'étonnante Ligue des héros, L'ère du dragon est tout aussi fou !
On est catapulté en Chine puis en Russie et on y retrouve nos super héros, les grands méchants à la solde de Peter Pan et l'internationale féerique. Les aventures s'enfilent de manière plus linéaire que dans le premier tome mais ce n'est pas pour me déplaire. Surtout que les scènes d'actions sont folles ! Vraiment ! Mauméjan excelle dans ces descriptions de combats (aérien, sous marin, terrien selon le héros et l'humeur).

Le ton est plein d'humour, les héros sont des gentlemen (enfin surtout Kraven) sauf le super Lord Carnavon qui n'est qu'une pâle doublure, un héros moderne qui ne sait pas s'inspirer de ses valeureux aînés. Bref, il y a des petits nouveaux : des méchants encore plus méchants, des copains aux armes folles (et des copines sexy). Et les références sont encore plus nombreuses. Bref, ça donne envie de revoir ses classiques et de découvrir les comics :)
Que dire d'autre ? L'aventure continue quoi ! Et la boucle est bouclée.

vendredi 17 avril 2009

Passage du gué


Fred est de passage chez sa mère avec femme et enfants. Personne ne semble heureux de se réunir. Il n'y a que la perspective de faire les soldes qui motivent les jeunes et le devoir qui guide les adultes. C'est dans les magasins, par hasard, que Fred repère une silhouette familière. Il en fait presque un malaise. Pourquoi ? C'est ce qu'un flash back va nous apprendre.

Vingt ans plus tôt, Fred est pion dans une école. Un soir, il surprend Myriam, prof d'art, et noue avec elle une amitié amoureuse. Mais la belle vit avec Thomas, Fred n'est pour elle qu'un ami, un flirt. Voire un souvenir. Jusqu'au jour où...

Cette narration à trois voix nous mène petit à petit dans l'intimité de chacun des personnages. Faits et sentiments sont exposés, analysés avec beaucoup de justesse. Un roman prenant, choquant autour d'un événement dur et traumatisant.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir Blondel ; moi, je vais chercher à trouver d'autres de ses livres !
C'est clairement Yohan et Florence, qui en ont parlé à un club des théières, qui sont responsables de cet engouement.

jeudi 16 avril 2009

Pages du journal de la reine Victoria


Lilly m'avait bien gâtée lors du Victorian swap. Ce charmant petit livre faisait partie du colis. Parlons d'abord de l'objet, blanc, épais, doux, terriblement charmant. Puis du contenu : la reine Victoria, grande diariste devant l'éternel, rapporte son voyage en France en 1855.
1855, c'est l'année de l'exposition universelle, de la guerre de Crimée et des fastes de l'empire. Victoria raconte ses visites à l'exposition, ses dîners en bonne compagnie, l'accueil des français, la gentillesse de Napoléon... Elle détaille les convives (heureusement qu'il y a des notes de bas de pages, parce que je ne connaissais pas le quart des gens cités) et n'échappe pas à quelques traits d'humour. L'ensemble est assez vivant, court comme la visite mais vivifiant : l'atmosphère est bien celle de Son excellence Eugène Rougon. Et sinon, Vic' est bien une fille : elle parle chiffons tout le temps ! "Alors, je portais telle robe blanche, avec tels bijoux (couronnes, colliers, diamants à faire rêver (quoi qu'au delà d'une certaine taille, ça fait peur, non ?)) et l'impératrice avait telle robe et tel diadème... ce que nous étions jolies ;) ".
L'introduction en elle-même est utile, elle situe le contexte, présente Victoria et son goût pour le journal intime. Elle s'excuse presque du style de la souveraine, c'est assez amusant.
Bref, une lecture qui m'a plu pour pleins de raisons : l'exposition universelle of course, la cour de Napo, Victoria herself et son Albert chéri...

mercredi 15 avril 2009

Le cycle de Kraven. La ligue des héros


C'est Fashion qui m'a donné envie de lire Mauméjan. Alors j'ai pris les premiers tomes qui se présentaient à moi en librairie. Et comme souvent, j'ai bien fait de la suivre !
Un homme est déposé par les services sociaux dans la famille de Georges. C'est le père de son épouse, parti alors que l'enfant n'était pas née. Enfin, c'est ce qu'on lui dit car cet homme n'a absolument aucun souvenir. Il tente de s'acclimater à cette vie ouvrière dans la banlieue londonienne mais ce n'est pas évident : Georges est un peu obtus, son épouse est lessivée, les petits-enfants sont insupportables. Pourtant, il parvient à se passionner pour les comics de son petit fils. Il découvre Lord Kraven, le justicier de l'empire. Les missions qu'il mène sont destinées à dégarnir les rangs de l'ennemi public n°1 : Peter Pan. Celui-ci ainsi que tout le pays imaginaire est apparu dans Londres à la fin du XIXe siècle. Toutes les aventures de Lord Kraven se déroulent au début du XXe siècle. Et il n'est pas seul ! Bud Colt, lord Africa, le maître des détectives, l'homme du peuple composent une fine équipe. Aventures sur aventures dans le monde de Peter. Le vieil homme s'identifie à Lord Kraven... Et là, les deux mondes trouvent leur cohérence. Enfin, c'est sans compter sur le retournement de dernière minute (qui m'a fait dire "Ouf, j'ai le suivant sous la main").
Librement inspiré de comics, de la ligue des gentlemen extraordinaires, de Peter Pan, de Tarzan etc, ce roman est tout à fait convaincant ! A découvrir (mais ayez la suite à proximité).

mardi 14 avril 2009

Passage de livre

J'ai trouvé mon bonheur en flânant du coté de chez Rose. Loula a initié une nouvelle chaine : choisir un livre chez une blogueuse (je n'ai pas croisé de blogueur dans la chaine pour le moment) et en proposer trois à son tour. Je vous propose des doublons, dans des collections anciennes, il faut donc aimer les livres qui ont vécu, qui sont passés de mains en mains (vous pouvez le constater sur la photo).

Soit : Camus Noces suivi de L'été (lecture ancienne, je m'en souviens mal. Il y avait des paysages, du soleil, des cogitations sur l'homme et sa finitude), Voltaire Candide (tout le monde connait, pas besoin de résumer) et Zweig La pitié dangereuse (un homme se sent piégé, :éprouvant de la pitié pour une jeune fille, il va se rendre la vie épouvantable). Vous pouvez vous inscrire en commentaire et m'envoyer un mail avec votre adresse. Si l'état de La pitié... vous effraye, je proposerai un autre livre.

lundi 13 avril 2009

Macbeth


Ce cher Ikastor a su saisir votre rédactrice un soir où -miracle- elle n'avait pas cours ! Bref, pour une fois, j'ai pu profiter de l'opéra en semaine (et des petits fours et du champagne de l'AROP) et je peux vous dire que c'est ce qui me manque le plus cette année !
On a pu lire des critiques plus que mauvaises sur les performances de Macbeth et de son épouse. Je ne les ai pas trouvés marquants, seul Banquo se distinguait. Et les choeurs, magnifiques...
Le synopsis ? Comme chez Shakespeare : Macbeth entend une prédiction, il sera roi. Mais les enfants de son ami Banquo régneront. Assassinat du roi, puis de tous les usurpateurs potentiels. Macbeth, entraîné par sa femme, devient un affreux tyran. Bien entendu, tout cela se termine dans le sang. La mise en scène choisie, à la google maps, était plutôt réussie. Rien de traumatisant de ce coté. Ouf !

dimanche 12 avril 2009

La reine Margot

Tout commence par un mariage, celui d'Henri et de Marguerite. Mariage qui est aussi une alliance politique entre deux êtres qui désirent régner et que tout retient à des rôles de figurants. C'est aussi une paix de dupes entre protestants et catholiques. En effet, quelques pages plus loin, les massacres de la Saint Barthélémy noircissent l'avenir du bel Henri de Navarre, chef des huguenots. Mais sa tête est sauvée. Commence alors une histoire complexe faite de complots, de conjurations et d'empoisonnements. Mais ce n'est pas uniquement un roman politique, il y a des sentiments, de l'amour, de la jalousie, de la crainte et beaucoup d'humour. C'est d'ailleurs souvent ces sentiments qui guident les protagonistes plus que la réflexion politique. Margot apprécie Henri mais ne l'aime pas. Lui-même a le malheur d'aimer une suivante de Catherine de Médicis, Madame de Sauve, instrument de mort malgré elle. Les sentiments de la princesse de France changent le jour où de la Mole à la cape d'incarnat, partisan d'Henri, croise son chemin. De la Mole est l'ennemi puis l'ami de Coconnas ; ce duo de choc est particulièrement sympathique, prêt à tout pour l'amitié... et l'amour. Parmi les autres personnages, il y a ce cher Charles IX, roi de France parfois trop à l'écoute de sa mère, le duc d'Alençon, amoureux de sa soeur Margot, René, le parfumeur empoisonneur de la reine qui a trop bien éduqué la florentine à ses secrets funestes... La reine se voit d'ailleurs tailler un costume de veuve noire, ne cherchez pas plus loin d'où vient la légende noire qui colle à son nom. Un roman foisonnant, prenant, aux allures de roman d'aventure. On apprécie Henri et ses subtilités, Margot et sa finesse, Catherine, caricaturale... Bref, des personnages très attachants. On regrette simplement que Dumas ne continue pas au delà de la mort de Charles IX.

samedi 11 avril 2009

The Battle of the Labyrinth

Vous vous souvenez de Percy ? Je m'étais procurée le dernier tome paru lors de mon récent séjour londonien (plus qu'un tome, à paraître en mai... c'est trop loin !!! Je retrouve le syndrome Harry Potter). Je l'ai laissé de coté, me disant qu'il ferait un excellent compagnon remonte-moral après le départ de mon amoureux. Eh bien, c'est ce qui s'est passé ! Il a superbement empêché mes larmes de noyer ma literie.

Encore une fois, j'ai réintégré le camp Half-blood avec Percy, Annabeth et Grover. Comme vous l'avez compris, le temps sont durs et les titans menacent toujours plus les dieux. Les dissidents se multiplient et Chiron craint une attaque éclair du camp avant un assaut de l'Olympe. Surtout qu'une entrée du labyrinthe de Dédale ouvre directement dans la forêt du camp. La quête de cette année : trouver et convaincre l'architecte d'appuyer les héros et les dieux plutôt que leurs ennemis. C'est Annabeth qui choisit ses compagnons et les entraîne dans les profondeurs d'un labyrinthe qui parcourt tous les Etats-Unis. Bien sûr, ce n'est pas un endroit très safe et les monstres sont plus affreux les uns que les autres : pas de minotaure ici mais un sphinx, des empousai (succubes antiques) et des géants. Et le labyrinthe lui-même, mouvant et instable, véritable malédiction pour qui ne trouve pas le fil d'Ariane.

Une aventure encore plus palpitante que les précédentes, peut être parce que Nico me plaît beaucoup (non, je ne peux pas vous dire de qui il s'agit avant la fin du troisième tome ; oui, je suis cruelle), parce que le monde du labyrinthe est réellement fascinant, voire parce que Calypso est un peu le "what if ?" de tout le monde... Bref, si vous n'avez pas encore croisé cette série, c'est maintenant impardonnable de ne pas aller fouiller les rayons de libraires ou des bibliothèques !

vendredi 10 avril 2009

L'avant-dernière chance


Merci à l'auteur, Caroline Vermalle, de m'avoir fait parvenir son premier roman. L'auteur a reçu le prix Nouveau talent de la fondation Bouygues Telecom-Metro et il lui fallait intégrer des sms au récit... Concept qui m'intriguait beaucoup mais sur lequel j'avais un a priori plutôt négatif. Et finalement, ça passe bien, c'est même l'un des piliers de ce récit.
Le grand père d'Adèle est mort mais elle vient de recevoir un texto de lui pour son anniversaire. Voilà le prétexte à un flash back sur les derniers mois (ne vous attendez pas à élucider le mystère du texto d'outre-tombe par contre). Le grand père d'Adèle, Georges, profite de l'absence de sa fille (partie au Pérou et absolument injoignable) pour réaliser un rêve d'enfant avec son voisin Charles : faire le tour de France. Bien sûr, il n'est pas question de prendre un vélo, la voiture c'est plus sûr après 80 ans ! Mais les étapes sont prévues au millimètre, les hôtels sont réservés, c'est dans la poche ! Sauf qu'Adèle prend le relais de sa mère et commence à appeler son papy. La poisse ! Jeu de transfert d'appel pour cacher le voyage. Mais la demoiselle n'est pas dupe. Lorsque son grand père lui apprend son escapade, elle lui demande de lui envoyer un texto tous les soirs. Commencent de charmants échanges et de belles rencontres au fil du chemin.
Un roman agréable, qui accroche son lecteur par ses rebondissements et sa tendresse. Rien d'inoubliable non plus mais un bon moment de détente, sur les routes de Bretagne.

jeudi 9 avril 2009

Inconnu à cette adresse


Ce livre très court de Kressmann Taylor est plus une nouvelle qu'un véritable roman. Échange épistolaire entre deux collègues et amis dans l'entre deux guerres, cette nouvelle va droit au but. Pas de fioritures dans cette correspondance.
Max travaillait dans une galerie d'art avec Martin, en Californie. Hélas, ce dernier a décidé de retourner dans son pays natal, l'Allemagne. Entre 1932 et 1934, leur amitié se fendille. Il faut dire que Martin adhère au nazisme et refuse tout contact avec son ancien ami, juif. On suit le scepticisme puis la fascination de Martin pour Hitler. Outre Atlantique, Max s'interroge puis s'effraye de la férocité et de la capacité d'absorption de ce nouveau régime. Son ancien ami rompt leur relation avec brutalité. Max le regarde et découvre une personnalité qui lui est étrangère. Le glas de cette relation sonne lorsque Martin touche à ce que Max aime...
Rondement menée cette affaire ! j'avoue que j'aurais préféré un peu plus long. Mais c'est aussi très efficace ainsi. Une vingtaine de lettres et nous saisissons les modifications profondes d'un homme. C'est d'autant plus remarquable que ce livre date de 1938 ! Je me demande comment les contemporains l'ont reçu : roman ou réalité, la question devait se poser. A-t-il fait scandale ? Si quelqu'un a des infos, je suis preneuse !

mercredi 8 avril 2009

L'annulaire


J'ai renoué avec Ogawa le temps d'une courte lecture. J'ai retrouvé cette ambiance bizarre, un peu malsaine de La grossesse.

La narratrice travaille dans une usine. Elle a la vie d'une jeune fille normale. Un jour, son doigt se fait happer dans une machine. Après cet accident, elle quitte son travail. Une annonce sur un bâtiment change sa vie. Mr Deshimaru cherche une assistance pour la paperasse de son laboratoire. Pas besoin de compétence particulière, il faut faire des étiquettes, des listes, accueillir les personnes. Dans ce laboratoire, Mr Deshimaru fabrique et conserve des spécimens. Le reste de l'immeuble, ancien foyer de jeune fille, est habité par deux vieilles dames et comporte une grande salle de bain. C'est là que le docteur retrouve sa jeune employée et lui offre une paire de chaussures. Ce lieu devient celui de rendez-vous entre les deux protagonistes. C'est un peu le début de la fin... la narratrice nourrit d'étranges sentiments envers le préparateur. Et lui reste très secret et discret.

Un court roman, une nouvelle même qui joue sur l'ambiance et la situation étrange : on ne sait pas bien ce que sont les spécimens, de quand date cette pratique, qui est ce mystérieux Deshimaru etc...

mardi 7 avril 2009

L'aleph


Je voulais lire Borges depuis des années. C'est le blog-o-trésor qui m'y a poussé. L'aleph est un recueil de nouvelles. Certaines m'ont enchantée, d'autres m'ont posé questions et d'autres me restent peu compréhensibles.

L'immortel : comment un homme qui rencontre les immortels et partage leur condition conçoit la mort comme une ultime découverte.
Le mort : histoire d'un bandit de Buenos Aires.
Les théologiens : comment deux philosophes ennemis peuvent se conduire à la contradiction et à la mort.
Histoire du guerrier et de la captive : rencontre de deux anglaises en Argentine, l'une fraichement débarquée, l'autre plus indienne qu'européenne.
Biographie de Tadeo Isidoro Cruz : comme son titre l'indique.
Emma Zunz : vengeance d'un père.
La demeure d'Astérion : le minotaure imagine son palais.
L'autre mort : mélange d'identités.
Deutsches Requiem : journal d'un nazi.
La quête d'Averroës : lutter devant des mots intraduisibles.
Le zahir : une obsession qui conduit à la folie.
L'écriture de dieu : un prêtre dans une prison, un jaguar dans l'autre. Le prêtre sait comment il peut devenir tout puissant.
Abenhacan el Bokhari mort dans son labyrinthe : interprétation d'un mystère par deux hommes.
Les deux rois et les deux labyrinthes : jeux et vengeances de puissants.
L'attente : un homme recherché se cache mais se sait retrouvé.
L'homme sur le seuil : souvenir d'Inde.
L'Aleph : deux hommes découvrent un point qui contient tous les points de l'espace et du temps.

Impression étrange en sortant de ce livre : un style très agréable, des récurrences comme le labyrinthe, la recherche, l'attente, le livre, la culture... mais des nouvelles dont la fin n'est pas une fin. Fait méditer.

lundi 6 avril 2009

Un pèlerinage intérieur


Voilà un superbe livre de Paule Amblard ! Le style est beau, simple, ses descriptions font naître des images précises et détaillées, ses sentiments transparaissent sous la plume. C'est un livre que j'ai lu lentement, avec beaucoup de plaisir et de tendresse.

La narratrice doit écrire un mémoire de maîtrise et mener des recherches sur le sujet qu'elle a choisi : le best seller médiéval Le pèlerinage de vie humaine. Le livre s'annonce comme un détonateur qui fait changer son lecteur. Une fois qu'elle parvient à accéder au manuscrit de la bibliothèque Sainte-Geneviève, pas une mince affaire, je vous assure, la narratrice découvre un livre où chaque miniature doit être décodée (c'est souvent fou la symbolique d'un petit détail) et où le texte ne fait qu'éclairer cette interprétation.
L'histoire est celle d'un pèlerin qui rencontre bien des épreuves, vainc des vices, croise les doutes avant de choisir la pauvreté et l'obéissance. C'est une véritable aventure physique et spirituelle qui trouve un curieux écho dans la vie de la narratrice.
Mon seul regret : les illustrations sont peu nombreuses et on aurait aimé pouvoir lire chaque miniature en plus de les imaginer.

dimanche 5 avril 2009

De Sienne à Florence


Charmante exposition au musée Jacquemart-André. On déplore toujours le prix d'entrée assez dissuasif mais cette fois, l'expo vaut vraiment le coût !
Dans huit salles, des oeuvres des primitifs siennois et florentins réjouissent les yeux par la joliesse de leurs couleurs. Les tableaux présentés sont assez nombreux. Les choix d'oeuvres sont judicieux et parlants. Bon, je préfère les siennois, c'est confirmé !
On se plonge avec joie dans la contemplation des scènes religieuses finement dessinées, aux essais de perspectives parfois amusants. Une expo pour le plaisir des yeux... Mais encore une fois, peu d'explications.

vendredi 3 avril 2009

Pourquoi pas le silence


Benoit m'a prêté ce livre de Blanche de Richemont en me vantant la façon sobre et efficace de traiter d'un sujet difficile.
J'ai rencontré dans ces pages le jeune Paul. Garçon brillant, beau, poète, adolescent mal dans sa peau. Paul vit dans une famille aisée, près des Batignolles. Sa sœur Lou est une rebelle, jeune acrobate dans un cirque. Sa mère monte à cheval. Son père est marin, capitaine d'un bateau. Dans cette famille harmonieuse et aimante, Paul se sent mal. La mort de Max, son cousin, lui a fichu un coup. Il passe son temps à fleurir sa tombe de lys. Cet adolescent se prend pour un Rimbaud, un Baudelaire. Il vit dans une bulle qui lui fait voir la vie avec lucidité et sans amour. Il passe bien un peu de temps avec Florent, buvant et déclamant des poèmes, mais il ne se sent proche de personne. La révélation de l'amour de Camille est un sursit : il découvre la joie d'être deux, mais cela ne suffit pas. Le mal est plus profond. Paul ne supporte pas la vie. Il la subit et la traîne, bouffé par une déprime dont on ignore les causes.
Je me suis reconnue dans cet adolescent mal dans sa peau, extrême, se croyant différent et seul. J'ai vu des traits qui chez moi me font peur. J'ai vu l'anorexie de ma sœur. J'ai vu des chauves souris noires qui bouchent l'horizon. Le style est sobre, simple, guide la narration sans fioritures.

jeudi 2 avril 2009

Boum


Un petit Malika Ferdjoukh, c'est toujours plaisant, non ? Et le titre fait envie, non ?
L'histoire n'est pas aussi folle que je l'imaginais mais on passe tout de même un moment agréable.
Célestino retient la main d'une voleuse chez un commerçant mais laisse la fille fuir. Le vendeur le somme de s'expliquer sur son geste. Les deux hommes se retrouvent dans un restaurant et Célestino raconte un été bien particulier. Adolescent, il rejoint les îles volcaniques de l'Italie où vivent sa grand mère, sa tante et sa cousine, tout près du Stromboli. Sur le bateau qui l'emmène, on peut voir un garçon qui lui ressemble, plus bronzé, plus chétif, avec une énorme valise. C'est un vendeur des rues. Célestino est accueilli comme un prince par sa grand-mère qui lui confie un bijou de famille, une lourde chaîne complètement moche. Le garçon souhaiterait pouvoir la perdre tellement elle lui pèse. Mis à part cet inconvénient, il passe son temps à la plage ou en expédition sur l'île, tenant la chandelle entre sa cousine Rosalinda et son amoureux. Il croise plus d'une fois le petit vendeur de son âge qui semble plus qu'intéressé par sa chaîne...
Une histoire d'adolescent au dénouement assez violent, un peu comme dans Rome, l'enfer.

mercredi 1 avril 2009

Ailleurs


J'ai lu des critiques de ce livre de Julia Leigh sur bien des blogs et la grille de le couverture avait retenu mon attention. C'est finalement son format court, assez propice à mes lectures en dent de scie de ce moment, qui m'a décidée. J'en ressors peu convaincue, je dois vous le dire !
Une femme et deux enfants sont devant un grand portail. Celui ci est fermé. Prenant le bas coté, la famille se dirige vers une porte cachée sous le lierre. Elle n'ouvre pas, malgré le tour de clé. Le garçon se jette sur le penne à plusieurs reprises jusqu'à ce qu'il cède, se blessant dans la manœuvre, sous le regard encourageant de sa mère. Derrière la porte, c'est un autre monde ou un monde semblable à l'extérieur, trop peu de détails pour savoir vraiment, mais un monde froid, fou, mais pas irrationnel. La femme, Olivia, a quitté un époux pour se réfugier chez sa mère. Son frère Marcus et sa femme Sophie y vivent. Ils viennent d'avoir un enfant. Mort. La petite Alice. Qui dort dans le congélateur et ne quitte pas les bras de sa mère.
C'est un petit roman sans grand intérêt. L'ambiance est malsaine, m'a fait froid dans le dos. On cherche les tenants et aboutissants de cette histoire. Il est probable qu'ils n'existent pas.