lundi 21 octobre 2013

Once

J'ai reçu ce roman de Cameron Dokey lors du swap Disney. J'ai un peu tardé à l'ouvrir : il est un peu volumineux pour les transports en commun et je n'avais pas envie de lire en anglais dernièrement. 

Et puis, je l'ai ouvert pour commencer Before midnight. Je ne suis pas fan de l'histoire de Cendrillon mais très vite j'ai été embarquée par ce roman. Figurez-vous que Cendrillon a perdu sa maman à sa naissance mais a toujours un père. Un homme qui a juré de ne jamais pardonner à sa fille d'avoir tué son amour. Cendrillon grandit avec les domestiques de la maison et un garçon, laissé par son père dans le domaine. Le père en question n'ayant jamais signalé l'origine du bébé et étant reparti servir le royaume, miné par le chagrin et la colère. Les deux êtres abandonnés entrent dans l'adolescence sans jamais avoir franchi les limites du domaines. Mais d'autres viennent à leur rencontre...

Ce conte prend le contre pied de l'histoire que nous connaissons : le père est le mauvais ladre, la belle-mère et ses filles ont de bonnes raisons d'être fâchées, le prince n'est pas celui qu'il semble, etc. L'auteur nous promène de surprises en découvertes à travers le regard de Cendrillon. Elle sait rendre ses personnages attachants. Si leurs aventures ne sont finalement pas aussi féeriques que l'on croit, ce n'est pas grave car l'on gagne en humanité et en caractère. Par contre, on est pile dans le happy end à la Disney : pas de conte où l'on finit par faire bouillir une sorcière ou brûler un ogre !

Avec Golden, c'est le même style : Raiponce est chauve ! Voilà qui change tout. Élevée par une sorcière, elle a un rôle à jouer dans la délivrance d'une belle jeune fille, coincée dans une tour ensorcelée. Mais le coeur du livre traite plutôt de l'enfance de Raiponce, de ses amitiés plutôt que de la tour, qui occupe un quart du roman. Celui-ci est peut-être celui que j'ai le moins aimé des trois : trop plein de bons sentiments. 

Raiponce-Cendrillon-Mulan
Fallen Princess, Dina Goldstein

Wild Orchid est l'histoire de Mulan. Cela commence un peu comme Cendrillon. Mais plutôt que de faire le ménage, Mulan apprend à tirer à l'arc et à monter à cheval avec son ami Li Po. Lorsque la guerre arrive, elle réalise qu'elle a un choix à faire. Mulan est sympathique par son côté garçon manqué mais un peu fatigante par sa parfaite bonté, son habileté à l'arc et son intelligence stratégique. Il y a de quoi être jaloux ! Mais bon, j'imagine que c'est l'apanage des héroïnes...

Une lecture sympathique, pas prise de tête voire même un peu facile, mais qui n'en demeure pas moins prenante et agréable. 

samedi 19 octobre 2013

La sculpture grecque

Le Livre de poche est plein de surprise. Saviez-vous qu'il publiait même de l'archéologie grecque ? Pour ma part, je l'ignorais tout à fait et j'ai été agréablement étonnée par ce livre de Bernard Holtzmann.

Toute la première partie s'attache aux spécificités de la sculpture grecque : ses matériaux, ses techniques et ses artistes. C'est assez court mais très solide et dense. On parle des statues de culte, des statues votives comme des statues décoratives. Ensuite, on découvre en vis-à-vis des reproductions de sculptures (en noir et blanc mais ça n'a rien de gênant pour de la sculpture) et des notices détaillées mais claires. 

Un bon bouquin de référence sur le sujet. A mettre dans votre poche lors d'une prochaine visite des antiquités grecques au Louvre ! 


vendredi 18 octobre 2013

The Giver

C'est l'Amoureux qui m'a trouvé ce roman de Lois Lowry. Très bon choix et belle trouvaille !

Cette histoire est celle de Jonas. Il approche de ses 12 ans, âge auquel les jeunes gens se voient attribuer leur métier par la communauté. La cérémonie se déroule normalement. Sauf pour Jonas, qui est désigné comme futur "receveur de la mémoire". Drôle de métier. On ne voit pas vraiment à quoi il peut servir ? Et puis, on découvre petit à petit tout ce que cache le monde utopique de Jonas.
Il grandit dans une société où tout semble bien se passer : tout est très encadré. Il n'y a pas de violence, de pauvreté, de guerre. Mais on découvre aussi qu'il n'y a pas non plus d'émotion, de liberté ou de couleurs ! Et c'est par sa formation de "receveur de la mémoire" qu'il découvre l'histoire de sa communauté.

Une dystopie très bien menée, qui s'adresse à des ado mais est tout à fait lisible par des adultes. Comme souvent avec ce genre, il pose question. Faut-il abdiquer sa liberté au nom d'un bien être collectif ? Jusqu'où peut-on encadrer une société ? Mais aussi plus simplement, qu'est-ce qu'une famille ? Qu'est-ce qui soude les individus ? 


jeudi 17 octobre 2013

La mort d'Olivier Bécaille

Et autres nouvelles de mon cher Emile Zola. Comment ? Tu ignores que j'aime Zola d'amour ? Mais comment se fait-ce ? Comment ça, il n'est même pas dans mon index ? Alors d'abord, l'index n'est pas à jour. Et ensuite, j'ai eu une vie avant ce blog. Une vie où j'ai dévoré les Rougon-Macquart. Oui, Madame ! 

Mort- Zola

Bien, revenons-en à ces quatre nouvelles.
Olivier Bécaille, c'est le récit d'un mort. Enfin, d'un mort un peu bavard. On le suit jusqu'au cimetière. Et on l'en voit sortir ! Une histoire de mort-vivant ? Presque !

Nantas, c'est un ambitieux. Mais il n'a pas un sou et on vient de lui refuser des boulots. Alors il décide de mourir. Sauf qu'on lui propose un marché bien plus alléchant.

L'inondation : comment tout perdre en quelques heures. Une nouvelle tragique sur fond de déluge et de châtiment divin.

Les coquillages de Mr. Chabre, c'est l'histoire d'un couple qui n'arrive pas à avoir d'enfant. Et qui part en cure, à Piriac (charmante bourgade que j'aime à fréquenter l'été). Là, madame visite pendant que monsieur mange des coquillages. Le guide est mignon. La dame est avenante... et la marée monte.

Ces quatre nouvelles sont très chouettes, chacune dans leur genre. J'ignorais que Zola eut été aussi doué pour le court. Bien menées, bien écrites, plus subtiles que ses romans, elles sont à découvrir !

mercredi 16 octobre 2013

Sorti de l'ombre

En voyant un roman qui se passe dans un musée, les gens pensent forcément à moi : ça ne vous étonnera pas j'imagine. 


musee-Louvre

Pierre Zylawski campe l'action de son roman policier au Louvre. Georges Cortina et Théophile Voltaire sont des gardiens du musée. Ils s'occupent des rondes de nuit. Sauf qu'un petit plaisantin vient troubler leur routine. Il s'attaque aux œuvres le coquin !
Une jeune et charmante stagiaire rejoint les deux compères, Emmanuelle Lemaire.
A eux trois, nos héros vont subir les assauts du plaisantin surnommé 'Leoula'. Sauront-ils démasquer le coupable, qui joue avec l'ombre et la lumière ? 

Ce roman sympathique se lit facilement. Il vous permettra de découvrir pourquoi le Grand Louvre a choisi d'édifier une pyramide ! Après, ce n'est pas non plus le roman de l'année. J'ai trouvé certains passages un peu longuets (les topos sur les œuvres font un peu artificiels) et les dialogues peu convaincants. Mais les personnages sont attachants. Et puis, ça se passe au Louvre...

lundi 14 octobre 2013

L'échange des princesses

1721, en France, sous la Régence de Philippe d'Orléans, une idée germe. Celle d'un double mariage. Le futur Louis XV pourrait épouser sa cousine espagnole, la petite Anna Maria Victoria et Louise-Elisabeth d'Orléans (une des filles de Philippe) se marierait à Don Luis, futur Louis Ie d'Espagne. Rapidement, tout le monde est d'accord : Philippe V d'Espagne accepte et Saint-Simon fera l'ambassadeur.
1722, l'échange est réalisé : Louise-Elisabeth est envoyée en Espagne tandis qu'Anna Maria Victoria, qui a quatre ans, sera éduquée et grandira en France, près de son futur époux. 

Et là tu te dis... " Attends, mais c'est Maris Leczinska l'épouse de Louis XV, c'est qui cette espagnole ?"

Louis-XV-enfantEh bien, c'est toute l'histoire de ce roman historique de Chantal Thomas qui se déroule entre 1721 et 1725 : celle d'une fillette charmante qui a failli être reine de France, fiancée à un prince de sept ans son aîné. Elle est si attachante la petite princesse aux poupées. Elle papote. Elle se fait des amis. Mais Louis reste distant. Et les jeux de la politique sont ainsi faits qu'une petite princesse, même très décidée, ne peut rien contre eux. 
Louise-Elisabeth, c'est le contraire : elle est bizarre, elle est aimée de son époux mais peine à l'apprécier. Et elle n'a qu'une vague idée de ce qu'est la politesse, la distinction ou l'éducation. Exhibitionniste, mélancolique et boulimique, cette fille fait peur et pitié. 

Ce roman se dévore tant par son style à la fois très actuel que très ancré dans le XVIIe siècle. Car ce roman fait la part belle aux citations, aux lettres qu'échangent parents et enfants royaux sans que jamais cela ne pèse sur la lecture : c'est très bien amené et intégré dans le roman. 
Voilà une belle lecture historique, sur un épisode peu connu, avec des héros vivants et attachants ! Je recommande.

Merci à Agathe pour le prêt ! 

Rentrée-littéraire

dimanche 13 octobre 2013

Folies textiles

Il y a quelques mois, Miss Pandora me faisait gagner des invitations pour aller visiter cette exposition au palais impérial de Compiègne. Le temps qu'on accorde nos agenda pour la visiter en famille et nous voilà à quelques jours de la fermeture.

L'exposition présente de magnifiques tenues, des lés superbes et des meubles d'une rare fraîcheur. Evidemment, le mélange des violets et des jaunes peut faire mal aux yeux. Mais l'on retient surtout l'extraordinaire bouillonnement textile du second empire : soie, coton, lin ou laine, les propriétés des matériaux sont exploitées pour souligner l'opulence des temps. La variété des motifs, des formes témoigne d'une modernisation technique exceptionnelle : le textile est ainsi au cœur des expositions universelles. 

La mode est évoquée bien entendu : les gravures, les robes à dispositions, les lés... et les grands magasins. Tous traduisent cette diffusion d'une mode féminine en perpétuel changement, cette surenchère de la beauté et du raffinement. La France de Napoléon III est prospère et ça se voit. Cela se voit dans le costume mais aussi dans les intérieurs : fauteuils bien nommés "confortables" ornés de franges, de rubans et de capitons, papiers peints assortis au tissu décoratif, qui recouvre tous les meubles (jusqu'aux horloges et miroirs chez la comtesse de Castiglione). 
Bref, il y a un peu d'Au bonheur des dames et de La Curée dans cette exposition. 

A noter, un petit parcours pédagogique pas mal pensé qui présente tissus et objets du tapissier et de la couturière. Une poupée à l'innombrable garde robe. Des fleurs, des oiseaux, des motifs de l'Orient, proche ou lointain (Maghreb, Perse, Inde, Japon...). Une chambre de fille, toute rose. Une robe à rayures violettes qui parait sortir de chez la couturière. Des chaussures de bal minuscules. Une mantille. Et beaucoup d'autres très beaux objets !

Crinoline-mode-Paris

samedi 12 octobre 2013

Read-a-Thon Halloween

Bon début de Marathon Lecture Halloween à tous les participants ! 

Je vous rejoins ce soir pour la nuit des morts vivants mais je tenterai de vous suivre sur les réseaux sociaux pendant la journée. SI certains cherchent des fantômes, je ne peux que vous conseiller ceux de Dumas !

Voici un aperçu de ma PAL pour la nuit :
Thomas, L'échange des princesses
Goethe, Faust (j'ai trop envie de le lire, il y a des jolies illustrations de Delacroix dans mon édition)
Somoza, La théorie des cordes
Tolkien, Contes et légendes inachevées, premier âge
Prévert, Histoires
Ackroyd, Edgar Allan Poe
Racine, Britannicus
Nyssen, Le bonheur de l'imposture
Zola, La mort d'Olivier Bécaille et autres nouvelles
McCauley, Sexe et dependances
Rushdie, Les versets sataniques
A travers le miroir de Bonnard à Buren (catalogue d'expo)
... Et bien d'autres si ceux-là ne me tentent finalement pas !

Ce sera peut-être l'occasion d'avancer dans Le Décaméron de Boccace que je lis à la fois en poche et sur mon ordi parce que mon livre omet quelques nouvelles, Once de Dokey, Comprendre l'art contemporain de Chalumeau... ou Histoire de la vie privée (Tome 1) d'Ariès et Duby (si je suis vraiment courageuse). 


Bon RAT à tous !


22h : J'ouvre L'échange des princesses, j'ai un thé menthe-ananas à côté de moi dans une tasse assortie au bouquin : il y a le château de Schonbrunn dessus !

02h : Fin des princesses (soit 334 pages). Quelle histoire ! Je ne suis pas fâchée de l'avoir lu, c'est vraiment un très beau roman historique. J'avais déjà beaucoup aimé Les adieux à la reine. J’enchaîne directement avec Faust : à cette heure, fantômes et diables doivent être de sortie !

04h : Faust est fini (soit 311 pages). Je vais lire des nouvelles de Zola.

05h25 : J'ai lu mes quatre nouvelles (soit 128 pages). On reste dans le thème avec un enterré vivant ! Je passe à Sexe et dépendances pour changer de style ! 

06h45 : Coup de barre, j'oscille entre Sexe et dépendances (60 pages) et Histoires (56 pages). Petite pause soupe carottes-coco-cumin maison pour me redonner du courage !

10h17 : Je vais aller rejoindre l'Amoureux, je suis HS. J'ai fini Sexe et dépendances (280 pages de plus): cela m'a rappelé Les chroniques de San Francisco en moins bien (bref, j'ai lutté pour le finir). 
Merci pour cette nuit et bonnes lectures à celles qui poursuivent aujourd'hui !

10h50 : Je lis encore quelques pages, impossible de dormir. Histoires (60 pages de plus) me plait toujours autant (relecture).

12h : j'ai fini Golden de Dokey (il me restait 113 pages à lire) : Raiponce était chauve ! Incroyable, non ? Bon sur ce, je vais vraiment tenter de dormir.

15h30 : Petit tour des blogs qui participent à cette deuxième journée, douche et grignotis. Je ne promets pas de vous accompagner aujourd'hui pour cause de goûter à la maison.

21h : Les copains sont partis, le goûter s'est transformé en tournoi de Mah-Jongg. J'ai lu Les 30 premières pages de Wild Orchid et 20 page d'Histoires

Bilan

Merci aux organisatrices de ce RAT intense : c'était une excellente idée. Je suis ravie de cette participation qui m'a permis de découvrir des blogs très chouettes et des pom-pom girls au top.

Côté lectures : 1392 pages lues cette nuit et ce matin, je dois avoir lu un petit peu plus que 12h mais je n'ai pas fait le compte exact. 

Ce que je ne referai pas :
- M'efforcer de lire un livre qui ne me plait pas aux heures les plus dures du RAT
- Ne pas avoir de BD ou manga à me mettre sous la dent entre les romans

Sachez que je n'aurai pas tenu le coup sans : 
- L'Amoureux et son Game-a-thon
- La playlist de 4h et 7h du matin (Muse, Madonna, Queen...)
- Mes thés favoris : Nanah exotique, Rose, Marco Polo
- La soupe à l'oignon de 7h (aux carottes mais c'est pareil)
- Vos encouragements !

Merci !

vendredi 11 octobre 2013

Read-a-thon ou Marathon de lecture

marathon-lecture


.. ou comment faire baisser sa PAL en bouquinant tout le week-end ?

C'est simple, il suffit de s'inscrire au Marathon de lecture organisé par Hilde, Lou et Karine.
Pour ma part, je me suis inscrite à la "nuit des morts-vivants" de 22h à 10h du matin (nuit du samedi au dimanche). Reste plus qu'à préparer les livres qui m'accompagneront toute la nuit !


marathon-lecture


La mécanique des dessous, une histoire indiscrète de la silhouette

Voilà une expo sympathique au musée des arts décoratifs, qui amusera petits et grands sans trop les épuiser. Non pas que l'expo soit spécialement courte. Mais il y a assez peu à lire (et c'est toujours aussi compliqué : cartels gris sur une vitre dans le noir : bonjour la lisibilité !) et à comprendre. 

De la fin du Moyen Age à nos jours, l'exposition explore (et survole) l'histoire des dessous... mais pas seulement. C'est aussi l'histoire du corps comme objet plus culturel que naturel. Un corps que l'on sculpte par des artifices. Braguettes, corsets, crinolines ou matelassages bien placés, tous font évoluer la silhouette. Le jeu est ici de les découvrir, sous le vêtement et sans le vêtement. Autant le dire tout de suite, la partie XIXe risque de vous évoquer la récente expo (dans le même lieu) Fashioning Fashion
Les objets exposés sont souvent étonnants. On voit l'évolution des braguettes d'armure, en mode "pousse-toi de là, j'ai la plus grosse !". On découvre que les poupées aussi portaient le corset. On se plait à revoir des extraits de films où la lingerie et les artifices sont dévoilés. Sans parler des pubs de lingerie, souvent hilarantes ! 

Et sachez que vous pourrez aussi vous prendre au jeu et essayer de transformer votre corps à coups de corsets, de manches gigots, de crinolines ou de faux-culs (ou queue d'écrevisse, isn't it cute) dans un espace de l'exposition ! Excellent pour comprendre en s'amusant !

corset-crinoline

jeudi 10 octobre 2013

Blue Jasmine

Toujours tentés par les films de Woody Allen, les critiques de ce dernier opus nous encourageaient d'autant plus à aller le voir.


Cate Blanchet y campe une bourgeoise déclassée, ruinée et sans toit. Elle se réfugie chez sa demi-soeur le temps de retomber sur ses pattes. Oscillant entre brillants flash back (shopping, soirées, villas en bord de mer...) et triste quotidien (appartement kitsch, enfants envahissants de sa sœur, sans parler des copains), Jasmine cherche sa voie. Mais tourne tristement en rond.
Si les premiers égarements de la belle font sourire, les suivants inquiètent : elle plonge.

Un film très chouette sur une femme qui perd les pédales, qui se voile la face en permanence... mais dont la personnalité est plus complexe qu'il n'y parait. Attention, ce n'est pas uniquement l'histoire d'une dépressive, c'est un sombre drame familial traité avec légèreté par Woody et porté par le jeu subtil de Cate.  

mercredi 9 octobre 2013

1Q84 Octobre-décembre

J'ai mis un peu de temps à lire la suite et fin de ce roman d'Haruki Murakami. Et si j'avais beaucoup aimé le début, je suis un peu plus circonspecte sur ce tome. A vrai dire, j'ai trouvé que ça traînait un peu trop. 

enquête-guet

Tengo et Aomamé poursuivent leurs chemins parallèles. Aomamé est bloquée dans un immeuble de Tokyo, elle se cache. Elle ne semble pas trop s'ennuyer, seule avec ses affaires de sport et la Recherche... 
Tengo veille sur son père. Il lui lit des histoires dans la ville aux chats. Ushikawa, avocat radié du barreau et reconverti en enquêteur, est à la solde de la secte des Témoins. Il a pour mission de débusquer Aomamé. 

Ce tome fait surtout ressortir les recherches d'Ushikawa. On le suit à mesure qu'il repère les traces infimes de la coach meurtrière. Mais à part ça, tout est trop lent. Et l'on n'en apprend pas plus sur les Little People, les chrysalides de l'air et autres manifestations étranges. Dommage ! 

mardi 8 octobre 2013

Les lumières de septembre

Dans la série Carlos Ruiz Zafon, j'ai lu avec plaisir Le prince de la brume et Le palais de minuit. Et bien entendu le roman le plus célèbre de l'écrivain, L'ombre du vent ! 
Ce roman ne fait pas exception : il est prenant et bien mené. Il vous fera frissonner ! 

Criblés de dettes, Simone et ses deux enfants acceptent volontiers de partir pour la Normandie où un travail et une maison les attendent. Embauchée par le fabricant de jouets Lazarus Yann, Simone croit au miracle : son métier est intéressant, son patron veut prendre soin de la scolarité des enfants et la loge dans une demeure voisine de son château de Cravenmoore. Irène et Dorian profitent du grand air et se font des amis. 

Première ombre au tableau : un meurtre. Celui d'Hannah, la cuisinière de Lazarus. Puis les ombres s'accumulent. Une présence menaçante entoure Lazarus... et la famille nouvellement arrivée. 

Une histoire fantastique pleine de rebondissements et de mystères. Des personnages courageux et attachants. Un suspense qui monte. Bref, un roman qui se dévore d'une traite !

château-ombre-fantôme

lundi 7 octobre 2013

Le palais de minuit

J'avais commencé la série de romans fantastiques de Carlos Ruiz Zafon avec beaucoup de plaisir. Comme la suite était disponible en biblio, je n'ai pas hésité. Toutefois, sachez qu'il n'y a pas d'ordre pour lire ces romans, chacun est indépendant. 
Calcutta-Inde

L'histoire se déroule à Calcutta.
Tout commence par une sombre et pluvieuse nuit. Un homme fuit, deux bébés dans les bras. Il les laisse à une vieille femme et s'enfonce à la rencontre de son poursuivant. Aryami (c'est le nom de la vieille dame) abandonne le garçon à la garde d'un orphelinat et disparaît avec la petite fille. 
Seize ans plus tard, Ben est un jeune homme entouré d'amis, la Chowdar Society qui se réunit au Palais de minuit. Le mystérieux poursuivant resurgit et, avec lui, le passé de Ben et de Sheere, sa jumelle. 

Ce conte indien fantastique nous fait découvrir la ville des années 30, sa pauvreté et ses richesses. Nous partons à la rencontre d'un personnage génial, qui a réalisé des prouesses techniques pour le bien de son peuple. Nous découvrons le mensonge, les secrets d'une histoire qui se répète. Et les fantômes et démons de Calcutta. Aventure et frissons sont au rendez-vous ! 

Dans la même série, on peut lire Le prince de la brume et Les lumières de septembre. Et bien entendu le roman le plus célèbre de l'écrivain, L'ombre du vent !

vendredi 4 octobre 2013

Le berceau du chat

Il y a deux ans, une chouette blogueuse, qui a malheureusement fermé son blog, me conseillait ce livre de Kurt Vonnegut. Composé de courts chapitres, il se dévore rapidement, le sourire aux lèvres. 

Vase-glace-9
Jonas cherche à écrire Le jour de la fin du monde, un livre à propos de la bombe atomique. Et de son créateur, Felix Hoenikker. Pour cela, il rencontre les enfants très particuliers du savants... et vit avec eux une aventure étonnante. Qui implique le bokononisme, religion du mensonge mise en place par Bokonon dans une dictature de San Lorenzo, mais aussi la Glace-9, dernière invention du savant. 

Ce livre, c'est de la science fiction farfelue, cynique et absurde. Mais qui fait aussi cogiter sur l'homme... Mais pas de façon très positive. En gros, la bêtise humaine a souvent le dernier mot !

jeudi 3 octobre 2013

A river in the sky

Elizabeth Peters... Je suis fan d'Amelia Peabody et de sa famille : le bel Emerson, archéologue de renom, et Ramsès, leur fils génial, polyglotte, archéologue et espion. Mais aussi la charmante Nefret !

Cette fois-ci, l'intrigue ne se déroule pas en Egypte mais en Palestine. Ramsès fouille non loin de Jérusalem tandis que ses parents tournent en rond en Angleterre : Emerson n'a pas de site à fouiller cet hiver et les journées sont longues. Enfin, c'est sans compter Morley, un drôle de personnage qui veut trouver l'arche d'alliance (oui, oui, Indiana Jones n'est pas loin). Les Emerson lui rient au nez. Mais sont chargés de le surveiller... Toute la smala se retrouve donc à Jérusalem ! Et Jérusalem en 1910, c'est déjà compliqué.

Une intrigue pas très bien ficelée, des rebondissements un peu too much : ce roman policier ne m'a pas vraiment plu. Seuls les personnages, attachants, ont su me faire poursuivre cette lecture. 

Bref, si vous avez envie de découvrir E. Peters et l'inoubliable Amélia, commencez plutôt par Un crocodile sur un banc de sable
archéologie

mardi 1 octobre 2013

Les mille et un fantômes

têteEn sortant du studio des Champs-Elysées, où nous avons vu récemment Le porteur d'histoire (excellent ! on vous en parle bientôt), j'ai eu une folle envie de lire un Dumas. N'importe lequel. J'ai trouvé ce titre en bibliothèque. J'avais aussi envie de lire du fantastique. Le choix n'a pas été difficile.

Dumas se trouve témoin d'un drame à Fontenay-aux-Roses. Un carrier vient d'assassiner sa femme. Il se livre aux gendarmes, tremblant comme une feuille. Car la tête de sa femme, une fois séparée de son corps, lui a parlé. 
Le maire du lieu, qui a invité le romancier à dîner, ne met pas en doute la lucidité du meurtrier. On se régale en compagnie choisie. Les convives rassemblés ont tous une histoire à raconter. C'est le maire qui commence avec des questions de têtes coupées pendant la terreur. Et de la douleur intense des condamnés. S'ensuivent et s’emboîtent d'autres récits. Celui de Lenoir, le fondateur du musée des monuments français, concerne les rois de France sortis de leurs tombes à Saint-Denis. Un autre, les hallucinations d'un juge. Un autre encore, les combats d'un bandit pour son âme. On parle aussi de vampires et de noirs présages. Bref, chacun a des histoires à se faire dresser vos cheveux sur la tête !

Dumas excelle à nous raconter des histoires. Il est peut-être moins connu pour ses écrits fantastiques mais je puis vous assurer qu'il y est très fort. Pas question de lâcher un personnage avant la fin de son récit ! 

lundi 30 septembre 2013

Noces de sel

Voilà quelques temps que je n'avais lu Maxence Fermine.

Ce titre est une tragédie moderne aux allures intemporelles. Valentin a rêvé que, tel un taureau, il était enterré face à la mer. Aujourd'hui, c'est jour de gloire : le jeune homme est raseteur et il compte s'illustrer dans l'arène. Mais les signes de la tragédie se multiplient : il oublie sa médaille, les vieilles voient la mort sur son visage, le cauchemar... Et la dureté des jours précédents. Valentin a vu sa belle épouser un homme validé par son père. Alors qu'il était son amour depuis l'enfance.
La jolie Isoline n'a pu que suivre la volonté paternelle.

Histoire de secrets, d'amour éternel, de tragédie, ce roman de Maxence Fermine se lit rapidement. On sait dès le départ que tout va mal se finir mais l'on veut savoir comment... Certes, rien n'est très original : le thème de l'amour contrarié, de la mort, de la violence sous le ciel brûlant du sud. Le style lui-même est plutôt simple. Mais l'on ne peut échapper au rythme de l'histoire.

Ma première découverte de Fermine, c'est Neige, une vraie surprise !


samedi 28 septembre 2013

Danse noire

Ma première lecture de Nancy Huston remonte à quelques années. Dolce Agonia ne m'avait pas emballée. C'est le même sentiment avec cette Danse noire.

Construit comme un scénario de film, ce roman est rythmé par les différents moments de la Capoeira ainsi que par son ta, ta-da Da, ta, ta-da Da, ta, ta-da Da,...
Paul Schwarz tape sur le clavier, près de Milo Noirlac, allongé et intubé dans une chambre d'hôpital. Paul raconte la vie de Milo, son amant, mais aussi de sa famille : sa mère, une indienne, Awinita, et son grand-père, Neil Kerrigan, un irlandais exilé au Québec. 
Les personnages sont intéressants, pas forcément sympathiques. Neil veut être écrivain et héros de la libération de l'Irlande. Awinita... que veut-elle ? S'évader ? Et Milo, il veut vivre. Malgré une enfance complexe, il devient un scénariste reconnu. Mais toujours en proie à de noirs démons. Inerte. 
Les sujets évoqués sont variés : guerre civile en Irlande, racisme, pauvreté, traîtrise, drogue, prostitution... Non, nous ne sommes pas dans les beaux quartiers. Ce sont des vies abîmées par la violence qui se déroulent devant nos yeux. 

Indien-Racisme

Le tout est narré avec un mélange de français et d'anglais. Mal parlés, façon cockney ou argot parfois. C'est un peu agaçant à force ces aller et retour entre les deux langues (surtout que la traduction anglaise, en bas de page, n'est pas vraiment lisible). Mais soit... 

Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Lire un scénario en train de s'écrire ne m'a paru ni très original ni très agréable. Bref, j'ai l'impression d'être passée à côté de ce roman

vendredi 27 septembre 2013

Alice et le vase de chine

Un soir d'insomnie, j'ai eu envie de lire un bouquin court et pas trop prenant. Alors pourquoi pas un Caroline Quine, tout droit sorti de la bibliothèque verte de mon enfance ?

Vase-Chine-Dragon
Alice, égale à elle-même, a le don pour croiser le chemin de voleurs. Et de faussaires. Alors qu'elle roule de nuit dans un coin désert (elle cherche les ennuis, on est d'accord), elle manque de renverser un homme. Lequel insulte la jolie blonde tout en récupérant un objet égaré, un vase avec un dragon... Qui, comme par hasard, a disparu de la vitrine du magasin de porcelaines du cousin de Bess, la copine d'Alice. Il n'en faut pas plus à notre belle intrépide pour lancer son enquête. Elle poursuit un voleur, recherche une cheminée penchée et des amis disparus depuis des années. Eh bien, rassurez-vous, en 200 pages, elle boucle son enquête !

Mince alors, c'est un peu niais Alice. Et on devine la moitié du livre avant même d'avoir passé la page 50. C'est pas trop mal écrit mais c'est pas non plus la folie... Bref, quelques années sont passées et ces collections ne sont vraiment plus de mon âge ! Vous croyez que ça a vieilli aussi le Club des cinq ?!

Heureusement, Arsène ne prend pas une ride !

jeudi 26 septembre 2013

Mille ans de contes tsiganes

C'est toujours aussi sympa cette collection de contes. Outres les histoires, on y trouve un glossaire, axes pédagogiques sur les contes, des ateliers à réaliser et des classements par âge, thème ou durée de lecture. 

Ce volume était dédié aux contes tsiganes, histoires de création du monde, d'animaux, de nomadisme, de musique, contes à rire, à voyager ou à effrayer... Il y a de quoi plaire à tout le monde !

Tsigane-bohème

J'ai beaucoup aimé ce recueil. Certes, certains contes se ressemblent beaucoup mais j'ai trouvé ça moins répétitif que les contes arabes. Les illustrations sont jolies, les textes simples mais bien écrits. Vraiment, je conseille !

Pour ceux qui aiment la bohème, en images ou en musique !

mercredi 25 septembre 2013

Une trop bruyante solitude

Hanta, le personnage de ce livre de Bohumil Hrabal, vit dans une cave où il presse des vieux papiers. Il reçoit des cargaisons entières de livres mis au pilon (voire à la censure). Amoureusement, il en sauve quelques uns, il en ouvre d'autres, il pilonne le reste dans de belles images... C'est un artiste de la presse. Et un philosophe. Sous des dehors simples, il se cultive, il réfléchit, il prend le temps... et il résiste contre la censure (qui détruit les livres) et l'aspect mécanique de son emploi. Lui, il crée de vraies oeuvres.

tour-livres
Tour de Babel, Jakob Gautler

Entre présent et passé, Hanta nous conte quelques histoires de sa longue vie : ses moments avec Marinette, d'autres avec des tziganes. Le tout dans un style entre hallucination et réalisme. Il n'est pas toujours simple à suivre. 
Ce livre, c'est l'histoire d'un amoureux des livres, un peu façon Kafka. 

mardi 24 septembre 2013

L'amour dans un climat froid

Qui a bien pu me conseiller ce livre british de Nancy Mitford ?

Brossons le tableau : Fanny et Polly sont deux jeunes filles en âge de se marier. Fanny est du style à tomber amoureuse du premier venu. Elle se case rapidement avec un universitaire. Polly est moins sentimentale. La fille unique de Lady Montdore est un glaçon. Enfin, c'est ce que l'on croit...

Femme-froid-Dulac


A vrai dire, il ne se passe pas grand chose de fou dans cette lecture. On papote, on boit le thé, on danse au bal, on médit, on écrit, on fait des visites... Tout est dans l'ironie de l'auteur et dans le caractère des personnages. Fanny est transparente. Jassy et Victoria sont deux adorables pestes. Lady Montdore, l'aristo snob et cassante...
Ce n'est pas forcément ma tasse de thé mais je suis sûre que cela plaira à beaucoup !

lundi 23 septembre 2013

L'élimination

Je connaissais l'histoire du génocide cambodgien grâce à un livre, Survive le peuple cambodgien de J. Lacouture, que l'on a mis dans mes mains alors que j'étais adolescente. Je n'en ai que de rares souvenirs.

Ce livre de Rithy Panh et Christophe Bataille raconte à la fois l'histoire de Rihty et celle de Duch, responsable du camp de détention S-21. D'autres personnages apparaîssent, bourreaux et victimes. 
Rithy est fils d'un sénateur. Il raconte comment sa famille est dispersée et décimée. Appartenant au nouveau peuple, c'est-à-dire aux classes éduquées qui ont besoin d'être "rééduquées", Rithy travaille dans les rizières, dans des hopitaux... Autour et avec lui, les hommes ont faim, ils souffrent, ils se font arrêter, torturer et tuer. Rithy survit. Mais frôle bien souvent la mort. Sa famille ? Il voit ses neveux mourir de faim, son père mourir de desespoir, sa mère... il arrive trop tard. 
Quant au face à face avec Duch, ce sont quelques mots. Nie-t-il ses actes ou les assume-t-il ? Rouage d'un système ou décideur ? Et cette torture, comment pourrait-il l'ignorer ? Le mathématicien, le bureaucrate converti ou technicien de la révolution, que dit-il à la caméra ? Quels slogans retient-il ? Il se coupe, il rit, parfois se ferme. 

Peuples-architecture

Dans un monde que les khmers façonnent avec la peur et le sang, au nom d'un communisme soi-disant égalitaire, l'Angkar, c'est tout un peuple qui disparaît dans les charniers. Rithy Panh, dans la lignée des écrivains comme Primo Levi, qu'il évoque et questionne, raconte son histoire et celle de son pays. Il s'approche du bourreau en cours de jugement. Il s'interroge aussi sur ce qu'est le survivant, sur sa difficulté à vivre.

Merci au Livre de poche pour cette lecture essentielle sur notre histoire récente, encore mal connue. Le style est simple, concis et sobre. Les événements sont épouvantables. A l'époque de tous les négationnismes, un livre comme celui-ci est indispensable. 

vendredi 20 septembre 2013

La culture. A quel prix ?

C'est une question que se sont posés tous les journalistes "patrimoine" des grands quotidiens la semaine dernière. Et que se pose Sylvie Pflieger.

L'auteur s'interroge sur la démocratisation de la culture. Elle explique que la gratuité n'est pas forcément un moyen de démocratiser la culture, mais qu'elle profite à ceux qui aiment déjà aller au musée. 
Il est aussi question des bouleversements du numérique pour la culture. Tout devient accessible... ou presque. On entre dans l'ère de "tout culture". Mais est-ce vraiment gratuit ? 
L'auteur montre le rôle de l'état dans le financement de la culture mais aussi celui des ménages. Elle s'intéresse aussi au statut et à la rémunération des artistes. 
Entre prise en charge totale de la culture par l'état au nom de la démocratisation culturelle et consommation culturelle financée par l'individu, l'auteur pose la question du financement de la culture. Peut-on appliquer des critères d'efficience au secteur culturel ? 

Culture-musée-Louvre

Un petit livre qui se lit vite, avec des questions, des chiffres et des comparaisons avec d'autres pays : c'est efficace mais un peu court. Je m'attendais à des analyses et des propositions plus développées. 

samedi 14 septembre 2013

Le fléau

Jamais encore je n'avais lu Stephen King. La honte, non ? 

Voilà qui est fait avec un gros pavé. Je dois dire que j'ai été séduite par cette histoire, par les personnages, par le style. Ça se lit bien. Ça manque parfois d'inattendu. 
Peste-mort-Musée Strasbourg

Le fléau, c'est une grippe, une mauvaise grippe, concoctée dans un laboratoire secret des Etats-Unis. Le problème, c'est quand elle échappe au cadre du labo. Et qu'elle décime la population. Contagieuse, virulente, elle touche toute la population... sauf quelques personnes, miraculeusement immunisées. 
La première partie du roman s'attache à décrire la propagation de cette grippe et à nous faire rencontrer un grand nombre de personnages. Il y a Frannie, enceinte mais pas amoureuse, Nick, sourd-muet amoché par une bande, Larry, le chanteur du tube de l'été... et d'autres. Bien entendu, la situation dégénère très vite et les tentatives pour limiter la contagion sont vaines.
La seconde partie s'attache aux survivants. Que faire lorsque tout le monde a disparu sauf vous ?
Et la troisième partie propose une lutte entre deux nouvelles communautés, qui incarnent grossièrement le bien et le mal. Je crois que c'est le moment qui m'a le moins plu. On retombe ici dans un schéma assez classique d'opposition. 

Je ne vais pas vous en dévoiler plus sur l'histoire en elle-même, rassurez-vous. 
Je ne sais pas si je relirai prochainement cet auteur. J'ai été assez emballée mais lassée sur la fin. Quel titre me conseilleriez-vous pour revenir sur cette impression de fin facile ? 

jeudi 12 septembre 2013

Autre-monde. L'alliance des trois

J'ai rencontré Maxime Chattam l'année dernière, à l'occasion de la sortie de ce titre en poche. Et je crois n'avoir pas encore eu l'occasion d'en parler. Des excuses ? J'en ai à la pelle : pas envie de lire ce livre à ce moment là, lectures "obligatoires et prioritaires", voire overdose de violence avec Le Requiem des abysses. Bref, si l'auteur m'avait semblé sympathique, si le livre lui-même promettait dépaysement et aventures, je suis restée de marbre face aux sirènes...

Afrique-du-sud-ville
Et puis récemment, je l'ai retrouvé. Il m'attendait gentiment sur ma PAL, caché par quelques achats récents. Je l'ai sorti de là, je l'ai ouvert... et l'on ne s'est pas quittés pendant quelques jours. 

Trois copains à New York. La vie normale : parents, collège. Ils jouent à se faire peur, se mettent au défi. Puis, le choc : une tempête de neige, un orage, et tous disparaissent. Sauf Matt et Tobias. Ils ne perdent pas de temps à se poser trop de questions ou à chercher d'autres survivants. L'univers leur semble hostile. Alors, ils fuient. Et croisent en route des adultes que l'orage semble avoir rendu plus violents. Première partie de l'histoire.

Puis, les garçons parviennent sur une île où vivent d'autres survivants. C'est bien organisé, façon société idéale à tendance utopiste. Et là, les aventures sont loin d'être terminées : certains développent des capacités étranges, Matt rêve d'un monstre, des complots fleurissent... 
Ah, vous voulez savoir qui est le troisième ? C'est une fille. Mais je n'en dirai pas plus.

Un livre où l'on ne s'ennuie pas. Bien entendu, tout s'enchaîne un peu facilement et l'on aimerait voir les héros manifester un peu d'humanité. Mais bon, on est héroïque ou on ne l'est pas ! 
Une lecture distrayante, prenante qui donne envie de lire la suite. 

Je crois que Leviatemps reste mon préféré pour le moment ! 

lundi 9 septembre 2013

Alabama Monroe

Avertissement : ce film flamand de Felix Van Groeningen risque de vous tirer des larmes. 

Elise et Didier vivent de musique et d'amour. Elle fait des tatouages. Il joue dans un groupe de Bluegrass. Ils ont une petite fille, Maybelle, non prévue dans leur histoire. Elle est atteinte d'un cancer. Un amour qui se construit et se déchire, au rythme de la country et des flash-back. Un film déconstruit, sans beaucoup de paroles, qui nous plonge dans l'intimité de ce couple. 

Avec un réalisme sans pathos, cette histoire nous touche à pleurer.

Alabama Monroe

vendredi 6 septembre 2013

Que voir à la Cité de l'architecture et du patrimoine ?

Surtout pas Ricciotti. Cette expo est une blague ! Quelques éléments grandeur, des photographies, des films et des tables tactiles. Le cartel est minimaliste. Et rien n'arrête le visiteur : il peut déambuler cinq minutes dans l'expo et sortir, rien n'aura entravé son déplacement : pas de cimaises. L'espace vide et noir.
On se croirait dans un showroom. 
Alors, heureusement qu'il y a un film où Ricciotti est interviewé et explique sa façon de procéder, d'utiliser le béton etc. Mais c'est un peu light. Les tables sont pas mal mais donnent finalement assez peu d'info.
Bref, à éviter.
Sainte-Chapelle-Paris


Par contre, un étage au dessus, Geoffroy-Dechaume est une belle expo sur un sculpteur et mouleur du XIXe un peu oublié. Plus qu'un portrait de l'artiste, cette rétrospective nous invite à découvrir son univers. 
On pénètre dans un atelier où cohabitent moulages et dessins, gravures et petits objets. Cela nous initie à la fois aux inspirations de l'artiste et à ses réalisations, notamment dans une communauté artistique amusante, sur le modèle d'une ruche où les uns et les autres travaillent à tour de rôle pour nourrir celui qui se consacre à son art. Le bénéficiaire change tous les ans. Rigolo, non ? On découvre des moulages d'une grande qualité, où les pores de la peau sont visibles. Des masques. Une bande de copains qui fume la pipe. Et les réalisations de Geoffroy-Dechaume ? Restauration des cathédrales essentiellement mais aussi création d’orfèvrerie. 
Si l'expo est hyper dense, en terme d'accrochage et de contenu, j'ai apprécié sa richesse. Et c'est pas mal le livret avec les cartels.

jeudi 5 septembre 2013

Cent quarante signes

Hotel-de-Sully-Paris
Ce livre d’Alain Veinstein lu dans le cadre de l’opération « On vous lit tout » aurait dû me séduire. Le principe : l’écrivain découvre Twitter. Il est fasciné par ce nouveau lieu d’expression et par la contrainte des 140 signes. Pour un poète des temps modernes, l’alexandrin a fait long feu, l’oulipo est dépassé, Twitter est un nouveau bac à sable. L’auteur y joue. Il y construit ses phrases.

Alain Veinstein y aborde des thèmes récurrents. Tous les matins ou presque, il y a la rubrique "rêve". Et le thème de la radio avec un leitmotiv « Quand j’arrêterai la radio, … ». Les tweets sur le roman sont autant d’idées étranges ou amusantes de sujets de romans. En outre, la vie quotidienne est présente dans ce livre : promenades, bus (avec la station Gaité sans cesse citée), marché… Et quelques événements tels que le Festival d’Avignon.
Bref, c’est une vie en condensé, en 140 caractères.

Si certains tweets sont très sympa, s’il y a des trouvailles, si certains thèmes s’enrichissent et se construisent devant les yeux du lecteur, l’ensemble reste tout de même un peu désordonné. Logique ! les tweets sont cités par ordre chronologique, par ordre de production. Et jamais il n’est question des réactions des followers. Cela rend ce livre très autocentré. A vrai dire, je n’ai pas vu grand intérêt dans le fond, même s’il fallait bien entendu tester la forme, comme cela a pu être fait il y a quelques années avec les SMS. Bien que grande utilisatrice et fan de Twitter, je reste assez circonspecte devant cette démarche d’édition.

mercredi 4 septembre 2013

Du spirituel dans l'art, et dans la peinture en particulier

Il est amusant de se pencher sur les écrits d'artiste. On apprend toujours quelque chose de plus sur leur ambition. 
Kandinsky-Guggenheim

Pour Kandinsky, l'art est spirituel. Le rôle de l'artiste est de vivre et transmettre cette spiritualité. Pour la traduire, il a plusieurs moyens à sa disposition : la forme et la couleur. Ici, c'est surtout le rôle de la couleur qui est développé, entre chaleur et froid, entre concentrique et excentrique. Pour illustrer ses théories, le peintre prend en exemple certaines de ses toiles (reproduites en noir et blanc, quelle tristesse). 

Il est étonnant de lire aussi l'importance de la musique dans la réflexion de Kandinsky. Elle était très présente chez Klee mais pour Kandinsky, je ne le savais pas... Au même titre que la peinture, elle doit faire progresser l'homme vers plus de spiritualité. 
Dans cet ouvrage, tout n'est pas évident. Il est intéressant de lire le regard de l'artiste sur ce que doit être l'art mais certains passages sont loin d'être limpides. Je crois que je relirai ce livre !

mardi 3 septembre 2013

Frida Kahlo. La beauté terrible

Un grand merci au Livre de poche pour cet envoi !

Voilà une lecture d'actualité : Frida Kahlo va faire l'objet d'une exposition cet automne à l'Orangerie. L'occasion de découvrir un peu sa vie. 
On commence avec une petite fille née de parents allemand et mexicain, qui grandit, joyeuse, au milieu de ses soeurs. Intelligente, engagée et émancipée, elle étudie avec un groupe d'anarchistes, les Cachuchas, au sein duquel elle rencontre son premier amoureux : Alejendro Gomez Arias. Cette vie simple et heureuse change du tout au tout suite à un accident de tramway qui la blesse grièvement. 
A partir de ce choc, elle s'adonne à la peinture et à l'autoportrait, son genre de prédilection. Elle la pratique initialement allongée, lors de sa longue convalescence. 

Gérard de Cortanze s'attache à décrire avec beaucoup de vivacité la vie de Frida Kahlo. Sa vie privée, et notamment ses rapports avec son mari, Diego Rivera, artiste également... et coureur de jupons. Ses souffrances physiques (son dos et ses jambes ne se remettent jamais vraiment du choc, sans parler de ses fausses couches) et morales (déprimes, jalousie etc.). Ses engagements politiques. Son caractère, entre vitalité formidable et dépression. Et surtout, son oeuvre. Là, j'ai regretté qu'il n'y ait pas d'illustrations. Car l'auteur cite un bon nombre de tableaux. Mais il sait nous les rendre visible par ses descriptions.

Une belle biographie très rythmée, colorée et violente. Gérard de Cortanze sait nous faire ressentir la souffrance permanente de Frida mais aussi sa joie de vivre. Voilà qui me donne d'autant plus envie d'aller voir l'expo qui se prépare !

Frida-Kahlo-famille
© 2013 Frida Kahlo / Artists Rights Society (ARS), New York / SOMAAP, Mexico

Savez-vous que le même auteur vous parle de Paul Auster ?

lundi 2 septembre 2013

L'ambition de Vermeer

Oui, je sais bien que Daniel Arasse ce n'est pas forcément votre tasse de thé. Mais moi, j'aime bien ! Et en plus, je ne pouvais pas laisser passer cette étude d'un peintre que j'apprécie par un auteur que j'aime lire. 

Vermeer-atelier-allégorie-peinture

Dans cet ouvrage qu'Arasse consacre entièrement au peintre hollandais et à ses oeuvres, j'ai beaucoup apprécié la minutie avec laquelle l'auteur examine le "mystère Vermeer". Il s'attarde sur plusieurs points : la vie de l'artiste et les rares éléments biographiques, ses tableaux selon les problématiques du tableau dans le tableau, des cartes, de la vie quotidienne mais aussi de sa conception de la peinture. Il analyse ainsi de façon très précise l'Art de la peinture.
Ce qui est passionnant, c'est qu'il présente l'état des recherches et quelques interprétations avant de les réfuter ou de les soutenir par d'autres éléments. On découvre ainsi une littérature innombrable sur Vermeer, que l'on peut examiner par ailleurs, mais qui nous est ici livrée succinctement. 

Un livre qui donne envie d'aller examiner de plus près les tableaux du maître !