jeudi 29 septembre 2016

The Pupil

Une dernière nouvelle de Henry James pour terminer la vague de classiques américains. Je crois que P.K. Dick et Charlotte Perkins Gilman, ce sera pour plus tard car je ne terminerai pas mes lectures ce mois-ci.

Dans cette nouvelle qui traite de l'enfance dans un contexte hostile, on reste dans la veine de Maisie
Pemberton entre dans la famille Moreen comme professeur du plus jeune garçon, Morgan. Il est un peu inquiet car la question des gages n'a pas été évoquée. Timide, il n'ose pas aborder le sujet. Mais quelques sous offerts gracieusement et le train de vie de la maison le rassurent. Ce n'est que lorsqu'il voit toute la famille, et lui avec, fuir pour un lieu lointain, changer sans cesse de style de vie et d'entourage, qu'il comprend qu'il est coincé dans un nid d'aventuriers sans le sou... Et sans morale. 
Et faible de caractère comme il est, notre jeune homme a bien du mal à tenter d'imposer des conditions. Sans compter qu'il est très attaché à son jeune pupille et que les parents en profitent. 


Une nouvelle où l'enfant, encore une fois, est plus malin qu'il ne semble et où les parents sont un contre-exemple de moralité et de maturité. Plus tragique que Maisie, cette nouvelle est aussi ambiguë sur les relations qui se tissent entre tuteur et pupille...

mercredi 28 septembre 2016

What Maisie knew

Je poursuis ma lecture de Henry James et je profite du mois américain pour terminer ce titre qui patientait dans ma PAL depuis des années ! Non qu'il ne me tentait pas, mais j'appréhendais un peu le bon classique tout en anglais. C'est un peu bête, non ?


Maisie est une petite fille, héroïne de ce livre, qui en sait un peu trop pour son âge. Après le divorce de ses parents, qui ne cessent de se livrer avec bonheur à l'adultère et tentent de se faire le plus de mal possible, Maisie devient un enjeu. Ballottée entre la maison de sa mère, Ida, et celle de son père, Beale, elle observe avec intérêt le comportement des adultes. Car bien entendu, le divorce ne rend pas ses parents plus moraux. Et l'on s'effraie de voir que la gouvernante choisie par Ida, Miss Overmore, s'intéresse beaucoup à Beale. Et que Ida disparaît sans plus donner de nouvelles, et revient mariée à Sir Claude... Bref, c'est tout sauf joli ce qu'observe Maisie. Une seule personne semble s'inquiéter de la formation du sens moral de la fillette, Mrs Wix, la gouvernante qui remplace Miss Overmore. Bon, c'est pas la panacée non plus cette gouvernante. Elle est plutôt ridicule. Mais au moins, elle ne cherche pas à flirter avec qui que ce soit. Car vous vous doutez bien que les nouveaux époux ne resteront pas bien longtemps fidèles et que l'histoire se répétera. A ce détail près que Maisie ne compte plus pour personne, à l'exception de Sir Claude, charmant mais faible... bref, il n'y a pas beaucoup d'adultes fiables dans ce livre.

A travers le regard de Maisie, on découvre une société décadente, rongée par la frivolité, l'argent, les plaisirs éphémères... Il n'y a pas de règle sinon celle de son perpétuel divertissement. La lucidité de la fillette, sa manière de s'imprégner de ce qu'elle voit effraie. Elle manie le non-dit avec un art qui dépasse bien des adultes ! Et l'on s'émerveille de la finesse psychologique de James pour construire un tel roman, pour imaginer une petite fille si sensible et intelligente qu'elle en devient presque malsaine. A moins que ce ne soit le lecteur, par sa compréhension de ce que cachent les apparences, qui n’interprète ce que voit Maisie ? En tous cas, la jeune demoiselle en grandissant nous montre qu'elle est loin d'être si innocente qu'elle ne le montre à ses parents. D'ailleurs, il y a chez Henry James un traitement particulier de l'enfance, qui ne croit pas à l'innocence. Il y voit plutôt des adultes qui n'auraient pas encore construit un quelconque sens moral. Des êtres perméables. C'est très dérangeant. Mais aussi très intéressant !

mardi 27 septembre 2016

Who moved my cheese ?

Cet ouvrage de Spencer Johnson n'est pas un roman, il s'agit plutôt d'un bouquin de motivation à l'américaine. A partir d'une petite histoire, un groupe d'amis analyse ses réactions devant les changements qui adviennent à la fois dans leurs vies professionnelles ou personnelles. La fable met en scène deux souris, Sniff et Scurry, et deux humains, Hem et Haw. Les quatre sont enfermés dans un labyrinthe et cherchent du fromage. Tout se passe bien jusqu'à ce que disparaisse le fromage. Si les souris s'adaptent rapidement et replongent dans le labyrinthe à la recherche d'un nouveau fromage, les humains mettent plus de temps... Ce sont les réactions de Hem et Haw que nous observons de plus près.

S'ensuit une discussion entre le groupe d'amis qui se reconnait dans les quatre personnages et examine ses capacités d'adaptation. Ce qui fait aussi réfléchir le lecteur bien entendu. 

Voici les grandes leçons : 
- Change Happens "They Keep Moving The Cheese"
- Anticipate Change "Get Ready For The Cheese To Move"
- Monitor Change "Smell The Cheese Often So You Know When It Is Getting Old"
- Adapt To Change Quickly "The Quicker You Let Go Of Old Cheese, The Sooner You Can Enjoy New Cheese"
- Change "Move With The Cheese"
- Enjoy Change! "Savor The Adventure And Enjoy The Taste Of New Cheese!"
- Be Ready To Change Quickly And Enjoy It Again "They Keep Moving The Cheese"

Un petit livre intéressant sur la politique et le management du changement, dont je retiendrai surtout qu'il vaut mieux rire de soi-même que de se crisper sur le passé (oui, c'est pas très compliqué). Le côté très américain et très orienté succès économique de cet ouvrage peut gêner. Il y a un aspect de manipulation des employés d'une entreprise et de justification du licenciement qui est plus que dérangeant. Et tout cela n'aide pas vraiment à repérer ton "fromage" c'est-à-dire tes objectifs dans la vie. Mais permet de poser un regard amusant sur la psychologie de l'adaptation !


jeudi 22 septembre 2016

La conquête du courage

Stephen Crane nous invite à suivre le jeune Henry Fleming, fraîchement engagé pour défendre son pays. Ce bleu se découvre à mesure qu'évoluent les batailles : fier, il devient terrifié ; blessé, il se sent glorieux ; au cœur de la bataille, il perd le fil et se transforme en machine, faite pour tirer, avancer, tuer ! 
A ses côtés, d'autres jeunes gens, plus ou moins orgueilleux ou terrifiés, que l'on suit de plus loin, connaissant à peine leurs noms. Il y a aussi les morts, que l'on croise de plus ou moins près mais toujours décrits avec pas mal de réalisme, et qui ont un effet bœuf sur notre Henry.

Ce classique du réalisme américain, qui se déroule pendant une bataille de la guerre de Sécession, m'a effectivement frappé par son vérisme, non seulement dans les choses de la guerre mais aussi de la nature. Toutefois, j'en sors un peu ennuyée, sans véritable bonheur de lecture.



samedi 17 septembre 2016

La petite dame de la grande maison

Jack London m'a encore enchantée avec ce titre. Je ne renoue pas avec les aventures de mon enfance mais je découvre les romans plus adultes de cet écrivain et aventurier. 

L'histoire commence avec la jeunesse de Dick Forrest, héritier d'une immense fortune, qui n'a qu'une envie, vivre. Il abandonne ses richesses et part faire la route, travaillant ici et là, sur terre ou en mer. Il revient à la veille de sa majorité et décide de se former dans tous les domaines qui l'intéressent, recherchant toujours l'excellence. Tiens, tiens, ça ne vous rappelle pas Martin Eden qui se gave de science ?


À la quarantaine, maître d'un joli domaine pour lequel il travaille comme un fou mais avec une discipline surprenante, il est heureux. Pas pour ses chevaux hors du commun, ses mines, ou ses troupeaux, mais pour son bonheur domestique. Il vit avec son aventurière et insomniaque d'épouse, la surprenante et sexy Paula. Dans cette maison toujours pleine d'invités, on se divertit, on joue, on danse... Et tout le monde n'a d'yeux que pour Paula. Les hommes en sont amoureux et les femmes l'admirent, voire la jalousent. Quand Evan Graham, grand ami de Dick, vient passer un peu de bon temps, il tombe fou amoureux de son hôtesse. Et elle ? Elle reste mystérieuse...

Une histoire d'amour dans un monde très années 30, façon Fitzgerald, où l'on aime à oublier la mort et la tristesse. Bien sûr, on est dans un triangle amoureux classique et l'intrigue n'est pas très poussée. Mais certainement très choquante pour l'époque de sa publication car Paula est une femme libre, que Dick laisse vivre, penser, flirter... prendre ses responsabilités. L'ambiance du roman est à la fois légère (pour la manière de vivre) et pesante (pour la psychologie des personnages et le monde extérieur qui nous parvient à travers des courriers de Dick) et ses personnages hyper attachants.


vendredi 16 septembre 2016

The Madonna of the future

Henry James nous invite à Florence avec cette nouvelle qui m'a beaucoup fait penser au Chef-d'oeuvre inconnu de Balzac.

Le passé s'invite à une soirée sous la forme d'un récit de jeunesse de H-. Notre narrateur conte sa visite à Florence et la curieuse rencontre qu'il y fait le premier soir. À côté du palais Vecchio, il est abordé par un amateur d'art... Qui est aussi peintre, avec lequel il se promène dans la cité artistique, des Offices aux églises. Cela paraît presque un rêve. Puis quand notre narrateur rencontre le modèle de cet artiste, la plus pure vierge depuis La vierge à la chaise de Raphael, il doute de la santé mentale de son guide... Et accélère le drame.

Intéressante excursion dans la Florence éternelle et artistique, on se promène dans cette nouvelle plus qu'on ne la lit. Sans grande surprise, elle laisse une impression agréable.

Raphael, Madone à la chaise, Florence


mercredi 14 septembre 2016

L'arbre aux haricots

Soyons honnêtes, j'avais un mauvais souvenir de ma première rencontre avec Barbara Kingsolver. Je gardais tout de même dans un coin de ma tête les recommandations de plusieurs amis et j'ai enfin retenté l'expérience avec ce titre, dévoré en une soirée. 

Nous accompagnons Marietta, alias Missy, alias Taylor, dans son road trip. La jeune femme, après avoir passé son enfance et adolescence dans le Kentucky, n'a qu'une envie : fuire ! Elle s'achète une vieille voiture, embrasse sa maman et file, droit devant. Elle ne fait qu'une pause pour boire un café dans le désert de l'Oklahoma et se retrouve avec une petite fille abandonnée sur son siège avant. Avec cette petite indienne muette, elle roule jusqu'en Arizona où son véhicule reste en rade, avec deux roues à plat.  

En parallèle de son histoire, Lou Ann vit avec son mari, Angel, en Arizona. Elle va bientôt accoucher quand son mari l'abandonne du jour au lendemain.

Evidemment, les deux donzelles sont faites pour se rencontrer et deviennent vite colocs... voire une famille... même si elles n'ont pas vraiment le même caractère. Et on les suit dans leurs histoires de bambins, de boulot, d'amour... Le tout avec un fond un peu plus sérieux et grave quand il est question de réfugiés du Guatemala accueillis par la voisine d'en face ou de maltraitance infantile.

Un roman très chaleureux, plein d'humour et de beaux moments, malgré les drames que traversent nos personnages. Le genre de bouquin qui te fait kiffer la vie !



lundi 12 septembre 2016

Le côté de Guermantes

Petit à petit, je poursuis mon incursion proustienne. Avec ce tome, je sors un peu moins motivée, un peu lassée par la vie mondaine de notre héros.

Le côté de Guermantes reflète Du côté de chez Swann à plusieurs niveaux : du salon des Verdurin, on passe aux Guermantes, plus classes mais tout aussi plats. De l'enfance du narrateur, à la mort de sa grand mère. Des amours de Swann et Odette aux échecs amoureux du narrateur, que ce soit avec la duchesse de Guermantes, la belle Oriane, ou madame de Stermaria. Tout comme les jalousies de Saint-Loup pour sa Rachel font écho à celles de Swann... Pauvre Swann que l'on retrouve bien mal en point.

Mais si le premier tome m'a enchantée, passant du narrateur à Swann puis à Combray, celui-ci m'a paru plus monotone entre Doncières et Paris. De plus, si la bêtise des salons aristocratiques n'a rien à envier à celle des bourgeois, celle des invités paraît d'autant plus grande qu'ils évoluent dans des salons ultra fermes, super sélects ! Et tant de vanité fait rire au début et finit par attrister et fatiguer... Tout comme elle fatigue le narrateur. Bref, je me suis ennuyée dans ces jolis salons.

Heureusement, il y a de très beaux moments, très picturaux :
"La vie que menaient les habitants de ce monde inconnu me semblait devoir être merveilleuse, et souvent les vitres éclairées de quelque demeure me retenaient longtemps immobile dans la nuit en mettant sous mes yeux les scènes véridiques et mystérieuses d’existences où je ne pénétrais pas. Ici le génie du feu me montrait en un tableau empourpré la taverne d’un marchand de marrons où deux sous-officiers, leurs ceinturons posés sur des chaises, jouaient aux cartes sans se douter qu’un magicien les faisait surgir de la nuit, comme dans une apparition de théâtre, et les évoquait tels qu’ils étaient effectivement à cette minute même, aux yeux d’un passant arrêté qu’ils ne pouvaient voir. Dans un petit magasin de bric-à-brac, une bougie à demi consumée, en projetant sa lueur rouge sur une gravure, la transformait en sanguine, pendant que, luttant contre l’ombre, la clarté de la grosse lampe basanait un morceau de cuir, niellait un poignard de paillettes étincelantes, sur des tableaux qui n’étaient que de mauvaises copies déposait une dorure précieuse comme la patine du passé ou le vernis d’un maître, et faisait enfin de ce taudis où il n’y avait que du toc et des croûtes, un inestimable Rembrandt."

"Les décors encore plantés entre lesquels je passais, vus ainsi de près et dépouillés de tout ce que leur ajoutent l’éloignement et l’éclairage que le grand peintre qui les avait brossés avait calculés, étaient misérables, et Rachel, quand je m’approchai d’elle, ne subit pas un moindre pouvoir de destruction. Les ailes de son nez charmant étaient restées dans la perspective, entre la salle et la scène, tout comme le relief des décors. Ce n’était plus elle, je ne la reconnaissais que grâce à ses yeux où son identité s’était réfugiée. La forme, l’éclat de ce jeune astre si brillant tout à l’heure avaient disparu. En revanche, comme si nous nous approchions de la lune et qu’elle cessât de nous paraître de rose et d’or, sur ce visage si uni tout à l’heure je ne distinguais plus que des protubérances, des taches, des fondrières. Malgré l’incohérence où se résolvaient de près, non seulement le visage féminin mais les toiles peintes, j’étais heureux d’être là, de cheminer parmi les décors, tout ce cadre qu’autrefois mon amour de la nature m’eût fait trouver ennuyeux et factice, mais auquel sa peinture par Gœthe dans Wilhelm Meister avait donné pour moi une certaine beauté ; et j’étais déjà charmé d’apercevoir, au milieu de journalistes ou de gens du monde amis des actrices, qui saluaient, causaient, fumaient comme à la ville, un jeune homme en toque de velours noir, en jupe hortensia, les joues crayonnées de rouge comme une page d’album de Watteau, lequel, la bouche souriante, les yeux au ciel, esquissant de gracieux signes avec les paumes de ses mains, bondissant légèrement, semblait tellement d’une autre espèce que les gens raisonnables en veston et en redingote au milieu desquels il poursuivait comme un fou son rêve extasié, si étranger aux préoccupations de leur vie, si antérieur aux habitudes de leur civilisation, si affranchi des lois de la nature, que c’était quelque chose d’aussi reposant et d’aussi frais que de voir un papillon égaré dans une foule, de suivre des yeux, entres les frises, les arabesques naturelles qu’y traçaient ses ébats ailés, capricieux et fardés."

"Les repas du milieu Guermantes faisaient alors penser à ces heures que des amoureux timides passent souvent ensemble à parler de banalités jusqu'au moment de se quitter, et sans que, soit timidité, pudeur, ou maladresse, le grand secret qu'ils seraient heureux d'avouer ait jamais pu passer de leur coeur à leurs lèvres"

"Si, dans le salon de Mme de Villeparisis, tout autant que dans l'église de Combray, au mariage de Mlle Percepied, j'avais peine à retrouver dans le beau visage, trop humain, de Mme de Guermantes, l'inconnu de son nom, je pensais du moins que, quand elle parlerait, sa causerie, profonde, mystérieuse, aurait une étrangeté de tapisserie médiévale, de vitrail gothique. Mais pour que je n'eusse pas été déçu par les paroles que j'entendrais prononcer à une personne qui s'appelait Mme de Guermantes, même si je ne l'eusse pas aimée, il n'eût pas suffi que les paroles fussent fines, belles et profondes, il eût fallu qu'elles reflétassent cette couleur amarante de la dernière syllabe de son nom, cette couleur que je m'étais dès le premier jour étonné de ne pas trouver dans sa personne et que j'avais fait se réfugier dans sa pensée".



vendredi 9 septembre 2016

Sad Cypress

Je continue d'écluser mes Agatha Christie et celui-ci m'a plutôt bien plu. 

Elinor Carlisle vient de recevoir une lettre anonyme et attend la visite de son cousin. Roderick Welman, dont elle est amoureuse depuis son enfance, lui propose de se fiancer alors que leur tante est mourante. Ils imaginent que tous deux vont hériter de sa fortune, et comme ils s'entendent plutôt bien, pourquoi ne pas vivre ensemble ? La dégradation de l'état de santé de Laura Welman les pousse à rejoindre le manoir de Hunterbury où leur tante décède dans la nuit. Le souci ? Elle n'a pas fait de testament. 

Elinor, sa plus proche parente, hérite de tout. Cela marque la rupture des deux cousins, Roderick ne souhaitant pas passer pour un profiteur. Il y a aussi la jolie Mary Gerrard qui lui a tapé dans l’œil... Mary est la jeune voisine de Laura Welman et lui très chère. Cette même Mary est retrouvée empoisonnée quelques temps plus tard, alors qu'elle pique-nique avec une des infirmières de feue Laura et Elinor. Bien entendu, Elinor est accusée du meurtre. Le motif ? La jalousie.

Mais le Dr. Lord n'est pas convaincu de sa culpabilité. Il fait donc appel à Hercule Poirot pour mener une contre enquête. 

Divisé en trois parties, ce roman est presque une pièce de théâtre. Le dénouement est intéressant, assez inattendu. Quant aux personnages, je les ai trouvé assez peu fouillés, peut-être parce que le roman reste très court. 



jeudi 8 septembre 2016

The Romance of certain old clothes

Voici une nouvelle très chouette de Henry James qui se déroule dans le nouveau monde. Mrs Willoughby, veuve, élève seule ses trois enfants, Bernard, Viola et Perdita. Comme il est fort commun en cette Amérique fort jeune, les garçons sont envoyés en Angleterre pour étudier. Bernard part donc quelques années avant de revenir accompagné d'un de ses amis, Arthur Lloyd, qui souhaite investir au Massachusetts.

Bien entendu, Viola et Perdita s'attachent au nouveau venu et attendent, l'une comme l'autre, qu'Arthur fasse son choix entre les deux soeurs. C'est un moment intéressant que celui où les soeurs se guettent mutuellement, se méfient... Jusqu'au moment du choix qui fait éclater une amère jalousie (non, je ne dirais pas qui est choisie).

Mais le bonheur de l'heureuse élue est de courte durée car elle meurt en couche. Là, on se souvient des paroles de la jalouse, qui résonnent comme une malédiction.

Et les vêtements du titre ? Il s'agit de ceux de la mariée qui fait jurer à son époux de les conserver pour sa fille.

Une nouvelle psychologique très bien rythmée, où les caractères contrastés des deux soeurs sont, en peu de mots, mis en valeur. La petite touche en plus, c'est sa fin fantastique, qui fait revoir les événements précédents à une autre lumière. 


mardi 6 septembre 2016

The Minority report

J'avais vu le film avec Tom Cruise, inspiré de cette nouvelle de Philip K. Dick, à sa sortie mais n'en gardais qu'un souvenir diffus. Avec la lecture de cette nouvelle, les images me sont revenues.

John Anderton, cinquantenaire, est à la tête d'une police étonnante, le "Precrime", qui rend impossible le crime depuis 30 ans. Lors de la visite de son futur assistant, Witwer, il apprend qu'il va assassiner quelqu'un. Son unique solution ? Fuir. Il se met à la recherche de sa victime pour comprendre de quoi il s'agit. Il imagine un complot de Witwer, de sa femme, du gouvernement... Mais pour lui, c'est clair, il ne va certainement pas commettre un crime. 

Le "Precrime" est un concept étonnant. Trois mutants, des êtres au cerveau abîmé et au corps déformé, sont au cœur de cette entreprise. Leurs prédictions permettent d’appréhender un criminel avant qu'il ne parvienne à ses fins. Le monde de cette nouvelle est donc celui d'un gouvernement autoritaire, qui dénie la liberté et croit au déterminisme de ses habitants.

Sans dévoiler comment se termine cette nouvelle, sachez que le "minority report" est le rapport qui contredit les deux autres rapports concordants, que l'on pourrait appeler "majority report". Donc si deux des mutants prédisent que vous allez tuer, vous êtes cuits. Si ce n'est qu'un, ça se discute !

Une nouvelle au rythme agréable, qui joue avec les nerfs du narrateur et intrigue le lecteur, parfaite pour ouvrir le mois américain de Titine sur mon blog !



mardi 30 août 2016

The new dress

Une nouvelle de Virginia Woolf pour faire un petit tour dans les cercles mondains londoniens. 

Mabel Waring est invitée chez Mrs. Dalloway. Vous n'avez pas oublié Clarisse ? C'est ma grande copine, elle m'a introduite à l'écriture de Virginia. Eh bien ce soir, elle reçoit. Parmi ses invités, notre héroïne, seule, démodée, regrettant amèrement d'avoir voulu faire son originale. Cette idée qui lui paraissait excellente, se faire couper une robe style empire, s'inspirant des gravures du temps de ses parents, lui apparaît maintenant désastreuse. Elle imagine ce que les autres invités racontent sur elle, se croit au centre de l'attention, alors qu'elle se cache au fond de la salle, guettant son reflet pour évaluer le désastre. Elle se sent comme une mouche engluée, aux ailes mouillées...

Bien que courte, cette nouvelle est un condensé de Virginia: on y retrouve son style, les pensées au fil de l'eau, la vie mondaine, le portrait psychologique en quelques phrases... Bref, un petit régal !



vendredi 26 août 2016

The cursed child

Bon, je me suis laissée avoir par l'effet de surprise et je n'ai pas bien regardé la couverture de ce livre, je m'imaginais un nouveau Rowling. Sans parler de mon éloignement d'Internet qui ne m'a pas permis de me préparer à ce nouveau volet d'Harry Potter qui n'en n'est pas un. Car si j'ai été ravie de retrouver le monde de notre héros, je reste un peu circonspecte quant à cette histoire... 


La forme est celle d'une pièce de théâtre (ce qui est certainement meilleur qu'un roman vue la qualité de certaines répliques) et l'espace est celui que nous connaissons, Londres et Hogwarts. 
Par contre, le temps est celui des enfants de nos héros préférés, Harry, Hermione, Ron... Et Darco. 
Nos protagonistes ? Les fils de Darco et Harry, les biens nommés Scorpius et Albus, sont les meilleurs amis du monde, ce qui ne cesse d'étonner leurs parents. 
L'intrigue ? Le voyage dans le temps qui peut changer le présent. Et les difficiles relations ado-parents. Qui m'ont un peu agacée. Tout comme les caractères des adultes en général, bien moins fouillés que ceux des enfants. 

Si ce "nouvel Harry Potter" est intéressant pour proposer des alternatives à la réalité que nous connaissons, et pour nous replonger dans le monde magique de J.K.Rowling, il m'a paru faiblard par rapport aux romans de mon enfance. Parce que j'attendais cette pièce comme un tome 8. Et j'avoue que l'écriture de Jack Thorne ne m'a pas convaincue.

Bref, ça vaut le détour pour se replonger dans Hogwarts mais l'ensemble m'a déçue. 

vendredi 19 août 2016

Contes d'une grand mère

Voici un livre de George Sand que je ne connaissais pas et qui m'a étonnée par son parti pris scientifique. En effet, on ne reste pas à se promener dans une campagne romantique et isolée, même si cet aspect existe, on s'amuse aussi de géologie et biologie. Mais bien sûr, à un niveau compréhensible par de jeunes enfants.

Le chêne parlant : Le jeune Emmi fuit la violence de sa famille en se réfugiant dans son chêne. Celui découvre le joli monde de la forêt et passe une année de liberté, se nourrissant des fruits et animaux que la nature lui offre. Mais la compagnie humaine vient à lui manquer... 
Le chien et la fleur sacrée : on parle métempsycose ce soir et deux invités racontent leur dernière incarnation, l'un comme bon toutou, l'autre comme éléphant blanc. 
L'orgue du titan : musicien en herbe, le jeune Angelin accompagne son maître au fin fond des monts dorés. Sur le chemin, il découvre les merveilles géologiques des roches de Sanadoire et Tuilière qui vont lui faire vivre une curieuse expérience. 
Ce que disent les fleurs : comme beaucoup d'enfants, notre narratrice est curieuse du monde des fleurs et va surprendre leur conversation. 
Le marteau rouge : l'histoire d'un bloc de cornaline, de ses origines à nos jours et ses transformations par les hommes (et les fées). 
La fée poussière : où l'on découvre le royaume fantastique de la poussière, qui contient le monde en miniature. La fée y sera notre guide. 
Le gnome des huîtres : amateur d'huîtres, un ami de la maison décide de trouver quelle est la meilleure provenance. Il rencontre un autre passionné... De coquilles d'huîtres. 
La fée aux gros yeux : la gouvernante d'Elsie est très bizarre, elle déteste oiseaux et chauve-
souris. Et puis, elle a de gros yeux qui ne voient rien. Enfin, rien de visible aux autres êtres humains.

Ce recueil de contes pour les enfants est sympathique, il se veut pédagogique et scientifique tout en restant plein d'imagination et de belles créations. Un peu daté parfois mais intéressant aussi pour effleurer la connaissance scientifique populaire de la fin du XIXe siècle.

mardi 16 août 2016

Le tour du monde en 80 jours

J'imagine que beaucoup connaissent bien ce Jules Verne, certainement l'un des plus emblématiques de son œuvre. Pour ma part, il ne m'intéressait pas spécialement de suivre Phileas Fogg dans un tour du monde à toute vitesse. C'est donc sans attentes particulières que j'ai ouvert ce roman d'aventure et de voyage. 

Phileas Fogg fait le pari avec les membres de son club londonien qu'il peut faire le tour du monde en 80 jours. Sans attendre, il plie bagage avec son serviteur français Jean Passepartout et part vers l'est. Suivi par le policier Fix, persuadé que notre anglais n'est autre qu'un voleur, la course contre la montre commence ! Un nouveau passager s'incruste en cours de route, la belle Aouda, une indienne sauvée du bucher funéraire de son époux en Inde. Bateau, train, cheval, pied, traîneau... Les moyens de transport et leur confort varient mais Fogg reste imperturbable, malgré les avaries et les contretemps. 

Sans entrer dans le détail des péripéties, j'ai apprécié suivre notre petite bande dans ce voyage absurde, qui valorise la vitesse plus que le paysage. Bien sûr, cela reste un peu monotone, que ce soit en termes de psychologie des personnages ou de la narration mais c'est suffisamment court pour n'être pas pesant. Un petit roman chouette, mais pas autant que 20.000 lieux sous les mers !


vendredi 12 août 2016

The Falls

Joyce Caroll Oates nous emmène avec ce titre dans le lieu le plus honeymoonesque des États Unis, les chutes du Niagara of course. 
On y rencontre Ariah, fraîchement mariée dont l'époux vient de se jeter dans les chutes. La veuve aux cheveux roux va attendre une semaine avant que le fleuve ne lui rende son époux. Mais les premières heures d'absence le lui avaient déjà fait sentir, elle est damnée. Elle espère donc que la vengeance du ciel s'exerce, s'attendant toujours au pire (comme son lecteur). Mais elle a tapé dans l'œil du jeune et brillant avocat Dick Burnaby. En deux temps, trois mouvements, ils se marient ! Et ils ont un, puis deux, puis trois enfants... 

On imagine une vie tranquille mais c'est oublier combien Ariah est étrange, combien Dick aime se mettre en danger, combien Niagara Falls n'est plus seulement un paradis pour les touristes mais aussi pour les entreprises chimiques. 

Je ne m'attendais pas à ce roman, j'imaginais plus de drames à la suite de l'époux suicidaire, plus d'histoires autour de ces chutes... L'incipit m'a beaucoup plu, ça aurait fait une bonne nouvelle ! Non pas que le reste soit mauvais, il est juste moins surprenant.

jeudi 28 juillet 2016

The woman in white

Woman in whiteCela faisait un bout de temps que ce livre de Wilkie Collins était inscrit sur ma Lal comme un incontournable de la blogo. Moyennement emballée par le bonhomme, j'ai pris mon temps pour passer le pas. Et puis, mois anglais oblige, j'ai commencé à lire... Bon, je n'ai pas fini en temps et en heure, et j'ai beaucoup tardé pour cette publication, ce qui est assez significatif de mon intérêt pour ce roman que j'ai trouve un peu lent et poussif.

On cherche un maître de dessin à Limmeridge House. Le jeune Walter Hartright postule et est retenu pour donner des cours à Laura et Marian. Il est aussi chargé de la collection de gravures de Frederick Fairlie, leur oncle. Les jours coulent, heureux mais Laura et Walter sentent qu'ils tombent amoureux alors que Laura est déjà promise à un ami de son père. Walter se retire, inquiet. Il faut dire que Laura a reçu une lettre anonyme qui dépeint Sir Percival Glyde, le promis, comme un triste sire. L'auteur de la lettre, échappée de l'asile et vêtue tout de blanc, a d'autant plus de mal à se faire entendre que Sir Glyde paraît tout à fait sympathique. Laura se marie et part en voyage de noces. C'est au retour que tout se corse et que sa chère sœur pressent un complot. Sans entrer dans les détails, sachez que c'est une affaire montée par un italien rusé, le conte Fosco. Et que c'est Hartright qui la dénouera.

Avec des ambiance qui rappellent le gothique, Collins monte un roman à plusieurs voix dont l'intrigue, complexe voire tordue, est un peu trop facilement résolue par le héros, comme par le lecteur. On n'est pas dans un policier hyper évident non plus mais l'auteur nous laisse pas mal d'indices. Les personnages sont assez agaçants, surtout Laura, et finalement peu attachants. Il manque un peu d'inattendu, de nuances de caractères, entre le très méchant et le trop gentil (voire niais) et surtout, pour moi, il manque de l'âme et du cœur à cette histoire.

Challenge classique

vendredi 15 juillet 2016

Circulos en el agua

Sous-titré "la vida alterada por la palabra" est un écrit spirituel de Dolores Aleixandre. Il est divisé en quelques chapitres dont les noms sont chaque fois tirés de la Bible.

C'est un parcours qui invite à revaloriser des moments forts comme le Notre Père, la naissance du Christ, les paroles des évangélistes... Contant parfois sa propre expérience de foi, notre théologienne donne quelques outils pour revenir à la simplicité de la prière, de la contemplation. Elle nous donne ainsi des verbes à appliquer à notre prière pour se laisser surprendre et se risquer à espérer. Elle nous invite à revenir à la simplicité de l'enfance : le besoin premier, c'est d'aimer et d'être aimé ! Mais aussi de créer et de se sentir utile, de trouver son identité et son chemin, et d'exprimer ce qu'on vit.

Il y a aussi tout un chapitre sur Marie et sur les fruits de l'esprit : la tolérance, la bonté, l'humour et la générosité. Mais le chapitre le plus intéressant à mes yeux fut celui ci "Algunas mujeres de las nuestras nos han sobresaltado" qui parle de notre société qui oublie les 2/3 de l'humanité, ou vivre l'évangile est un défi. À travers de l'attitude des femmes de l'évangile se dessine un chemin, un modèle et un repère pour notre société en recherche de sens et de justice.

Les derniers chapitres sont étonnants à mes yeux mais intéressants aussi car ils s'interrogent sur le rôle de la femme aujourd'hui dans l'église.
Parfois, c'est presque du féminisme ! En tout cas, cela va contre une interprétation machiste de la Bible où la femme serait subordonnée à l'homme. Elle questionne également la hiérarchie ecclésiale, montrant la complémentarité d'avoir des hommes et des femmes au sein des "directions"dans l'Eglise et déplorant que celle-ci ne se coupe d'une moitié de ses membres. 

Une petite citation pour vous donner une idée (il y aurait pu en avoir bien d'autres mais allons à l'essentiel):
"Porque es en la praxis misma de Jesus donde hemos descubierto que la fe cristiana
- es desestabilizadora de los estereotipos y modelos mundanos;
- es inclusiva de todo lo marginal y lo segregado;
- es descalificadora de cualquier pretension de dominio de unos hermanos sobre otros"

Enfin, l'ensemble se clôt avec trois contes sur l'apprentissage et la patience dans l'évangélisation.

Antonello da Messine, Virgen

mercredi 6 juillet 2016

Le pays de la liberté

Ken Follet n'est décidément pas ma tasse de thé. Bien sûr, comme avec le précédent, je me suis laissée prendre par son aventure, mais j'ai été plus qu'agacée par ses personnages, par les rebondissements et par la langue. 

Le plot ? Nous sommes en Ecosse à la fin du XVIIIe siècle dans une zone où l'on exploite du charbon. Pour les Hallim et les Jamisson, rien n'est plus naturel que d'avoir des mineurs, réduits à l'esclavage, pour les enrichir. Sauf que l'un d'eux (et forcément, c'est notre héros, Mack) sait écrire et penser. Il a ainsi appris que cet esclavage pouvait être illégal. Quand il le proclame le dimanche à l'église, ça passe moyen auprès des maîtres. Et ça donne envie à Lizzie Hallim d'aller faire un petit tour à la mine. Lizzie, c'est la casse-cou qui sait tirer mieux qu'un homme, qui est curieuse, qui se déguise pour accéder à ses désirs, qui a envie de jouir. Bref, pas trop le style qui plait aux mecs tranquilles. Et c'est bien entendu les aventures de Mack y Lizzie que nous suivons, de l'Ecosse en passant par Londres jusqu'en Virginie. Je n'en dis pas beaucoup plus. Pour les curieux, la quatrième de couv' est un bon spoiler.

Alors, pourquoi ça m'a agacée ? En premier lieu pour la langue plate. Effort zéro. Ensuite pour les stéréotypes: les descriptions des héros, de leur corps, de leurs désirs... Ils sont forcément trop beaux, trop musclés, trop sensibles, trop intelligents, trop parfaits malgré leurs conditions terribles (l'un est esclave et l'autre est une femme). Enfin, pour la façon sans surprise dont tout se déroule toujours chez Follet : tu sens trop venir l'auteur. Bref, ça aurait pu me plaire en lecture de vacances mais après toute cette belle littérature anglaise, c'est décevant. 

Canaletto, Londres

mercredi 29 juin 2016

Harry Potter and the sorcerer's stone

C'est avec un plaisir renouvelé que j'ai plongé dans la version anglaise du premier tome d'Harry Potter. Comme beaucoup, j'avais lu tous les livres de la série, mais je ne m'étais mis à la version anglaise qu'à partir du 4e tome. Le mois anglais était donc l'occasion de refaire connaissance, dans la langue de Shakespeare, avec ce bon vieux Harry. 

Meunier La licorne sublimité

Petit rappel de l'intrigue pour ceux qui n'ont jamais entendu parler : Harry est un orphelin adopté par son oncle et sa tante, à qui il arrive toutes sortes de choses bizarres qui attirent les foudres de ces derniers. Le jour de ses 11 ans, il apprend qu'il est le descendant de sorciers, et qu'il est mondialement célèbre dans l'univers des magiciens, car étant encore bébé, il a mystérieusement réduit à néant les pouvoirs de Lord Voldemort, qui semait la mort et la terreur depuis de nombreuses années. 
Il est alors envoyé à l'école des sorciers de Hogwarts, afin de suivre les pas de ses parents. Si cette découverte lui ouvre de nouveaux horizons, elle ne se révélera pas non plus sans dangers...

L'écriture de J.K. Rowling ne semble pas avoir pris une ride, et loin d'être barbante, la seconde lecture du livre permet de reprendre note de tous les petits détails sympathiques qu'on a oubliés. Que ce soient les facéties de Fred et Georges, les termes propres au monde des magiciens ou les répliques succulentes qu'on retrouve dans certains dialogues... Certes une bonne partie du suspense est éliminé, mais le tout s'avère très rafraîchissant, et l'on se retrouve à la fin du volume sans avoir eu le temps de dire "Quidditch" ! 

Si le bénéfice de lire J.K.Rowling en version originale n'est pas aussi important que pour un Shakespeare ou un Dickens, le livre à l'avantage d'être court et accessible, ce qui en fait un matériel idéal pour ceux qui cherchent à améliorer leur anglais.