dimanche 4 novembre 2012

Alger sans Mozart

Ce roman polyphonique de Canesi et Rahmani est une excellente surprise. Pour tout dire, il ne me tentait pas. Et puis j'ai lu de bonnes critiques. Et je suis désormais contente de l'avoir lu.



Ce roman, c'est surtout l'histoire de Louise. 
Sa famille vit en Algérie depuis plusieurs générations. Elle a 20 ans lorsque commence la guerre d'Algérie. 50 ans plus tard, c'est une femme broyée par l'histoire que l'on retrouve.

Car Louise, superbe jeune femme, est devenue une vieille grosse édentée, qui ne se nourrit que de cigarettes et d'alcool. Comment cette fille dynamique a pu tomber si bas ?
C'est après sa rencontre avec Sofiane, son jeune voisin, qu'elle commence à se raconter.
Et nous l'écoutons, depuis qu'une envoûtée a prédit son avenir et celui de sa soeur, jusqu'à ces jours de déchéance.
Nous rencontrons aussi Sofiane, le jeune algérien curieux de tout, Marc, le neveu homosexuel réalisateur paumé, et quelques autres satellites. 
Tragique histoire d'amour entre un homme, Kader, et une femme, Louise. Tragique histoire d'un pays schizophrène. Mais d'une éblouissante beauté. D'une puissante fascination.
Ce roman est beau, triste bien sûr. Il fait réfléchir sur l'histoire, sur les sociétés, sur la religion, sur la colonisation, évidemment, et peut-être aussi sur les relations humaines.
Une magnifique découverte, qui a parfois la puissance des tragédies antiques. 

4 commentaires:

  1. Je l'attends avec une certaine impatience. Merci pour cette chronique qui donne envie de le lire

    RépondreSupprimer

Pour laisser un petit mot, donner votre avis et poser des questions, c'est ici !