dimanche 27 mai 2007

Le pont Mirabeau

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure.

Apollinaire

2 commentaires:

  1. Francis Cabrel27 mai 2007 à 08:06

    Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux
    Puisqu'on n'est fou, puisqu'on est seuls
    Puisqu'ils sont si nombreux
    Même la morale parle pour eux
    J'aimerais quand même te dire
    Tout ce que j'ai pu écrire
    Je l'ai puisé à l'encre de tes yeux.

    Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes
    A trop vouloir te regarder,
    J'en oubliais les miennes
    On rêvait de Venise et de liberté
    J'aimerais quand même te dire
    Tout ce que j'ai pu écrire
    C'est ton sourire qui me l'a dicté.

    Tu viendras longtemps marcher dans
    mes rêves
    Tu viendras toujours du côté
    Où le soleil se lève
    Et si malgré ça j'arrive à t'oublier
    J'aimerais quand même te dire
    Tout ce que j'ai pu écrire
    Aura longtemps le parfum des regrets.

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  2. Ce poème est chanté par Sophie Auster (la fille de l'écrivain, Paul).
    Un extrait sur notre blog :
    ici

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