samedi 7 juin 2008

Iphigénie en Tauride


Quoi qu'ait pu en dire Ikastor, cet opéra de Gluck était tout à fait visible. Bien sûr, le décor pouvait faire hurler (mais ça devient habituel à Garnier, non ?) mais il avait des aspects très poétiques. Il permettait effectivement de jouer sur le miroir (donc sur le double) et sur la transparence (le visible et l'invisible)... bon, la série de lavabos façon toilettes de station essence laisse songeur !
Quant aux chanteurs, j'ai surtout apprécié Pylade, voix magnifique et Iphigénie (assez logique, le rôle titre) mais aussi le chœur (reprise du choeur tragique d'Euripide) qui m'a replongé dans l'ambiance de mes adorables classics. Bref, ce n'est pas le meilleur opéra pour découvrir Garnier mais un spectacle assez agréable (qui laisse parfois perplexe) et surtout de belles voix...
Et sinon, il a été créé pour Marie-Antoinette, c'est de circonstance, non ?

D'ailleurs, je suis passée par le grand Palais (expo Marie-Antoinette en ce moment pour ceux qui ne suivent pas mes pensées obscures) et j'ai pu observer Monumenta de Serra. La perspective est belle et puissante mais on admire finalement plus la voute du grand palais que l'oeuvre exposée. Dommage !


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