lundi 10 septembre 2007

La souris bleue

C'est le second Atkinson que je lis et je suis assez convaincue par ces lectures.

Ici, différents cas sont exposés. Il s'agit de crimes, de disparitions et autres meurtres non élucidés, présentés de sorte que le contexte minimum soit compréhensible. Toutes ces affaires ont un point commun : Jackson, détective. Différents clients ont fait appel à lui pour résoudre ces mystères non résolus... et assez anciens. Outre le coté polar, Atkinson choisit de montrer une société britannique souvent ridicule, qui prête à rire ou à pleurer. Les relations parents-enfants, les rapports mari et femme, le célibat, tout est montré dans ses excès ou dans sa quotidienneté.

La petite Olivia, si mignonne, a disparu. La fille de Théo a été assassinée. Michelle a fait taire son mari. Jackson veille sur sa fillette et fait difficilement le deuil de son divorce. Quelques flash back, des petites filles vétues comme des ado, des grands mères à chats... Il y a du monde dans ce roman et s'en est réjouissant.

vendredi 7 septembre 2007

Le dernier Nothomb

... est un bon cru ! Enfin, je l'ai trouvé sympa, pas ennuyeux comme les derniers. Il avait un coté frais, plaisant, moins malsain que d'autres. Le narrateur revient au Japon et donne des cours de français. Son unique étudiant, Rinri, tombe amoureux d'elle. Il l'aime tandis qu'elle l'aime bien. Elle analyse donc la façon dont se développe cet amour, les étapes à franchir. Forcément, il y a les parents, les amis, les moments à deux... Et face à ce malheureux amoureux, la passion de l'auteur pour les montagnes, pour le Japon, s'exprime avec flambloiement. Ni d'Eve ni d'Adam nous montre un nouvel aspect de la vie d'une occidentale au Japon, un peu avant Stupeur et tremblements.

Yvain ou le chevalier au lion

Voici mon petit classique de l'été pour répondre à la demande de Lou. Chrétien de Troyes nous mène dans la cour du roi Arthur. Un chevalier y raconte une de ses expéditions et comment aux abords d'une fontaine magique il fut vaincu par un autre homme. Le roi Arthur choisit de s'y rendre afin d'observer le miracle et de combattre le chevalier. Yvain, bien décidé à trouver la gloire, s'y rend seul en avant garde. Il vainc le chevalier et le poursuit jusque dans son chateau où il est retenu prisonnier. Là, il reçoit un anneau d'invisibilité et échappe à la dame et aux serviteurs furieux de la mort de leur maître. Yvain tombe amoureux de la dame et, grâce à une servante, gagne ses faveurs. Il l'épouse et obtient la permission de gagner la gloire aux cotés de Gauvain pendant un an. Or il ne respecte pas son serment et oublie sa promesse. Il en devient fou. Lorsqu'il retrouve ses esprits, il décide de regagner sa femme en combattant pour de nobles causes.
Les romans de Chrétien de Troyes sont agréables à lire, ils sont pleins d'humour et de grands combats, de dames courtoises et de servantes rusées. La partie la plus plaisante du roman est certainement celle où Yvain rencontre et combat avec son lion.

Pour plonger dans le Moyen-Age
Pour croiser un tout autre Yvain

Les bienveillantes

C'était le dernier pavé de l'été que je n'avais pas encore pris le temps de commenter. Bien sûr, tout le monde a parlé de ce bouquin l'an dernier, un bon nombre de foyers ont acheté ce livre mais qui l'a réellement lu ?
Le premier chapitre, Toccata, donne envie de poursuivre, il explique la démarche d'un homme agé qui souhaite raconter ses mémoires. Attention, dans les chapitres suivants, cela se corse. Le jeune Maximilien Aue est un SS, il tue les juifs parce que c'est un ordre. Il part du présupposé qu'il n'existait pas d'autre choix pour un Allemand. Les descriptions sont ignobles, le lecteur lit avec horreur et dégout les actes de ces hommes. Mais Maximilen Aue n'est pas un monstre sadique, ses crimes lui pèsent et le torturent. Il trouve alors refuge dans les livres, la philosophie et la musique. Ce SS n'est pas longtemps un de ceux qui tuent mais de ceux qui font des rapports. Et les rapports, sur tout et n'importe quoi, ces études sur du vide, foisonnent dans ce livre. Vacuité des mots, vacuité des dialogues. Pour tout dire Allemande I et II est pénible, il faut se battre pour continuer la lecture, il faut intégrer les multiples grades de l'armée, il faut accepter d'être voyeur. Tout dérange. La suite, habitude ou réel changement, qui montre Aue à Stalingrad, à Berlin jusqu'à la chute de la ville est plus lisible. Le ton adopté est souvent froid et se veut détaché mais Aue n'échappe pas aux cauchemars, qui confinent parfois à la folie. Outre ces mémoires de SS, sujet sur lequel on a tant insisté, apparait un Oreste. Il faut, pour ceux qui ne connaissent pas ou mal Eschyle, relire l'Orestie. Eschyle est le guide de ces relations familiales imaginées par Littell qui reprend précisemment les figures de style du dramaturge. On trouve un père absent, remplacé par un autre homme, l'amant de sa mère. Une soeur avec qui les relations sont incestueuses. Un meurtre... Et puis, il y a Platon qui guide l'homosexualité de Aue. C'est difficile de le voir jouer avec les concepts et les grands mots de la philosophie avec érudition, de le savoir si intelligent et si SS... Lecture douloureuse, j'ai failli le lacher en route mais j'ai persévéré. Je ne le conseille pas à qui hésite, il faut avoir envie de le lire parce que les 200 premières pages sont à vaincre pour gouter les suivantes.
Quant au titre, encore un coup d'Eschyle ! Les Euménides, dernier volet de l'Orestie sont ces fameuses bienveillantes, ces déesses noires qui poursuivent les patricides.

mercredi 5 septembre 2007

Les gens avisés


... ont souvent raison. Ce midi, je n'ai pu resister à la tentation d'ouvrir le paquet surprise. Et là, grosse déception. Sur les trois livres, j'en ai lu deux, le manga Body and Soul, et le troisième est dans la bibliothèque familiale. Le petit manga est sympathique sans plus, chaque chapitre commence par un petit topo qui explique comment se sentir mieux. Et l'histoire est assez banale, une jeune femme tombe amoureuse de son médecin. Bref, un truc un peu bizarre mais qui se laisse lire.
Je vais aller les rendre et, qui sait, peut-être choisir un autre paquet ?!

EDIT : Je n'ai pas eu le temps de passer à la bibliothèque. Peut-être tenterais-je ma chance au retour des vacances ?

EDIT : Youpi, j'ai un nouveau paquet ! Et je ne connaissais pas les livres qu'il contenait :)
J'ai deux pollar et un livre de SF.

dimanche 2 septembre 2007

C'est pas la fin du monde


Ce roman est clairement la preuve que je deviens "blog addict". J'ai lu des commentaires assez élogieux et/ou intrigants sur les œuvres d'Atkinson et ai décidé de voir de quoi il retournait cet été. Hélas, à peine cet opus terminé, je me suis lancée dans une quête stérile de ses autres œuvres, la librairie le plus proche étant en fait très loin pour qui se déplace à vélo. Rassurez vous, l'une de mes premières pensées après le concours fut pour Atkinson et je viens de finir la souris bleue. Avant de vous en parler, je vais essayer de rattraper mon retard de vacances :)

C'est pas la fin du monde apparaît comme une suite de nouvelles, sans rapport les unes avec les autres, si ce n'est qu'elles se situent généralement en Angleterre, entre Londres et l'Écosse. Le ton d'Atkinson est assez cynique, ses histoires pessimistes situées dans divers milieux sociaux. Elle a tout de même une prédilection pour les divorces, les femmes abandonnées et les enfants négligés ou trop couvés.

L'originalité de ce recueil, c'est que ces nouvelles sont liées, des personnages se retrouvent, les secondaires occupent le devant de la scène et apportent un nouvel éclairage aux autres nouvelles. Chacune d'elle est savoureuse, la vie quotidienne y devient parfois surnaturelle, ce qui permet de la rendre bien plus plaisante ou infiniment pire.

Seconde Fondation

Suite de ma lecture d'Asimov...

Le Mulet a conquis les mondes grâce à un exceptionnel pouvoir mental. Il peut convertir les hommes. Le nouveau maître de Fondation cherche la seconde fondation d'Hari Seldon, un monde qui ne regrouperait pas des physiciens mais des psychologues, des hommes susceptibles de lui nuire voire de l'influencer mentalement. Après la quête du Mulet commence celle du docteur Darell et de sa fille, jeune aventurière un peu trop influencée par ses lectures (!). 
On apprécie ici la place laissée aux personnages. Ceux ci n'étaient souvent qu'esquissés dans les tomes précédents mais gagnent ici en profondeur. De simples objets dans l'histoire, dont l'identité restait indifférente, ils deviennent de véritables sujets comme si l'apparition des psychologues permettait alors de prendre en compte l'univers intérieur des personnages.

Fondation et empire

Suite de ma lecture d'Asimov...

Ce n'est pas le tout de fonder un nouvel empire au bout de la galaxie, il faut aussi le défendre et le maintenir. Surtout que l'ancien empire possède quelques ambitieux personnages tel Bel Riose, général tout à fait prêt à prouver ses mérites. Après avoir capturé un marchand de la Fondation, il souhaite attaquer. Lorsque le bras droit de l'empereur le rejoint... Grosse erreur car tout le monde sait qu'un militaire et un politique loin de leur maître ne font jamais beaucoup de bien à ce dernier.

La seconde crise du livre laisse apparaître un conquérant exceptionnel, le Mulet, qui soumet mystérieusement toutes les planètes attachées à la Fondation. Le Mulet est une faille dans le plan de Seldon. Tout semble destiné à lui céder. Un jeune couple a recueilli son fou, le clown, et espère bien trouver grâce à lui le moyen d'arrêter le Mulet.

L'enfant et la vie familiale sous l'Ancien Régime

Il est rare que je mentionne ici mes lectures "sérieuses", livres de cours, d'examens et de concours, livres de recherches, thèses et articles (parfois imbuvables). Je fais une exception pour ce livre de Philippe Ariès, très facile à lire, très intéressant et très documenté... et surtout, le style n'est pas exécrable, ce qui est plus que rare chez les historiens.

La première partie est la plus fascinante, elle peut paraitre anecdotique mais elle renseigne sur la façon de percevoir l'enfant par rapport à l'adulte, du mignotage à la franche exaspération, la place de l'enfant se définit avec le temps, de l'indifférence au sacre de l'enfant roi.

Les autres parties s'intéressent à l'éducation et aux enseignements ainsi qu' à la famille de façon plus générale.

Récits de l'exil

Je n'avais jamais lu Nina Berberova. Voilà une lacune en partie réparée. Encore une fois, vive le challenge qui me fait découvrir des plaisirs insoupçonnés dans ma Pal. Le ton de Berberova est doux, son style agréable. Il ne se passe pas grand chose dans ses nouvelles et ses personnages principaux sont des anti-héros, pourtant on se laisse gagner par cette écriture tout en demi teintes, en ellipses, en non-dit. L'ensemble est assez pessimiste voire cynique mais la morsure des mots est toujours moindre que celle du froid !
L'accompagnatrice est la première nouvelle. Il s'agit du journal d'une jeune fille, fascinée par la chanteuse qu'elle accompagne au piano. En son coeur, se partagent l'envie et l'adoration, la soif de détruire et celle d'idolatrer. L'histoire d'une ombre.
Roquenval est un petit manoir français où le jeune Boris est invité par un camarade de classe. Il y rencontre la comtesse, la jolie Kira, l'oncle aventurier... une galerie de personnages qui quittent le chateau.
Le laquais et la putain est certainement l'histoire la plus sordide du recueil. Décadence d'une femme russe à Paris, ses subterfuges pour rencontrer un protecteur, ses inquiétudes de femme vieillissante, la laideur des hommes...
Astachev à Paris est l'histoire d'un jeune opportuniste. Agent d'assurance, il débite des sornettes sur la mort, se croit philosophe et cultivé alors qu'il exploite l'horreur de la finitude. Il profite de la douceur de sa mère et des largesses de sa belle-mère. Il séduit une jeune fille... pour le plaisir.
Quant à la resurrection de Mozart, il s'agit de quelques jours du printemps 1939, de l'insouciance à la débacle.

samedi 1 septembre 2007

Luz ou le temps sauvage

Osorio trainait dans la bibliothèque familiale depuis quelques années. Il m'a fallu l'enjeu du challenge ABC et du club de lecture pour me décider à l'ouvrir... et je n'ai pu le refermer avant la fin.
Luz est en Espagne, elle téléphone à un homme qu'elle ne connait pas et lui fixe rendez-vous. Dans un café, elle va lui raconter sa vie à travers les voix de ceux qui l'ont connue. Luz est agée d'une vingtaine d'année, elle vient de retrouver son père.
Luz est née en 1976 en Argentine, pays alors dirigé par les militaires. Leurs agissements impunis et les tortures qu'ils infligent aux prisonniers politiques forment l'arrière plan d'une sombre époque. Miriam ne s'en soucie guère, elle gagne sa vie, elle plait, elle aime. Son regard change lorsqu'elle accueille Liliana, une prisonnière communiste, et sa fillette, Luz. L'enfant est adoptée par une famille liée aux militaires et grandit dans l'ignorance. Son père adoptif entreprend des recherches ainsi que Miriam, mais les menaces, la peur et les coups font taire bien des secrets. Ce n'est qu'en devenant mère et en cultivant un amour sincère avec Ramiro que Luz commence à douter de ses origines.
Un très beau livre, une écriture et un style fluides et agréables, des personnages attachants. Tout concourt à en faire ma meilleure découverte de l'été.

vendredi 31 août 2007

Autant en emporte le vent

Il parait que c'est une saga, et une saga respectée, attention ! Pas l'une de celle dont on dit, que "voui, peut-être, à la rigueur...", c'est une vraie de vraie ! Mais moi je croyais qu'une saga, même si ça se dévorait, ça n'était pas englouti si vite. Margaret Mitchell m'a tenue en haleine deux jours, comme Harry Potter en fait, sauf que son pavé fait le double de pages (oui, mais je l'ai lu en français). J'étais un peu ogresse cet été... et je ne vous parle que de ce qui est racontable, je passe sur le poids de mes bouquins d'histoire et sur le temps que j'ai passé à potasser une "histoire de la famille" qui n'est même pas tombée au concours.


Revenons-en à Scarlett, car c'est bien d'elle qu'il s'agit. Je fais un rapide pitch mais je suppose que tout le monde a entendu parler de la guerre de sécession, de Rhett et de Tara. La jeune et jolie Scarlett aime qu'on lui fasse la cour, rien ne lui plait plus que d'avoir les garçons à ses pieds, c'est la starlette de Tara et de ce petit coin de Géorgie. Quand elle apprend qu'Ashley va se marier avec Mélanie alors qu'elle avait jeté son dévolu sur lui, rien ne va plus... elle lui avoue son amour, en présence d'un tiers (le charmant Rhett à la réputation si douteuse), est éconduite et choisit par dépit d'épouser le frère de la mariée, Charles. La guerre éclate et Charles est l'un des premiers à tomber. Scarlett passe du stade de jeune fille à épouse puis à veuve et mère en moins d'un an. Elle quitte Tara pour vivre à Atlanta près de Mélanie. Elle soigne les blessés, participe aux galas de charité. C'est lors d'une de ces tristes soirées qu'elle croise à nouveau Rhett et fait scandale (danser avec une jeune veuve, pouah pouah). La vie s'écoule à Atlanta chez la vieille tante Pittypat jusqu'à ce que le recul du front en fasse une zone sinistrée. C'est dans des conditions atroces qu'accouche Mélanie et que Scarlett emmène son petit monde à Tara. Là, paysages désolés, foyers décimés... Scarlett relève sa plantation à la force des poignets, mais il n'y a jamais assez pour vivre convenablement. Elle retourne à Atlanta pour y trouver un mari. Repoussée par Rhett, d'humeur moqueuse malgré son séjour en prison, elle prend pour second mari le prétendant de sa soeur. Dès lors, elle gère ses propres affaires et envoie de quoi relever Tara. Elle met au monde un second enfant et son mari meurt lors d'une sortie du kukluxklan. Enfin, elle épouse en troisièmes noces le seul, l'unique, le cynique et génial Rhett Butler. Ah Rhett, ton élégance, ton flegme, tes répliques si justes.... Scarlett vit avec lui dans l'opulence, elle accouche d'une charmante fillette, Bonny, que Rhett gate et choie plus que tout. Avec la mort accidentelle de cette enfant, les différends du couple ressurgissent. Ce n'est qu'à l'agonie de Mélanie que Scarlett s'aperçoit 1) qu'elle n'aime plus Ashley 2) qu'elle est amoureuse de Rhett. Mais Rhett s'en moque...
Ahhhhhhh, ce livre est à faire pleurer ! Mais pourquoi est-elle si aveugle ? Scarlett est insupportable mais adorable, elle est odieuse mais on la detesterait différente. Après tout, la sainte, c'est Mélanie. Et cette société si convenue, ses noirs si dévoués... heureusement qu'il y a Scarlett pour épicer le tout ! Et puis, Rhett... mauvais garçon mais si parfait. Je suis pour la création d'un fan club !

Caramel


Beaucoup de voyages cet été, à travers mes lectures, mais aussi grâce à ce film très sympathique. Trois jeunes femmes travaillent dans un institut de beauté. Layal sort avec un homme marié, Nisrine va se marier mais n'est plus vierge, Rima aime les femmes. Discussion et compréhension, entraide et amitié sont au rendez vous. Parmi les clientes et les voisines, il y a aussi l'éternelle figurante qui refuse de vieillir ; la sublime inconnue aux longs cheveux ; Rose, couturière qui découvre tardivement l'amour ; Lili qui ramasse des papiers. Et puis il y a des hommes, LE sujet de conversation, leurs bétises et leurs émotions parfois incompréhensibles. Ce film est touchant, derrière une apparente gaité, beaucoup de non-dits et de souffrance, mais de l'optimisme et de l'humour. La solidarité de ces femmes pour affronter le quotidien est forte et belle. Un film ensoleillé, à voir !

Le buveur de lune

Tunström faisait partie de mon challenge et, contrairement à d'autres, je n'ai pas été déçue. Pour les fans de littérature nordique, je précise que l'auteur est suédois et que son récit se déroule en Islande. On retrouve chez lui cet amour de la nature qui apparaît à travers d’envoûtantes descriptions. Mais l'essentiel n'est pas là, ce livre est poétique, drôle et émouvant. Bref, il m'a touchée.
Nature-Neige
Chaque partie commence sur la situation actuelle du narrateur, retiré loin de tout pour écrire. Les premières pages sont ainsi très déconcertantes car elles évoquent des évènements qui ne seront contés que bien plus tard et dont on ne saisit pas l'importance au premier abord. Pétur écrit sur son père, son enfance, sa mère qu'il n'a pas connue, ses amies... Il a été élevé seul par son père, chroniqueur d'une émission de radio sur les poissons et la pêche, proche de ministres et grand ennemi de la France. Parmi les anecdotes, la plus frappante - et qui scelle le destin du héros (je me sens grandiloquente aujourd'hui) - est certainement celle du "ballon de l'indépendance". En deux mots : le père de Pétur fait partie de ces personnes nées le jour de l'indépendance de l'Islande et qui ont reçu à leur naissance un ballon de l'état. Pétur en devient possesseur lors d'un anniversaire et s'empresse de jouer avec. Mais lorsqu'il l'envoie sur Juliette, la fille de l'ambassadeur de France, il se voit opposer un farouche refus à sa demande de restitution. L'ambassadeur déclare le ballon propriété française. L'ennemi est ainsi dessiné, notre vaillant Pétur et son père élaboreront mille stratégies pour recouvrer leur bien. Pétur décrit l'évolution de sa relation avec son père, son installation en France, la dégradation de ses rapports familiaux et la joie de retrouver son pays...
L'humour n'est jamais absent, je ne résiste pas à mettre un petit extrait, une fois n'est pas coutume : "Ainsi donc il était peut-être déjà inscrit que Thorsteinn, dans cet épais brouillard où tant de choses se trament à notre insu, ne tournerait pas le volant mais continuerait tout droit, entrerait par la porte de l'église, remonterait l'allée centrale jusqu'à se retrouver coincé, le capot planté dans l'autel. Quand celle qui, un peu plus tard, allait devenir ma nouvelle tante par alliance comprit qu'elle avait survécu, elle ouvrit la main, et de sa main tomba la soutane du pasteur Jon qui voila les fesses du Christ". Et pour couronner le tout, l'édition Acte sud est très agréable à lire, son papier est un régal pour les yeux et les doigts... une belle lecture !

La fille coupée en deux

Comme moi, vous aviez peut être été interpelés par ces affiches que l'on croisait à chaque station de métro courant juin-juillet :


A l'époque, il n'y avait qu'un titre, une jeune femme et je me demandais s'il s'agissait d'une nouvelle pièce ou d'une expo, d'un livre ou d'un film... et je trouvais le concept sympa, j'avais envie d'en savoir plus. Alors quand on m'a proposé une sortie ciné, je me suis dit, pourquoi pas, j'aime bien la cadette de huit femmes et le petit momo. Hélas, ce film accumule clichés, niaiseries et historiette fadasse. Et le tout passe siiii lentement...
Il s'agit de reprendre le thème éculé du trio amoureux : il y a la jeune fille, petite gloire locale (elle présente la météo), le vieil écrivain qui redoute de vieillir et le jeune rentier cinglé. Le tout est d'un cynisme fou et d'une lourdeur effrayante. La prestation de Benoit Magimel est cependant remarquable !

jeudi 30 août 2007

Harry potter and the deathly hallows

Rowling m'a permis de commencer les vacances en beauté. J'ai patienté jusqu'au moment de prendre le train (pour la Bretagne, non pour Hogwarts) puis là... je me suis embarquée pour deux jours de lecture non stop. Ce dernier tome est plus que sympathique.
Pour les curieux, il donne beaucoup de réponses à des problèmes laissés en suspens. Sinon, on y retrouve tous nos personnages favoris, même ceux qu'on a un peu oubliés (c'est ça de faire patienter si longtemps les lecteurs). Il y a une bonne dose d'humour, de l'amour et de l'amitié, de l'aventure, du suspense... beaucoup d'émotion aussi, la gorge nouée parfois... et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde ! Par contre, tout se précipite trop vite, on regrette parfois que certains chapitres ne soient pas plus longs. Quelques clichés aussi, il y a trois pages de trop dans ce livre (je ne vous dirai pas lesquelles). Bon, je ne débrieffe pas plus, je risque d'en dire trop !

Moi je sais s'il est mort... nananananèreeeeeee ! ;)

Eloge du mariage, de l'engagement et autres folies...


Christiane Singer, en quelques pages, quelques courts chapitres, nous offre ses réflexions, ses anecdotes et ses contes sur l'engagement. Acte pas banal, qui me parait fou.

C'est certainement les mariages de Mélou, d'Anna, de Solène qui me donnent envie de comprendre cette folie. Pour tout dire, je n'y comprends toujours rien !

Mais les mots de Singer m'ont fait découvrir un auteur profond, sensible. J'ai également acheté histoire d'âme, qui trône sur ma PAL.

Mon coup de coeur chez cet auteur

Swap !


Merci à Leeloo d'organiser le swap "lithérature". L'envie de participer à un swap me taraudait depuis quelques temps mais j'avoue que l'alliance de mes plaisirs favoris ne m'a pas fait hésiter longtemps. Ikastor qui participe aussi a eu la gentillesse de me ramener comme souvenir de Prague... du thé ! Le délicieux "Maly Budha" d'un petit tea shop (en photo au dessus) :) Merci !
Et mon amoureux est serveur à York dans un salon de thé pour l'été... le Betty's.


mardi 28 août 2007

Louise Labé me parle de toi

Je fuis la ville, et temples, et tous lieux
Esquels, prenant plaisir à t'ouïr plaindre,
Tu pus, et non sans force, me contraindre
De te donner ce qu'estimais le mieux.

Masques, tournois, jeux me sont ennuyeux,
Et rien sans toi de beau ne me puis peindre ;
Tant que, tâchant à ce désir éteindre,
Et un nouvel objet faire à mes yeux,

Et des pensers amoureux me distraire,
Des bois épais suis le plus solitaire.
Mais j'aperçois, ayant erré maint tour,

Que si je veux de toi être délivre,
Il me convient hors de moi-même vivre ;
Ou fais encor que loin sois en séjour.

lundi 27 août 2007

Retour de vacances

J'ai flané sur quelques blogs, rapidement. J'ai des pages de lecture en perspective ! Je file à Paris pour le concours et je reviens en fin de semaine. Au programme : Harry Potter (LA lecture de l'été ;) ), Les Bienveillantes, Autant en emporte le vent (mon coté fille), Asimov, deux films et d'autres découvertes...