lundi 20 juin 2011

Le rouge et le noir



En parcourant la bibliothèque (fort bien fournie, vous l’aurez deviné) de Praline, la honte m’a gagné : que de classiques non lus, dont je connaissais à peine l’histoire ! Nous avons décidé de combler mes lacunes en commençant par cette œuvre de Stendhal. 
Julien Sorel, jeune garçon d'origine modeste, a de grandes ambitions. Grand admirateur de Napoléon, ses qualités intellectuelles et son désir de réussite le pousseront néanmoins à se tourner vers le clergé. Mais n'est pas homme de foi qui veut et la rencontre avec la belle Madame de Rénal va tout chambouler... 

Il m’a été bien difficile d’écrire ce billet : quelle légitimité aurais-je à faire la critique d’un classique tel que celui-ci ? Ce blog n’ayant pas non plus vocation à faire des résumés pour les étudiants en manque d’inspiration, je vous parlerai donc tout simplement de ce que j’ai ressenti en le lisant.

Et je dois dire qu’étant plutôt un lecteur habitué aux auteurs contemporains, Le rouge et le noir a été une réelle expérience. J’ai été à maintes fois frappé, choqué même, par la façon dont certains personnages pouvaient réagir ! J’ai compris que les mentalités du milieu et de l’époque étaient bien éloignées de ce que je m’imaginais. Cela m’a frappé d’autant plus que je n’avais jamais vraiment eu cette impression-là en lisant Molière ou des auteurs grecs !

N’allez pas non plus croire que je me suis senti sur une autre planète : mais il est vrai que j’ai pu redécouvrir, en lisant Stendhal, une des vertus de la lecture qui m’avaient déjà été révélées avec Belle du Seigneur : on ouvre les yeux et on prend du recul sur des situations qu’on a pu connaître aussi, sans les comprendre. Alors, ours mal dégrossi que je suis parfois, je dois remercier Praline, car cette lecture m’a ouvert à certains « états du cœur ».

Stendhal m’aura aussi fait voyager, rire, vibrer, grandir. Il m’a aussi questionné, agacé à d’autres moments. En tout cas, cette lecture ne s’est certainement pas déroulée comme celle de Madame Bovary, traumatisme de ma jeunesse ! (désolé pour les fans…) Je me suis pris à suivre les péripéties de Julien, à me ronger les ongles à tous ces moments où l’on sent que sa vie, son avenir, ne se jouent qu’à un fil. A l’accompagner, jusqu’au bout.

Je n’ai peut-être pas saisi toutes les subtilités du style de Stendhal qui rendent ce livre si bon, mais à mon niveau, j’ai réellement apprécié la lecture de ce grand classique. A quand le suivant ?

2 commentaires:

  1. Toujours avec Henry Beyle, au moins ?

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  2. j'ai du le lire au lycée, j'avais adoré , à relire à l'occasion!

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