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mercredi 22 juillet 2020

Une femme d'imagination et autres contes

Quelques suites du mois anglais avec ces nouvelles de Thomas Hardy, que je ne pense pas avoir lu depuis Tess. Dommage car le roman m'avait bien plu... Et plus que les quatre nouvelles de ce recueil. Toutes sont des histoires d'amour compliquées ou contrariées, souvent du côté des femmes, qui se prennent quand même pas mal la tête. Elles sont bien écrites et nous transportent dans une campagne anglaise en mutation, mieux reliée aux villes. 

Le hussard mélancolique de la Légion germanique : Phyllis, une jolie jeune fille, est fiancée à Humphrey. C'est un peu son premier et seul contact avec le monde car elle vit avec son père dans un endroit très reculé. Quand un régiment arrive à proximité, tout change...

Le veto du fils : Sophy s'est mariée au dessus de sa condition, avec un pasteur, Mr Twycott. Fuyant le suicide" social à la campagne, le couple gagne Londres. Lorsque Sophy se retrouve veuve, Sam, un ancien amoureux, réapparaît aussi. Mais c'est sans compter sur la dureté de son fils...

Le violoneux des contredanses : Les pieds de Caroline ne peuvent s'arrêter de danser lorsque joue "Balai-à-franges". Ce violoneux la hante, au point qu'elle refuse son bon ami Ned. Quelques années plus tard, ils renouent.

Une femme d'imagination : Mrs Marchmill, en villégiature avec son mari et ses enfants, loue une maison habitée par Robert Trewe, un poète. Elle-même se dédie à la poésie et a vu ses écrits publiés auprès de ceux du jeune homme. Un intérêt presque obsessionnel s'empare de la jeune femme d'imagination. 


jeudi 22 avril 2010

Tess d'Uberville

Encouragée par AL, j'ai ouvert Thomas Hardy. Elle m'avait prévenue : "N'espère pas, même quand ça va mieux, en fait c'est pire". Elle avait raison. Ce livre retrace le destin de Tessy et il n'est pas heureux.
Tout commence lorsque son père apprend qu'il est en réalité de noble origine et que son nom a été déformé par l'usage et le temps. Revendiquant cette noblesse, il demande à Tess de se présenter chez madame d'Uberville pour qu'elle soutienne cette 'lointaine cousine' (ou pas cousine puisque qu'il y a une histoire d'usurpation de nom). Il faut dire que Tess n'a pas trop de quoi se rebeller, elle vient de tuer le seul cheval de la maison...
Tess se rend donc à la demeure indiquée, est accueillie par son 'cousin', Alec, qui l'embauche. Celui ci n'a de cesse de tourmenter la jolie paysanne de ses ardeurs. Tant est si bien qu'un soir, il profite du sommeil de la belle.
La seconde grande partie du roman est plus heureuse. Tess a fuit et tombe amoureuse d'Angel. Cet amour est réciproque. Mais la moralité doit-il l'emporter sur l'amour ?
Je m'attendais à du George Sand avec des petits paysans bien proprets. En réalité, ceux là triment, boivent et tentent de survivre. L'Angleterre est une terre dure et froide et ses habitants peuvent être cruels. Tess apparait au milieu de ce monde comme l'incarnation de la pureté, de la beauté et de la simplicité. Hélas, ces trois qualités lui seront toutes reprochées.
Un roman que je n'ai pu lâcher, qui ne se perdait pas trop dans des détails mais allait sans cesse de l'avant. Vraiment un superbe livre !